‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 118 sur 156 · PRÉPARATION DU BAQUET A MARBRER · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DU BAQUET A MARBRER

Ôn verse, dans le vase qui contient la gomme préparée, * qui doit occuper dans le baquet la hauteur de 3 à 4 centim- (14 à 18 lignes), 200 grammes (environ 5 gros) d’alun en poudre fine; on bat bien pour dissoudre l’alun. On en prend troj£ ou quatre cuillerées qu’on met dans un petit pot conique, à confitures, afin de faire les épreuves nécessaires pour s’assurer si l’eau gommée a trop ou trop peu de consistance.

On prend» un peu de couleur qu’on a délayée, en consistance suffisante, avec du fiel de bœuf préparé ; on en jette une goutte sur la gomme, dans le pot, et on l’agite en tournant avec un petit bâton. Si elle s’étend bien, en formant

la volute, san9 se dissoudre dans la gomme, celle-ci est « assez forte ; si, au contraire, la couleur ne tourne pas, l’eau gommée est trop forte , il faut y ajouter de l’eau , et bien battre de nouveau. Si la couleur s’étendait trop et se dis- .

' solvait dans l’eau gommée, on ajouterait de l’eau gommée forte qu’on a en- réserve. Joutes les fois qu’on ajoute de l’eau ou de la gomme , on doit bien battre l’eau pour que le mélange soit parfait. A chaque essai que l’on fait, on doit , jeter l’essai précédent dans un vase à part, et reprendre de nouvelle eau gommée. Lorsqu’on a rendu cette eau au poing* de consistance voulu , on la passe au tamis, et on la verse dans le baquet à la hauteur de 3 à 4 centim. ( 1 pouce à 1 pouce 1/2), comme nous l’avons dit.

§ 6. de l’application des couleurs.

Le baquet ainsi disposé, on colle toutes les couleurs avec le- fiel de bœuf préparé, et l’on fait en sorte qu’elles ne soient ni trop consistantes, ni trop liquides. Plus on met de fiel , et plus elles s’étendent sur l’eau gommée. Celle qu’on jette la première est la moins collée : c’est par conséquent celle dans laquelle on a mis le moins de fiel ; celle qu’on jette dessus l’est un peu plus, et ainsi de suite.

Le rouge, par exemple, est ordinairement la première qu’on jette. Toutes les fois qu’on jette une couleur sur une • autre, celle-ci est étendue par la dernière qui la pousse de tous les côtés, et plus le nombre des couleurs est considérable, plus la première est étendue et occupe plus de place. Lorsque toutes les couleurs qu’on veut employer sont jetées, et que la surface du baquet en est toute couverte, si l’on veut que la marbrure présente des volutes, on enfonce le b:\ton, et l’on tourne par-ci par-là, en spirale, afin de déterminer les volutes qu’on désire.

' On jette les couleurs avec des pinceaux qu’on p§ut fabri-

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