LB GRAND .CHARANÇON BRUN
Ce Coléoptère est sans contredit run des insecteftfovestiert (es plus importants. Il attaque en effet , a^ec une égsie toracité, non seulement les sapins rouges et led pins, mais encore il nuit même quelquefois aux bois feuillus. D ett pourtant Trai de dire que , sous ce dernier rapport , le dominafa qu'il cause est de peu de conséquence^
A la férité il ne maltraite pas les plantes , comme son proche parent, le petit charançon brun , [ ¥oyez n^ III], pur dea canaux que traceraient ses larves; mais les piqûres qn'iliaîi dans les environs du collet de la racine , et en beaucoup d'autres endroits, surtout sur les nouvelles pousses encore tendres^ suffisent de reste pOur tuer les plantes ou du meins pour les réduire à un état morbide. Dans ce dernier cas,, iin^ sécheresse inattendue les fait mourir , ou bien le petit cba^ rançon brun et les bostriches sont attirés , et ceux-ci , se ni^ chant sous le liber, les tuent alors sans rémission. Les élèves d'émcéas , attaqués par l'insecte que nous décrivons , se dessècnent facilement. Dans les plantations à bouquets, on remarque souvent quelques pieds entièrement routes au milieu des autres restés verts , c'est-à-dire épargnés par leur ennemi.
La manière la plus efficace et la plus facile de lutter contre lui est , comme nous Pavons déjà dit en général à la page 19, d'extirper promptement les souches. Toutes les observaT tions faites se rencontrent en ce point , que ce Cqléoptère ne pond jamais que dans les pieds ae pins et de sapins rouges, restés debout après l'abattage , et que c'est une exception très peu commune que de voir des larves ou des nymphes dans de vieux pins malades , en cstan , ou dans de jeunes
Î)lantes. Les larvés se trouvent aussi fort rarement à même a terre.
Nous avons des moyens préservatifs d'une grande efficacité pour le cas où cet insecte se présente en folile et voudrait percer les plantes. Comme le charançbn vole très loin , il est dès lors possible qu'il vienne des forêts voisines , ou l'extirpation des souches ne serait pa§ chose généralement en nsage. ■ Ces moyens do destruction consistent soit à disposer divers
INf . DBSAt. M CMiT. D^AftMâ» A AIGUILLBf .
I d^nppfti ^ MHit à (Creuser déicaftÉtri oa fossesd'àp^ pèt chÎMkslwQi «À Idsmsectei 9« raisemMeiit enphis gmn^ BMnfem> c'ttt-4-diire là «à les plantes se troaTent fort épaistes «t ferrées. Le dnmiiçe* ehereke en effet surtout les CBcbroitB ombragés pendant la cMeur brMimte de midi. Quant aux ustensiles d*appàt , Ton se sert :
i* De fa§Qt$ ^^Êppàt, e'e8t^^d[re de bottes fkites'dtf bftHwfaes de pin on d'épieét , de \k longueur environ du bras ei grosses , à peu près , eomme la cuisse ; ces brandies doivent être cueillies fndcbes aTaiit d*être liées ensemble. Cette nétiiode est la plus efficace;
^ Wécorces d*appât, ou morceaux d'écorce de sapin iMmge, longs de 524 millimètres [1 pied), et larges de 162 mîffimèlres (6 ponces) *, ces écorces- seront couchées à terre êfi e^té du hber ;
5° De bûches d'appât. Ce sont des tronçons soit de sapin rouge, soit de pin récemment abattu. On les plaee sur In terre du côté de Vécorce, Toutefois , a&i qu'ils attirent da* yantage les insectes , il faut cà et là mettre le liber à na , par lignes longues de 50 à 100 millimètres (2 à 4 pouces) » et larges de 20 à 50 millimètres (1 à 2 pouces) *, si le terrain était couvert d'herbes , on le mettra d'abord à nu çà et là , afin de poser lesdits tronçons sur les places ainsi écor* chécs au vif ;
4° Enfin, Ton a reconnu pour très avantageux des canaïuD ou fosses d'appât. On creuse ces canau^^ ou fosses , conmie ceux ou celles destinés à prendre les larves , c'est4-dire de 320 millimètres (1 pied) en profondeur, et de 240 à 529 millimètres (9 pouces à 1 pied) en largeur, puis l'on pratique au fond , à cina ou six pas de distance les uns des autres, des trous de 100 à 160 millimètres (4 à'6 pouces) en longueur et eii profondeur.
