‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 55 sur 114 · INSECTES FORESTIERS LES PLUS NUISIBLES · texte numérisé non relu

INSECTES FORESTIERS LES PLUS NUISIBLES

cpi'alix arbres encore jeunes , tandis que d^autres ne s^attaquent qu'à ceux qui soht déjà parvenae à uil état complet de croissance. C'est pourquoi il est très pratique de placer dans deuK catégories (utTér^Ate^'Us t>oif^ifrs ê& bois f^nâlus , et ceux de bois conifères , puis 4le ranger encore dans deux sections différentes les destructeurs des cantons adultes et ceux èfis cultures. Cette division offre en outre un autre avantage; quelquefois il y a plusieurs insectes , qui , bien que de fa* milles et de genres différents , se trouvent néanmoins , sous le double rapport de leur demeure et de leur développement , si procnes lôs uns des autres , que iK>us pouvons les citer ensemble y aussi bien qu'il nous est donné de les détruJre d'une seule et même manière. De petites exceptions ne sauraient natureUement être mises en baliace , et bous faire rejeter une règle générale. Ainsi , par exemple , nous

S laçons le hanneton au nombre des destructeurs des cultures c bois résineux, bien qu'il se montre aussi dans les bois feuillus de baute futaie. Toutefois ce Coléoptère n'est pas a beaucoup près aussi dangereux dans les seconds que dans les premiers. Nous aurons le soin, nudgré tout , de faire mention de chaque insecte , du moins nominativement , dans la série où il pourrait être exceptiorm^iement cherché*

nmin nmi

D'âBBUBS Â AramiiUft.

Nous allons examiner dans cette section les divers insectes qui empêchent la croissance artificielle ou naturelle des conifères. Ceux-^ci sont le hanneton, le grand et le peti^ charançon hruns, les hUftricheM, la lordeste d» pin, la tordeuse d» sapin rouge, le rongent ou hyUHn piniperde et la taupe^griUon, Les tenthrèdes, cpi sont soûveot nuisir blés aux aménofements, appartiennent néanmoins plutôt aux bois de haute fotaie et seront mentionnées alors. Les plui im]^x>rtants de ces hylopktbires nuisent à la fois au pin et au sapin ronge , quelques-uns toutefois à Tun ou à Tautre seuleinent. Juson'à présent Ton n'a pas remarqué de ravag^ considérables dans les cultures de mélèses et de sapins nlanca. Un fait très singulier à enregister, c'est que Tun des insectes les plus dangereux, k grand charançon brun (Curculio Pint), ainsi que quelques autres du même genre, mais moins coium^, se développent immédiatement sous Técorce , dans les vieux pieds d'arbres déjà coupés, et que lé moyen le plus efScaee à emplow contre e«x est d*arracher ces mêmes pieds sans retard. Nous ne devons pour cela nullement nous occuper de l'époque à laquelle ces insectes se métamorphosent , mais bien veiller a ce que les souches soient , aptes l'abattage , enlevées le plus promptement possible , de peur que les insectes-mères ne déposent leurs œufs sur celles-ci, L utilité d'un déradinement rapiden d'ailleurs été reconnue dans ces derniers temps, même sous d'antres rapports encore.

