‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 88 sur 114 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

TRAITEMENT 0U 30IS BËTÉRIOBÉ f Al Ut INSEGTEa.

Qatnchio c<mTftiii très-'nombreui: a foitde gr^ndb nifftg«i« U est néce#9aire <|e tVi«tt«r«r dCabord ti te &oif attaqué «pi •norfaHemml b{««îtf ou non. En effet si Ton a en tak npéfé le satiTer , celui qui demeure long-temps dans Técorce se perd sentent tout-à-fàit. Si au contraire on ordonne trop précipitamment rah&rttage , Ton pratique inutilement ^ granaes trouées d^ms les forêts. H faut donc obsenrer avec soin les signes suivants , signes mit apnonçeht devance la perte infanlible et prochaine de 1 arbre taré ou même son trépas accompli :

i° 1} y a , sous Técorce , une quantité d'insectes ; qm ne vivent que 4es fibres ligneuses , mortes ou jpourries. Xors* mie mêmiB Je rongeur piniperdç, autrement dit le jardinier de )|fofêt, attaque un arbre en esim, c'est toujours un in- •d^jc.e de maladie grave ou de lésion iportelle.

3^ Les feuilles aciculaires sont rongées jusque dans leur faine ; souvent pdême les pousses , qui né sont pas encore entièrement ligneuses , sont attaquées , comme cela arrive sujctoui dans le« dégâts causés par la fileuse. Les bourgeons n'apparaissiHQ^ , aux extrémités , m verts ni durs , mais bien fléins et mous, et ils ofirent intérieurement une couleur d'un veri brunâtre. L'on remarque encore que les cimes d/es tiges aduUes se fanent ainsi que les extrémités de leurs brapchea inférieures, et tsh est toi^ours un pronostic fort

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^heux , à moi&s qu^il ne proTienne d'une maladie locale, comme, par exemple, dé la présence, dWe tordeûse ou d'un rongeur piniperde ( voy. pag, 20 — 28 ).

Z° De petites taches brunes ou iileuâtres , en forme d'étoiles , se montrent sur Tai^bier et sous Técorce. C'est là le sigtie le plus certain . de la mort accomplie , et il peut «e comparer à la dissolution qui survient après le trépas des animaux.

4° L'écorce se laisse facilement enlever par grands morceaux y sans qu'elle soit , en dessous , fraîche et humectée de scv€.

Nous avons fait mention , en parlant de la nonne (voy. Ijag. 105 et suiv.) de certaines apparitions singulières. Toutefois, quand les cas suivants se présentent, 1 on ne saurait s'attendre à la perte infaillible des arbres , et alors il ftmt différer de les abattre :

1^ Lorsque la chute des feuilles aciculaires a lieu en automne , comme ,. par exemple , après un ravagç pause par l'arpenteuse du. pin , ou par la petite tenthrède du pin , soit encore au commencement de 1 attaque de la ûleusedu pin, attaque qui n'a jamais lieu qu'en automne , déjà les bourgeons terminants ont fort bien pu se développer avant cette époq^ue. Le cas contraire est, en général, beaucoup plus inquiétant. Ainsi , si le dégât commence avant Tété , comme cela arrive , par exemple , pour la noctuelle et la nônne , ou bien s'il est continué par des chenilles , ayant hiverné à l'état de larves , comme c'est le cas pour la nleuse , alon la i^ousse de mai ne saurait se développer et le verticillé languit de telle sorte , que Tannée suivante il y a peu d'espérance de voir sortir de nouveaux rejetons. D'ordinaire lei feuilles aciculaires sont si complètement dévorées , que pas même de nouveaux bourgeons ne se montrent dans leais gaines. Bien que les aiguilles ne soient pas en état de sauver la vie d'un arbre , elles prolongent du moins son existence , et c'est déjà un profit clair , si , au Heu de raser à la fois tout un canton , Ton peut couper et vendre peu à peu. D«is le <»s d'un désastre semblable pendant le printemps , il faut

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d'autant moins hésiter à abattre , que le bois âlùK est plèm de sève et se gâte très-facilement.

2^ n faut encore différer la coupe , lorsipie, sur un sol vigoureux,- le m^ n'a frappé que de jeunes carrés, déjà parvenus à un entier développement ; car c^x^ci se remettent avec beaucoup moins de peine que de vieux aiiires, âgés de plus de cent ans et plantés sur un mauvais terrain.

3^ Il en est de même , lorsque le dépouillement des aiguilles n'a pas eu complètement lieu et que de petites touffes de feuilles aciculaires restent encore aux branches. Mais , quand même les arbres se remettraient après une attaque ae chenilles , il leur faut souvent six à huit années pour cela, et, pendant ce temps, quelques individus se perdant néanmoins, le bois s'éclaurcit peu a peu. Si ceci arnve dans déjeunes plantations , qui n'auraient pas encore atteint l'âge adulte , la croissance du bois en est unssi singulièrement entravée.

