‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 63 sur 114 · DESTRUCTEUR , 2« PARTIS · texte numérisé non relu

DESTRUCTEUR , 2« PARTIS

uigmzedbyLiOOgle

2$6 INS. DBSni. DE BOIS KBA, DE HAUTE FUT.

i)Iables troncs , probahlement parce qu'ils sèchent plus vite durant les longs jours , ou parce qu'ils se couvrent a une légère couche de résine , proTenant de la sortie et de la vaporisation de la sève. Uon a encore fait la remarque que les troupes , exécutées tandis que la lune décroit , sont bien plus propices contre les piqûres des vers , que celles qu'on entreprendrait pendant la crue de cette planète,

Vn. Les SiREX ( $irex Juvencus^ Spectrum , et Gigfflw).

Les sirex ressemblent beaucoup aux ichneumons arùiés de ^eues que nous avons représentés pi. I, fig. 6—8 , à cause de la longue tarière ^e porte h femelles Cependant ils se distinguent de ceux-ci d'iine façon très positive par cela que leur abdomen ne va pas en s'amincissant , et n'est pas pédicule , mats bien qu'il a une même et égale largeur avec le corselet auouel il semble être soudé , (voyez pi. VI , fig. 4 f). Les mâles n'ont pas de tarières (fig. i F cf ) et sont généralement plus petits que les femelles (fig. 4 F $). Laïcs iorvei^(%. 4 L) sont toutes blanches , cylindriques , épaisses, et ont 6 pieds courts et gros^, puis enfin une tarière courte, relevée en l'air. Les nymphes (fig. 4 P) sont également blanches. Le sirex ^ectre (Sirex Spectrum'j , lequel ^ pourvu d'une longue tarière , est presque noir , et se»* pattes sont d'un jaune rouge&tre. Le sirex dn pin (Sirex Jwvencus) a une courte tarière (voyez pi. YI, %. 4) ;il est d'un bleu d'acier, et le mâle seul a un abdomen coupé d'un larçe cercle rouge. Chez le sirex géant (S. Gigas) k tarière est de moyenne longueur ; la couleur de son corps est noire et d'un jaune itmgeâtre , pour la plupart da temps iiépartie en larges bandes. — Les sirex prennent leur essor en«juiii on en juillet , et pondent leurs œuls , au moren àt leurs tarières , en dn eiùlroits nus ou, recouverts d écoive s«r des arbres tarés en estan ou abattus. Les birves écloses s'.tnsinueat â nne^asses grande profondeur dans le bois; ettes y tracent des oaMuix serpentants qui dertewMat toi]^oiirs.de

tA rariTE TC!fTini£DK'DU fW. 57

£s «n pli» iJMrgec «t qu'diei bouchent derrière êiies trec r vermoulure. A rëxtrémité de la galerie,. se trouTe k nymphe, dans une excayatioa pktsTaste. Au bourde deux ans complets , le sir^ en sort , et il lakse dans Técorce , kivsqn*il s'en vole,, un trou qui diffère naturellement beaneoup, suivant laûsHe très variée de Findividu. &î général , oe trou ressemble à celui d'une petite balle de carajnne.

Comme jamais il n^a été question jusqu'ici de gcands ratages causés par les sirex , il est à présumer qu'ils font partiedies insectes forestiers moins importants. On »'en fait ick mention que parce qu'ils se rangant parmi les plus grands et. les pbis apparents centre eux.. Leurs couvains produisent

Fueiquefois dtes effets singuliers. D arrive par exemple que^ on voit sortir du bois qui a été attaqué par eux,, et setrouve déjà mis en œuvré dans les constructions , une foule de sirex,. lesquels, en s'échappant, laissent de grands troui dans les planShers , les chambranles des croisées et les poi^ tcs, an grand déplaisir des propriétaires. Il me semble improbable du reste que des arbres puissent en mourir. Lorsque des^ troncs,. soit d'épicéas , soit de pins ou de sapins blancs , fiabités^ par des sirex , donnent à se perdre , il est à présumer que ce n'est pas eux qui sont la cause du dommage, mais que cehii-cr provient ou d'étouÔiement , ou d'attaques de bestriciies , ou, de ruptures causées par les vents,, ou d'aulres accidents fâeheux. S donc l'on peut protéger la forêt contre ces derniers maux , Ton n'aura rien à redouter de la part des sirex. Toutefois ^ comme il est bien certain; qpe les habitudes de toutes les espèces ne sont pas connues , tfi ces insectes sont en grande foule, et si l'on a quelque crainte pour les bois de service , ce qu'il y a de mieux à faire est, sans contredit, dé les enlever de la forât le plus promp- (ement possB^îe.

