‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 66 sur 114 · INS. DESTR. DI INUS MES, DE HAUTE FUT · texte numérisé non relu

INS. DESTR. DI INUS MES, DE HAUTE FUT

ttonnels , fort rares du reste , qiie Ton voit , au r^^ur de quelifiies rayons d'un soleil encore chaud, les <^emllet grimper de nouveau sur les arbres et ensuite retomber par terre dès qu'une neige nouTelle vient à paraître. C'est encore une autre exception à la règle lorsque celles-ci s'enterrent dans un terrain sablonneux , ^ù l'on aurait ratissé les feuilles mortes , et qu'elles gissent ainsi éloignées de quelques pas du pied des arbres. Il est encore plus rare de les trouver pendant l'hiver entre les gerçures de l'écorce. L'on devra donc , comme nous l'avons dit , procéder à une recherche minutieuse , dès l'arrivée des premiers froids. Il faut alors employer toute l'attention imaginable , afiit que les petites chenilles engourdies , lesquelles sont roulées sur elles-mêmes , et presque toujours grises comme la terre , i\'échappent point aux regards ( voy. fig. L**). D'abord on enlèvera la mousse afin d'observer le sol , ainsi mis à nu. Ce n'est qu'ensuite qu'on doit sillonner ces places découvertes avec un petit copeau ; grâce à ce moyen, mainte chenille trahit sa pirésence , soit par sa mollesse , soit par un mouvement rapide. Si du reste Ton ne trouve aucune larve et si l'on suppose que celles-ci puissent être encore sur les arbres, alors il sera bon , en les heurtant avec le revers d'uae hache , de secouer quelques branches sous lesquelles on aura étendu des toiles. Si nulle ne tombe alors , c'est qu'il n'y en a point. En revanche , il faut songer à mettre en œuvre des moyens d'extermination , dans \e cas où des che- - nilles seraient trouvées sotÂS chaque arbre* Afm que ceci n'éprouve pas de retard , il est nécessaire de procéder de bonne heure à la révision d'hiver.

J'indiquerai d'abord systématiquement les phis impor*tants des moyens de destruction reconnus utiles , puis j'en parlerai sqNur^ment dans l'ordre où ils sont d'ordinaire era^ ployés dans la pratique. Les moyens d'extermmation les plu» importants sont ceux qui suivent :

i** ReeueiUir (et ehmillM dans leurs Uts â*hiver. L'on doit le plu» tôt possible commencer cette opération ,

LA. FILBCSB BO MK.

etr Feu se peut aurrâ d'vrBoce s'il ne^tenb^ra p» , sur la fin de rhiyer ou au commencement du printemps , beaa<coup de neijre , ce. qui rend les recherches impossibles. Les

ouvriers seront instruits , comme nous l'avons indiqué déjà pour la révision ( voy. pag. 67 ). La livraison des chenilles doit avoir lieu à forfait. Si Ton a remarqué, pendant la révision , que de très-petites chenillettes , souvent grosses seulement comme une ficelle ou un fétu de paille, se trouvent à côté, de chenilles de grosseur ordinaire , c'est-à-dire loagues de 50 à 80 millim. ( deux à trois po^ces ) ( et ceci arrive fréquemment, surtout lorsque la génération s'est opérée inaperçue et. a été très-féconde ), il faudra nécessairement, dans ce cas, allouer un salaire beaucoup plus éUvé aux travailleurs; car sans cela ils laisseraient de côté les premières et ne prendraient que les plus fortes, puisque celles-ci remplissent plus vite les boisseaux, fl s'ensuivrait naturellement alors que l'on n'atteindrait pas complètement son. but, en dépit qe grands déboursés. Les chenmettes eu effet, quel^ que petites qu'elles soient , supportent aussi facilement l'hiver que las grosses chenilles , et mêm£ elles maugient encore plus que ceues-cî , alors qu'elles sont , au printenq)s , r^^ montées sur les arbres.

