CUIRS ET PEAUX IMPERMÉABLES
. entrer la composition dont on désire imprégner les peaux, u elle composition devra être chauffée à une température 100 à 120° de Fahrenheit. De cette manière, on devra Jours opérer lorsque la submersion des peaux n’est point lisante pour les imprégner de la composition. On se sert la première composition lorsque les peaux ont été tanps avec de l’écorce de chêne , et de la deuxième lorsqu'elles , été tannées autrement ou imparfaitement.
Quant aux cuirs, on les imprègne entièrement de la troiitne composition lorsqu’ils sont très-minces, et de la quapme lorsqu’ils sont d’une épaisseur moyenne. Ceci s’ef- 'tue en plaçant les cuirs sur des plaques de métal chauffées !:00° de Fahrenheit, et les imprégnant plus ou moins, selon but auquel ils sont destinés, d’une des troisième ou qua- ■me compositions, chauffées également à une température 100° de Fahrenheit. Dans ce procédé, on se sert de grandes tes brosses, que l’on trempe dans la composition, et avec quelles on l’étend sur le cuir ; on effectue aussi l’impréition comme déjà décrite, en raréfiant l’air atmosphérique itenu dans une chambre construite dans cette intention, îs laquelle les articles fabriqués de cuir ou de peau peuît être soumis à l’action de l’air chauffé ou raréfié, et, pique avec ce procédé l’imprégnation n’ait pas lieu aussi nplètement que par le procédé ci-dessus décrit, les articles riqués y soumis deviendront plus flexibles, plus durables imperméables à l’eau.
On opère sur les articles fabriqués comme sus-mentionné, des exposant, dans une pièce quelconque, à upe tempéure de 100 à 120° de Fahrenheit, puis, au bout d’une ou :ix heures, lorsqu’ils seront bien chauffés, on les enduit me des compositions ci-dessus mentionnées, jusqu’à ce ils en soient bien imprégnés; ils sont ensuite transportés i pièce d’une température ordinaire, et y laissés jusqu’à ce ’ils soient secs, ce qui a lieu au bout d’une demi-heure une heure.
Apprêt imperméable des chapeaux, de M. Giverne (Christophe-Benjamin), à Paris.
W. Giverne s’exprime ainsi :
ün a cherché jusqu’à ce jour le moyen de rendre les chaaux véritablement imperméables à l’eau, à la sueur et x corps gras qui les touchent; mais l’on n’y est point eore parvenu d’une manière satisfaisante, et tous les apêts à l’esprit-de-vin sont loin de remplir ce but.
Je suis parvenu enfin à la composition d’un apprêt q réunit toutes les conditions désirables, et de plus des ava; taire s particuliers.
1° Imperméabilité complète du chapeau à toute sor d’humidité , sans inconvénient pour la santé. (L’impermé bilité absolue des tissus qui couvrent quelques parties c corps ayant été l’objet de critiques de la part des médecin comme nuisible à la santé, j’ai été au-devant de cette obje tion et je ménage des ventouses invisibles dans la forme t mes chapeaux. )
2° Economie importante dans la fabrication.
3° Souplesse, élasticité, légèreté : les chapeaux les pli légers ne seront plus exposés à se déformer ni à se catir pi la pluie, comme le font tous les chapeaux connus jusqu présent.
4° Durée sans altération du double de temps : les chapeai préparés par mon procédé feront moitié plus d’usage, jusqu’à la lin sans avoir cet aspect gras et sale que prennei nos chapeaux aujourd’hui.
5° Apparence supérieure à qualité égale de la pelucb la peluche restant beaucoup plus belle que sur l’appfi ordinaire.
Voici la composition exacte de mon apprêt et mes procédi d’emploi : je prends :
Huile de lin . 5 kilog.
Blanc de céruse . 0 5 hectog. (
Litharge, première qualité, ..05 —
1° ,Te fais bouillir ensemble dans une grande chaudière, grand feu, pendant quatre heures, toujours à gros boui Ions, jusqu’à ce qu’il en sorte comme par bouffées une fumé très-piquante, lourde et épaisse comme une flamme éteinte alors je retire le feu et laisse refroidir. Lorsque le mêlant est froid, il est en masse bien lié et épais comme un mastic Je l’éclaircis pour l’application de deux manières : avec cl l’huile de lin siccative ou avec de l’essence de térébenthine
2° D’autre part je fais dissoudre :
Mastic en larmes . 25 décag. *
Sandaraque . 25 —
Oliban . 25 —
Essence de térébenthine. . . . lkil. »
Le tout dans un vase de terre vernissé qui est placé su une plaque de fonte pour qu’il n’y ait aucun rapport avec l feu. Par ce moyen, j’obtiens l'ébullition sans aucun dange jusqu’à parfaite dissolution.