Si la forêt est piérreusa , il suC^t aussi d'ouvrir des ibsséa isolés de petite dimension (pour l'établissement de ceux-ci on peut se servir des sentiers déjà naturellement tracés); ou bien l'on creusera des trous séparés , mais nombreux. Lea insectes en effet ne se jettent pas , comme les chenilles , av^tr^ément dans les trous ; ils les recherchent au contraîro
Ls, CJUN9 auaamQsm mvt^ M
nttc scÔB, prolMdileHieat parce faek fnidiéBr q»^ik jtroo- Yen! leur est agréable. Il est donc, par cette raison, Aem^ blement à conseiller de recouYi'ir , ayec des runeaux vfrts d'épicéas ou de pins, les fosses pratiquées» ou bien encoce 4'en tapisser le lond avec ce même féuiUage.
Toutes ces préeantidiis èn^est être praes ^pnis la fin de tam op le conmieBcemeiit de juin josqnet m juiUeft ou 9»^ faivant qu'on remarapie çie U» inaectes seat Bfais eu nm* précoces. La nature du temps et ki localité où iu se troureat^ tout en effet qu'ils bitement soit à Tétat parfait , et se montrent déjà au mois de mai, soit à l'état de larve ou de nymphes , comme c'est le cas en général , et qu'alors ik ràpparaissent setdement en juin dans les jardins ^restiers. Quand on- s'aperçoit que ki chasse à ce$ coléoptères dervient fructueuse , n faut les recueillir vers le matin , pendant que la rosée est encore sur le sol , et , dans ce but , l'on doit secouer AYee soin les fagots , les éc«a*eas «t lès bÂchea d'i^pât ^Tant de les écraser , ou bien on peut escore les enseveli* dans les anciens trous avec . ceux d^ trouvés et balayés^ pour eek il s'agit sei^Nnent de comnlcF ces mêmes troua Iwee la terre tirée des nouveaux , lesquels seront creusés noa liorin «tes premiers. On a . déjà âtit k remarque que ces in-> sectes ne frondent leurs œuls que sur les souches proémi» naates , et jamais sur les Ireeçons ou siu- le^i fiigots a'appftt, à FomW desquels il ne se réticent que po«r y chercher lé &ab , puis à cause du sig!^ résineux qui eu découle. L'on ne devra d<mc point s'arrêter à l'inutile idée de brûlef ces us* teasiles^ Il sera préférahlie , afin de coatrêler les ouvriers » de sa fittre coâsigder les ins^tes ^ puis de les tu^ soinnême aprèS; Pour une ou deux centaines, l'on donnera, s'ils sont frénients , depuis un demi jusqu'à un gros d'argent (6 lf4à iâ 4fâ cetttimies environ). Gomn^ on « géaéralemeni remai> fué que jamais ces inseetea ne 'sortent des trous, ««e foif ^'ils y sont entrés, l'on pourrait très Inen les j abandonner à leur sort. Néanmoâns, il est diffîeâe de savoir avec ceriitttde s'ii ne leur serait pas donné de s'en échapper , alors que ^ faculté qu'ils ont de voler viendrait à s'acorioitre ( et c est va &it reconnu ^e cela a lieu à diverses qpoqoes) ; il sera donc plus sage de le$ réunir toctsevseml^^t de ks enterrer.
DKSTaUCTEUR , 2« PAlTlB. 6
' uigitizea Dy N^j v^v^X i^
32 INS. DESra. DB CULT. D^AftHRES A AIGUILLES.
Des enfans suffisent très bien d'ailleurs peur remplir cet office.
Les grands carabes, (voyez pi. I, (ig. 5) , sont les plus remarquables de tous les ennemis du gtand charançon brun. Le renard et la martre en détruisent aussi beaucoup. On trouve fréquemment des traces de leurs ailes dans les nentes de ces deniers animaux ^ et Ton rencontre même souvent le renard non loin des fosses d'appât , auprès desquelles il se place régulièrement chaque raatw ea embuscade.
m. Le petit Charançon buun [Curculio notatus.)
