‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 11 sur 109 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CAOUTCHOUC VULCANISÉ.

17. Nous venons de voir dans le chapitre précédent le caoutchouc faire son apparition en Europe, et n'étant, pendant plus de cinquante ans, considéré que comme une matière particulière et curieuse; mais n'étant propre à aucun usage. Puis, peu à peu, prendre sa place dans le rang des matières premières , dont l’industrie pouvait tirer parti. Chaque année on lui découvre une propriété nouvelle; mais les pas des expérimentateurs sont encore incertains, tardifs. Sur les derniers temps, il devient une mode, une fureur, chacun veut découvrir un moyen nouveau de l'utiliser : la science s’en mêle enfin; on l’épure, on l’analyse, et son usage se répand de toutes parts. A force de travail, la fabrication obtient des résultats inespérés; il remporte, dans la personne de MM. Guibal etRattier, la plus haute récompense dans les expositions de 1834, 1839 et 1844. Arrivé à ce point culminant, il s’arrête, reste stationnaire un instant. Il semble que tout est dit sur cette matière, que la veine est épuisée et plusieurs voix s’élèvent qui disent à l’industrie : « ti n’iras pas plus loin ■ » Il arrive, après un temps mort, un moment de décroissance. On reconnaît qu’on a été tro; loin, qu’on a employé le caoutchouc à la fabrication d’objet j pour lesquels il est impropre ; que les instruments de chi ' rurgie, les sondes, les pessaires, les ceintures, ne peuvent eij être faits, que les rouleaux d’imprimerie doivent retourne à l’emploi de la mélasse et de la colle-forte, que les cour roies mécaniques en caoutchouc sont promptement tro lâches et glissent sur les poulies, que les étoffes qu’il re couvre sont lourdes et poisseuses, que ses dissolutions or; une odeur nauséabonde, etc., etc. En vain l’industrie redou ble d’activité, déjoue les sophistications, c’en est fait, la mai che rétrograde commence. Où s’arrêtera-t-elle? Elle n’ir pas plus loin en arrière, elle va au contraire faire des pas d géant en avant : déjà elle a laissé bien loin derrière elle so niveau de 1844, et maintenant il faut répéter, mais cette fo en parlant de ses progrès : Où s’arrêtera-t-elle ?

Une seule découverte a produit ce changement inattendtj inespéré; c’est la vulcanisation.

18. En 1843, le 9 septembre, M. Thomas Hancock annorni le premier qu’une feuille de caoutchouc plongée dans d soufre en fusion en absorbe une portion, et, en même temp

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irouve des changements importants dans la plupart de ses •opriétés caractéristiques. Uni au soufre, il n’est plus affecté ir les variations de la température, le froid ne le durcit pas,

| chaleur ne le ramollit plus : pourvu toutefois que cette valeur ne soit pas telle qu’elle puisse le corroder, le liquéfier, détruire. Les dissolvants du caoutchouc ordinaire sont •ns action sur lui; son élasticité est de beaucoup augmentée, n adhérence est beaucoup plus forte; mais il a perdu sa ropriété adhésive; il faudra lui donner les formes voulues ;ant son mélange avec le soufre; car une fois ce mélange éré, il ne se recolle plus de lui-même, il faut un agent termédiaire.

19. Bientôt on découvre qu’on obtient le même effet, la lcanisation, en pétrissant le caoutchouc avec du soufre, au oyen de rouleaux de compression, ou bien en le dissolvant ns l’essence de térébenthine et le naphte, et y mêlant una antité suffisante de soufre.

Le caoutchouc vulcanisé fut soumis à clés épreuves décisives. ie sphère pleine, de 63mm.5 de diamètre , après avoir été mprimée sous un laminoir, dont les cylindres avaient un irtement de 6mra.5, reprit exactement sa forme première îs aucune trace de sa compression.

:Un tube de caoutchouc vulcanisé, de 57 centim. de diadre, enfermé dans un cylindre de même calibre intérieur soumis à une pression de 200,000 kilog. Il se dégagea, rncoup de chaleur, et l’immense élasticité de la substance ça en arrière, avec une violence terrible, un volant pesant onnes (5,000 kilog.) qui avait servi à faire l’expérience.

