‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 65 sur 114 · X. La Fileuse ©b Bombyx m wn {Bomb · texte numérisé non relu

X. La Fileuse ©b Bombyx m wn {Bomb

Pini).

%B papiUon l voy. pl« HT. fig. T ), le plus grand* de ceux qui sont nuisibles , varie beaucoup dans ses couleurs ; quelquefois il apparaît plus clair , c'est-à-dire rougeàtre et jaunâtre ; mais , en général y il est plutôt foncé , savoir bruni-* tre et gris. Il est néanmoins toujours très-recoimaissable à sa large bande transversale , constamment d*une autre nur ance , et encore à la tache blanche comme la neige qui se dessine en demi-lune sur ses ailes^upérieures. Les mâles ( voy. pi. m. fig. F. à droite ) se distmguent par leur plui^ petite taille , par leur abdomen moins gros et leurs antenne» fiipectinées. Pendant Taccouplement ( voy. pi. III. la fig. sur Técorce ) ces insectes se tiennent , les ailes pendantes et entrelacées ) anus contre , anus , et dors ils ressemblent beaucoup à Fécorce. Les e/MitiJfes»' pourvues de i6 pieds «^ peuvent seulement être méconnues pendant les pfeonèreB semaines après Téclosion , à cause de leur apparence reiH geàtre ( voy. fig. L* , sur Técorce )* Pkis tara elles acqniè* rent ce signe , qui ne trompe jamais , c'est^-dire deux iacisions sur le cou, d'un meu d'acier et veines, lesifiielitt sont d'autant plus larges et plus visibles que la chenille, au moyen d'une pression faite avec la main, courbe la tête en bas ( voy. fig. L , sur la branche dépouillée ). Les cou-

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kuK 4es cheniilies ( wws avow sur la planche représeoté ie plus de Duanccs possibles } varient autant que cuez les papillons. Toutelbis -elles sont plus généralement d^un bru» foncé ( voy. la figure reprégenltée sur la branche chargée àe iéuilles ) auc grises ou ^e rongeâtres. Un grand nombre de chenilles malades so^t , en automne, prescpie entier renient couvertes des petits barils, blancs comme du lait, des ichneum^is ( voy. fig. S'" et fig. S avec les petits insectes «^envolant )\ D'autres chenilles se filent un cocon , au dedans duquel ensuite elles donnent naissance à des larves d'ichneumonsplus grands ( voy. fig. S^ ), (mi, à leur tour» «'enveloppent sans retard de leurs coques. D'autres enfin se changent en nymphes ^ et Ton ne trouve des ichneumons que dans les chrysalides { voy. fig. S" , puis page 3 et suiv. •) La chrysalide dt lafileuse (voy. fig. P) est d'unlwun foncé, •t>est renfermée dans un cotxm ferme, ressemblant i de la ouate , en forme de prune , d'un blanc sale ou bien d'un gris brunâtre ( voy. fig. C , sur la branche ). Les (Bufs^ après la ponte, sont verts (voy. fig. Ej, plus tard gris. Ceux: ouverts par les petites chenilles qui en sortent , sont brillants, comme de la nacre déferle. Cenx qui ne laissent pas échapper de chenillettes, ont un petit trou qui livre passage à de petits ichneumons. Les crottes ( voy. fig. Kj sont très-grosses , fort épaisses et d'un vert foncé. Quand elles sont anciennes, la couleur en est plus claire. — L'insecte parfait éclot vers le milieu de juillet, quelquefois plus tôt , quelquefois pins tard , suivant le tempB et la fréquence de rinsecte. Les femelles, paresseuses par nature, voltigent rarement pendant le jour, et, même le soir , leur vol est lent et lourd. Elles déposent depuis i 00 jusqu'à 25(>œufe sur Fccorce des troncs, ordinairement à 1 mètre 30 cent ( quatre pieds )' au-dessus du sol , on bien sur les aiguilles , ou encore autour de petits rameaux , toutefois janiais toutes ensemble à la même place. Les chenillettes apparaissent après deux ou quatre semaines^ , selon que' le temps est plus ou moins favorable, et se rendent incontmcnt sur les aigtulles pour les ronger. Parve- «ues en général, en. octobre on vers le commencement dé novembre , à la moitié de leur croissance , elles se cher-

