CUIRS, PEAUX, CHAUSSURES IMPERMÉABLES
Pâte îiydrofuge de MM. Marigné et Gros, à Lyon. Composition :
Huile de lin . 530 gram.
Résine blonde . 370 —
Caoutchouc . 60 —
Cire jaune. . . » . 40 —
Après avoir ramolli le caoutchouc dans l’eau bouillante, le fera dissoudre dans 200 grammes d’huile de lin rendue fcative; dans un second pot, on fera dissoudre la résine et cire dans le restant de l’huile; lorsque le tout sera disis, on fera le mélange dans un pot assez grand pour éviter ; accidents du feu, et on passera le tout à travers un tamis fer, pour retenir les matières qui ne seraient pas fondues les malpropretés.
Cette préparation, comme on le voit, n’est composée que matières grasses, employées dans la plupart des vernis ; je a le triple avantage de conserver le cuir, de lui donner la souplesse, et de le rendre imperméable.
Appliquée à l’extérieur par couches légères, elle ne tarde à pénétrer dans les pores du cuir, et à y former une ale mince que l’eau ne traverse pas, et qui est indestruc- >le ; cette opération doit se faire devant le feu ou à l’action soleil; le cirage prend le dessus et y conserve tout son at.
La chaussure garnie de cette composition est à l’abri da umidité.
[Chaussure imperméable , par M. Sciiallier (Joseph), à Paris.
Iles socques et chaussures sont très-légers et faits d’une maire tout-à-fait différente de ceux qu’on a vus jusqu’à prégt.
Les empeignes sont en caoutchouc et recouvertes d’étofïa s deux côtés.
Elles sont cousues au milieu, sous les pieds.
Les semelles ne sont pas cousues ; elles sont collées parssous, aux empeignes, avec de la gomme élastique.
Chaussure imperméable de M. Sauvaire (Honoré), à Marseille.
On fait bouillir, dans deux vases à part, d’un côté, 10 li-»
très d’eau de fontaine très-pure, avec 150 grammes savon blanc, bien râpé, 75 grammes cire, bien râpée;
De l’autre côté, 10 litres d’eau de fontaine avec 225 gram* ngies d’alun.
Il faut bien faire bouillir .le tout pendant deux heures; cela fait, on trempe la chaussure dans l’eau de savon chaude, l’espace d’une minute, puis, en la retirant, oh la plongi immédiatement dans le vase d’alun, ce que l’on répète plusieurs fois en la trempant alternativement dans l’un et l’autre vases; lorsqu’on pense que la chaussure est bien imbibée on la fait sécher à l’air, et l’imperméabilité est parfaitemen établie.
Chaussure imperméable de M. Marchal ( Joseph ), à Amiens.
Les procédés employés pour arriver à la confection clés chaussures sont :
1° Trois semelles réunies ensemble : la première en veau de Bordeaux, la seconde en liège suive, et la troisième en petite vache ; la réunion se fait par le moyen d’une gravure
2° Cette semelle s’adapte, avec ou sans courbure, seloi l’espèce de chaussure, à la tige ou à l’einpeigné.
Le soulier, la botte et toute autre chaussure , travaillé! avec les procédés dont il vient d’être parlé (et auxquels oi peut joindre une fourrure), offrent l’avantage de faciliter 1; marche, et celui bien précieux, de procurer aux pieds un< chaleur constante, en ne laissant à l’humidité aucun moyei de pénétrer.
Ce système présenterait la plus grande utilité pour l’armée, puisque l’élasticité préserve de tout échaulfement à la plant) des pieds; il compléterait, avec les guêtres actuellement ci usage, une chaussure parfaitement imperméable.
Ce procédé empêche aussi la cassure des tiges par la rondeur du socque, et laisse à la chaussure, avec toutes les garanties hygiéniques, la légèreté et la plus grande élégante
Procédé pour rendre le cuir imperméable , par il/. Rap) (Charles-Frédéric), à Paris.
Ce procédé consiste à employer un mélange de blanc de baleine avec de la térébenthine de Venise, et à frotter la chaussure av.ee ce mélange liquide.
Pour les autres cuirs, on mêle au mélange du saindoux oïl tout autre corps gras.
Le blanc de baleine seul pourrait peut-être s’employer pour les semelles, mais pas pour les autres cuirs.