20 INS. DBSTB. DE CtTLT. d'aBBRBS A AI6UILLES.

Outre l'extirpartion des souches , nous avons de plus quelques moyens utiles centre divers imectes à la fois. Ainsi par exemple Téloignement prompt de plantes attaquées, est chose également avantageuse contre le petit charançon brun et les petits rongeurs du piu (voy. ces mots). Ils se rentontrent, pour la^lupart du temps, depuis la fin de juin jusqu'à la mi-juillet , quelquefois même pendant Thiver , à 1 état de larve ou de nymphes , et ils sont anéantis sûrement , si Ton déracine les arbres attaqués. On reconnaît avec facilité le» arbrisseaux envahis, aux aiguilles qui pâlissent d'abord, puis deviennent brunes peu après. L'écorce , qui suinte et laisse voir de nombreuses gouttelettes de résine , s'enlève aisément et laisse apercevoir les animaux décrits au n*^ lU , pois leurs galeries (voy. pi. VIlï. fig. 1). Il faut donc faire bien attention à cela , puisque Fépoque du développement des insectes n'est pas toujours la même. Cependant s'ils hivernent sous l'écorce , il y a toujours du temps de reste pour les détruire. Mais si , protégés par la saison , ils sont déjà , comrrae j'ai eu souvent l'occasion de l'observer , fort avtmcés en été , alors il faut les exterminer en juin ou en juillet. Si l'on tarde à extraire les racines , plus tard les insectes sont envolés pour la plupart, et ils passent l'hiver dans des endroits où il est difticile de reconnaître leur présence. Il arrive ensuite que , dans l\nnée suivante , ou même pendant celle qui court , ils se précipitent avec une double impétuosité sur les plantes encore saines , et quMls y causent alors des désastres terribles.

L Le Hanneton ordinaire {Melolontha mdgarisy Hippocastani etc.)

Cet insecte est assez connu. Les mâles se distinguent des femelles par des antennes pectinées plus longues et plus larges, ha. larve — aussi dite ver blanc , ver turc , ver matis ou mans — a de longs pieds , au nombre de six , et une

f rosse tête. Lorsqu'elle est jeune, elfe eSt plutôt d'un blanc leutttre (voyez pi. Il, fig. 14 L*), mais quand elle ^1 P*»*-

tE HAMNETOir. 2f

Yetttte ff son entier développement , comme on lé voit à la figure 14 L, alors elle est a'ùn blanc jaunâtre, d*ùne longueur- d^environ 47 millimètres (1 pouce 9 lignes) , et ter^ minée<par un anus épais et bleuâtre. La nymphe (voyez fig^ 14 P),^ d'un jaune brunâtre , avee un anus à deux pointes , se trouve- dans une petite caverne souterraine, laquelle est unie et de forme ovale. Les œu/s sont gros comme des grains de chenevis environ , et d'un blanc jaune. C'est vers la fin d'avril ou bien en mai, que paraît TinMcre àV état parfait. Les espèces voisines sont plus tardives; ainsi le haimetan de jtim ou d* Allemagne (Jf. SoUtitiali^, fnu\e grand harmeton à corselet vert (M". Frischii), paraissent en juin, et le fbuhn ou hanneton du Poitou (if. FuUo), éclot en iuillet. Le hanneton commun pond' depuis 12 jusqu'à 30 œ\tî$ qu'il dépose à 100 ou 200 millimètres (4 ou 8 pouces) sJûnts terre, de préférencee dans im terrain découvert, un peu meuble et sec , que sur un- sol couvert d^herbes où de Jiranssajlles ,. ferme et humide « Après quatre ou six se- ' maines les vers éclosent» mais ils restent encore agglo^ mérés ensemble et se séparent seulement dans le cours du deuxième été. Dans le- troisième ^ mais quelquefois aussi àès le deuxième , l'on remarque leurs dégâts sur les racine» des jeunes plantes. Us s'enfoncent davantage en terre I)our y passer l'hiver , et au printemps ils se rapprochent da a sunace du sol. A la iln du q.uatrième été , ils sont tout-àfiiit développés , et descendent à 1 mètre ou 1 mètre 30 centimètres (3 ou 4 pieds) de profondeui*;, Ils s^ changent en nymphes dans une petite caverne souterraine pendant l'automne dfe la quatrième année v ce qui fait que l'on voit déjà des hannetons en automne ou en hiver, ou bien, ib ne passent à l'état de nymphe qu'au mois de février suivant , de sorte qu'ils ont besoin alors de quatre années complètes pour leur entière métamorphose*. Pour sortir de terre ,. les hannetons

* M. ffeiff , profeiiseur d'Iiifttoire naturelle à Zurich, atont récemment fait grand bruit en amioàçant qu*en Suisse, 1rs bannetons ne mettent que trois années à leur métaniorpirose. Il •enùt intéressant, d'après çcia, de sa-

voir si ce fait a également lieu ea.

