‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 72 sur 114 · XII. La Noctdelle piniperde {noctua · texte numérisé non relu

XII. La Noctdelle piniperde {noctua

' piniperda),

hepapiUonf (voyez pi. TY, %«-5 F) a des antennes fili' formes; il est d'un rou^e-bmn bleuâtre, tacheté debUncet strié. Les mâles se distinguent difHeilement des femelles. La Chenille aie pieds, (voTez figi 3 L|. Elle est verte, porte sur le dos des raies blanches longitudinales et de chaque côté une raie orange. La chrysalide, (voyez ûg. 3 F) f^t d'abord verte , ensuite d'un brun foncé avec fanus bifide. Les csufs sont verts et rangés le long des feuilles aciculaires. Les crottes, (voyez fîg. 3 K) sont longuet et minces, composées de trois parties bien distinctes. —La noctuelle se Sût )*emarquer par Fépoqae prématurée de son vol qui a lieu en avril ou même déjà vers la fin de mars. Elle voltige aussi pendant le jour et est fort agile. Les chenilles rongent déjà en mai les jeunes pousses de Tannée , dans lesqu^Ues elles pénètrent souvent tout entières. En juillet , elle» bâ^ atteint leur entier développement , et déjà alors , ou seulement en août , elles descendent des arbres pour aÙer se changer en chrysalides sous la mousse. Quand le terrain est très meuble et peu couvert , elles s'introduisent dans la terre , afin d'y hiverner.

Cette noctuelle se range parmi les chenilles les plus nuisibles aux pins , parce que , après la fileuse , cet insecte a déjà causé les plus grands dégâts dans les forêts de pins. Elle est surtout redoutable , en ce qu'elle se montre avant l'entier développement de la pousse de mai , qu'elle dévore. Au reste son accroissement destructeur est souvent arrêté par la nature, La chenille , est entièrement rase , très sensible et très délicate v elle périt fréquemment tout-à-coup dans les nuits glaciales qu'il fait encore en mai, ou bien par les pluies froides de juin ou de juillet De plus Js* animaux cites au premier et au deuxième chapitres , lui font encore beaucoup

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de tort, parce que la noctuelle et Tarpenteuse, nues et molles à Fétat de chenille ou de chrysalide, sont, par cette raison, un mets délicat pour les petits comme pour les gros oiseaux , ainsi que pour les autres animatix utues.

Si sa perte n'arrive pas ainsi , et si Ton remarque le déyeloppement non trouhlé d'un couvain dangereux , soit aux crottes répandues sur les chemins et sur les feuilles sèches , (voyez pi. IV, fig. 5 K) , soit même à réclaircissement des cimes , alors il faut , dans les perchis où cet insecte se tient de préférence , recourir au secouement des arbres , (voyez ce qui a été dit pour la fîlcuse, page 70). La chenille tombe avec la plus grande facilité , et peut donc de cette façon être anéantie en grande masse. Comme ce moyen ne peut pas

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confiné dans de petits districts, ou bien si, en cas d'immense propagation, les arbres se trouvaient fortement attaqués par lui , 'alors seulement on pourrait espérer obtenir quelque résultat en ouvrant des fosses protectrices, comme nou» Tavons dit pour la fileuse. (Voyez page 72 et suivantes.)

Lorsque la nœtueUe est à Tétat de chrysalide , il y a un excellent moyen à employer*, c'est d'introduire régulièrement des cochons dans les lieux infestés. Les porcs mangent ftussi volontiers les chenilles que les chrysalides. Us pourront donc être conduits dans la forêt dès le mois de juillet ou d'août , c'est-à-dire aussitôt que les chenilles descendent des arbres , et ils devront y rester , si faire se peut , pendant tout l'hiver , (voyez l'article hanneton ordinaire, page 20). Ce qu'un troupeau de cochons efTectue à lui seul , n'^est pas à remplacer par les mains des hommes. Si les chrysalides restaient , comme celles de la fileuse en hiver , tout contre le pied des troncs , il serait facile de les ramasser ; mais elles sont étendues sur toute la surface abritée par les arbres. Il y a pême des cas on elles ne demeurent point sous la mousse et où elles pénètrent assez profondément en terre.

tl(^ UrS. DlfftB. DB BOIS 1Ê8. D< HÀOTB PUT.

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