‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 106 sur 109 · IMPRESSION DES TOILES CIRÉES · texte numérisé non relu

IMPRESSION DES TOILES CIRÉES

Pour pouvoir faire usage des vieux dessins sur pierre, qui >nt déjà servi à l’impression sur papier, et les employer aux mpressions sur toiles cirées, voici le procédé que j’ai adopté :

On enduit d’encre, on laisse sécher quelques jours, et on mduit de nouveau jusqu’à ce que le dessin ait acquis une ertaine épaisseur Sensible à l’œil • ensuite on lave à l’essence le térébenthine, et on enduit la pierre avec une dissolution le potasse caustique, qui enlève toutes les parties grasses ou ature tous les acides qui pourraient se trouver à la surface, iprès que la liqueur a réagi à peu près une demi-heure, on •longe dans un grand baquet d’eau pure, et on fait bien éeher. Cela fait, oh prend un bâton entier d’encre de Chine, t on le passe par son extrémité plate et à sec sur la surface u dessin, de manière et en prenant toutes les précautions onvenâbles pour qu’il n’y ait que les portions élevées et les oints saillants qui soient en contact avec le bâton, que ces lévations et ces points n’en reçoivent qu’une légère couche ui ne permette pas à l’enduit gras dont on imprègne la ierre, comme il a été dit précédemment, d’adliérer aux ’àits, aux points du dessin, lesquels, par conséquent, doient apparaître en blanc lors du passage ultérieur des couiurs. La pierre étant en cet état, il ne reste qu’à la traiter bsolument comme il a été dit précédemment.

Il n’est pas nécessaire d’ajouter qu’on peut se servir, au eu de la pierre originale, d’une autre pierre imprimée avéc , première. Cette dernière se prête d’autant au travail que t surface est plus unie, tandis que, dans le dessin original i crayon, la pierre porte un grain qui présente des diiïirltés dans le changement du positif au négatif.

Pour l’impression, on se sert, au lieu d’encre ordinaire, de t composition suivante :

Une partie de vernis épais à l’huile de lin , 1/4 de colohane, 1/4 térébenthine de Venise, 1/8 minium, et 4 blanc remnitz, qu’on mélange et incorpore bien ensemble.

On charge cette couleur à la manière ordinaire avec le rouau, et on imprime à la presse lithographique le dessin, imme il a été dit, sur la toile cirée, de manière qu’il n’y en t qu’une légère impression. Pendant que cette empreinte ;t encore fraîche, on la couvre de la matière colorante relave à la nuance qu’on désire, avec un pinceau, en ayant ùn de passer ainsi sur toutes les parties du dessin, et qu’auine d’elles ne reste sans être chargée. L’excédant de matière dorante ou poudre est enlevé ensuite avec un gros pinceau i une poignée de coton.

Quand ce travail est terminé, on voit apparaître tous les aits du dessin avec l’éclat et l’effet désirés, et suivant que

le dessinateur a su conserver les véritables rapports entre les ombres et les clairs, ou relativement au fond de la toile cirée, on a un travail plus ou moins satisfaisant sous le rapport de l'art. Si on veut produire un dessin à plusieurs couleurs, il suffit de couvrir après l’impression, avec des patrons ou des calibres, les portions qui ne doivent pas être colorées en certaine nuance.

Quand l’impression et le coloriage sont terminés, on transporte la toile cirée sur une plaque de fer chauffé où on la laisse jusqu’à ce que les couleurs soient entièrement fixées.

Lorsque l’impression a reçu un bronze de cuivre, si on veut la dorer à l’or pur, on verse sur la toile une faillie dissolution d’or, et on fait passer, à l’aide d’une batterie galvanique, un courant électrique qui produit, en peu de temps, un précipité d’or sur les traits du dessin. Quand on a obtenu le degré de dorure convenable, on lave le dessin à l’eau pure et on laisse sécher.

Le même procédé est applicable avec l’argent seulement si on veut que certaines parties restent blanches comme les eaux, les nuages, etc., et dorer ensuite les autres ; il faut couvrir les parties argentées avec une légère couche de matière grasse, afin que l’or ne puisse s’y précipiter et y adhérer. De cette manière, on obtient deux couleurs métalliques diverses, et on pourrait en obtenir un plus grand nombre.

C’est encore par le même moyen qu’on peut parvenir à obtenir sur un seul et même dessin diverses gradations dans les tons de l’or ; on n’a pour cela qu’à soumettre plusieurs fois le dessin à l’action du courant galvanique, après avoir recouvert chaque fois de matière grasse les endroits qui ne doivent recevoir qu’une dorure moins épaisse.

Il faut faire bien attention d’éviter toute espèce de contact avec les doigts des parties du dessin qui doivent êtn dorées, attendu que la moindre trace de matière grassi s’oppose à la précipitation du métal. Il est meme prudent avant de mettre la dissolution d’or sur le dessin, de le passe à l’acide chlorhydrique très-étendu, qui enlève toutes le matières qui feraient obstacle au dépôt de l’or.

En résumé, on voit que par le procédé que je propose o p peut fabriquer des produits variés qui, sous le rapport de 1 s qualité, peuvent être classés ainsi : 1° dessins coloriés ; 2 t: dessins avec bronze d’or ou d’argent; 3° mêmes dessins n p couverts d’un vernis; 4° dessins dorés ou argentés parvoi j, galvanique ; 5° dessins dorés ou argentés simultanément.

Il est évident que ce procédé s’applique à tous les dessii imaginables, aux pancartes écrites, aux cartes géographiqui ou autres, etc., qui peuvent être reproduits ainsi de la m< 1

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