Cet insecte à l'état parfait (voy. pi. H. fiç. 6 F) ressemble beaucoup au précédent ^ mais il se distmgae toutefois , outre sa taille plus petite, par une couleur brune plus claire, par les points nlancs et les taches dont il est parsemé , puis enfin par sa trompe qui est à la fois et plus mince et plus longue. — La larve (voy. fig. 6 L) etla nymphe (voy. ûg, 6 P) ne dififcrent guères que par leur proportion plus jpetite , de c^e#4u çrand chaiiinçon brun. -^L'insecte parfait se montre ordinairement en mai , et attaque les jeunes pins. Il dépose ses cnifii dans les claies voisines des vertieîHes inféneurs. Les krves écloses se creusent des canaux serpentants qui courent dé haut en bas en s'élargissant toujours d'avantage; puis elles passent à Tétat du nymphe, à Textrémité de ces mêmes canaux, dans quelque fente caverneuse, tapissée de vermoulure (voy. pl^ VUI. fig. 4 ). I^s insectes parfaits laissent , en s échappant , dans cette espèce de lit de poussière* ligneuse et dans Fécorce , des trous à peu près semblables à ceux que ferait du plomb de f basse m N<», ^ ou 7. Quelquefois les larves ou les nymphes hivernent sous Técorce ; cependant , en général , \ insecte
farfait s'envole dès l'automne , et s'introduit, pour y passer hiver, jusques à l'aubier, dans le voisinage du collet de la racine d'arbres sains et encore sur pied,
LES PBTltS ftOROEUBS DV PIN. 3$
Bien que plus petit, ce Coléoptère a du reste une ressemblance parfaite avec le grand charançon brun. Il en diffère néanmoins beaucoup par ses mœurs. L'insecte-mère ne se contente pas seulement de perforer avec sa trompe les petites plantes de pin, mais encore îi pond, beaucoup plus volontiers, sur les pins vigoureux et pleins de vie , âgés de quatre à huit ans , que sur de vieux arbres desséchés. Les larves écloses se creusent alors des galeries sous le liber, et si plusieurs se trouvent à la fois réunies sur une seule tige , elles la tuent encore dans le courant de Tété. On reconnaît d^ordinaire leur préoence vers la fin de juin ou en juillet, comme je l'ai déjà noté dans les considérations préliminaires (voy. page 20) , et Ton doit les éloigner en même temps que les bostriches. Lea petits charançons bruns ne sont pas aussi aisément attirés que les grands par les bûches aappàt, et Ton ne pourra non plus par ce mi^en s'opposer, avec grand succès^ à leurs ravages. Toutefois comme ib couvent aussi dans les souches , Ton aura princif^eoiânt k &* culte de les combattre au moyen du déracmement (Toy.. page 19).
Ils ne se montrent jamais sur lés sapins rouges et senlemefd parfois sur le» pins blancs. '
rV. Les petits Rongeurs du pin , te rongeur double-^ent {Bosirichus bidens), \e rongeur du mélèze {Bosirichus Laricis), Phylesin ou mieux le rongeur noir {Hylesinus ater).
Ge%>oia Coléoptères. cylMHformeê sont certes dés nlu»
fetits entre tous , principalement le rondeur double-dent BottrUhxu W(tefw) [voy. pi. Il iiç. 8 F], lequel est à peine gros comme une graine de|)avot. Le rongeur noir (HyUsinu$ ater) [voy. pi. II. fig. 9 F] est tout noir, ce qui lui a fait donner son nom, et il se diwgue par sa forme alengée.