France, et surtout si le dévelo^ipe^ ment de ces insectes peut être sccélcré par l'influence d'un climat,plusdo«x«

[Note du traducteuf.]

uigmzeciDyx^OOQle

IS nrs. DEsn. db q?li. p'abikis a awuillbs.

se creusent vax passif sertie»! et Iwsfent 4a« tr«n» chas Ir toi > çemblahles 4 ceux (pi'on penirrait fiûre avec ub Htoa.

C^est le pin» t#rnUe des destmictenit de oiihiifes. Il étit^^ aiiisi Inaa ftt>ii i^ fenu», les terrMs m» ksipiels s"^veal de hautes fataîea, et déj^se plus Telontiets ses mvh sur daspèices découvertes^ BrincipalenieBt sur eettes où k ter^ est «a peu meidile. De k Tient ^ue Ton toiI suHovI les veps Uancs ronger là où Ton a planté après une coupe à Uane estoc * -, et m sont moins frécpents au coniraire, quoique s^ inoBtrent néanmoins de tmips h antre, dans les eoupefe d'^Memencenient. H y » deœE ■«eyens de s'opposer à leurs nvages:

i* Bn cherchant à protéger les pUiits contre lenrs attafuesi; et .

^ En empêchant autant que fiôre ae peut i>eeroÎDseMe»t 4ss vers blancs d^ lornèés.

i) Xa protectê^n qm Tof» peat d&rmer mut iurfiieet â$ euHores, s^effsctue de deux manières :

A) Far la vechercba des înseetes ; 6) Par le chob d*n«e méthode de culture qm ne tiennn point encourager la pon^ des eeufs et k Yoracilié des Vers

ad A] Quant à ce qui concerne la recherche des hanneUmêt celle-ci présente plus de difficultés (me celle d^utres insectes; c«r il y a d'ordinaire assez d'arbres feuillus tout près de là , sur lesquels ces Lamellicornes s'abattent p4Hir cher* cher leur nourriture. On ne saurait guères , en ce eas , que secouer avec un bâton les branches inférieures, ou frapper les troncs médiocrement gros avec le revers d'une hache , puis après ramasser les insectes tombés.Tout ce qui se trouve à une hauteur plus élevée , est naturellement maccessible. Toutefois l'on devra , autant que possible , s'efforcer de nettoyer les arbres du moins le long des coupes d'ensemencé*

* Far eottpes à Manc Mtoc, en com- 1 faect dt coupes. pMnd l'exploiutioa complète des sor. | [Note da tnvbctear.]

Mm^miBRoii^ tî

iBdaA , ol MOger touJMfs ^*il ny ^fmôe^ muaèe de d€>tewelÂo», oadffu'U soii , fui puie^ être employé 9tn« \mmf. VtmMbce Wn n'y annûtril pa& de «oyen. pkif efficuiL- 4ue oslni^ contre les havaeioBS, pooi^u toulefeis qu'il iài sitfcept3)le d'être apf^qué sur une grande écketle. Il & donc été proposé de réserver sur pied des arbres d'a|^p4l, afin que ces Coléoptères s'y ras6«nu)latit , Ton tâi enâuUt^ la &ciUté de les^m &ire t<wiber par des secousses. Dan.s ce but & serait boa de respecter <[uel<pie8 tiges is<4ée8daBs W cou^ pes où se trouvent des arbres à feuilles plates. L'on ]}(>urraii encore, là où Ton aurait oublié de prendre ees pfécnution^^ •tt l^n aussi dans ces endroits ou les b&nnetonA siéraient vmiiis de bois fenUlus éloignés ^ pour y déposer kurs iruh^ Von poonraii, disrje, plnater ça et là quelques bouJeacuc épars. La collecte sera {dus fertile si on la fiât le matin , pendant le temps que la rosée bumectera les insectf^s , car alors ils sont plus lourds et partaal moine agiles. Q\ismd &a ^«Mitraire le soleil eet déjà baut et que ses rayons «c^t devenus {dus cbauds , cette raice est plus remuante , plu? agile , plus légère , et tout prend la fuite dès que Ton agite les «rbros. Ans endroits ou il y % de Tberbe ou de la mi>iJf(si>, il fiiut étendm par terre , soit des toiles., soit des sac a , afin de trouver ensuite {dus aisément les haimûtonfi tombés. Si on les i^cueiUe au moyen de joumalieni puyg», il est {préférable de faire à r&vance un accord avec bu\ , bî<?ii «fu'àU vérité Fon{>ei^ un peu de temps à mettra h^ captifs oans de»eoid>^Hes, des pets, ou antws ustenades de ce ^enr^^ et aussi à mesurer les diverses quantités réunies. L^â hH.ii~ '• netons livrés seront tués, soit en les jetant danfl d<f ïciiu bouillante , soit en les écrasant sur un terrain ferme- <»u ^ur dès planches. On doit bien se garder de les enterrer * parcu qu'ils vivent long-temps sous terre , et que celte ialîile en^ geance pourrait encore y déposer ses œufs.

