BAQUET A MARBRER
telles que les verts, les orangés et les violets. En employant ces trois couleurs sans les mélanger, on fait une très-belle marbrure qu'on peut varier à l’infini.
On ne saurait broyer les couleurs trop fin ; on les broie à la consistance de bouillie épaisse sur 1 q marbre ou porphyre, avec de la cire préparée, et de l’eau dans.laquelle on a versé quelques gouttes d’alcool. Lorsqu’elles sont broyées, on en prend avec le couteau à broyer, on le renverse, et i^lles doivent tenir dessus. Au fur et à mesure qu’on a broyé •une couleur, on la met dans un pot à part; elles doivent Être toutes séparées.
Le mélange des couleurs simples, pour en former des couleurs composées, telles que le vert, par le jaune et le bleu; le violet, par le rouge et le bleu; l’orangé, par le jaune et le rouge, doit être toujours fait sur la pierre à broyer, dans les proportions convenables pour obtenir la nuance qu'on désire. Ce mélange doit être fait en broyant avec la molette , jusqu’à ce que les couleurs simples soient bien incorporées entre elles , et ne présentent plus qu’une seule et même nuance.