CHAPITRE V
DES RONGEANTS.
« Dans l’impression des toiles, on donne le nom de rongeants p certaines substance dopt on se sert soit pour enlever quelques portions.de mordants appliqués sur le tissu, soit pour modifier, changer ou virer les couleurs déjà appliquées. »
Les premiers se nomment rongeants blancs , parce qu’en détruisant la partie des mordants sur laquelle on les applique, ils empêchent cette partie de se combiner avec la couleur, et la font rester blanche.
Les seconds se désignent dans les ateliers sous le nom de rçngeants jaunes , parce qu’en général ils sont destinés à. faire virer au jaune la couleur primitive.
Ces rongeants sont pris, ou dans la classe des acides minéraux, tels que l’acide sulfurique, l’acide nitrique, l'açidô hydrochlorique , l’acide hydrocldoro-nitrique; ou dans la classe des acides végétaux, tels que l’acide citrique, l’acide tartrique, l’acide oxalique, auxquels on ajoute quelquefois une petite quantité d’acide sulfurique, pour aider à leur ac„ tion; ou dans la classe des sels, tels que les hydrochlorates d’étain, de potasse, le sur-arséniate de potasse, etc., don^ on se sert sous la forme de réserve , comme nous l’indiquerons dans le chapitre destiné à ce genre d'opérations.
Les rongeants comme les mordants, et les copieurs d’application qui servent à l’impression des toiles, doivent être épaissis soit avec la gomme arabique, soit avec la gomme adragante, soit avec l’amidon toujours torréfié, et appliqué avec des planches par les manipulations du rentruÿ£[ Chap* IV, § 2.)
En général, aussitôt qu’on a fait l’application d’un ron-