IMPRESSION DES TOILES
à des condensations plus ou moins préjudiciables au succès de l'opération.
Le fabricant qui négligerait ces précautions, ne trouverait . pas , dans l’impression d’une même partie de pièces , trois pièces qui fussent identiques. Le point principal sur lequel doit surtout se porter son attention, est la relation qui existe entre le degré de température de l’endroit frais et humide où séjournent ses toiles, et celui de l’air chaud, également saturé d’humidité, de la salle d’impression. Plus la différence entre ces degrés sera grande, plus il y aura de condensation, et il lui importe d’établir un rapport tel que la couleur se fixe parfaitement au tissu, sans coulage.
Alors même que toutes les précautions ont été prises, il faut encore, pendant l’impression de la première pièce, s’assurer, à l'aide d'un tampon de toile blanche que l’on passe contre le rouleau gravé, s’il reste de la couleur dans les cavités de la gravure, ce qui n’a jamais lieu qu’autant que la pièce n’a pas l’humidité convenable, ou que l’air de la chambre, n’étant pas chaud et humide, au lieu de céder de l’humidité aux toiles, leur en enlève, ou enfin que la couleur ne jouit pas du degré de viscosité nécessaire à l’impression du dessin ; et alors, si la gravure ne se dégorge pas complètement, sans qu’on puisse en voir la cause, ni dans la température, ni dans l’humidité de la salle et des pièces, il devient nécessaire de modifier la couleur, et de lui donner la viscosité qui doit la faire complètement adhérer au tissu.