IMPRESSION MÉCANIQUE DES PAPIERS PEINTS. Î
petites lames de cuivre, ne peuvent être fabriqués, ni surtout conserver, étant plongés dans la couleur, des dimensions parfaitement régulières, une précision très-grande dans leur diamètre ; il faudrait donc, pour dépasser le nombre do deux ou trois couleurs, résoudre le problème difficile de la fabrication économique de rouleaux en relief, de dimensions toujours parfaitement identiques, entièrement en métal. Peut-être pourrait-on alors donner plus d'extension à ce procédé; mais la fabrication du rouleau pourrait bien difficilement se rapprocher, pou» le prix, de l'exécution si économique de la planche plate, qui permet de suivre à si bon marché les variations incessantes du goût du jour. 11 ne parait pas, par suite , que le procédé mécanique doive chercher à rivaliser avec lès fabrications des papiers de luxe, et qu’il a été sage de s’en tenir à la fabrication des papiers à bon marché; néanmoins, la solution complète dû problème n’en offrirait pas moins un grand intérêt au point de vue de la science industrielle.
Nous pensons que M. Leroy, en organisant la fabrication mécanique des papiers peints, par des moyens simples et bien imaginés, a réalisé un utile progrès : c’est ce que prouve le développement de sa fabrication. Nous avons donc l'honneur de proposer h la Société de remercier M. Leroy de sa communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin , avec le dessin de la machine de son invention.
Signé : Ch. Laboulaye, rappoiieur.
Approuvé en Séance, le 27 juillet 1853.
Description de la machine à fabriijuer les papiers peints ,
par M. Leroy.
La flguro 37, pl. 4, représente une élévation longitudinale de la machine.
Étoffes imprimées. ' 23
Diqitizec
fer
APPBND1CB*
Fig. 38, la même, vue en plan. '
Fig. 39, section verticale et longitudinale.
Fig. 40, la machine en élévation, vue par derrière.
Fig. 41, les brosses destinées à faire les rayures, vues de face et en plan.
Les mémos lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
A A, boîte de la machine. B, cylindre de pression, garni de molleton, sur lequel passe le papier C, après avoir été imprimé. D, rouleau gravé, qui reçoit la couleur dont est chargé un drap sans fin E, tondu par les rouleaux a b c : il plonge dans la couleur contenue dans l’auge F. Le rouleau imprime la couleur sur le papier à mesure qu’il passe sous le cylindre B. Les flèches indiquent la direction du papier qui est placé dans une auge G, d’où il se développe successivement pour passer sur une taille inclinée H, et de là sur une planche mobile d, dont la position est réglée au moyen d’une vis e. Au sortir de la machine, le papier est reçu par deux petits rouleaux ff attachés à un levier J, destiné à presser le cylindre B sur le rouleau gréné D.
L'un des rouleaux de tension a repose, par son tourillon, sur un montant J, muni de crans, au moyen desquels on peut le lever ou le baisser, afin d’opérer une tension plus ou moins forte du drap sans fin. Une planchette g, réglée par une vis h , coopère à cette tension.
K, châssis portant une série de brosses ji } qui, en appuyant contre le papier, y tracent les rayures. Les deux bras Jj, | formant les montants du châssis, sont fourchus par le bas, et embrassent des vis à oreilles k k, destinées à les faire appuyer fortement contre le bâti. Au moyen de cette disposition, on peut monter ou baisser le châssis à volonté.
L, levier coudé portant le rouleau c : son extrémité, entaillée de crans, s’appuie sur le bord de l’auge F, et permet
Digiflzed by£ïoogIe