‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 136 sur 156 · DES PAPIERS VERNIS · texte numérisé non relu

DES PAPIERS VERNIS

On applique deux sortes de vernis Sur le papier léloii éà destination.

1° L'un de ces vernis, faussement désigné sous ce nom, n’est autre chose qu’une liqueur qui n'a par elle-même aucun brillant, mais qui en prend par l'action de la lisse et par le frottement du verre bien poli qui aplanit les surfaces, fait disparaître les pores à la simple vüe, et présehte UUé surface brillante. Ce poli se pratique sur presque tous les papiers dont nous avons parlé dans la seconde partie de eè Manuel.

En voici le procédé :

Oh prend 250 grammes de gomme arabique, dissouté 4 froid dans 1 décilitre d'eau ; oü y ajoute 30 grammes de lucre candi dissous dans une même quantité d’eau, 1 décilitre d’eau-de-vie à 22°, et un blanc d'œuf battu* Le tout, bien mélangé, est passé légèrement, avec une brosse ronde à poil* « très-doux et très-flexibles, sur toute la surface db papier. On laisse bien sécher ; on lisse ensuite au lissoir en verre.

2° L'on applique üh vernis, proprement dit, c’est-à-difé une dissolution de résine dans l’alcool > sur les papiers dé tenture, afin de conserver la fraîcheur de leurs nuances. Ce vernis doit être sans couleur, et faire fonction de glaoe. Vslé la recette donnée par Tingry :

On prend 183 grammes de mastic mondé, 01 grammes de sandaraque en poudre line; on mélange cètte poudre avec 122 grammes de verre blanc pilé grossièrement, dont on aura séparé la portion la pliiyfide par un tamis de crih croisé. On met le tout dans un ballon à col court, et l'on verse desBU9 un demi-kilogramme d’alcool pur. Où Chauffe pendant deux heures au bain-marie, en remuant continuelletneüt avec un bâton arrondi par le bout; on fait bouillir pendant tout le temps

544 deuxième partie.

légèrement; on laisse reposer, puis on décante. La liqueur claire est le vernis.

On colle le papier, tendu et collé sur le mur, avec de la colle de farine bien claire, et on laisse sécher. Le pinceau pour la colle et pour le vernis doit être doux et flexible. Lorsque la colle est bien sèche, on passe le vernis, qui devient parfaitement brillant. Si l’on n'eût pas collé avant, le vernis aurait fait des taches.

§ 5 . DES MOYENS DE SÉPARER L’OR ET L’ARGENT Dû COTON OUI A SERVI A LA DORURE ET A L' ARGENTURE.

On place dans une terrine de grès les cotons qui ont servi à la dorure, et dans une autre ceux qui ont servi à l'argenture ; on introduit le tout dans un poêle ou bien sur un feu doux pour les bien dessécher; on y met le feu ensuite, et on laisse brûler, en y en ajoutant de nouveaux au fur et à mesure qu’ils se brûlent. Lorsque le tout est bien réduit en cendres, on y mêle une quantité suffisante de borax en poudre, selon la quantité de cendres qu'on a. On plie le tout dans une feuille de papier qu’on lie avec une ficelle ; on met le tout dans un creuset, qu’on fait chauffer au milieu des charbons ardents ; on couvre le creuset, et l'on pousse le feu jusqu’à ce que le creuset soit rouge-blanc; l'or se fond et se rassemble en culot au fond du creuset. Lorsque le tout est froid, on retire le métal. On opère de même pour l'argent, mais séparément.

Les laveurs de cendres agissent différemment, et il n’entre pas dans notre plan de parler d’un art étranger à celui dont nous traitons, et qui serait d’autant plus inutile au fabricant de papiers dorés ou argentés, qu’il roi serait presque impossible de l'exécuter. Nous lui conseillerons même d’avoir recours à ces artistes. Nous lui proposerons un moyen de s’assurer, à peu de chose près, de la fidélité de ces ouvriers. Ce

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