> Je fais dissoudre à part par les procédés ordinaires :
Gomme-laque . 2 kilog.
Dans : Esprit-de-vin . 8 litres.
nis je réunis toute cette dissolution de gomme-laque avec otalité de la deuxième préparation et 25 décagrammes emént delà première composition; je fais le mélange à 1, et quand il est parfait, j’y trempe le chapeau à la iëre ordinaire et lui fais subir le même travail, ferai observer qu’il y a deux manières d’apprêter les jeaux qui offriront à peu près le même avantage, oui' les chapeaux de force ordinaire^ que l’on apprête avec ^omme- laque dissoute dans l’esprit de vin, pour leur |ner de la raideur, ce qui est assez dispendieux, je puis placer la gomme-laque par un apprêt ordinaire composé olle anglaise et de colle façon de Paris, et je leur donne imperméabilité complète en les enduisant dessus et tous avec la première préparation rendue suffisamment ide comme je l’ai indiqué.
pur les chapeaux légers première qualité, je les apprête èrement avec ma composition spéciale, quoique cette |ière soit plus dispendieuse; je les fais dresser à la manière paire, et lorsqu’ils sont entièrement finis , prêts à recela peluche, je leur applique une couche de la première plution.
: dois faire remarquer que l’on croirait au premier abord le chapeau ainsi enduit ne sèche pas; mais il suffit de er dessus une couche ou deux du vernis qu’on emploie Clairement pour rendre le chapeau dans un état parfait r recevoir la peluche.
Perfectionnement.
'emploi de l’essence de térébenthine dans une des campons que nous avons indiquées, nous ayant fait craindre que odeur ne se fit sentir, nous avons trouvé le moyen ivier à l’inconvénient de remploi de cette substance en la arit par trois fois à l’alambic; ce qui lui ôte la plus ide partie de son odeur, et en en retirant le corps gras 3nd plus siccative; de plus, nous y ajouterons, pendant illition , un aromate qui neutralise ce qui pourrait rester odeur naturelle à l’essence de térébenthine ; il en résulte lorsque cet apprêt est recouvert de notre apprêt à ile, il n’y a plus aucune odeur à craindre. Nous avons i, dans des nouveaux essais de perfectionnement, em- 'é la gélatine (qui pourrait être remplacée par toute autre
colle animale) , en la faisant d’abord dissoudre par les p cédés ordinaires; puis en y mêlant un sixième de no apprêt à l’huile, après avoir préalablement ajouté un ; de sel de tartre, à l’effet de faciliter le mélange de la gé fine avec l’huile. Cet apprêt de fond donne une premii imperméabilité qui a en outre l’avantage de ne pouvoir ê altérée par la chaleur du fer; on applique ensuite l’apprè l’huile, tel que nous l’avons expliqué , puis la couche vernis ordinaire.
Nous mentionnerons enfin la terre d’ombre et l’ail ( nous ajoutons à notre composition d’apprêt à l’huile dans proportions suivantes, d’après celles des autres matiè indiquées ci-dessus.
Terre d’ombre. ...... 125 gram.
Ail . 250 —
Les propriétés siccatives de la terre d’ombre et celles l’ail, qui agit comme liant et siccatif en même temps , ni font considérer ces deux matières comme très-importan à l’égard de l’emploi de l’huile comme base de notre appr Toutefois nous ferons remarquer que d’autres agents sic tifs pourraient sans doute être employés avec le mê succès; comme aussi l’ail, introduit dans notre mêlai d’huile et de gélatine, y produit un effet de réunion ■ parties constitutives de cet apprêt tel qu’il le resserre si cependant le durcir.
On conçoit que notre apprêt à l’huile peut être applit sur toute autre espèce d’apprêt dit de fond, comme nous l’i pliquons sur nos premiers apprêts , et, à cet égard, pi mieux faire comprendre l’utilité et l’importance de ce ni veau système d’apprêt à l’huile, nous allons ajouter quelques explications à la suite de celles que nous av données dans notre brevet principal, et qui viendront besoin faire ressortir davantage la nouveauté de notre p cédé par l’effet de son application.
