DU VERT
Quoique le vert puisse être composé par le mélange du bleu et du jaune, cette couleur est regardée par le fabricant de papiers peints comme une couleur simple ; il la fabrique assez ordinairement de toutes pièces, et il met beaucoup d'intérêt à avoir de beaux verts, dont les nuances ne peuvent être que très-difllcilement obtenues par le mélange des deux couleurs primitives, bleu et jaune. Nous allons donner trois recettes de vert formé de toutes pièces. Les procédés par lesquels on les obtient paraissent les mêmes, cependant ils donnent chacun des nuances très-düférentes :
1° Vert de Scheele. — Ce vert est une combinaison de deutoxyde d’arsenic et de deutoxyde de cuivre. Scheele, à qui l’on doit la découverte de cette belle couleur, conseille de la produire de la manière suivante :
On met sur le feu, dans une chaudière de cuivre, 1 kilog de sulfate de cuivre avec 15 lil .36 d’eau pure. La dissolution étant faite, on retire la chaudière du feu.
D’une autre part, on fait fondre séparément, à l'aide de la chaleur, 2 kilog. de potasse blanche, sèche, et 337“ grammes d’arsenic blanc pulvérisé, dans 5^.12 d’eau pure. Quand