‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 36 sur 156 · JAUNE · texte numérisé non relu

JAUNE

» Supposons que le calicot ait été teint dans un bain de campêche, mêlé de dissolution ferrugineuse, la toile prendra dans le bain la couleur noire. Si après que la toile aura été séchée, on l’imprime avec une dissolution d'étain convenablement épaissie, la partie ferrugineuse de la toile touchée par le rongeant jaune se détruira, et les places où le mordant aura été atteint par le longeant passeront du noir foncé au cramoisi très-brillant.

» En soumettant, au même traitement, des calicots teints de différentes couleurs et nuances, qui auront été déterminées par divers degrés et nuances d'oxydation du fer, on produira une foule de changements, soit dans les couleurs, soit dans les nuances. »

« Les couleurs même les plus foncées, qui n’ont que le fer pour mordant, disparaissent par l'action de la dissolution d'étain, qui rend les places où elle a été appliquée d'un jaune assez agréable.

» On peut, par une opération semblable, faire sur les toiles des dessins d'un beau vert, en les teignant d'abord d’un bleu clair dans une cuve d’indigo, les passant ensuite dans un bain de sumac et de sulfate de fer, et finissant par un bain de quercitron et d'alun. Ici, la couleur verte produite par l’indigo et le quercitron reste marquée, ainsi que les autres couleurs, par l’oxyde de fer du sulfate, jusqu’à ce qu'on applique la dissolution d'étain, qui fait disparaître les autres

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