ad B) Pour re qui e»f de la méiftode éecaïUure qu'il Sifra (t ^pFopegdc cào4«»r , il faut avant tout observer : qut Ws liaiia8tQnsrnun*es s'aibaitent moiHf> vo)ontie4*s sur lf^t= \kx\\ Ibrcstiers où s'opère un accFoigeenoeiit naturel, i:i i[ii ilt; l^ondentpluB difficilement là où. le sol n a i>fts été enlr nuvi i ( (par le boyau ou par le soc de kclMffvue. l.agrMfuiepro fusain

^ ms. DESTR. DE CULt. ti*ÂK»KB» A At&VUAAU.

de petites plantes, partota répandues , est id la principale cause de la rareté des couvains et du peu de dommage qu^ils occasionent. En effet , lés larves se voient contraintes de se traîner avec peine et travail de Tune à l'autre de ces plantes^ aussi , comparativement aux plantations faites par repiquement , par. bouture ou par marcotte , il y aura bien plus de tiges restées saines dans les reproductions naturelles, et celles-ci seront toujours suffisantes phiy tard pour former un canton vigoureux et compacte. Dans les contrées où les cultures ne réussiraient pomi; par suite des ravages caueés^^ par les hannetons , il faudra que la régénération sylvestre soit opérée naturellement sur un sol non vulnérc , à moin» que des considérations forestières d'une haute importance n'y viennent mettre obstacle. Supposons maintenaUt que les vers blancs se montrent malgré tout, on devra nécessai* rement alors conduire des troupeaux de porcs dans lés amé* nagements envahis. Il sera bon en outre que les empioyés^^ préposés à la garde des forêts , surveillent avec soin cette mesure , puis que des porchers en nombre suffisant et con« venablement salariés , soient chargés de prendre les précau* ' tions nécessaires pour le parcage aes eoclions. Mais si toutefois le résultat n'était pomt satisfaisant , complet , ou bien s'il n'y avait pas de troupeaux de ^rcs aux environs, il faudra dans ce cas , que le sol soit ouvert avec la pioche , et ou'il soit ensuite nettoyé de cette vermine par des mains a'hommes (voyez encore ee qui est dît plus loin au chiffre 2 , touchant la destruction des vers blancs déjà formés^).

Lorsqu'on est forcé de recourir à la régénération artificielle , 1 on doit d'abord éviter les plantations de plantes d'un à deux ans avec racines découvertes , parce que les larves arrivent facilement à ces racines et les rongent en entier. Dans les plantations affermies par des mottes de terre, ces deux choses leur sont plus dimciles. Parmi les divers ensemencements , celui en étroites rigoles ou bandes alternées, . ainsi que celui par trous ou par places , sont bien moins recommandables que cOux aprè? lanour par larges sillons on avec répartition égale des graines sur la totalité de la surface. En effet ,. les petites plantes viennent toujours fort serréesi

