DU JAUNE
cette liqueur dans une solution saturée et filtrée de sel de Saturne du commerce [acétate de plomb). lise forme de suite un précipité abondant qu’on laisse bien déposer. On décante, on lave le précipité ; on décante après le lavage , et l'on forme, du précipité, des trochisques par les moyens pratiqués pour les autres couleurs.
On en fabrique de toutes les nuances, et il est assez solide quand il a été bien fabriqué. Il y a un sous-chromate de plomb, rouge, connu sous le non d’écarlate de plomb.
5° Le jaune minéral est une substance extraite du plomb; elle est compacte, d’un jauno citriu brillant. On l'obtient par le procédé suivant :
On prend 2 ou 3 parties de mine orange et une de sel ammoniac. On triture d’abord ces substances dans un mortier de marbre, ou sur une table de verre, avec un peu d’eau; puis on forme de ces substances un gâteau que l’on arrange dans une capsule en terre non vernissée. On place ensuite cette capsule sur un support, aussi en terre, dans un fourneau de réverbère. On fait d’abord un feu modéré pour évaporer l'eau sans violence ; puis on l’augmente graduellement, jusqu’à ce que l’ammoniaque à son tour soit elle-même entièrement évaporée. Alors on retire la capsule du fourneau, et la couleur est terminée.
Cette couleur, comme toutes celles qui se préparent avec le plomb et qui ne sont pas soutenues par leur mélange avec d'autres couleurs, finit par noircir à l'air; l'hydrogène sulfuré la noircit sur-le-champ.
6° La terre de Sienne est une ocre jaune ou un oxyde de fer naturel. C’est une couleur terreuse, tirant sur le rouge, quand elle est calcinée.
7° L’ocre de rue est encore une couleur jaune terreuse naturelle, d'une nuance différente, se rapprochant de celle qu'on nomme terre d’Italie.
Il y a des ocres naturelles dont les nuances varient du
jaune au brun et au jaune-rougeàtre. Les ocref artificielle* préparées avec l'a)umine et Jes oxydes de fer , les remplacent avantageusement, parce qu'elles sont d'une nuance plus pure et moins terreuse surtout.
§ 3. no ROUGE.
Cette couleur se tire presque exclusivement du pois de Brésil. On connaît plusieurs espèces de ce bois de teinture, qui prend le nom du pays où il croit. Ainsi l’on dit: bois de Fernambouc, de Sainte-Marthe, du Japon, d® Sapan d e filmas, d’Aniola, de Niagara, de Siam, etc. Celui de Fernambouc est le plus estimé ; les autres sont moins riches en çouleurj ils contiennent presque tous une quantité assez considérable d’une couleur fauve qui ternit l’intensité du rouge, et oppose des obstacles presque insurmontables à. son application dans la teinture. On le débarrasse de ce pigment fauve par le moyen du lait écrémé, et l'on rend ces pois aussi riches en couleur que le vrai fernambouc.
La manière d'extraire la couleur des bois colorants a é'é décrite ci-devant dans la troisième partie du Manuel du fabricant d'étoffes imprimées , Çhap. I, § 12.
On emploie rarement la cochenille pour en extraire la couleur rouge j cette substance est trop cpère. On se sert maintenant assez souvent de fa garance. En général, on n’emploie pour la fabrication des papiers peints que des couleurs ordinaires et à bon marché.
• 2° Le sous-chrwvite de plomb rouge (écarlate de plomb) s’optient en triU f ensemble 3 grammes dé chromate de plomb jaune, et 1 gfamme 1/2 d'oxyde de plomb, en ajoutant de temps en temps un peu d'eau chaude. Ce procédé a été publié par JI. John Badains, dans le journal anglais Annals of philosophy ; il a présenté cette couleur comme un mordant durable dans les couleurs à l’huile et h l'eau.