‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 94 sur 114 · ABD · texte numérisé non relu

ABD

Abdomen, s, in. (kt. abdomen; ail. Hiuterieib) l^iine des ' parties principales du corps des insectes ( voy. Insecte) . Cette partie postérieure est ordinairement la plus longue. U— varie de la manière la plus surprenante dans $a réunion au tronc. Il s'y attache ae 4 manière9:« 1°. il y est soudé dans toute sa largeur ( — soudé, lat. -^çonnatuvn, ail. verwachsener — ) ; 2°. il y tient par un col court et épais ( — 'sessile, lat. — sessile, ail. sitzender — ) *, 3°. il s'y joint par un col un peu plus long ( — effUé, lat. — coaretattim, ail. verdûnnter — ) ; 4°. enfin, ce col prend la forme d'un filet délié fort alongé ( — p^atcuZ^, lat. — petiolatum, ail. gestielter — ). Pour savoir distinguer les Hyménoptères , ces variations sont de la plus grande importance. Ainsi les siréx et les tentbrèdes T)nt un — soudé, la guêpe un— effilé, et les ichneumons tantôt un — pédicule où pétiole (^p. ex. dphion], tanlôt un — seàsilô (p. ex. Pimpla). [Etyiuol. abdo, je ca«fa« ) omentum, coiffe «luicnvcloppe k» mtestiu»». lat.]

180 ACG— ANN.

Accroissement, s. m. (lat. acerelio; ail. Anwuchs, Anflug) augmentation, agrandissement. — naturel; c^est la crue ordinaire des arbres , une régénération opérée par la nature seule. Le point principal est que les fruits et les semences tombent aeux-mêmes, des arbres sur la terre et sans rintermédiaire des hommes. Afin que les semences puissent plus facilement germer et que les petites pkmtes se déveU^

Sent aussi plus aisément, on ûdt une coupe d'ensemencement ans la forêt, c'est-à-dire on abat quelques arbres sur les surfaces que l'on veut faire repeupler ou rajeunir par la nature , de façon que la lumière, pouvant mieux pénétrer dans le bois , fertilise ainsi le sol. Les arbres qui restent en cstan dans la coupe d'ensemencement, ont le double but ; 1®. d'ensemencer le teiTain peu à peu , car on sait qu'ils ne portent pas chaque année des semences fertiles , et 2°. de protéger les jeunes plantes, déjà sorties de terre. — artificiel Yoy. Régénération*

Adulte, ^i. 2 g. (Ut. aduUus; ail. hoch, erwachsen) au terme de 1 accroissement. Arbre — , parvenu à l'âge où il fournit des semences.

Aiguille, s. f. voy. Feuille.

Ajlb, s. f. (lat. (àa; ail.. Flûgel) membre des oiseaux, des insectes , garai de plumes , de membranes pour voler.

Aménagemeht, s. m. (ail. Scfaonung) partie d'une forêt, d^un bois où l'on ménage , où l'on conserve les arbres.

Amphibies, s. nf: pi. (ht. amphibta; ail. Amphibien) classe d'animaux vertébrés , à sang froid, respirant par des poumons. Ils vivent en partie sur terre et dans l'eau, en. par^ tic aussi , par exemple les serpents , les lézards , etc. seulement sur la terre. [Etymol. amphi, des deux côtés; hio$, vie ; grec. ]

Anneau, s. m. (lat. annulue; ail. Koerperring ou seulement Ring), cercles ou tronçons, au nombre de douze, dont une cheniJue est composée. Chaque — est mobile. — de goudron, voyl pag. 76 et suiy.

^ Anuéedb vol, s. f. (lat. anmuvolandi; ail. Flug^ahr); c'est celle où l'insecte , éclot après avoir passé par tous kf états de la métamorphose.

ANT— AUB. ISf

Anté-antîék, s. f. (ail. Vorjalir) époque antérieure à celle où , selon les lois naturelles , une génération parfaite d'insectes doit apparaître, apparition précoce de quelques insectes d'un couvain qui ne devrait pas encore avoir atteint son entier développement.