A part ces considérations , touchant l'état sanitaire des forêts , il est encore d'autres précautions à prendre sous le rapport économique. Ainsi Ton devra moins différer une coupe de bois , propres à être abattus , qu'une coupe de jemies arbres ; car la dernière amène de bien plus grands désordres dans l'économie forestière, que l'abattage de troncs qui ne devraient plus rester qu'une dizaine d'années sur piea. Nous ne parlons pas en outre du dommage véri^ table qui résulterait évidemment , si on laissait pourrir des arbres , bons À jeter bas. Il faudra donc procéder de la manière suivante au règlement des coupes,

A ) Les grands massifs au-dessus de quatre-vingt à cent années, et en général tous les bois plus jeunes qui se trouvent dans la première période, doivent être à- l'instant même abattus lorsqu'ils sont , avant l'entière sortie de la pousse de mai, totalement dépouillés de leurs feuilles aciculaires. Il faut seulement, en cela, observer l'ordre qui suit; a) avant tout, l'on coupera les troncs propres aux bâtisses ou à fournir des planches , puis ceux qui doivent être vendus en blocs et en morceaux. Lorsque la vente , toujours préférable sans délai, ne peut avoir lieu de suite , et que le boi«

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i52 TBAITEMERT DU B0I8 DÉTÉRIOllÊ

doit être gardé long-^temps , il est à conseiller de jeter inccmtinent dans Tean les arbres nouvellement abattus , même sans qa''ils soient écorcés. Quand cela ne peut s'effectuer qu^À grands frais , il fietut alors procéder à la décortication , de manière qu il ne reste que des lignes perpendiculaires d'écorce, larges de 80 |i 100 millimètres ( trois à quatre pouces). Si cet écorcement par lignes ne diminue pas de neaucoup les déboursés, il vaudra mieux les décortiquer tout-à-fait. Cela se fera par accord et suivant les différentes catégories connues , savoir : petits , moyens , forts bois de construction, troncs à planches, etc.; chaque pièce sera payée séparément, h) Si le bois fendu peut être travaillé , soit en douves de fents, bardeaux, solives ou échandoles, les ouvriers, qui le préparent et le façonnent, succéderont immédiatement à ceux qui auront abattu les bois de construction. Les forts billots , parmi les stères de bois de service , devront être également dépouillés de leur écorce. c ) Ce n'est qu'après que tous les arbres exploitables ont été préparés , arrangés et ainsi assurés contre une perte probable , que l'on abattra le bois à brûler. L'on a moins ac déchet avec celui-là , quand même il mourrait sur pied. Il faut pourtant observer en le coupant , que celui-ci diminue d'autant moins de bonté que l'on réussit mieux à empêcher la sève de fermenter et de pOurrir , et qu'il gagne beaucoup en valeur si on le plonçe dans l'eau pour le laisser sécher ensuite. C'est pourquoi il eart très-avantageux d'exploiter sur le champ les douvains, et de confectionner les bardeaux, les lattes et le bois de sciage , lesquels sèchent le plus promptement de tous, d) La bûche exploitable ne devra pas être fendue en morceaux aussi forts qu'à l'ordinaire , et les billots seront disposés de manière à ce qu'on ne fende pas à faux le bois ouvrai le. e) Les lattes et bardeaux devront être fendus net; la grosseur fixée pour ces sortes Àe matériaux ne saurait être dépassée dans la coupe, f) Les rondins seront fendus une fois ; du reste il ne faut jamais mettre en stères du bois attaqué par les chenilles , aVant qu'il n'ait été fendu. g) Tout bois doit être fendu, puis autant que possible exposé au spleil , et enfin bien séché avant d'être mis en cordes. Ces cordes auront des assises ^>osées en dessoM et

ne sauraient être accomulées en grandes masses à côté les unes des autres. Quand on range le bois ou au'on le déplace , il faut encore qù^il soit aéré et éloigné atuitre bois, atin qu'il ne se corrompe pas en li^es. Si Ton peut le flotter de suite , cela vaut beaucoup mieux. Dans le cas où les , assises pourriraient ou seraient volées , on les remplacera aussitôt par d'autres.

B) En supposant que des bois , qui, d'après Tordre spécial des coupes , devraient être abattus dans les Ûh années suivantes , se trouvassent si abîmés par les chenilles que leur croissance en fût fortement suspendue , il sera nécessaire que ceux-ci soient bientôt jetés bas , même quand on n'aurait pas à craindre leur détérioration totale.

C ) Si , au contraire , de jeunes massifs , destinés à^ étrch abattus beaucoup plus tard, devaient, enJ'étantde suite, troubler l'ordre des coupes , il faudra ne lever la bacbe sar eux que lorsque leur mort sera bien certainement acconK plie.

D ) Admettant maintenant que la coupe n'est pas assez considérable pour faire baisser les- prix. courants,, dans ce cas les massifs douteux devront être aussi abattus* Toutefois il faudra immédiatement repeupler après. Vouloir épargner ces arbres, qui sont entre la vie. et la mort, né servirait à rien , puisqu'ils ne portent plus de semences* Cependant , si l'abattage était assez important pour faire tomber les prix et que les grandes éclaircies ne pussent être die suite re-». plantées , alors il est essentiel de répartbr la coupe en plusieurs années et de foire tous ses efforts pour sauver le plus d'arbres possible , car ceux-ci porteront peut-être encore des graines plus tard , et pour l*ïnstant ils protègent le soK Il résulte à la vérité de ce fâcheux système { jardini^, furetage ) un bien grave inconvénient ; c'est que les forêts , sans ccàse dégarnies , seront très-^fatiguées par ces abatta^ges continuels. En tous cas , il s^entend de soi-même que ceci doit avoir Keu d'une manière qui ne blesse en rien les règlefrétablies , et qu'en outre un contrôle sévère président constamment à ces opérations.

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