Les forestiers , les vérdiers ,. les gardes et ceux des bù^ obérons qui méritent le plus de confiasse , doivent done surveiller les travailleurs, et voir s'ils n'oi^ pas laissé de cfaemiles derrière eux. Connue il arrive qu'en prenant souvent ^ ekenillesavec les doigts, des ffiauix fâcheux sedéèlftpeni ' chez quelques ouvriers , d est impartant que ceux-ci portent des gants ou des enveloppes ç»6la<Miq«es, pourvu <|iie eela ne les empêche point de recueillir les petites chemllettes , ksquelks sont mk reste moins velues que- les autres. Les gkneurs peuvent encore se servir soit de palettes de bois plates Ott un peu creuses y soil «ncore de vieilles cuillers €b ferblauc, pour remnlir kur tâeiie. En général ils acquièrent bientôt une t&llo dextératé qu'ils arrivent ainsi à ra*^ masser les chenilles avec ces instruments tout anssi vitâ qu'avec les mains. Si la révisian d'hiver a prouvé quo daa che&iyses s« trouvent eaeoffe à une certaine distaace dï» at^ures^, ce (pai, par bonbiMiri,. est chose peu eottHBuiie, il

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&)it procéder à dm recherches imnutieuses aux endroits in^ lestés.

€e n'est ^ue Skns le cas où les chenilles entreraient malades et piquées dans leur logement dliiver, que Ton doit éviter de les recueillir; car alors Tinseete n'arrive point au printemps prochain à son entier déveloj^pemcnt , et l'on se créerait ainsi des dépenses et des peines mutiles. 11 est donc nécessaire de se convaincre , déjà en antonrae ^ lorsque les chenilles gagnent leurs quartiers d'hiver , si «lies sont en général sames ou attaquées. Four cela il faut en réunir plusieurs centaines de différentes grosseurs , prises en divers endroits , puis les soumettre à un examen scrupuleux , tel que nous Tavons décrit à la page 6. La dissection des chenilles , qui toujours est le moyen le plusinfaillible et le nioins trompeur pour reconnaître la maladie, deviendra au forestier Le plus ordinaire et le moins habile chose si aisée , qu'il pourra bientôt , en quelques heures , inciser des eentaincs de chenilles et établir ainsi nne.propor^ tion exacte» Il est toutefois indispensable que les chenilles , ouvertes avec le bistouri , soient ptongées , ainsi que les parasites découverts en elles , dans un verre d^lkool , parce [ue les supérieurs demandent souvent à Iteurs mibaltemes le leur fournir la preuve que ces mêmes chenilles sontvéritaMement langiiissantes. En cela. ils n'ont pas tort, caries forestiers prétendent fréquemment que ces msectessont maladifs dans leurs nids d'hiver, rien que pour s'épargner la peine d'en faire la recherche et de les soumettre à l'examen.

2^ La eoUeete par secousse,

 cette fm, dans les perchis dont les tiges se laissent encore agiter, l'on frappera ces mêmes tiges avec le revers, d'une cognée , ou bien on heurtera du pied les fortes branches susceptibles d'être ébranlées. A ce choc imprévu , les chenilles , pleines d'effroi , làchenb soudain prise et tons* bent. Des toiles, des sacs ou des nattes devront être éUaa^ dues pour les recueillir. Le eonp donné avec la hache sera répété trois ou cinq fois à la même place, là swrtout^ se irom» le reste d'une branche cassée tout prés au tronc ,

fiA FILI178E VO >IN. 71

afin 4]iie phisiears blessures ne soient point feitM à l^arbre*. Une seule est facilement supportée par lui , et se guérit après