Le ron^^ du Mélèie {Boêtrichus J^arick), l h f^is ramissé «t |4us petit <fm h grand rongeur du sapiui rouge (iSto«frle^ta typoifwiptmê), est bru9 et offi*e à Textrémité desaUes^ wn reonfoncetteot a^^ec plusieurs dents obtuses. Us font ou une seule couvée (de mai h juillet) ou lûen ime couTée et demie, «'est-à-4ire trois couvées eu deux ans, ou même une •double couvée , 4oiit-à-&it comme le grand rongeur du sa*, nin rouge. Leurs canaux percés sous Técorce (compar. pour leur conformation en général ce qui a été dit au grand rongeur du sapÂn rouge ) sont plus ms que les galeries ouvertea par celui-ci. Pour ce qui est du rongeur ODuble-dent , /ses eanaux principaux sont multiples et partenfti^un point cen* tral , à pen près comme on peut le voir sur la plcùnche YU^ ig. 1 , où Ton a représenté d^ ^eiies seidement plus grUes et enlors^e d'étoile. Ghea le rongeur du nsiéièie le principal canal est perpendiculaire et serpente fiiiblement.
Nous citons ici plusieurs espèces , qui ne se trouvent à la fois que d«is les jeunes pins , et qui pourtant ont entr*eux , mais surtout avec les précédents , des ^ffiérences notables. Néanmoins d^ns la pratique il elt bon de les réunir enseofrbjie, ear nous pourrons les empêcher de nuire, soit que nous ]es rencontrions séparément ou avec le petit charançon brun» si nous procédons de la manière indiquée pour ce dernier, ou encore , conmie nous l'avons ait en général à la page 19. Ils se montrent de temps i autre en si grande masse, cme tee cultures en ont parfois beaucoup à souffrir. Après qn us eiit mis leur essor, réeowe des piae est ctfliiée de trons sem^ blabies à ceitx ((ue ferait de la cendr^.
V. La Taupe-Grillon ou Grilloir-Taupe , appelée aussi Gourtillière ou Gourtille , (râ NorfiiaAdie)TAeP£TVE. [Grillm Qftfiïotalpa.)
La f<m|>e#rgton (y^. p|« Vl. %. $) est Tinseete fore^
LS GJULLQM-TilTPK. ^
lier qui se ressemble le plus pendant les divers éUits de la métamoi^ose. V insecte parfait (voy. âg. 5 F) se distingue seulement par ses ailes qui alors sont entièrement déYeloppées et qui manque^it tout-à-fait cbez les larres ou sont moins formées chez les nymphes mouv^mtes (voy. pag. 5 } . Les pattes de devant que Ton reconnaît aisément être faites pour ereuser, sont larges, courbées et fortement armées de dents, ce qui leur donne une certaine ressemblance avec les pattes de la taape. En juin ou vers, le commencement de juillet, les femeUes déposent, dans des mottes de terre , jusqu^à deux coQts œufs (voy. fig. 5 £], lesquels sont dTun blanc jaunâtre et à peu près de la grosseur d^un grain de chenevis. I^es jeunes torÛM (voy. fig. 5 L *) qui sont blanichàtres, /éclosent au bout ae huit ou quinze jours, se séparent bientôt les unes des autres , puis passent 1 iiiver sous le sol , surtout dans des mottes fermes et arrondies soit de terre . soit d'herbes ou de fumi^
La taupe-grillon fiût souvent autant de dégâts que les vers blancs dans les eouckes de semis de pin et de sapin rouge. Non seulement une quantité de racines de ces jaunes plantes sont dévorées par ^e, mais encore les canaux., dont cet animal mine le termn dans toutes les directions , soulèvent au-dessus de la surface du sol les graines qui ont germé.
Parmi les nombreux moyens qui sont recommandés contre cet insecte, il n'y en a qu'un très-petit nombre de praticables , et Je meilleur est à vrai dire encore inconnu. Ainsi, par exemple , je n'ai jamais vu obtenir de grands résultats de Kts de fumier étaolis sous terre , lesquels seraient destinés à attirer et à recueillir ces pernicieux mineurs. Quant à une injection d'huile et d'eau dans leurs galeries, je ne saurtiii îa vanter d'avantage ; car cela est également d'un succès très mince et à la fois si dispendieux qu'il serait impossible de s'en servir sur une grande échelle.