TBtt. La pbtite Tënthrède du pin {Tenikredo Pmi}.

ta (emeae , (voyez pi. VI, fig. 3 F, où on l'a représentée'

uigitizeoDyv^wwN;

58 INS. DE9TR. DE B018 «Èfl. DE HAUTE FUT.

volant) est très épaisse et ramassée. Ses anteonns sont courtes et faiblement dentelées. Sa tête est presque entièrement noire» La partie supérieure du corps apparaît mouchetée et rayée tantôt d*un jaune brunâtre , tantôt d'un noir brun. Le mole, (voyez fig.^ d F à Tétat de rq)os] est plus petit ; il a de belles antennes bipectinées , et est presque tout noir , i Texcftption de ses pattes qui sont d'un jaune rougeâtre. Les larves on fausses chenilles , ( voy^z fig. 5 L) ont 22 pattes, elles sont d'un vert-jaune sale , et ont la tête d'un nrun-rouge. Les pattes, attachées à la poitrine, sont cerclées d'anneaux noirs, et au-dessus de clj^^que paire de pattes abdominales est une marque noire en forme de ; ( point virgule ). La nymphe est très ramassée, et laisse déjà voir toutes les parties de la tenthrède future. Le cocotif (voyeziig. 3 G) est très ferme , coriace , en forme de petit baril , tantôt d'un brun «aie (pendant l'hiver sur la terre ] , tantôt gris oa blanchâtre

1pen<mnt l'été sur l'arbre). Lorsque l'insecte a pris son vol, e cocon, coupé dans toute sa largeur, laisse voir un petit couvercle arrondi , (^ voyez fig. 3 G). Si au contraire le cocon a iservi d'asile à un ichneumon , il n'a qu'un petit trou , irrégulièrement percé vers l'une des extrémités , ( voyez fig. 3 G*). Les crottes f (voyez fig. 3 K), sont petites, d'un vert sale , et consistent en petits tronçons de forme rhomboîdaie et collés ensemble. — Les tenthrèdës se distinguent de la plupart des autres insectes, par une génération double. Nous trouvons les femelles pondant en avril et en mai , puis de noiiveau vers la fin de juillet , puis encore en septembre ou en octobre, sous la mousse. Les fausses chenilles hivernent sous la mousse, et passent à l'état de nymphe, dans l'intérieur du cocon , seulement en mars ou en avril. Un £ût bien singulier se présente quelquefois ^ c'est qu'une famUle tout entière ou même des membres isolés seulement mettent un temps beaucoup pltu long que les autres à leur métamorphose , souvent même jusqu'à deux ou trois ans. U s'ensuit qu'un couvain qui semble être terminé , peut , une ou deux années plus tard, apparaître de nouveau , sans que dans l'intervalle l'on ait vu la moindre tenthrède. On doit donc s'expliquer de cette manière les cas où , sans avob: remarqué aucun de ces insectes au commencement de l'été , l'on w-

h miTE TEMTHRÀDB DU PIN. S|8

tœgue tout-à-coup en automne <^ek|M^ nids inattendus. 11 est de règle, en général , que même ; lorsqu'il y a surabon* dance de ces ennemis , les chenilles font en proportion plus de dommage en automne , car le plus grand nombre des hivernants ne se mcmtre guère qu'en juillet à Tétat parfait. Il est encore ordinaire que les niâles seuls voltigent , tandis cpie les femelles sont posées ou courent sur les rameaux et les feuilles aciculaires , afin d'ouvrir , par le côté , Tune des aiguilles à Taide de leur tarière en forme de scie , et d'y déposer leurs œufs. Ces aiguilles se recollent ensuite d'ellesmêmes*. La pkce où elles ont pondu est difficile à découn vrir ; car elle $e trouve presque toujours au sommet de$ ari)res, et puis d'ailleurs elle n'est reconnaissable qu'au vart , plus pâle que de coutume , des feuilles aciculaires noq attaquées.

