DES PUCERONS
« H faut mettre daasSOO grammes ( une livre ) d'huile de colza, 45 grammes ( une demi-once ) de vitriol ( sulfate de cuivre ), lo grammes ( une demi-once) de sel ammoniac ( hydrocblorate d'amoniaque ) , le tout broyé le plus fin possible , et avec un pinceau , graisser de cette composition les bi'anches où parties des branches atta(|uées par le puceron lanigèr; imtiber avec le plus gi-and soin les chancres, écorchurcs et fentes où il se manifeste ^^t enlever au préalable avec un couteau , la mousse et rccarce qui paraissent receler ces insectes , afin de consommer une moins grande quantité de la composition , et de lui donner une action immédiate sur les parties infestées. Il faut visiter jusqu'aux pieds des pommiers , les déchausser même , si oi^ soupçonne quQl'insecte les attaque sous terre, et engraisser de la même manière les endroits malades. Si le pommier attaqué est couvert de feuilles ou de fruits , comme il serait difficile d'opérer sur toutes les branches , on se borne à graisser Içs plus grosses : s'il est entrepris partout , le long de ses branches et à leur extrémité , on procède ctmiBe nous venonf de le dire , se bornant à graisser le tronc et les maîtresses branches , et quand la saison e^ venue ^ en étête le pommier, car il n'y a pas d'autre remède. Aux entes de plusieurs années et même de Tannée , si on soupçonne que l'insecte soit niché sous le terrage^ en le défait au-dessus et au-dessous, du mal , on exécute le graissage , puis on recouvre de terre nouvelle les places que l'on a découvertes : on a reconnu que par ce moyen le mal .est arrêté et que l'arbre reprend vigueur, n n'y a pas de danger de graisser les jeunes pousses ,. fussent-elles de Tannée. »
Il ne faudra pas s'étonner si l'insecte reparait en quelques endroits qui auront été graissés ; ce sera la preuve cpie le pinceau n'a pas été introduit dans les cavités ou fentes de l'écorce : le cas arrivant , on enduira de nouveau ces endroits.
Il ne faut point brosser les branches attaquées avant de les çr^ser , Finsecte balayé des branches y remonterait infailliblement ; on le tiie sur place par l'efiet de la composition.
Tout le monde reconnedtra facilement le pitceron laniger
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au duvet blanc qui le recouvre, et qui lui donne Taspect de^
Ïietits flocons de neige ou de coton. Ce puceron se tient sur es branches ou sur les jeunes pousses, et non sur les feuilles, comme la plupart de ses congénère» ; quand on Técrase il produit une couleur rouge ou d'un f ouge brun. Quelques agriculteurs , en Normandie , emploient pour sa destruction un lait die chaux ou une solution de sulfure de chaux , de la même manière quii la composition dont nous avons parlé plus haut , et prétendent en ontenir un très bon' succès.
Nota. Il y a encore une foule d'iusectes nuisibles aux arbres fruitiers ; mais malheureusement c'est un mal, auquel il n'y a aucun remède. Nous voulons parler de la pynde des pommes ( tortrix pomonana ) qui produit ce ver qui ronge le fruit et le renJ, comme ou dit vulgairement,- véreux; des mouches dont les vers vivant dans certaines variétés dé guignes et de bigarreaux , dans les raisins même , les framboises , ou dans l|s olives. Cette dernière mouche gâte ou détruit, dans certaines années, une partie tle la récolte dâ* ce précieux fruit.