L0. Le dégagement de chaleur du caoutchouc soumis à ) compression, est une propriété que possèdent aussi l’air et métaux; il y a cependantune différence en ce que la tem- •ature de ces dernières substances ne s’abaisse pas par la ction. M. Broketon dit avoir élevé de 2° la température 62er.5 d’eau en 15 minutes, en recueillant la chaleur dé- ;ée par l’extension de fils de caoutchouc. Il présume que i effet est dû au changement dans sa pesanteur spécifique, rétend que cette chaleur ainsi produite ne provient pas du ; -tement, parce qu’il y a la même quantité de frottement s la contraction comme dans l’extension de la substance ue le résultat de cette contraction est de ramener le caorrt- , ; uc sur lequel on agit ainsi à son état normal de ternpéire.

l0t oici, d’ailleurs, le résultat des travaux de M. Hancock.

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Caoutchouc, - ~

Perfectionnements apportés dans le traitement du caoutchouc, par Thomas Hancock.

. 21. Ils consistent dans les moyens d’enlever au caoutchoui cette viscosité et cet état glutineux qu’il prend par une élé vation de température, et à lui enlever cette tendance h de venir dur et raide par le froid, à se ramollir ou se décom poser par l’effet de la chaleur et le contact des huiles e matières grasses.

§ 1. M. Hancock combat la viscosité au moyen du silicat de magnésie, ou talc tamisé, qu’il incorpore avec le caout cliouc, soit par la pression au moyen de cylindres, soit à froid soit à chaud; manipulation qui doit être continuée jusqu’à c que l’effet demandé soit obtenu.

§ 2. Il mélange parfois au talc, pour les objets qui n’exi gent pas une aussi grande perfection, une certaine quantit de chaux lavée ou de terré à foulon aussi scellée et tamiséi S’il veut obtenir une coloration quelconque, il ajoute d< poudres colorantes mélangées uniformément ou suivant di dessins donnés. Pour la teintura noire, il emploie l’asphal seul ou bien combiné avec le talc, tous deux tamisés ; ( bien encore, mais on obtient seulement la couleur brun en substituant la plombagine à l’asphalte. On obtient même résultat en dissolvant l’asphalte dans le naphte < houille : en se servant du naphte pour amollir et étendre caoutchouc.

Les substances ci-dessus indiquées affaiblissent plus moins les propriétés élastiques du caoutchouc ; on peut mèn avec le talc, les faire disparaître entièrement; mais, en ét diant les proportions on peut arriver à un degré d’élastic déterminé.

§ 3. M. Hancock, pour empêcher le caoutchouc de se di cir au froid et de se ramollir à la chaleur, et de se déco poser par l’effet des huiles et des matières grasses, comb le soufre avec le caoutchouc. Cette combinaison, il la fait plusieurs manières. Il fait fondre dans un vase une certa quantité de soufre, maintenu à la température de 120 à : degrés centigrades, il y plonge le caoutchouc roulé en feui ou ayant reçu préalablement les formes voulues, et l’y la j«6qu’à ce que le soufre l’ait entièrement pénétré, ce don s’assure en coupant quelques petits morceaux. Lorsqu» caoutchouc est pénétré, il le retire du bain, et enlève, ei grattant, le soufre fixé sur la surface. Assez ordinairement caoutchouc absorbe le soufre d’un sixième à un dixième son poids. Ce caoutchouc ainsi combiné avec le soufre j

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de les qualités qu’on a voulu lui donner : il a perdu celle î l’adhésion. On peut aussi opérer cette combinaison du sou- 3 avec le caoutchouc, soit à froid, soit à chaud, en opérant. ; même manière que pour le talc, ou bien encore en savant de soufre l’essence de térébenthine ou ses autres distants.

§ 4. On peut combiner simultanément le talc au caoutouc déjà saturé de soufre.

Le caoutchouc , après cette combinaison ainsi opérée, est ut aussi soluble qu’avant et n’a pas encore éprouvé la mo- Scation que M. Hancock veut obtenir. Pour y parvenir, il ,mge le caoutchouc dans le soufre fondu, comme on vient le dire, et il élève la température à 150 et même à 185 grés centigrades, en le maintenant immergé suivant l’éisseur du caoutchouc ou le degré de modification qu’il veut tenir. Une feuille de caoutchouc de lmm.5 d’épaisseur est ‘difiée dans J’espace de 10 à 15 minutes dans du soufre luffé de 15(^, 175 degrés centigrades ou dans 50 à 60 mites si le soufre n’a que 150 à 160 degrés.