La t^ithrède ordinaire ne vit ^e sur le pin et doit être mise , pour la plupart du temps , par rapport à cet arbre , au non^re des insectes les plus communs et les plus nuisibles. Elle a incontestablement une grande prédiiec-» tion pour les bois de mal-venue et pour les boqueteaux. On ne la troui^e en effet d'abord que sur de petites plantes étouffées , ou dans ce qu'on appelle l^s boia rabougris , et sur de jeunes élèves des cnamps , s'élevant libre^ ment sur une terre stérile , ou bien encore sur les lisières^ les chemins et les allées. Cet insecte dispar.adt rapidement

2uand il n'arrive pas qu'il gagne , en ceirtaines circonstances .ivorables pour lui , les autres tiges avoisinantes. Toutefois ^ i|iéme alors il se tient préalablement sur les arbres bordant la forêt et exposés au soleil, et ne pénètre que plus tard dans l'intérieur des futaies. Là pouirtant il préfère encore 1

5 les lieux

où la ponsse est mauvaise , et enfin dans les coupes d'ensemencement il attaque surtout les arbres à semences , isolés de trop bonne heure.

ïl est un fait re<»)nnà , lequel atténue beaucoup le domr-

* Latentbrède dépose en eflel, «Ui | luiupiir' sumnieusc , laqueUe s'cchap * ' ' " ' "■ ' "ceul , de 9« tai "

traducteur]

(lesborcis de ruuverlura qu'elk p»«- | pe, «prcs Iceul , de sa tarière tu^ne k' PaigAilU, uae t^cje àts \ [Note du

90 llfS. SesTft. M BOISHÉS. mWAOTK FUT,

itiftge ^e causent les Inose» cfaemNes lorsqu'elles sont en nombre exee^sif; c'est llialntude (;pi'ont ces animam de ne guère attaquer cpie les feuilles aciculaires de Tannée précé-' dente, et mémo d'en laissel* intactes les cètes pvineipaletf pendant les premières semaines de leur existence. Ge n'est que quand les chenilles sont forcées par le besoin , qu'ollef attaquent aussi la pousse de mai , et ce n'est eneore que lorsqu'elles ont atteint la moitié de learx^roissmce, que les aiguilles sont entièrement dévorées par elles. Le plus souvent cependant , la gaine reste intacte. Ces particulantés; propres à cette race dévorante, font qu'un œil exercé reconnaît promptemeot l'existence des chenilles. Celles-ci, du reste , étant vertes comme le feuillage des conifères , sont fort peu visibles , bien que jusques vers la moitié de leur développement, elles rongent toujours en paquets serrés. Lorsqu'on touche la branche sur laquelle elles nangent, elles se trahissent par un mouvement rapide du haut du corps en arrière f voye« %. 5 L). Les crottes cpit se trouveni au pied de 1 arbre oaI une fomie tm distincte, (vo;es%^ 5 K).

Il résulte des raisons ci-dessus indiquées , puh? encore de ce que les fiuisses chenilles , étant rases ou nues , sont très facilement détruites par le mauvais temps , i! résulte , disje , que nous les voyons rarement s'élever à un nombre menaçant. Dans ce dernier cas toutefois, les moyens de destruction qui suivent , sont ceux qui ont été reconnus pour le« plus actifs.

i° ÉcheniUer lês arifres. Cela s'exécute pour h mieux au temps où les chenilW sont réunies en ffroimes , c'est-À-dite en mai ou en juin , puis, pour la seconds fois , en août on em septembre. Sur les bois Drandonaé/B ou sur les bois nd>ougris , où Ton peut les atteindre avec la «uôn , l'on casBere les branches cnargées de chenilles , puis on les secouera ensuite dans des corbeilles. Dans les pcrchis , il faudra faire heurter les tiges avec le revers d'une hache, comme nous le dirons plus tard pour le Bombyx du pin, (voyez page 70) ^ et rassembler ensuite celles qui en seront tombées..

