DÉSINFECTION
nièro la plus exacte. Quant à l'appareil galvanique et à la presse lithographique nécessaires pour le mettre à exécution, je me dispenserai d’en donner la description, parce que ni l'un ni l'autre ne diffèrent de ceux qu'on emploie communément.
Désinfection.
Quoique la fabrication des toiles et taffetas cirés ou vernis lit, depuis quelque temps, fait de sensibles progrès, les conommateurs se plaignent encore journellement qu’ils répandent, surtout quand la température s’élève, une odeur forte ,'t iésagréable. 31. Chevalier conseille aux fabricants d'employer le procédé suivant de désinfection.
îlans une chambre suffisamment grande et parfaitement close de toute part, on étend les toiles après qu’elles ont subi outes les opérations nécessaires et qu’elles sont prêtes à être :i iv es au commerce. On les dispose de manière à ce qu’elles ne - touchent en aucun point de leurs surfaces et à ce qu’il ne s’;, forme aucun pli; on place au milieu de cette chambre un appareil propre à dégager du chlore: on s’éloigne en ayau1 soin de fermer la porte et d’en calfeutrer toutes les fentes parles moyens usités en pareil cas. Au bout de douze heures, on entre dans la chambre, on enlève les toiles qui sont complètement désinfectées, pour les exposer à l’air pendant un certain temps, puis on les plie pour les expédier. Ce procédé, mis en pratique, a produit des résultats satisfaisants. {Académie des Sciences.)
CONCLUSION
Comme on le voit, les procédés mécaniques sont venus en aide à cette fabrication, qui a fait de grands progrès, et en r> in plaçant la pose des fonds à la main, ainsique le ponçage, i' réduit de 80 pour 100, terme moyen, le prix de ce travail qui entre pour beaucoup dans le prix tle revient des toile cirées.
L méthodes d’impression se sont perfectionnées, on impriui depuis une quinzaine d’années, à volonté, avec ou sans relief. Nous ne parlerons pas de l’art de produire des effets sur les fonds de ces toiles, art bizarre qui sera toujours plus riche en moyens d’exécution que ne saurait l’exiger le goût du consommateur le plus exigeant.
Nous rappellerons, en aidant notre mémoire des rapports imprimés du Jury central des expositions des produits de l’industrie, les noms des principaux Industriels qui se sont distingués dans cçtté partie.
Dès 1834, M. Seib, de Strasbourg, obtint une médaille de bronze pour « des toiles et taffetas cirés, imprimés, pour tapis et couvertures de meubles. C’est à M. Seib que l’on doit l’importation et la fabrication des toiles et des percales cirées à la Saxonne. Ces produits, recherchés en France, sont très-demandés en Allemagne, en Suisse, etc. L’on doit également à M. Seib, les tableaux lithographiques imprimés sur toile cirée. 11 mérite la médaille de bronze...
» M. Cerf, de Brest, avait présenté de très-bonnes toiles cirées qui pouvaient soutenir le parallèle avec les meilleuss produits de ce genre, pour la variété des dessins, l’éclat desj couleurs et la souplesse de l’étoffe ; il mérite également une' médaille de bronze...
» Ont été mentionnés honorablement, M. Notta , à Clignai!court (Seine), pour tapis vernis imitant le marbré, et M. Cou4 teau, à Joinville-le-Pont (Seine), pour ses toiles cirées et ses) cuirs vernis. »
Plus tard, on 1839, M. Seib obtient une médaille d’argent^ pour sa fabrication des toiles et percales cirées à la Saxonne.- Sa fabrique montée sur une grande échelle fournit des pro4 duits qui jouissent dans le commerce d’une grande estima due à leurs qualités éprouvées.
L’art du fabricant de toile cirée est redevable à M. Seib, de plusieurs perfectionnements importants dans les moyens mécaniques par lesquels on imite la marbrure. C’est lui qui] le premier, a tiré de la lithographie la décoration de ceâ! toiles.
MM. Couteau de leur côté, récompensés en 1834, d’un^ médaille d’argent pour leurs cuirs vernis, et, ainsi qu’on vient de le voir, d’une mention honorable pour les toiles cirées, obtiennent plus tard la médaille d’or pour l’ensemble de leurs travaux. «Ils s’occupent activement, est-il dit dans un rapport du Jury central, de la fabrication des toiles cirées, en partie parles procédés anciens, en partie par des moyens nouveaux et remarquables.
» En effet, clans leurs ateliers, se trouve une machine qui donne à la toile une couche de peinture de chaque côté simultanément. En quelques minutes une pièce de 4Dm.8 (31 aunes) reçoit ses deux couches et se rend d’elle-même dans une étuve disposée pour recevoir cinquante-deux pièces semblables. ( Voyez ci-dessus, brev. Couteau.)
» Trois hommes font, à l’aide de cet appareil et du suivant, le travail de soixante ou quatre-vingts ouvriers. »
» En effet, chez MM. Couteau, non-seulement la pose du fond se fait à la machine, mais le ponçage lui-même s’exécute par un procédé mécanique cle la plus grande simplicité.»!
CONCLUSION. 417
'économie de la main-d’œuvre, produite par ces deux apareils est immense • ils fonctionnent d'ailleurs l’un et l’autre vec la plus parfaite régularité. »
Dans ce môme rapport, M. Bonjour obtient une médaille ronze ainsi motivée : « M. Bonjour expose, pour la première ffs. Sa fabrique, située à Bercy, emploie 40 ouvriers et peut accroître. Il produit des toiles cirées, par l’ancien procédé, our meubles, tapis, etc. Il a inventé un nouveau procédé, epuis 18 mois, il en fait usage, et il a déjà produit, à son ide, de 6 à 8000 pièces qui ont été verséés dans le comlerce. » — Dans ce nouveau procédé, le dessin est sans reef, il est fondu et nuancé de manière à imiter les laques de t Chine. « M. Bonjour fait un emploi des métaux qui est irigé avec goût et intelligence »...
« M. Dutertre, à la Chapelle-Saint-Denis, près Paris, a tposé des produits en toiles cirées, imprimées, qui décè- :nt une entente parfaite de la fabrication, et dont les desns sont composés avec une habilité extrême, pour mettre profit toutes les qualités de la toile cirée et pour dissimur tous les défauts. Ces taffetas cirés sont très-remarquates par leur parfaite exécution. — Le Jury central décerne M. Dutertre une médaille de bronze. »
Nous ne pousserons pas plus loin notre revue rétrospective; peu que nous venons de donner sera suffisant pour prouîr que l’importante industrie des toiles cirées a été étudiée fond et dignement représentée dans les expositions publiées.