‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 79 sur 114 · IV. La Spongieuse ouBispar {Bombyx dispar · texte numérisé non relu

IV. La Spongieuse ouBispar {Bombyx dispar

Le papUlon ( v«y. pi. V. fig; 1 F) est l'un des plus grands de nos forêts. Il ressemble beaucoup à celui de la nonne, à part les nuances roses de cette dernière. Les mâles sont extrêmement petits, plus foncés que les femelles, et à antennes pectinécs. hBiChenàle (voy. fig. i L), pourvue de seize pattes, a une grosse tête, de longs poils avec cinq pair'es de verrues dorsales bleues, >et six paires de rouges. La chr^saliék ivoy. fig. I P) est d'im brun noirâtre; elle porte des touffes e lon^ poils rouges et demeure fixée entre quelques fils isolés. Les oni/f sont d'un brun rouge&tre et recouverts d'une

DESTRUCTEUR, 2« PARTIE. i^

uignizeci oy >^wv^^iw

ifS INS. DBS, DÉ BO» tHIUlLL. DB HAt}TE FUt. .

hmt épaisse, à'm giis branâtre^ tout-à-fi»t semblable à eelle que rinsecte-mère porte à Tanns. Ils se trouvent contre les trônes et les branches (voy. %. I E). — L'insecte ptr&it éclot en aoÀt , et dépose de préférence ses deux •o« quatre cents œufs, en un paquet oyale, sous rorigine 4es branches , pim aussi sur les cètés inférieurs des trayersines des haies. Les cbenillettes n*a|)paraissent en général ique dans lés mois d'avril on de mai suivants, et , après être restées réilnies en groupes pendant encore quelques jours ^ elles commencent à ronger. Lorsque le temps est mauvais ou quand elles pensent à muer» elles se rassemblent dans lés jenfourehurefiT des branches. Vers le comm^cement de juilàu, ettes filent séparément » et s'attachent aux feuilles > à Técorce, aux haies, etc.

Cette cheniUe , qiii n^est jamais rare et qui devient souvent nuisible aux vergers, peut devenu- désastreuse de temps à autre, parce qu'elle est tort gcosse, très-vorace, et qu'elle «Uaque presque toutes les espaces de bois* Tout deniièr&>ment elle a même fait des dégâts considérable» sur les pins* On la détruit en enlevant avec un grattoir, pendant Tautûnne et rhiver, ces couches d'œufs , semblables à une éponge , qu'il n'est pas difficile de reconnaître à ce signe caractérittique. Il faut principalement alors explorer les parties totÊf'^ nées vers la terre des branches les plus basses et même les haies et les poteaux voisins , où les femelles vont volontiers chercher, pour pondre , un abri en dessous des places jpré« dominantes. On l'extermine encore en écrasant les chenilles, lorsque celles-ci se rassemblent , dans le courant de mai , entre les aisselles des branches inférieures, ou, au revers .des rameaux , dans les fentes et les gerçures qui s'y trouivent. H suffit rarement de gratter et d^écraser les pacpiets ^pongtformes d'œufs, parce que ceux-ci sont d'ordinaire ;pUcés très-haut et qu'ils ressemblent si fort à l'écorce , que, .très-souvent, on ne les aperçoit point. Si donc on veut obtenir un résultat important, il est indispensable de procéder .^core avec soin à Pextemiination des chenilles pendant le mois de mai et même pendant la première moitié de juin. ^les se rétmissait en grandes masses à diverses époques , 4iurtout de bon matin, par un^tempsèumide «t froid, et inéme

LA UVIBB. f S^

Wrtquë ht tem^ifttui'e est chaude , ifÊKoà «lies MÉff sm' le point de muer. On. ks tretrrem alow aux e«droitB que sont STons indkpiés déjà , à utxt hMiteur de quatre à ciiiq piedi^ L'on pourra donc^ soit aireedes ckiffons , de la fihMOoo dé la moiiBBe, en écraser un grand nombre en peu de tenros^ ou bien il sera facile de les tuer de la façon îmdliqÉée plus bas pour la livrée (toj. le f^. Y). Dans hs cas oè ks ^e« miles a£Snent tettcmeot qu'elles dévastent tout à la ronde par leur af&euse voracité et' ipi' elles, gagnent dtf terrdn à cbaqae kistant , il £bit , dans* la direction ^^elles prenuelit, ouvrir lupidevent de gràndAS fosses , mûmes de trous d'ap^ p&t (voy. la fileuse , pe^. 72 et suiv. ), afin ««'elles y cmtnent et qu'on puisse le» y enterrer «ussiitôt» V^ reitsBNl de ^ekfHJes heures peut idors occasioner de grands rtftages.

Panni les places favorites recherchées par ces chenilles , nous éitèrons he peupliers, principalement ceux nommés d'RaKe. €'èsi pourquoi ces arbres sontîfort désagréables qoKmTi'ls se trouvent dans le voisinage de jardins ou d^autres ptantètïions. /

Page 1