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chent , pour Thiver , un logement sous la inousse ^ au pied des arbres. Lorsque le printemps approche , c'est-4i-<lire soit ▼ers la fin d'avril , soit même dans les derniers jours de mars , principalement quand la température est arriTée à huit degrés de Réaumui* dans les bois protégés et compactes , elles grimjpent de nouveau sur les arbres. D*abord elles «^arrêtent assez long-temps sur le tronc ; quand il gèle » elles demeurent sous les écailles de Fécorce , et puis , lorsque le mois d^avril tire à sa fin, elles mangent toutes. Les cnenilles ont, en juin , atteint le terme de leur croissance. Elles filent ensuite et s'enferment dans leurs tissus, soit à la cour ronne de Tarbré , en s'attachant aux aiffuilles et aux rar meaux , soit contre le tronc ou même sur les ramilles épanducs à terre. C'est seulement quand l'insecte se propage en abondance <pie le développement détient irrégulier. L'on trouve alors, dans leur retràite d'hiver , à côté les unes des autres , des chenilles développées entièrement , d'autres à demi développées , puis aussi de toutes jeunes ( voy, la fiff. L^, représentant une petite chenille et une plus grosse, de différente couleur, arrondies sur e)les-mêmes), et enfin, en tout lemps, presque tous les états réunis ensemble.

Cette filcuse ou bombyx ne vit que sur le pin, et de préférence sur le bois àsé de 60 à 80 ans. u est l'insecte le plus nuisible à cette espèce d'arbres^ comme maint exemple de forêts dévastées, soit anciennement, soit récemment, nous en fournit la preuve. D'abord il est de fait qu'il y a toujours tant de chenilles que leur propagation est constamment possible, puis cet insecte est, moins que tout autre » sensible au mauvais temps , et enfin il a moins d'ennemis qui le poursuivent lorsqu'il est à l'état de larve. On ne connaît guère» Ï)our tels avec certitude, que le geai , le loriot , le coucou , e tette-chèvre , la pie , les fiBÛsans ( voy. pag. 13 ) le hérisson ( voy. pag. 11 J et les grenouilles. Il est toutefois probable que les corneilles , les chouettes , les étourneaux et les mésanges les mangent également. Le cochon ne dévore pas CCS chenilles. Les papillons .sont volontiers mangés par tous les insectivores qui viennent dans les forêts ( voy« le deuxième chapitre ). Parmi les insectirodes , le carabe sycophante ainsi que sa larve sont surtout d'une grande importance

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( Voy. pi. I. %. 4|. Quant aux parasites en fènênl^ ^^J?^ Ut note de la page ^ et 5 et TexplicatioB de la planche UI. C'est surtout dans les grandes forêts de pins, où des cantons4i*arbres rabougris , et même de jem[ies districts , s^éle- ^ant sur un mauvais terrain , favorisent sa réussite , qu'il faut sans cesse s'attendre à son apparition , surtout si des étés d'une chaleur soutenue sont alternés par des hirers rigoureux. Dans ces sortes de foré ts, il faut, chaque année, (aire régulièrement plusieurs révisions. Au printemps , c'est-àdire en mai et en juin , il e^ utile, pendant qu on procède à d'autres travaux dans les bois , d'observer avec attention les chemins battus, au-dessus desquels s'étendent des branches de pins ou bien où se trouvent des feuilles sèches de bois feuillus. Dans ce dernier cas, il faudra se mettre à genoux pour y mieux voir. La présence de chenilles sur les arbres sera trahie ici par les crottes que nous avons représentées sur la planche III, %. K. Si Ton ne trouve cellesci dans nul endroit de la forêt , c'est qu'il n^y a point de chenilles en grande quantité , et l'on n'a plus besoin de procéder à une autre enquête avant Thiver. A cette époque toutefois une révision principale doit avoir lieu , car il se pourrait faire que des cnenilles uniques , dispersées en été , sfe fussent changées en papillons , ou bien qu il en fût venu d*une autre contrée , comme cela s'est cféjà vu* , et «pie ceux-ci ou ceux-là eussent engendré un couvain trds-nombreux. 'Lorsque kl première gelée ou la première neige se montre , toutes les chenilles descendent des arbres et s établissent , pour y passer l'hiver , immédiatement au pied des troncs, SI la mousse ou les feuilles mortes sont également répandues partout. C'est uniquement dans des cas exœp-

* lIseraitasMi ]M>fl«ibl« que IV)^ crat « un envahissement de papilloiiii érrangers , tamlis qu*en effet lei forestiera n'auraient pas remarque dana les forêts, soit par né|;lij(ence, soit par ignorance, le développement successif de rinsecte. Une olMerva»

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chejaillea eussent pu se déveiopper, si d'anciennes crottes ne se trouvera ienltpa* , soit sur des places dcgar^ nies, soit dans une mousse médiocrement épaisse, et surtout si des cocons, abandonnés par les papillons, ne s'offriraient pas à la vue >ur les troncs rvoy. pi. III, la fig. sur la btranciie\

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