‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 58 sur 114 · VI. Là Tordeuse du pi» (Phalœna Tortiix · texte numérisé non relu

VI. Là Tordeuse du pi» (Phalœna Tortiix

jjUOltClTUXj» [On lui donne encore çà et là , mais à tort , les noms de Tinea dodeceUa ou Tortrix reaimna.}

Cet insecte est l'un des plus petits et des plus cachés ; aussi le rcconnaîtra-t-on plutôt à ses effets qu'à son extérieur. Ce petit jmpUkfn (vor. pi. IV. fig. 5 !•) est difficile à reconnaître au jour, alors qu*il repose sur les feuilles aciculaires ou les jeunes pousses , et qu'il applique , en forme de toit , contre son dos ses ailes Tayées d'un rouge jaunâtre et d'un blanc argenté. On ne l'aperçoit guères qu'à l'entrée de la

99 1N9. DESn. BB CUVt.9 tVmT" A AIGUILLES.

BMÎt, venkfin de jiiiaM mc«wiMHiceaMiadejniUet,peiV' •duiâ ^'U if oltige autour des rejeiQos de mai, surtout de ceui qai couroBBeni les conifères. Lt» jmpiUonfr^i soAt encore sur les brwickes s'eavoleiit dès que 1 on agite les arbres. La «Quvëe , déposée s»r les bourgeons , ne peut être reconnue «vant rhiver , et dans cette saison les pousses attaquées se •auraient ^re reoMTOuées que parce (|a elles sont plus chargées de résme ipie celles restées intactes. La cbenillette qui j réside eit«ncore très petite. Ce n^est (nie lorsque les rej/^ons du mois de mai se sont élancés, que les chemlles , pres^^ uns poils , nues ou rtaes , d'un bruii sale , pourvues de seise ntttêi , Àyuit uno téfet noire et lyi écusson de même couleur (▼OY. fig. 5 L), deyieoBOBt plus TÎs&les. Elles déyorent ytelqnHoii {dusieurs pousses, car elles se (rayent un chemin hors de celles qu'eUes ont d'abord attacuées, p^ur pénétrer dans une des plus Toisines. Les galènes se trouTent sous une couche de résine et sous une couverture d'un tissu semblable à de la toile d'araignée. L'écoulement gommeux n'est tputefbi^ jamais aussi fort que celui causé par un autre insËcte , bien moins important du reste , qui se nomme la tordeuse des galles résineuses du pin ( Tortrixresinana), Cette dernière se trouve toujours jiiste au-dessous d'un verticille de bourgeons ou de rejetons, et dès la deuxième année de son existence, elle a déjà atteint k grosseur d'une petite prune*. Plus les jets qui ont été attaques par la tordeuse du pin s**longent , et plus ils se contournent. Les plus malades pendent même tout-à-kit. C^endant comme ils ne sont mangés fue d'un côté et que le b<nS croit et durcit tite , les point«s se relèvent bientôt. L'arc reste néanmoins recourbé par en bas et l'on peut, après bien des annéék, le remarquer encore (toy. pi. Vm. %. 5). Quandk pousse est tombée parterre, la cbenillette , à sa base , se change , en juin, en une chry-

* Ainsi donr. , ces trois tordeuses , qui, M souvent, sonl c^fondues entre elles, M distinguent très racUementâ ^'es signes particuliers : la tQnteumdes giUles rfsmenset ilu jtin (Turlrix re~ 4Ùiuna\ réftidft totis la verticille ; la

tonhwre du pàt ( Torlrtx BuoUarui) vit dans des ponsccs recouvt* rtes de résine et d» loiie ; et enfin la tor^ Uetue dttt botëons du pin (Torfnûr turiftann ) Nibile dans le bouto^ qu'elle a creu|é pf ndant l^hiver.

ffdide à^vok j^xm-htmêâfe^eA le ptpilloii nvi famn pelii irMidéjà |M:«tiqiié éVtnee 9m re|^. fl arrive ««ivfeDt awii ^ne let poowes , fu s'al#Rg'«ftRt, se degeèchent t^t-è-fi^.

le mets autsi cet insecte forestief , de temps à a^tre si terrible , au nombre des destructeurs de cultures , car il ne se montre jam^s dans les bois dé bante futaie et même plus ra^ rement dans les perchis ipie dans les aménagements. H se. tient le plus volontiers sur déjeunes pins rabougris et nains, du milieu desquels Ton ne voit Jamais surgir des arbres bien constitués, à cause de h mauvaise qualité du sol. De là yieni mie les repeuplement^ qui se trouvent d'ordinaire sftués dans de semblames lieux , sont en première ligne attaqués.

