CUIRS ET PEAUX IMPERMÉABLES
Tuirs et peaux imperméables, de M. Jervis-Deane, de Londres.
Première composition. — 1° On prend de l’huile de graine lin, de l’huile de navette et de l’huile de pied de bœuf, iectog.6,'qUe l’on réduit en faisant bouillir à 8decal-5. i° On prend de la graisse provenant de bœuf, de nioui ou de daim, que l’on obtient au moyen d’une douce deur de la membrane cellulaire; puis on la fait couler ' un tamis ou corps filtrant quelconque, et on la fait iillir une heure dans l’eau douce ; on la filtre de nouveau, .s on la laisse refroidir. Il est indispensable que toute umidité soit extraite du corps gras, et, si l’on place les •duits (cakes) sur des tissus de coton, l’humidité sera abtbée.
!° On ajoute 17kil.3 de la graisse ainsi préparée, et 17ki>.3 cire fraîche à l’huile sus-mentionnée ; on les mélange et les fait fondre ensemble, en les maintenant à une tem- ’ature de 150° environ Fahrenheit, jusqu’à ce qu’elles ent bien incorporées.
t° On prend lkil.8 de caoutchouc en petites branches que i dissout dans 8 litres de l’huile rectifiée de térébenthine que l’on soumet à une température de 250° Fahrenheit, moyen d’un bain de sable.
)° On prend 5kil.4 de poix de Bourgogne (Burgundy pitch), ^ l'on fait fondre dans 10lil.6 d’huile rectifiée de térébenne, en la soumettant à une température de 200° Fahrent, au moyen d’un bain de sabie ; on laisse alors refroidir mélanges de caoutchouc et de poix, jusqu’à ce qu’ils atgnent une température de 150 degrés, puis on les ajoute mélange d’huile, de graisse et de cire ci-dessus meniné, et l’on remue le tout jusqu’à ce que la composition t refroidie.
Deuxième composition. — 1° On prend d’abord de l’huile, la graisse et de la cire fondue, mélangées ensemble comme dessus décrit, à une température de 150° Fahrenheit.
;° On prend ldecal.6 de l’huile de térébenthine, dans lafelle on fait dissoudre 5kü.5 de résine jaune, au moyen n bain de sable, à une température de 200° Fahrenheit.
!° Lorsque le mélange, ainsi préparé, de résine et d’huile térébenthine est refroidi à une température de 150° Fahiheit, on ajoute la composition résineuse à cette huile, de .isse et de cire, et on remue le tout jusqu’à ce qu’il se roidisse.
Troisième composition. — On prend de l’huile purifiée.
•402 DEÜXIÈME PARTIE.
ou de l’huile extraordinairement pure de baleine, 8decal.5 et de caoutchouc dans son état naturel et en petites tran clics de 6kil 5 à 8kil.5; on les mélange et on les soumet, une chaleur de 200 à 250° Fahrenheit, à une chaleur suffi santé enfin pour que la solution du caoutchouc dans l’huil ait lieu.
Quatrième composition. — On prend une quantité suffi santé de l’huile rectifiée de térébenthine pour couvrir 6**J à SkiI.5 (selon sa qualité) de caoutchouc en petites tranches on la laisse bouillir doucement (suis mero } au moyen d’üi bain de sable, à une chaleur de 250° de Fahrenheit, ju'S qu’à ce que le caoutchouc soit entièrement dissous ; o) ajoute à cette composition 8decal.5 de l’huile purifiée de mo rue ou de l’huile de haleine très-pure , à une températuc de 200° de Fahrenheit, que l’on maintient jusqu’à ce que 1 mélange entier soit une masse unie fluide ; on laisse baisse la température à 150° de Fahrenheit, et on y ajoute 4kil.'2! de cire fraîche; puis on remue le topt jusqu’à ce qu’il se re froidisse.
Ayant maintenant décrit ces compositions, on va démon trer leur application.
On divise le cuir en deux sortes, selon l’épaisseur et 1 poids, savoir : peaux ( leather hides) et cuirs ( leather skinS ) On se sert des première et deuxième compositioh pour le peaux, et des troisième et quatrième pour les cuirs ; car tou cuir est poreux, et dans peu de temps laisse pénétrer l’eàu Par la combinaison suivante des compositions ci-dessus m'en tionnées avec les jteaux et cuirs, ceux-ci sont rendus impef méables a l’eau, plus flexibles et plus durables. Quant J procédé pour les peaux, on les sature de la première coin position ou de la deuxième , en les plaçant en couches oi droites, cote à côte, dans un vaisseau convenable, qui devr< communiquer avec une chaudière ou vaisseau dans leque est préparée la première composition ou la deuxième. 0f fait alors entrer la composition chauffée à une tempêratun de 100 à 200° de Fahrenheit, dans le vaisseau contenant le: peaux, jusqu’à ce qu’elles en soient entièrement couvertes puis, en les laissant ainsi deux ou trois heures, elles seron tout-à-fait imprégnées de la composition. Les peaux sont en suite prises et soumises à un courant (pair atmosphérique eh moyenne température, jusqu’à ce qu’elles soient sèches. Dan: ce procédé, on se sert d’une pression hydraulique au moyei de vaisseaux convenables comme à l’ordinaire, ou l’on plan les peaux dans un vaisseau imperméable à l’air, dans leque on opère le vide, soit entièrement, soit en partie; puis Foi