2<» Mamasser en hiver les awoiu mtê la mou$$e. Dans c*-

tA ÏKTITE TENTHBÈDË DU Pt!f . Of

Imt , on enlèrehi cette mousse ou les feuilles mortes qui se ft^uveraient au pied des arbres ..Les cocons gissent pour la (ikipart du temps sur le soFuu , on bie« ils sont réunis en un certain nombre , et collés ensemble avec un peu de terre. Avec cette méthode , Ton a Tavantage de pouvoir à la fois recueillir d^autres insectes nuisibles. Les plus dangereux,, en effftt, tels que la fileuse à Tétat de larve, puis la noctuelle et Tarpenteuse à l'état de nympbe, (voyea ces insecte^, passent auasrrbiviT sur le sol, et se trouvent répandus pêlemêle avec les cocons des fausses chenillëi.

3° Si les fausses chenilles ont dévoré un canton an point

âne rabattage en devienne nécessaire , il faudra faire alors éfricher de suite , puis labourer profoâMlénienet le tettain dès le commencement de Tannée, c^est-sNlire aussitôt que k gelée le permet.

i^ Lorsqu'il &it an temps înM , pluvieux et ongeux , les chenilles tombent en fouie de» «dures , et demeurent asse» seuvent eiisuitê pendant, kmg-^emps en: OMisses eompacles> eu i^ied des arbres*. L'on devn dans ce cas se hâter de ks dé^ truire^

5* Dès qu'on remarque que îes fausses "chenflles descendent pour tiler leurs coques , il feiut que l'on conduise sftns retard des cochons dans ces lieux , afin que ceux-ci trouvent* les cheniHes avant qu'elles n'aient filé , car ces animaux ue mangent pas les cocons.

I^armi les ennemis naturels de cette tentbrède , les plus importants sent ceux mii , en général , portent leurs ravages dans tous les nids de chenilles» Nous citerons donc les oiseaux de proie, puis ïe coucou, le geai , le loriot, l'étourneau , les corneilles , le tette-chevrc , le martinet , les hirondelles, enfin la plupart des obeaux chantants, et beaucoup d'oiseaux gramvores, lorsqu'ils ont des petits. Les souris et les écureuils mangent aussi en hiver beaucoup de larves, qu'ils tirent très adroitement de leurs cocons. Parmi les insectes, les carabes et les brachclytres se rendent fort utiles, ainsi qu'une foule d'ichneumons et de diptères , lesquels , bien que de genres nombreux et variés , sont rendus reconnais'sables par le» espèces représentées sur la plancbe I.

6S nm. PKSTR. db bois aes. de hacti fot.

Qu'on les épargne donc tous , partout où on le peut , bien qu'on doive les poursuivre hors du temps où les chenilles causent leurs dégâts. (Les souris et les écureuils nous serviront d'exemple ) .

IX. Les geandës TentÙrèdes nu pm* (lis TeBthrède des inrairies , la Tenthrède des champs et la Tenthrède érythrocéphale ) [Tenmredo pratensis , campestris et ej^ Ûirocqifhalal.

Ces tenthrèdes , (voyez pi. VI , tig. î , 2 ) , plus grosses que la préeédente , se font r^narquer encore par leur abdomen krffement aplati , puis par leurs antennes longues et effilées. Le mâle et la Semelle se ressemblent beaucoup. La larve ( voyez fig. 2 L ) se distingue de toutes les autres , en ce qu^^e a senleinent 6 pattes, attachées aux trois premiers anneaux du corps , et en outre deux petites pointes , ressemblantes à des pattes , lesquelles , dirigées en dehors , tiennent au dernier anneau. La nf^p^, qui a déjà toute l'apparence de l'insecte à l'état pariait, se tient dans Ta terre, sans cocon. Les cro(t«s pendent arrêtées dans des toiles filées par les chenilles. La tenthrède des champs (T. campestris) (voyez fig. 2 ) est presque noire , avec une raie transversale fort large et d\in jaune rougeàtre sur la partie postérieure de Tabdomen. La tenthrède des prairies (T. jprafeiwi»), (voyez fig. i) est bariolée. A la partie supérieure règne principalement k couleur noire , mais celle-ci est interrompue , sur la tête et le corselet, par une quantité de petites tacnes d'un blanc jaunâtre, et rabdomeu, également de couleur foncée, est parsemé de petits points rougeâtres. La tenthrède érythrocéphale (T.

* Ces trois tenthrèdes étant peu | leur avons donne un .nom difl'éreotcs les un*» des a ulreii, nous | [^ote du tradutleiir.j

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