Quelques années , pourvu qu'il ne se trouve déjà très-malae , soit par suite des dégâts, considérables d un couvain , soit par suite d'une grande sécheresse ou de toute autre cause semblable. Il faut choisir un homme vigoureux pour opérer ces secousses, mais quant à étendre les toiles , des enfants puvent très-bien être chargés de ce soin. Si Ton fait >ecueillir à tantle boisseau , les ouvriers devront eux-mêmes se fournir de toiles. C'est effectivement une perte pour eux , si les chenilles tombent entre Therbe et la mousse et deviennent ainsi peu trouvables. Il n'est pas inutile de remarquer ici, qu'aux lieux oiî il y aurait des broussailles , il sent bon d'abord de les éloigner ou du moins de les abattre ,. parce que les chenilles , en tombant dessus , ne pourraient y être cherchées. Nous remarquerons encore ce qui suit à propos de l'instant du jour oiî les secousses doivent être données aux arbres. Les chenilles sont plus facilement abattues de trois à sept heures du matin en général , lorsque le temps est frais, mais non froid et pluvieux. L'on pourra^ aussi , vers le soir, agiter de nouveau les arbres.

L'époque où l'on met d'ordinaire ce moyen à exécution ,. est le mois de mai ou de iuin. Il ne peut plus être employé dès que la plupart des chenilles ont filé. Les chenilles ciqH turées seront jetées dans des trous profonds, où elles seront enfouies après avoir été d'abord écrasées.

^^ La recherche de» nymphes.

Cela consiste tout simplement à saisir les chrysalides que l'on peut atteindre , puis à les enterrer comme les chenilles ,, ou bien à les brûler.

4® La recherche des papiUcns,

Le» papillons , qui en juillet sont en général posés à un mètre 3Ô cent. ( quatre pieds ) environ de terre , seront détachés des troncs , et on leur écrasera un peu la tête ou la poitrine , afin, qu'ils ne puissent s'envoler de la corbeille -dans la<pielle on le& mettra. D'ordinaire les papîU

72 INS. DESTR. DE 86» BÉ». Dl SAUTE FUT.

ioBt sê< troRTMit , sur le» %e6, iomméB tms Vim à$» pointé cardinaux > c'est-à-dire sur un des eè4^» de Uarbre , où ils sont iFabri soit du yent qui règue, soit de la pluie. L'on fera bien dès lors, surtout si 1!oa a de grandes sur&ces à oettoyar , de £ûre marcher les ouvriers en longues liguies ol seulement du côté ganmtL U £aut, du reste , se hâter beaucoup, car le temps où Tinsecte reste à Fctat de papillon, est le plus court de tous.

5^ L'ouverture de eemtmx contre les chendUet,

On distingue ceux-ci a ) en canaux d'entourage , d'isolement ou de protectioïi , et 6 ) en canaux d'appât ou canaux transversaux. Les premiers ont pour but de séparer les lieux sains encore des endroits infestes , tandis que les seconds sont destinés à capturer les chenilles errantes de toute la forêt et à les rendre ainsi inoffeiisîves. Ces derniers doivent donc être creusés dans toutes les directions , de manière à ce que seulement un hectare ou un hectare et demi au plus, reste en unl)Ioc non coupé par eux. Il faut autant que possible , pour ouvrir ces canaux , profiter des sentiers et des allées aé\k tracées. Là où il ne s'en trouve point , il &ut , surtout pour les canaux d^rsolement , abattre des arbres , aiin que les chenilles ne puissent se glisser le long des branches qui se touchent. Sur lès bords des champs ou de» prairies, les canaux sont superflus, car les chenilles n'y vont point. En établissant de& cimaux transversaux , on n*a pas besoin de veiller avec autant .de sollicitude à la direction qu'on leur donne , et l'on peut simplijffer un travail pénible et coûteux, en les conduisant , en différentes lignes, la long de» arbres et des grosses pierres. Quand des chemins traversent la forêt en divers sens et que ceux-ci se croisont avec les canaux, il faut arrêter ces derniers; seulement on peut en prolonger les bouts le long des chemins , afin (^e ceux-ci ne soient pas facilement traversés par les chenilles. En général le canal n'a besoin d'être (jue d'une largeur et d'une profondeur de 30 cent, (un pjed) -, on ne les fera plus vastes que dans le cas où la foule des ckanillea^serait si considérable, qu'il pourrait être à craindre qu'elles ne vinsr sent à remplir eatièrement les canai^. Quand on avare des

