LE PINS01T.01MI» VU PIUSÛN. DB ]H)ST. LE BBC-GBOISK
pin , ({ttl t6iol»«ii et rettentinu sur la terre , ont surtout à soufirir de leur -voracité , car on ne saurait les protéger cob* tre ces oiseaux. Dans le cas où leur nombre est gran4 e^ oà le mal' est considérable^ Ton peut s\ opposer en cbokistant des. graines pures et en mettant celles-ci à. couvert sous la teire, bien plus qu'en- plaçant des gardiens près ^ amé«% oagements y en e£uiroucnant les oiseaux ou en tirant sur eux.
HI. LdB IhNSON ORDINAIRE ET Lfi PiNSON DE
MONTAGNE (Ffingilia cœlebs et rniontifrin^illa).,
Les. pinsons , qui courent chez nous et ne disparaissent- <pie pendant quelques mois d'biver, nuisent surtout par-, ce qu^ib mangent lès graines qui germent , des pins , et aussi celles tombées des hêtres , qui sont destinées à Ten- 8emencement.,Tbat#)i6 , sou^ ce dernier point de vue , o'^t plutôt le pinson de montagne qui les vachercbe. C'est pomv quoi -on lui a donné le nom de pinson d'arbre ou pinson de hêtre. Cet oiseau est rare ici en été ^, il ne couye point chei nouss mais- il arrive souvent en grandes bandes au printemps et en automne , et se montre aussi en hiver. L'on . est souvent forcé de s'en débarrasser à coups de fusil. Quand l'espace , qu'on veut protéger , est médiocrement
nd , on peut les tenir éloignés au moyen de fils garnis . ^Jumes Manchea,.de ba^dfs de papier au de cmfibnf blancs. Lee pinsons de montagne sont beaucoup plus hardis et moins sauvages que les pinsons ordinaires, et souvent on les. voit par centaines se poser sur un seul arbre. Dans les nuits de clair de lune , ils se découpent assez clairement sur le ciel pour qu'on les puisse ajuster et en abattre ^ d'un seul coup^une qnantité incroyable,
ly. Le Bec-croisé du pin et du sapin rouge * (L^aÀckcurvirostra et Pit^opsiUacus).
Ces deux oiseaun détériorent Hnssi les fmità des strobilifëres. Le grand , qui en outre a la tête pin» vohunineusev
iSê LBS HAlttlFÀllS tOtaiÉLÉê,
fit de prëfiiiêiice sur le pin» taodfe me te petit, dont )e bee est en général plus croisé, recherclie, datasli^ Fénieée. Duns une innée fertile en graines , ils arrivent ra cohortes immenses. Ils introduisent adroitement leur bec , êSspofé pour cek, entre les écailles dés cônes, écartent celles-ci et en tirent ki graine. On les voit souvent grimper légèrement snr las pommes de pin , ou les couper tout-à-fait ponr les égrener ensuite à leur aise » posés sur une branche. J*ai vu, dans l^utomne avancée d^une amiée pen4ertile en semences , un seul bec-croisé détruire en une heure plus d'un boisseau de cônes ! On ne saurait s'<^oser à leurs ravages. qu'^ tirant sur eui. ,. ou en tendant des gluaux et des pièges.
ITEUIliHE PmiL
L Le Cerf et le Daim (Cervus Etaphm et Dama).
Ces deux animaux causent des déffâts en écras^ ^ ron«> géant et dépouillant de leur écorce Tes ieunes plantes. Ds rongent pnncipalement le chêne, l'érable, le 6êne, For-
me^ le cliarme, le pin, le tremble et le tilleul, mime le mélèse et tous les bois étrangers. Par suite de Tenlèvemoit de Técorce, des perche» pras âgéta de sa]nns ronges et Ae pins, voire même des gauhs de hêtre en quelques contrées, sont si horriblement détériorés qu'un grwM nondwe du tiges ^meurent ou pourrimiit.
UtCBiFBf Udaiv. 1317
LW pr^ègB avec le^pliu de, «juccès les réwves , et F^s empêche bien que lesjettnes plantes ne soient foulées ou écries » ce qui n*a jamais lieu crac dans le coun des pre^ mières années , en plaçant de^ gardiens pom; effirayer et ^oi-* gner les grosses bétes. L'on peut de cette iaçon les empêcher de faire du dommage quand il s'agit seulement de jeunes plantations ou déjeunes pousses. Toutefois quand les bêtes fauves abondent , le plus sûr et souvent le seid moyen «st teiyeurs d'enclore les lî^serves.
Pour ce oui est dn dépouillement de Vécorce , o* ne sau- "mi FempêcQer qu'en lésinant. Souvent il ariive que les hètes des bois décoriiqueiit les tiges dans une partie de la forêt et non âfios une autre , bien que voisine de la première. Alors 3 faut faire grande attention à ce que quelques coupables ne passent de l'endroit maltraité dans le second , car tous les autres apprennent bientôt à «n faire autant.
Si l'on lue ouelqae grosse bête , qui demeoremit an même heu où le dommage se fait remarquer, ^*oii si( soin alors de Téventrer «t d'en jeter çà et M les intasiiM , on bien qu'on les siiq>ende aux aiinritseaux écwoés , ponr qu'ils remplissent l'air dt leur fomet ; Ton pourra ainsi pré- Ytenir beaucoup le mal. L'on choisit pour cela des sois gaulis écorcés d'environ 1 mètre à 1 mètre 30 millim. ^3 à 4 pieds ) de haut et de 25 millim. à 55 mîOjnu ( 1 à z ponces) d'épaiàseur, afin que les bêtes en soienï effiurouchées. A l'extrémité de la tige , l'on fait une entaille longue 4e 260 i 2^ millim. ( six i huit pouces ) ^ dans laquelle on place la curée , puis on cloue au-dessus un morceau d'écorce en fbnne de toit , de façon que la pluie ne puisse couler le lonff de la souche. Comme les cerfs frayent très-volontijers leurlxois aux jeunes arbres qn^on a plantés , l'on pourra fort bien les prémunir en les entourant d'épines.
Loffsmi'on nepent se rendre naître des déeordres^ causés par les nâtes fauves, il ne reste nés à £ûne que d'éviter de planter , snr les lieux où les hardées sont fînéquentes^ les «flpèees de boit ct-dMs«i.meationnées «t de n'élever , autant
rie toi le permet, que des hétvet rouges , des bouleaux , aulnes à teniUetbUndiàtres, et des épicéas, qui tous
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bouffirent moins ^e leurs «ttaques. L'on peut encore diminuer le mal en exposant de bons fourrages pendant TlnTer. n fkut placer lesdits fourrages aux lieux qui sont le plus exposés à être endommagés, car le manque de nourriture est souTent Tunique cause qui force les bêtes fatires à attaquer 4e8 plantation^.