Antennes, s. f. pi. (lat. antennœ; ail. Fiibler) filets trèsvariés dans leurs formes , qui accompagnent la tête des insectes ; ce sont des espèces de cornes mobiles , au nombre de deux, placées près des yeux; elles ont plusieurs articulations, au moins trois d^ordinaire et souvent bien d'avantage. Les insectes semblent s'en servir comme pour sonder le terrain. Plusieurs célèbres naturalistes ont prétendu que les — étaient les organes de Touïe et de Todorat. Voici les formes les plus importantes des — . Elles sont : filiformes , motiUiformes, en scies ou à dentelures, pectinées , bipectinées, irréguli^ res, lamdléeSf en massue, brisées, plumassées, eouéées, etc.

Antbnnule, s. f. diminutif d'Antenne, voy. ce mot , voy. Mâchoire.

Apode, adj. 2 g. sans pieds ou pattes. [Etymol. a priv. et podos de pied (grec).]

Appât, s. m. (lat. iUex; aH. Lock-ou Fang-Graeben ,- Baeume, etc.) tout ce qui attire, engage, etc. De là : Fosses ou canaux d' — , voy. pag. 50; Arbres d'— ,voy. pag. 48 et s. ; Fagots d* — , voy. pag. 30 ; Bûches 4* — , voy. pag. 50; Écorces d' — , voy. pag. ùO; Trous d' — , yoy. pag. 28.

Aptères, s. m. pi. (lat. aptera; ail. Ohnflûglcr) l'undes huit ordres d'après lesquels sont rangés les insectes. Yoy. pag. XXIV et pag. xxvii. [Etymol. a priv., jpteroti, a'dc (grec), sans ailes. ]

Arpentecse, s. f. (lat. geometra piniaria; ail. Spanner ou Kiefemspanner) insecte lépidoptère. L' — du pin, voy. pag. ilO et s., voy. encore pi. IV. fig. -4.

Ascension , s.; f. (lat. ascensus; ail. Aufsteigen) action de monter, son effet; — delà sève^ mouvement de la sève , vôy. Sève,

Aubier , s. m. (lat. albumum; ail. SpUnt) couche circu-

f^ BEC — BOL

faire de bois imparfiiît, tendre, entre le libei* (Toy. ce mot} et le vrai bois , dans tous les arbres. Chacun sait que Tarbre croit en grosseur au moyen de couches annuelles (ail. Zutirachi), qui se superposent les unes aux autres. Les couches les plus anciennes deviennent de plus en plus centrales et en même temps plus dures. Ces dernières forment le cœur du bois. Les plus nouvelles au contraire composent Y — .

Bec-croisé , s. m. (lat. Loxia curviro»lra et PityopsUtacus; ail. Fichten-,Kicfernkreuzschnabel ) espèce de Gros* bec , genre d^oiseauz do^t les mandibules dîi bec sont recourbées et croisées. Xe — du pin et du sapin rouge, voy. pag. 155.

BiPEGTiNÉ, e., adj. (lat. bipectinaêus; ail. doppeltge* kaemmt) deux fois pectine ; voy. Pectine,

Bois, s. m. pi. (lat. comua; aU. Geweih) cornes des cerfs, des daims, etc.

Bois, s. m. p}> (lat» lignum; alK Holz) substance dure et compacte d'un arbre. Le — se divise en bois feuiUu et en bois résineux; le — feuillu est celui qui porte des feuilles plates , le — résineux celui qui porte des feuilles aciculaires, autrement dites aiguilles. On donne encore aux arbres a ai- «lilles les noms dé conifères et de strobilifères , à cause des fruits en cône ou en strobile, qui viennent sur eux. Le — résineux est ainsi appelé , parce quMl fournit la résine, U se distingue du — feuillu non seulement par ses feuilles minces et aiguës , mais aussi par un tissu ligneux presque entièrement privé de vaisseaux spiraux. — feuillu , en lat. arbores frondosœ, en ail. Laubholz. — résineux ou k €^uilles, en lat. lignum resinosum, en ail. Nadelholz. — vif, voy. Vif. — taré, voy. Taré. — en grume, voy. Grume, Poudre de — ,voy. Vermoulure, ^adulte, -vo^» Adulte, Les gros — hollandais; on appelle ainsi les épicéas et les sapins bloacs , lorsqu'ils sont développés et exploitables. — brandonné, c'est-à-dire marqué à raide de brandons , voy. ce mot; pris dans le sens habituel , — brandonné est à peu près synonyme d'Aménagement. Il signifie en effet du — où 1 on ne doit pas

BOQ— BRI. 185

conduire les bestiaux. Après Topération , on attache çà et là, . des brandons pour le reconnaître ; de là son nom.-^-'de serwce ou exj^tahle, -—bon à mettre en œuvre, —^ haute &taie exploitable (lat. ma^eria; ail. Nutzholz). — d^c&nrstruetion, convenable pour les bâtisses (ail. Bauholz. ] — a brûler (ail. Brennhob). — de. sciage, de fents etc., bon à faire des planches, des douves, des douelles, etc. — mélangés [&U, gemischte Bestacnde) ; Von nomme ainsi des arbres de oifiercntes espèces , croissant ensemble dans une même forêt ou dans un même canton etc., voy. pag. 97.