LÀ FILBUBE BV PtR- TS

fowes(f isriemeni, Ton pe«t jeier la tenre èaaUé ^"hninà protéger. H est trèfrrimportcuit de prati^e^ des troas d-^ap* pât on de capture. Ur fiaat, en effet , de dieteace en dutanee , ( depuis 5 jusou'à 12 pas ) creuser ua trou de 160 à 210 milliin. (six àbuit pouces ) eu largeur et eu profoodettr, dans le fond du canal. Quand celui-ci est plein de dienilles, on en ouvre un autre à côté , et Ton remplit Tancien avec la terre sortie du nouveau. Les canaux se livrent à forfait et par toise ; mais avant cela , il faut , «<ms une surveillance spéciale « faire creuser quelques canaux modèles par des ou* vriers à la journée. Chez nous la toise ( 1 mètre 944 mill. ) coûte de ^ à 3 pfennings , i*arement un demi-gros*. Aussi long-temps que les canaux doivent rcâtttr ouverts , il ne faut mener aucun troupeau dans la forêt. De ménle , il est boa d'éviter , autant que possible , d'y aller en voiture.

6* Incendier les lieiue attaqués par Us cheniUes.

Ce moyen n'est à la vérité mis en i^vro cpiù daas des cas ffiitraordiuaires , cependant il est quekpiefbis indiflçeBsable. Cela atrivc , en effet, quand il est à craindre que le mal ne> se répande de tous côtés par le grand accroissement préau^ mabk des femelles ^ bien que les couvains soient encore en nombre assez restreint dans un canton. Il faut attendre ^

Êour Tcxécution, des jours secs et cbauds avec im vent frais, ^u côté d*où souffle le vent, Fon ûlevora un grand tas de Hmiilles , de branchages , d^ plantes » de n^auvaises herbes, sèches, etc. que Ton allumera ensuite. Les lignes , jusques auxquelles le feu doit aller , seront dessinées par de larges éclau'cies , ouvertes à coups de hache , aUn que les flammes ne les dépassent point. Si cette précaution ne suffisait pas, il faudrait tenir prêts des hommes , armés de cognées et d» bêches , afin d'aiTêter et d'étouffei' k flamme , dans le cas. où cela deviendrait nécessaire , soit en abattant le bois qui ne brûlerait point encore , soit en jetant de la terre ^ àgran-

* Le groA est la trentième |)anie t pTeDiiitifit daos ■■ groc, d'où il rà> d'un écu de Prutsc. T/écu cqwvant j suite que le pfenning est à peu prc» à 3 franc» 75 cent. Ainsi le gros iait I un centime. doM va ecntioies et demi. Il 7 * i%\ { S9U dn tradnctew.]'

74 1RS. DBsra. de bois bés. de haute fut.

despeilées, sur celui qui serait déjà allumé. L'on doit encore prévenir d'aTance Fautorité administrative , afin que celle-ci prenne les mesures de police voulues.

7° L'ouverture de rwmhreuses clairières dans les perchi* est sans contredit encore Tune des ress^ources les plus utiles pour s'opposer aux progrès envahissants de la fileuse. Quelques cas isolés où l'inefficacité en aurait été reconnue, ne prouvent rien contre la validité de ce précepte.' Il n'est aucun moyen qui réponde en toutes les circonstances à notre attente. Du reste il est facile de s'expliquer pourquoi , en beaucoup d'occasions, réctaircissement aes bois doit être propice. Par là sont éloignées les perches de mal-venue , puis celles qu'étouffent et dépassent d'autres arbres , lesquelles sont toujours préférées par les insectes , et ainsi l'on établira dans la forêt une atmomlière plus aérée et plus fraîche (lue n'aiment nj les chenfliés 4'a^ord, ni plus tard les papillons. En outre ce mode préservatif a encore l'avantage de nous feciliter l'emploi d'autres moyens , entre autres le secoueqient des arbre». Pour ce qui est de la nonne , les choses sont, à vrai dire, tout-à-fait différentes ( voyez la Bomte ).