Le meilleur moyen de se plrémunir contre ces tordeuses:. est de cultiver sur un terrain, vigoureux , pas trop resserré et convenable au dévekypp^nent des pins ; de plus il sera sage d'éviter nn sjfstème de evlture qni n'est aujourd'hui mâheureusement cpie trq> suivi et de laisser de côté , par exemple leiS montagnes trop pierreuses. Quand Tinsecte a déjà fait son nid , il ne reste a'autre ressource , pour Téloigper,*qtte de couper ou de casser les rejets infestés. On cboisit, pour cette c^ération, le mois de mai et la première moitié de juin, parce ^e, à cette époque, les pousses affectées trahissent de loin leurs ennemis par leurs branches . vecoui^ées et tordues ( voy. la planche VIU ) on bien Picore. par leur feuillage^ jaune et dessé^. Avant ce teams il est toujours dilficike de veconn^tre leur présence , ^t plus tard il ^nnt à craindre que les lApillens n eussent déjà pris leur ^stor. Contre ceux-ci il n'y a riea , rien à faire, car alluma des feux ne compenseMÛt ni la dépense ni le danger qui en seraient la consâf^^oM^e immédiate.

VII. La Tordeuse du sapin rouge {Phaketm Tortrix hercyniana).

Ce petit Lépidoptère se trahit aij^si principalement par la singularité de ses mœurs. Le papillon, d'im gris brunâtre .

40 urs. DEm. de cclt. d'abbmis ▲ AictnLLBS.

moucheté et rayé de blftnc, Vohige le soir, dans lé courant de mai. autour des sommets desjeunes sapins rouges. Our^nai^ que , en août seulement, les cheniUettes qui sotit d^un brun ^erdfttre, pourvues de seize pattes et ont, ainsi que la plupart des tordeuses , un écusson et une tête cornée , d'un brun foncé. Elles entourent des toiles qu'elles filent, plusieurs aiguilles dont elles se font un petit nid , puis elles tes mangent intérieurement au moyen d'un petit trou dont elles se serYent pour entrer et sortir. Peu de. temps après ces nids deviennent blanchâtres , puis bruns, et s'aperçoivent de loin, au milieu des feuilles aciculaires vertes , comme autant de faisceaux entourés de toiles d'araignées. Vers la fin de l'automne les chenillettes se glissent jusques à terre au moyen d*un fil qui les supporte , et se cnangent ensuite , sous la mousse, en chrysalides.

Cette tordeuse ne se montre, ainsi que la précédente, que dans les cultures, et seulement, qui plus est, dans celles de sapins rouges. Cet insecte ne fait , à la vérité , mourir aucune tige, mais il les rend malades sur beaucoup de points , en ce qu'il perce une quantité d'aiguiUes , et cefles-ci, devenant Brunes , donnent souvent aux aménagements, aussi loin que la vue peut s'étendre , une apparence triste et misérable.

Jusqu'ici Ton n'a encore découvert aucun moyen d'arrêter le mal avec promptitude. En ratissant le sol pendant l'hiver, l'on extermine bien , il est vrai , une grande foule de ces chenillettes, lesquelles vivent -alors sur la terre, mais cela détériore le terrain et nuit beaucoup aux j'etmes élèves. B y aura un avantage plus réel à ouvrir des clairières. Cet insecte, en effet, aime les lieux obscurs, et n'habite çuères que les endroits où les rayons du soleil peuvent difficilement péné^ trer. On l'empêchera donc de prospérer en éclaircissant ça et là les cultures.

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