Jusqu’à présent on appliquait sur les carcasses en feu qui avaient déjà reçu un collage un vernis à l’espritvin sur lequel on appliquait l’étoffe de soie, que l’on fai! gripper au moyen de la chaleur du fer passé sur l’éto Mais alors cette chaleur mélangeant le vernis avec l’encolla il en résultait que l’eau , tombant sur le chapeau et trav sant là soie, y faisait tache, et que, de plus, la transpirât pénétrait facilement la carcasse; d’où s’ensuivait, par l’i sence d’imperméabilité, que le chapeau se salissait facilem et promptement. Nous avons eu l’idée , comme on Ta
3 le premier brevet, d’interposer une véritable couche erméable à la transpiration et indestructible à la chaleur e l’apprêt de fond et la couche de vernis nécessaire r l’application de la soie. En effet, notre apprêt à l’huile reçoit aucun effet de la chaleur du fer. La couche de iis à l’esprit-de-vin dont nous le recouvrons y adhère , en se plaçant dans la petite cavité que forme la surface ’apprêt à l’huile, soit par la moiteur propre à cette na- . d’-apprêt comme à tout vernis gras, soit par l’espèce îoussière que la chaleur y détermine sans l’altérer. Il en dte que, lorsqu’on passe le fer sur la soie placée sur le iis, la chaleur n’a d’action que sur ce vernis pour le i gripper, et n’altère en rien l’apprêt à l’huile, sur lequel ’a aucun effet destructeur ou qui altère ses propriétés, n conçoit dès lors que l’apprêt à l’huile conserve toute efficacité d’imperméabilité , tant à l’égard de l’eau qu’à ird de la transpiration, et qu’il offre de plus une souse que n’ont pas les apprêts ordinaires ; qu’il ne casse pas pi’il permet ainsi de faire l’encollage du feutre aussi île que celui de l’apprêt à l’huile.
i rêt de chapeau imperméable , de M. Pillard (Philibert) à Lyon.
Composition.
olle-forte cuite avec le tannin; colle, un demi-kilog.; lin un kilog.
sphalte, un kilog., dissous avec un demi-kilog. de copal ; omme-laque, un kilog., dissous dans un demi-kilog. cool.
es substances sont ensuite réunies aussi intimement que ûble, et la composition s’applique sur les carcasses des peaux.
0apier imperméable dit toile cirée, par M. Robert (Jean-Claude), à Paris.
e papier de M. Robert, dont il a importé l’idée d’Allerne en France, est bien préférable cependant au papier erméable allemand fait avec la pâte des chiffons ordi-> es.
a pâte du papier que M. Robert surnomme toile cirée et t il est l’inventeur, est faite avec de vieux câbles et do x filets de pêcheurs , ce qui lui donne une force et uuû teité presque égales à celles de la toile»
C’est sur ce papier qu’il étend une pâte quasi-fluidi composée de .colle de pâte , de colle-forte et de noir t fumée. Cet apprêt, une fois séché, est recouvert d’une coucl de vernis élastique.
Cette préparation double la force du papier, le rend in perméable à l’eau et propre enfin à remplacer, dans tout les circonstances , la toile cirée, qui coûte le double.
On peut lui donner toutes les dimensions voulues.
Fabrication du papier imperméable , par M. Kuhner (Guillaume), à Soultz (Bas-Rhin).
La seule difficulté de sécher les matières huileuses ( pétrolène), que contiennent plus ou moins tous les bitura non compactes , a dû faire renoncer à leur application s' le papier pour lé rendre imperméable.
Pour suppléer à ce moyen , M. Kulmer a imaginé de dj soudre le bitume solide dans une huile volatile; il a obten par ce procédé, un beau vernis, qui s’étend facilement sèche au plus vite.
On applique ce vernis sur le papier au moyen de bross et mieux encore, au moyen d’un sparadrapier en fer gar de flanelle ou d’une autre étoffe souple qui ne laisse pas! que la quantité nécessaire de bitume dissous pour bii enduire le papier.
Ce papier passe ensuite sur des fourneaux chauffés mod rément et se trouve, en sortant de ces fourneaux, par ni même et seule opération, parfaitement sec, brillant et pi à mettre en vente.
L’invention consiste particulièrement:
1° Sur la préparation du vernis , consistant en une dise lution de bitume solide dans une huile volatile.