Supposons maintenant que Vinseete commence à se montrer dévastateur. Bien qu'à l'approche de l'été l'on n'ait pas encore remarqué de chenilles , néanmoins , à l'entrée de rautomne , des papillons peuvent apparaître , en petit ou même en grand nombre , comme cela s'est vu déjà , lorsque ceux-ci ont été amenés d'autres forêts voisines par un vent prq)ice ( voy. la note de la pag. 67 ) . Quelquefois ils sont réunis dins un endroit si peu étendu , qu'on peut les faire rassembler presque en totanté et , d'un coup < étouffer ainsi le mal. Dans ce cas , les cercles enduits de goudron que nous décrirons plus tard ( voy. p. 76 et suiv. ) , devront être mis en usage et seront d'un effet plus radical que tous les autres préservatifs. Néanmoins si les papillons sont fort dispersés, ou bien si on ne les découvre que lorsque les œufs sont déjà pondus pour la plupart, alors on n'a besoin de rien entreprendn; avant Tliiver. A cette époque toutefois ,, dès qu'on s'est convaincu de la dtseenle des chenilles, il faut les faire chercher et recueillir activement , jusques

LA PILEUSE DU Fllf . 75

tkfts lé mois de mars , selon que le mal est plus ou moins répandu au loin , ou selon cpie Von est interrompu dans cette opération par la glace ou la neige ( voy. à la page 68 , ce qui est dit au sujet de la recherche des ctienifles ). Lorsque les chenilles remontent en avril sur les arbres , il n'y a plus rien à tenter , ^t Ton perdrait tn^ de temps à cher<^ cher ces am'maux dispersés sur les. tiges ou demeurant encore cachés sous la mousse. Aussitôt cependant que les chenilles Ont recommencé à manger sur les arbres , ce qui a Keu en général dans les premiers jours de mal , alors il faut tâcher d eu diminuer le nombre dansrles perchis en secouant les tiges (voy. nag. 70). Dans lès bois de haute futaie il n'Jf a rien à taire alors , et il faut attendre Tépoque du passage à Fétat de nymphe, ouWen celle où se montrent les papu^ Ions, afin d'opérer contre eux ( voy. paç. 71 ). Ce n^est guères que pendant le mois de mai ou ae juin , que les fossés protectrices sont de quelque utilité , et cela surtout aux endroits où les ehenilles , se trouvant fort pressées et nombreuses après avoir entièrement dégarni les arbres , essayent de passer dans des lieux encore sains et intacts. Alors les canaux d'isolement rendent parfois d'éminents services , en étouflant d'un coup tout une population. Cependant là où les el^enilles sont répandues également sur une vaste surlace , i! est fort difficile de savoir si les fosses d'appât pour» ront être ou (ion dç quelque utilité. Avant que les arbres attaqués ne soient tout-à-fait mis à nu , les che!nilles ne voyagent pas en masse ; si la migration advenait sans cela, le bois serait perdu même en dépit des canaux d'appât, fl arrive vers le milieu de Tété une époque où Ton peut souvent , en incendiant un seul endroit , détruire soudain une armée de chenilles ( voy. pag. 73 ), mais il est toujours préférable d'éviter, autant qu'on le peut , ce moyen dangereux et désespéré. Cela est très'-facile par exemple-, lorsque les chenilles «ont encore en nombre limité et qu'elles font leurs ravages dans les bois brandonncs dont les rameaux peuvent s'atteindre avec la main. Si Ton a assez de monde , il faut , aussitôt que le passage à l'état de nymphe s'effectue, £ùre enlever les cocons qui sont si aisés à von* de loin , on bien encore abattre les branches qui en sont cibvertes.

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