LE HAimSTOK. 25

fkns les premiers , ce^qui fait qae des places enivres sont souvent décorées complètement , tandis que dans les autres tes larves , ne pouvant arriver partout , lussent ainsi mainte tige inattaquée. Il ne faut point oublier non plus que , si Ton cultive immédiatement après ime coupe à blanc estoc , Ton doit avoir à craindre de conserver en terre les vers blancs ,. lesoueb demeurent, comme on sait, plusieurs années à Fétat de larves. Il sera donc utile, sur les terrains découverte, oit la volatilisation d'humus ne peut deveiyr aussi nuisible , de ne commencer à cultiver que trois ou quatre ans après. Avant tout du reste , Ton doit , dans chaque établissement de pépinières , ne pas perdre de vue Tannée de vol dans les contrées infestées par les hannetons. Nous en avons eu une en 1856 par exemple , qui a été d'une importance fort grande* En 1858 les larves, provenant de ces insectes, sesont déjà montrées très voraces, et il était dès lors à présumer, que celles-ci, dev€Éues plus grosses, causeraient des désastres plus considérad)les en 1859. Il eût donc été peu sage de vouloir former à cette époque de vastes jardins forestiers; puisque ces jardins auraient pu facilement mal réussir. L'on n'eût pomt ainsi, à la vérité, empêché les hannetons de déposer leurs œufs dans les endroits aplanis et disposés pour la culture; mais, pendant les deux années suivantes , les larves devaient encore être si petites , qu'elles n'auraient certes pas été nuisibles aux élèves , libres alors de s'affermir et de prendre des forces. Et puis , il £iiut bien espérer que la dernière génération ne sera pas aussi fertile qud celle de 1856 à 1840. Sous ce point de vue il est toujours avantageux de faire semer des céréales , dans l'année de vol, sur les terrains réservés à des cultures forestières. Les hannetons éclos au printemps s'éloigneraient de ces lieux chargés de jeunes semailles , pour se jeter sur un terrain libre dans une autre contrée.

2) L* amoindrissement des larves déjà existantes devient hélas ! aussi très souvent chose nécessaire, car d'abord il est rare que l'on s'adonne à prévenir la propagation des vers blancs , puis même cette entreprise n'ontient pas toujours le succès qu'on en attend. Nous avons déjà dit plus haut qu'on a moius à redouter les hannetons avec la regéncratîon naturelle; il fau-

9& INS. DBflfR. DE COLT. ]»'a«BWS A AIGUILLES.

4ra donc priocipa^nlentattacllejP son attention sur leaj^nw^»' tiûii& et sur les semis. Si les pémmères soiKt de peu d*étendu#4 si Ton a des ouvriers habiles, 1 ou poiyrra confterv«r b^uooiM^ de jeunes élèves cpii,. pmés de soms, seraient détpuitsv ^^^ft^ Â faut supposer que tes vers ne saraieut pas trop &équents , et adnaiettre encore cpi'oa (eur fit la guerro, surtout pendaai Fannée (pii précède ceUe de leur pacage à Tétat de n^^mpketk pans les semk après labour par sillons. Ton |>eut le pkii ai^cmeiit réussir, et cela avec uien moins de frais de main* d''œuYre:. Ici en e£Pef , dès que . Ton -veut ouviir un peu lea

Îeux , il est facile de reconiuûtre les dépàts , dès Torigiiie. ^es ieunes ])lantes, aussitôt que leurs racmes ont été roiijg[éc» Met

par les vers blancs,, ae flétrissent d'abord après quelques 1 res , puis deviennent rouges peu de jours plus tai«d. L'on peut donc prendra des mesures avant que le mal ait ùài ée grands progros. Secondement, la direction qu'a prise It rongeur est jtrès bien mdiquée da^ les Ugues, de sorte, qu'un ouvrier adroit peut déterrer el tuer en peu de temps uae foule de larves. Si , quand on découvre la présence des deap tructeurs , beaucoup de plautes sont déjà rouges , il ne faut

Sas chercher alors les coupables tous céUe$'Ci, miûs Toa evra, guidé par elles^suivre la route qu'ils ont tenue (plus rapidement auprès des jeunes , plus lentement à côté detf élèves plus avancés), puis no lever que les plantes (ml lai»» s^t pmére fiétries lews aigmlks et témoiguent par la fr^i^ çheur de lewr veràwre que le rongeur se trouve encore dtta le voisinage. Lorsque le torfain n'est pas trop mou» l'o» pout^ «oit avec le doigt , soit avec une baguette fiei^k > suivre ia^ eilement sous terre les galeries des larves.

