IMPRESSION PAR BONGEANT SUR MORDANT
géant, il fant gp hâter dp porter l'étoffe à la rivière, et la laver ayec soin pour empêcher qu’elle ne soit altérée par la partie acide du rongeant. Si le dessin exigeait du noir, il faudrait l'applique^ avant le rongeant ÿtune.
Quoique chacun des deux rongeants que nous avons. désignés puisse s’employer isolément, cependant on en combine quelquefois les effets pour certains dessins, comme on le verra plus bas. Voici maintenant des exemples sur la manière d’opérer avec l'un ou l'autre des deux rongeants, d’abord séparés, puis réunis ;
P i, IMPRESSION PAR RONGEANT SÜR MORDANT,
« On emploie ce procédé à fabriquer leB toiles pour deuil, qüi se composent d’un dessin blanc sur fond noir. On commence par passer la pièce au mordant de noir, en se servant de la machine décrite, chap. III, § 2 ; lorsque ce mordant est bien sec, on imprime le rongeant blanc, préparé avec l’acide nitrique ou l’acide oxalique, épaissi avec l’amidon torréfié; on fait sécher, on lave et l’on garance. Au sortir du garançage, on lave bien les pièces, et ou les expose sur le pré jusqu’à ce que les blancs soient bien nets. »
« On voit ici que toutes les parties de la toile où le mordant n’aura pas été atteint par le rongeant , prendront un nojr plus ou moins intense par le garançage, tandis que partout où le mordant aura été détruit, la couleur de la garance pourra se combiner à l’étoffe, et qu’il suffira de mettre les toiles sur le pré pour enlever le peu de rouge qui salissait le blapc.
» A l’imitation de ce procédé , on se procurera aisément des dessins blancs sur un fond de couleur rouge, carmélite, violet, puce, etc., puisqu’il ne s’agit que de passer d’abord au mordant de l’une de ces couleurs, puis d’appliquer le rongeant blanc, et enfin de garancer.
» On se conduirait encore de même si l'on voulait obtenir un dessin blanc sur un fond olive, si ce n'est qu'au lieu de garancer il faudrait gauder ou quercitronner.
» Ces exemples sont pluà*que suffisants pour guider un artiste intelligent.