MACHINE A IMPRIMER LIS TISSUS ET LES PAPIERS
de faire plonger le drap sans fin plus ou moins profondément dans la couleur.
Le mouvement est communiqué au mécanisme par une manivelle M, montée sur un arbre N, portant une roue dentée O, qui engrène dans une roue P, laquelle fait tourner le rouleau b, et par conséquent le drap sans fin. Cette roue P commande une troisième roue dentée Q, fixée sur l'axe du cylindre gravé, D.
Le même système d'engrenage se répète de l’autre côté de la machine.
Machine à imprimer les tissus et les papiers de tenture.
Par M. D; M'nee, imprimeur sur étoffes.
L’invention dont je vais faire connaître les détails consiste à combiner, à l'aide d’un certain mécanisme, deux ou uu plus grand nombre de cylindres gravés pour construire une machine propre à rouler sur les tissus qu’il s’agit d’imprimer, et au moyen de laquelle les diverses parties du dessin gravés sur les différents cylindres, s’adaptent très-correctement entre elles.
La figure 42, pl. 3, représente, vue en élévation par une des extrémités, une machine construite d'après ce principe.
La figure 43 est une autre vue en élévation de la même machine, mais sur un des côtés.
o, ô, c, trois cylindres gravés, pourvus chacun des moyens pour fournir de la couleur h un tamis sans fin d, qui la transmet à la surface gravée de chacun de ces cylindres; e, e, bâtis latéraux qui portent les appareils à couleurs, et qu’on peut ajuster de position au moyen de vis et d’écrous, comme on le voit dans la figure. A chacune des extrémités des bâtis e, e sont disposés les rouleaux porteurs e’ e’ qui, lorsque la machine est sur le point de servir à l’impression.
APPENDICE
sont relevés et maintenus dans cette position, mais qui, lorsque la machine doit cesser do rouler sur les tissus, sont abaissés et maintenus dans cette position inférieure par des verroux e 2 , cas auquel les cylindres a , b, c ne portent plus sur la surface sur laquelle la machine se meut.
La machine représentée consiste en trois cylindres imprimeurs, et il est évident qu’on peut n’en mettre que deux, ou bien l'organiser avec un nombre supérieur à celui de trois. Chacun des cylindres est disposé pour n’imprimer qu’une seule couleur; mais lorsque le travail ou le dessin consiste en bandes ou raies longitudinales, on peut appliquer deux ou un plus grand nombre de couleurs sur un même cylindre, ainsi que cela se pratique souvent.
Pour que les diverses parties d’un même dessin, qui se trouvent distribuées et réparties sur les différents cylindres qu’on emploie dans une machine, puissent rentrer correctement les unes par rapport aux autres lors de l’impression sur le tissu, il est de la plus haute iïnportance que la vitesse à la surface de tous les cylindres imprimeurs soit exactement la même : d’ailleurs cette disposition a également pour but de s’assurer que l’un des cylindres ne se meut pas sans les autres, car il est évident que si l’un ou plusieurs d’entre eux exécutaient un tour entier tandis qu'un autre ne se mouvrait que d’une portion de sa surface convexe en passant sur le tissu qu’il s’agit d’imprimer, la surface gravée imprimeuse cesserait de s’adapter aux différentes parties du dessin sur les divers cylindres; or, la machine est disposée ou combinée de manière que les cylindres se trouvant liés les un$ aux autres par leurs arbres, l’un d’eux ne peut se mouvoir ni plus vite ni plus lentement que l’autre, f, f, f, sont des manivelles établies sur les arbres des cylindres a, b , c. Ces manivelles sont reliées entre elles par les barres g , g, tout en conservant les moyens d’ajustement par rapport aux coussinets des tourillons de ces cylindres, ainsi qu’entre les