Dans les plantations artificielles , k destruction de ces in* sectes est beaucoup plus difficile. Lés vers en effet s'éloignent promptement des plantes de deux ou tirois atis , parce qu'ils; ont bientôt fait d'entamer leurs tendres raqines , et ils restent au contraire long-temps cachés sous celles de quatre k^ six an?, parce que les racines peuvent être bientôt détruites et que les plantes ne trahissent que plus tai'd l'ennemi quir^ les attaque. De là vient aussi que souvent les jeune» plants- Sont «nCièremeut dévastés , tandis que ceux qui sont plus-

ynmx. n'ajpparaissent qu'échoreis. L'an doit àonc être pin» «1^ teiitif 1 exemp des mois <

entièrement détériorée. D'après cela, F'ôn pourrait axipùa^ l«r^ (|uant à ceui-ci, attendre pour déterrer et écraser les lajv Tes, iusques au temps où Ton écbange ces plantes contre de^^ frqScnes. En reTancne , il est absolument nécessaire pour les jeunes, de même qu'il sera prudent f|our de plus avancées, de les déraciner a^ec une grosse motte de terre , et de tuer les larves qui en tomberaient , aussitôt que la présence des Ters aura été remarquée à leur feuillage fané ou décoloré. Que Ton tarde seulement à employer oc^ moyen ». et bientôt Ton aura raison de craindre <mç ces vers ne s'éloignent , ou bien que , vers l'iipproehe dp l'automne , ilsne s^nibncent dans le sol à une profondeur à lai^elle la.J^be ne sau* . rait plus atteindre.

Dans le cas où il adviendrait ce que nous «ivons déji^ mentionné à la page 25 , c'est-À-dire qu'un recru naturel fiât détruit par des vers blancs. , il n'y a d'autre ressource alors que de diminuer leur nombre^ au mo^ien de la piocbe ou des cocbons.' Néanmoins , pendant Ilûw, les l^u^es sont trop profondément entrée^ dans la terre pour m^ les porcs les y ]|iussent saisir.

L'pn a dbserfjéwdbpiiii peu, qpie h» tevs Uancs eut une grvuntle rép«gn«<siee ,'pour le géiifflt>B de ehai4H»n de. terre , M Pon a 1 emii; de les tenir éloignés des jernies pms , en jetant , dans les twos faits ^«m lea^planler^ une feudle de»-, léchée de ofaêiie our de bétare ^ qu'on aurait tcempée dans le^ ansdit goudron. Ce mode ptésenrattf demnnde peurtant en^ ame à être éprosTé pbis serie«séraent.

Enfin il est bon d'indiquer ipi les aniaiaui: <pii font K cbfisse aux vers blanoa, afin qu'on songe à les épargner davan^. tftge. Parmi ceux-ci on distingue principalement les corneilles , surtout les freux ou frayonnes eu corneilles moissonneuses , puis les taupes , et enfin les mouettes dans eertainea contes. Probablement il y a bien encore quelques oiseauix -des forêts qui sont ntUes , puisqu'ils cherchent ^é^einmeiii

S8 INS. DESTB. DE CtJLT. D^ABBRES A AIGUILLES.

des Yers dans la terre. Tels sont les courlis ,, les pluviers , le

Jïhivier à collet , les bécasseaivx, les échassès , etc. Parmi la amille des oiseaux de proie , nous nommerons les hiboux ^ les chouettes, les busaras^les buses, la cresserelle et Témouchet, qui tous prennent une quantité innombrable de hannetons. Après eux viennent l'engoulevent ou tette-chèvre, Fétoumeau, lé lanneret et le lannier ; puis aussi des insectivores beaucoup plus petits , savoir : les mésanges , les grives , les pouillots ou chantres , la fauvette à tête noire et autres. De plus , les chauves-souris , le renard , la martre , la fbume ,. le Maireau et le hérisson sont d*uiie utilité que personne ne saurait contester. Pour conclusion enfin , les poules domestiques, les canards, l'es paons mangent également, avec plaisir,, les vers blancs et les hannetons.

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