Boqueteau, s. m. (ail. Oehoelz) petit bois^. sous-bois , jeu- ~ ens arbres, .etc..

BosTBiCHE , s. m. voy. la note de là page xxiu. Les petits — s ou les petits rongeurs dà pin^ voy. Rongeur pag. 35.

BouRGEOK , s. m. (lat. gemma ; ail. Knospe ) bouton qui i^nferme les branches, les feuilles et les fruits *, jeune pousse de Tannée ; petit bois tendre et jeune* [Etymol. Bourre ( franc . ) , pyrrhos , roux { grec ) .]

BouTUHE , s. f. (ail. Pfropfen) branche garnie de boutons, séparée et replantée. [Etymol. J^ouCer, mettre (y. franc.).]

Bràchélytres , s. m. pi. (lat. Brachehjtra; oW. Kurzflûgler) Coléoptères brévipennes, carnassiers remarquables par des élytresàdemi raccourcies. Us sont presque identiquef avec les staphylins (lat. Stcphylinus; ail. Moderkaefer] . (EtymoL hrachys , court ; elytron , étui ( grec ) .]

Branoo!!, s. m. (ail. Strohwisch) paille entortillée au bout d^un bâton , aune branche d^arbre , etc. servant d'indice ; flambeau à incendie. Les forestiers se servent de — s, pour indiquer }es places où Ton ne doit pas introduire de bétail. [Etymol. Brand, incendie (ail).] Delà:

Brakdoniœb, V. a. garnir de brandons, voy. Brmndon, Rois — es , voy. Bois.

Brigand, s. m. (lat. Rapaces; ail. Raeuber) nom donné quelques insectes *, Toy. pag. 3. lig. 6.

iU CAN — CER.

Gaital, s. m. (lat. eanaiiê; k\\. Gang^ Grabcn) partie creuse, voie longue et étroite, tuyau, fosse etc. — wr, voy. Galerie. — tix contre les ehenillei ou — protecteurs voy. pag. 72 et 9. Voy. encore Fosse et Appât.

Candide, s. m. (lat. Bombyx chrysorrhœa; ail. Goldafter) insecte lépidoptère. Le-^à ad doré, voy. pag. i26 et s. et pi. V. fig. 3.

Camtharidb , s. f. (lat. Lytta vesicatoria; ail. Spanische Fliege) injsecte coléoptère, oblong, verf-doré. Voy. pag. 120 et pi. II. fig. 15 F. [Etymol. Kantharos, scarabée (grec); de là aussi le mot kt. cantharides.^

Canton , s. m. ( tat. re^io; ail. Revier) étendue , grande partie de forêt , plus vaste qu'un district. — adxdte , espace couvert de bois de haute futaie.

Capricorne, s. m. (lat. Cetambyx Carcharias; ail. groszer Pappelnbockkaefer) insecte coléoptère, à longues antennes en arrière. Le — du peuplier, voy. pag. 118 et s. et pi. IV. fig. 12.

vinatgrters] pèces, grand

aux trois paires de pattes et des antennules doubles. Us ont des antennes- effilées ou sétiformes et des élytrc.s durs, non raccourcis. On les reconnaît facilement à leurs pattes longues et fortes , ainsi qu'à leur course rapide. Voy. page 2 et pi. L fig. 5. Le — syeophantê, voy. paç. 2 et 67 et pi. I. fig. 4 [CarabusSycophanta; ail. Sykopbant).

Carré , s. m. (ail. Jagen) portion , carrée ou non, d'une forêt.

Castor, s. m. (lat. Castor Fiber; ail. Biber) animal quadiiipcde, mammifère, amphibie, ayant les pattes postérieiu-es garnies de membranes. Voy. pag. 138. La queue, plate , ccailleuse , en forme de truelle ,011 — se nonune en ail. Kellc.

CiRF, s. m. (lat. Ccrvus Elaphus; ail. das Roth-WiW,

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