L^ plus sûr antidote contre cet insecte est sans nul doute de détruire ses nids. Celui qui voudra s'iîxercer à découvrir ceS mêmes nids , pourra déjà les reconnaître à une certaine disJta^e. Lorsque dans le cours du mois de juin ou vers le jpommenccment de juillet, de nomb^-ejuix canaux sje trahis-
36 nii. Dssim. de (vvt. d'abviis a amuillis.
fent çà et là , ou b*cn quand on remarque on anand on a cipturé beaucoup de taupes-grillons sur la terre , il faut alors observer minutieusement la croij$ance des plantes. Aux endroits couverts d'berbes, l'on voit par place , de côté et d'autre , les brins devenir jaunes et mourir. 11 en est de même des semences qui ont germé. L^on distinguera bientôt dans ces lieux les galeries de ces hostiles rongeurs, lesquelles sont environ profondes d*un pouce (27 milliin. ) seulement. Elles sont un peu proéminentes, surtout quand il a plu , et Ton peut facilement alors y introduire les doigts et poursuivre de cette façon leurs habitants. Là où les canaux forment un cercle de six à douze pouces ( i60 à 520 n^illim. ) de diamètre, et là oà ils s'enfoncent un peu d'avion tage. Ton doit s'attendre à trouvée le nid. L'on s'apercevra que, dans le milieu du cercle mentionné, la terre est plus ferme qu'ailleurs, n est probable que l'insecte-mère expectore une si grande dose de mucosité , que le «ol en devient dur après qu'il en a été imbn. Si l'on brise un morceau de cette croûte, 1 on arrive au creux ou gii le nid et dans lequel se trouvent de 150 à 200 œufs d'un blanc jaunâtre. Alors on peut, en usant de précaution , déterrer la couvée^, puis en détruire tous les œufs. 11 est toutefois très-imporùmt que Ton ne commence point à les chercher trop tard, car si les petites larves sont déjà éclos^s (et cela aiTivc au commencement ou vers le milieu de juillet), celles-ci ont coutume de se disperser et de se répandre dans toutes les directions. U est à renuu'quer que U femelle , après qu'elle a pondu ses œufs , revient souvent à son nid et qu'elle le visite encore plusieurs fois même après qu'il a été dévaste. D'ordinaire elle se lient eu embuscade à un pouce (27 millim.) environ de son nid , dans un trou d'un pouce et deipi (40 millim. ) de pror fondeur.
Si les nids se trouvent sur un teiTaln nu , que ne recouvriraient ni jeunes herbes, ni plantations très-touffues , leur recherche devient tiers plus JifHcile. De loin l'on ne saui:ait reconnaître les places où ils sont , et il faut chercher pas à
Çis, afin de découvrir les canaux circulaires décrits ci-dessus, outefois l'on est souvent guidé par les vieilles femelles , qui ^ laissent voir hors de leurs galeries.
LA TCHMseisB tm 9m. 57
Lorsqu'on a négHgé de détruire les mds ou qu*ba Vuk hk avec un succès incomplet, le moyen le plus sûr de prendre la taupe-grillon est oe placer à fleur de terre des pots de distance en distance. L*on pourra se sertir pour cela de vieux
fots à fleurs , dont \e trou , pratiqué pour Técoulement ^9 eau , sera fermé par un botichon. Sur les semis, oùlescar naux de Tinsecte, seraient un peu protubérants, il fauikti enfoncer ces pots de façon «pie les galeries passent justement au-dessus d'eux. Quand Tanimal , faisant sa promenade souterraine , arrive à un pot , il tombe dedans^ et ne peut plus en sortir. Â Toceasion Ton vide ces mêmes pot? et Ton tue les prisonniers qui s'y trouvent. Il est bon du reste de placer ces pièges dès te premier printemps , afin que les larves , qu'on n'aurait pu enlever de cette manière pendant l'été précédent , ne puissent plus ronger jamais.
La taupCi-grillon n*à "^e'^eu d'ennemis à cause de soh existence, souterraine. Nous ne pouvons guèrcs citer avec certitude que la taupe. Il est néanmoins probable que les larves des carabes et des stapbylins lui font aussi la guerre. Il est encore prouvé que quelques oiseaux les attrapent aussf, quand ils sont hors ae leurs galeries « car nous voyons souvent , sur les buissons armés d'épines , mourir, avec maint autre insecte , des taupes-çrillons et d'autres Grylliforiùes qu'y embrochent les pies-grièches.