Les bitumes préférables pour cet emploi sont les bitura ou asphaltes compactes de l’Amérique, les bitumes de Jud et les wallona; l’huile volatile est l’essence de térébenthin mais on peut aussi en employer d’autres.
2° Sur la manière d’appliquer le vernis sur toutes sortes < papiers au moyen du sparadrapier et de le sécher au f par une seule opération.
Étoffes imperméables à l’eau , par le savon hydrofuge Ménotti.
Un des plus grands ennemis du bien-être de l’homm c’est la pluie : elle nous est incommode, elle détériore to nos vêtements et elle nous donne des maladies que la scion médicale ne sait pas toujours guérir. On a beaucoup fait po
mbattre la pluie, mais jusqu'à, ce jour on n’avait pas comètement réussi. On ne peut pas toujours avoir un parapluie la main; les manteaux de, draps épais pèsent trop, même >ur les cavaliers, et ils ne les garantissent pas d’ailleurs d’être la longue mouillés à la pluie ; les vêtements d’étoffes sériés laissent aussi passer l’eau ; on ne peut pas se couvrir toiles cirées. Quant aux tissus de caoutchouc, ils ne sont s seulement d’un prix élevé, mais ils exhalent encore une eur qui est loin d’être agréable. Ce qu’il nous fallait à tous, fait le moyen de rendre à bon marché, nos habits imperdables. Beaucoup de savants et de praticiens l’ont bien mpris : aussi ils ont cherché la solution de ce problème.
.is elle était difficile, il paraît, car il a fallu longtemps * ur la trouver. Celui à qui revient cet honneur, c’est M. notti, réfugié politique de Modène. Après beaucoup d’esis et d’épreuves, à force d’observations et de science, il est rvenu à faire une excellente , une parfaite préparation hyjfuge. Et d’abord, elle ne coûte pas cher; c’est ce qu’il lait pour la généralité; pour 30 centimes on peut rendre ê blouse ordinaire imperméable à l’eau. Quant à la diftité d’employer la préparation, elle est nulle ; il suffit d’imrger une étoffe bien sèche dans une dissolution presque lillante de ce savon : lorsque l’étoffe en est bien uniforment imprégnée, on l’exprime modérément, on laisse sé- :r, et tout est fini. On le voit, tout le monde peut faire a. Mais l’essentiel n’était pas dans le mode d’opérer, c’était qualité môme de l’imperméabilité obtenue. Yoici sur ce nt capital des témoignages sans réplique :
1 endémie des Sciences de Paris. — « M. Ménotti a prêté il y a quelques mois un savon qui, suivant lui, jouit la propriété de rendre les étoffes imperméables à l’eau, s qu’elles cessent pour cela d’être perméables aux fluides étiques. — Pour nous assurer de la vérité des faits allégués l’auteur, nous nous sommes transportés dans son établisîent, et là, M. Ménotti nous a fait connaître la compopn de son savon, a fait préparer devant nous plusieurs jpons d’étoffes, et ils ont été rendus imperméables. — is avons assez répété les épreuves soit individuellement, soit ■amble, pour pouvoir dire que M. Ménotti a réellement at- |t le but qu’il s’était proposé, et cela sous le double rapt de l’utilité et de l’économie. — On prévoit les immenses otages qui devront résulter pour la santé publique de l’em- !. d’un procédé aussi simple que peu dispendieux, et comi tous ceux qui jouissent du triste privilège d’exercer une fession quelconque sur la voie publique et sont exposés aux
Caoutchouc . 35
injures de l’air, auront d’obligation à M. Ménotti. » — Ont signé MM. Robiquet et Dumas.
Nous appelons ■vivement l’attention sur ce rapport. La signature des académiciens rapporteurs écarterait l’idée d( toute complaisance louangeuse, si le nom du savant inventeur n’était pas d’ailleurs déjà une garantie suffisante. Ui temps viendra où la composition de ce précieux savon pourr; être connue v de tout le monde ; mais ce qu’il importe surtout do constater, c’est que, dès à présent, pour une minimi somme de 30 cent.', on peut rendre un vêtement imperméable. C’est un avantage immense ; car, par la simplicité di moyen indiqué, tout intermédiaire entre celui qui fabrique l savon et celui qui l’emploie est supprimé; et, par conséquent le prix de cette utile composition hygiénique ne peut ètr arbitrairement élevé. C’est surtout aux petites bourses, ([u sont malheureusement les plus nombreuses, que M. Monotl a rendu un grand service.