‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 86 sur 156 · BLUTAGE DES T ONT DRE S · texte numérisé non relu

BLUTAGE DES T ONT DRE S

§ 2 . COLORATION DES TONTüRES,

La dessiccation de la tonture, après le blanchiment, ne se pousse pas jusqu’au dernier point. Lorsqu’il ne reste dans la laine qu’un peu d’humidité, on la plonge dans le bain de teinture qu’on a préparé selon la couleur et la nuance qu’on désire. Alors on la sort du bain , on l'étend sur des toiles clouées sur des châssis, et on la met à sécher dans une étuve en hiver, ou dans un endroit très-aéré, lorsque la température atmosphérique est assez élevée. On porte la dessiccation au plus haut point possible. On teint ordinairement ces tontures de toutes couleurs, on leur donne des nuances peu foncées, parce qu’elles De sont destinées qu'à faire les clairs : nous indiquerons plus bas comment on obtient les ombres. On trouvera au Chapitre III, dans lequel nous traiterons des couleurs, la composition des différents bains pour teindre les tontures.

§ 3 . MOUTURE DES TONTÜRES.

Lorsque la dessiccation des tontures est complète, on les porte au moulin. Cet instrument est semblable au moulin à tabac : c’est une noix conique, taillée dans toute sa surface en lignes spirales, qui roule dans un cône creux, nommé boisseau, recouvert intérieurement de lames tranchantes placées aussi en spirale. A l’aide d’une vis on approche plus ou moins la noix du boisseau, et l'on obtient par là une mouture plus ou moins line. La laine est jetée dans le moulin et, en tournant la manivelle, la mouture se fait aisément.

§ 4 . BLUTAGE DES TONTURES.

A côté du moulin est un blutoir semblable à ceux dont on se sert pour bluter la farine ; on y passe la mouture pré-

cédemment obtenue, et l’cn recueille la poussière au degré de finesse nécessaire pour le travail. Le son, car il en existe toujours, est répassé au moulin et bluté ensuite.

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