V. Le Rongeur nu sapin blanc [Bostrichm
curvidens).
Il ressemble beaucoup au rongeur du mélèze, mais il |>orte, à la partie postérieure, des dents plus pointues .et même recourbées. Ses canaux principaux sont faits pour le caractériser davantage ; ceux-ci sont horizontaux et courent à peu près de cette foçon . ^ . .
Cet insecte a également dans ses mœurs une ressemblance si g-randc avec le grand rongeur du sapin rouge , que les ^plns blancs qui ont souvent beaucoup à souffrir , après avoir été attaqués par lui , doivent être traités de U même façon que les épicéas infestés. A tout prendre, il est pourtant beaucoup plus rarement nuisible que les autres bostriches , puis Ton pense qu'il ne saurait se propager dans de* cantons bien tenus , compactes et sans trouées.
VI. Le Rongeur de bois de service ou le Rongeur strié {Bostrichus lineattis).
11 est plus petit et que celui du sapin rouge et même que
LE HONGSUB Ht BOIS M SEftTKK. 5S
0elui du mélèze ; il n'a , deirîere , ni de pression rentrante, ni dentelures , et ses élitres sont parcourus , dans toute leur longueur par des raies toptôt plus claires, tantôt plus foncées. Toutefois ses habitudes à Tintérieurdu bois établis- ^ sent entre lui et ses congénères une différence plus sensible que ne le pourraient faire ces signes oistinctifs. Vintecte àVétat parfait se perfore dans Tccorce, en avril ou en mai , plusieurs trous par lesquels il pénètre à quelques centimètres de profondeur dans le bois ; il entre même souvent jusques au cœur des jeunes tiges. La , ses canaux s'étendent à droite et à gauche, autour des couches annuelles, puis les femelles pondent dans ces mêmes canaux. €omme la cavité dans laquelle la krve niange , a juste la grosseur de la nymphe qui y réside ensuite en juillet ou en août, la forme entière des guéries pleines de couvain a une singulière apparence que nous retraçons ici : i E i
Il se montre également dans tous les conifères. Des ti#es faibles ou malades dépérissent totalement , lorsqu'il amve qu'elles sont infestées par un essaim nombreux. Ses ravages sont néanmoins beaucoup plus considérables dans les bois de haute futaie , surtout quand il a(ttaque les sapins blancs et les épicéas qu'on nomme les ^ros bois hollandais. Lorsque les arbres sont abattus en hiver , ils sont troués comme un crible , soit qu'ils aient ou non été écorcés , et donnent toujours sujet à des plaintes graves de la part des ventiers. •C'est donc une raison sufQsante pour employer contre lui des moyens préservatifs. On peut l'attirer , comme k plupart des bostriches , par des arbres d'appât , mais «lors il faut brûler entièrement ces arbres ou les réduire en charbon , parce que le couvain se trouve dans le bois même^ il est encore nécessaire de donner son attention aux bois nïoulinés , et de iaire promptement disparaître ceux-ci des cantons , soit au moyen de chariots, soit en les eari^onisant. L'éclaircissement des forêts n'est pas non plus chose superflue, etc. Pourpwmunir los >gros bois de construction contre ses attaques, il faut les abattre à l'époque du renouvellement de la sève ou' p«B auparavant, puis, lorsque celle-ci monte, procéder' •oudatn à la décortication. L insecte n'envabit pas de sem-^