‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 85 sur 114 · II. Le Chevreuil ("Cervt^ Capreolus · texte numérisé non relu

II. Le Chevreuil ("Cervt^ Capreolus

Si nous prenons en considération sa t&ille , de beaucoiq> inférieure è celle du cerf et du ()aim , nous nous convaincrons que le dommage qu^il fait aux arbriis ci-dessus nottmiés (auxquels nous devrons ajouter le hètrè rouge) est beaucoup plus grand en proportion que celui occ&sioné par les animaux que nous venons de citer. Les cbevreuîls nuisent siB^out aux plantations par Fliabttude «Qu'ils ont de friper aux tiges. U n^est poasibk de porter, remède àee dégât qu en diMinuâiit le nombre des cbeTretûlsv ou en eatoiuraat les aména^pements d'un en<^8 convenables

m. Le Casto» (Gastoî' Fiber},

C'est le plus grand des animaux rongeurs. Il atteint là taille d'un petit cbien dWrêt et ne trouve pas son pareil i par rapport à sa large queue cbauve en forme de truelle et à ses pattes de derrière , garnies de nageoires , qui expliquent les singulières traces laissées sur son passage. Si nous voulions ici donner iine description complète des habitudes de cet ingénieux architecte , les quelques feuillets de ce livre ne seraient point suffisants. Nous ne devons d^aiDeurs effleurer que les points les phifi caracténstiques des moeurs desouimaux , et puis le castor est devenu si rare cpi^il est plus qu'inutile de recnereh^ des la^m de le détruure. D'<Mfdinaire il n'a qu'uii , deux ou am p^ trois petits. Il les met bas, chez nous, dès le mois d'avril , et le rut doit avoir lieu en février ou en mars. L'on n'-est, du reste, pas encore

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d'accord là-dessus ) car , d'après quelques données qui nou» Tiennent d'Amérique ; le temps où il met bas se trouve en juin , et il serait donc , d'après cela , fort à souhaiter qu'on pût obtenir à ce sujet des détails certains et dignes de foi.

Le castor est soigneusement gardé dans le peu de forêts de la Prusse , oiî il se montre encore , afia que cet intéres^ sant quadrupède ne disparaisse point tolideaient du nombre des mtints. On lui abandonne volontiers des trembles et des saules, en ayant soind'en^ replanter d'autres à temps. Le castor est capable d'abattre, en une nuii » des tiges grosses comme la cuisse. C'est un singulier spectacle ^e celui qui s'offre à k vue lorsqu'on se promène dans 1^ bois avoisinants les lieux aquatiques oii il demeure; on y voit des troncs et des branches coupées avec les dents, étendues par terre les unes sur les au<ifes conmie de la paille. L'on croirait que des charpentiers ont ici travaillé et que des hommes^oût foulé ces chemins que les castors seuls ont frayés en transportant les branches et les troncs coupés par eux.

De temps à autre ils s'avisent de dépasser les districts qu'on leur a abandonnés ^^t^ors il est pîndent de s'opposer à leurs ravages. On lésa déjà surpris sous les ponts et les terrasses, occupés à couper des piliers. Nous possédons dans nos collections un trenc de chêne de 5^ milkna-.r( un pied ) de diamètre, lequel est si profondément rongé toot autour que c'est à peine si , entre k partie supérieure et la partie inférieure , il reste, encore un point de réunion. Au surplus, comme on voit d'innombrables marques de rongefU'es sur la surface de l'entaille , il est très probable que plusieurs casters y ont travaillé ensemble et à plusieurs reprises.

rV. Le Lièvre (Lepus timidus).

n attaque surtout les hêtres , les chênes , les acacias , les ormes , les trembles et les mélèzes ; en outre il ronge presque toutes les espèces de bois , même les arbres fruitiers , lorsque , en hiver , il est poussé par. la faim. Dans les forêts

DEsnucTBim, S® pabtib. ^^

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i40 LU KAHHIPiRE» IfUISlBLES.

die hêtres un petit nombre de lièvres i)eut déjà causer beui- «oup de dommage. Ce qu'il y a de mieux à faire est de les détruire tout-à-fait dans de sepablables lieux. L'aflïït et It leurre sont pour cela les mesures les plus recommandables. Sur de petites surfaces, on peut facilement, gracé à diverses ruses, écawter ces hôtes malencontreux. Si Ton entonre, par exempl», le lieu qu'on veut garantir, solide kUoBs garnis de plumes flottant au vent et attachées un peu haut , soit de lattes peintea en blanc ; le héros se returera sans nul doute. Il est encore facile de préserver une pépinière contre ses attaques , ai l'entourant des plantes que cet animal aime principalem^t à. couper. Telles sont les différentes e^èces de légumin«ises , telles que U cytise , le gmét d'Espagne, le baguenaudier, le genêt etracacia 4 tMB épines ou gléditschia. On se les prt^ure toutes à trèsvil prix et chacun peut les £ure facilement venir en en plan^ tant les graines.

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