\u delà de ces termes le caoutchouc prend une couleur jcée et perd une grande partie de sa ductilité. Plus loin mre, il durcit, noircit et prend les caractères de la corne. 5 5. Le caoutchouc seul ou combiné, éprouve, par l’effet ; températures ci-dessus indiquées, une modification telle |3 sa force élastique est de beaucoup accrue, qu’il n’est is sensible au froid ou à la chaleur et que ses dissolvants linaires n’ont plus d’action sur lui.

Juand le caoutchouc n’est pas seul, mais bien étendu sur étoffes ou combiné avec elles, on fait passer ces étoffes des plaques ou entre des cylindres chauffés à la tempérae voulue pour opérer la modification , qu’on peut varier vant l’épaisseur, l’état et la condition des objets qu’on fait ser ainsi, et l’on peut aussi faire usage, pour cet objet, de j chauds, d’étuves, de poêles, dont on prolonge le contact ’action en raison de la grosseur, de l’épaisseur. On peut si plonger les objets dans l’eau et la vapeur dont on élève empérature au degré voulu et en employant en même ips une pression suffisante.

6. On donne au caoutchouc un poli, une douceur, un ast agréable, si on mêle une petite quantité d’huile de lin, stéarine ou de spermaceti, avec le soufre employé dans la ibinaison.

i, pour lui rendre sa propriété adhésive qui permet de le der sans intermédiaire, on veut ramener le caoutchouc à it antérieur à la combinaison, on emploie les dissolvants

40 première Partie.

connus du soufre, principalement le sulfate de soude dissous dans l’eau qu'on tient à une température de 90 degrés centigrades. Un peu plus un peu moins.

Gazomètres.

§ 7. M. Hancock a construit dernièrement pour la ville de Mexico, des gazomètres en caoutchouc qui méritent d'être signalés. Comme il est impossible de trouver dans cette ville un ouvrier pour assembler des feuilles de tôle et en faire des gazomètres, qu’il eût été très-dispendieux d’y envoyer des ouvriers anglais pour cet objet, on a songé à substituer au fer de la toile rendue imperméable par le caoutchouc, et l'expérience de l’habile manufacturier qu’on vient de nommer a été appelée en aide pour réaliser ce plan. Les récipients ainsi fabriqués ont 12 pieds anglais de diamètre, 1E de hauteur, et sont formés de deux épaisseursfde forte toile collées ensemble avec une solution de caoutchouc. Des anneau:* I de 3/8 de pouce, en fer rond, ont été introduits dans les paj rois à des distances d’un pied entre eux, afin de mainteni la forme circulaire, et le tout, lorsqu'il est replié, présent* un disque de 12 pieds de diamètre et quelques pouces d’é paisseur. C’est sous cet état que ces gazomètres seront trans portés à destination. Chacun d’eux a coûté 55 livres sterl. ou 8 pence par pied cube de capacité, somme de beaucou inférieure à celle d’un gazomètre en métal de cette dimen sjon et de construction ordinaire en Angleterre.

Suite des communications de M.- Th. Hancock.

22. Les perfectionnements que je propose consistent dan la fabrication d’articles, soit en caoutchouc seul, soit e caoutchouc combiné avec d’autres substances, et aussi àdonni et assurer à ces articles des formes ou des profils spéciaux permanents, à fabriquer des produits perforés, des produi qu’on peut gonfler d’air ou vésiculaires, et enfin à produi: certains composés de caoutchouc avec d’autres substances.

§ 1. Je dirai d’abord que, dans ces composés et dans plupart des articles compris dans cette description, j’emplc le soufre et la chaleur de la manière décrite dans l’article pr cèdent, procédé qu’on désigne aujourd’hui sous le nom de v< canisation, et pour abréger je me servirai constamment i ce terme, soit en l’appliquant au procédé entier, soit seul ment pour compléter ce procédé par la chaleur lorsque soufre a déjà été introduit dans le composé, j’entendrai to I

urs l’une quelconque des combinaisons comprises dans cette 'scription qui paraîtra respectivement la plus convenable >ur remplir chaque but en particulier.

Quand on travaille ces composés pour en faire des articles ii exigent une forme ou un profil permanent, on fabrique s articles dans ou sur des formes, des moules, des plaques des surfaces gravées, des modèles; en pressant, adaptant, istant ou moulant ces composés, préalablement préparés en filles, planches ou autrement, ou bien sur ou dans des ouïes ou formes, et y laissant les articles pendant qu’on les (pose à la volcanisation qui fixe d’une manière permanente ■trs formes respectives.

.'•Afin de s’opposer à ce qu’ils adhèrent aux moules, on em- >ie du silicate de magnésie qu’on y répand en poudre après voir mélangé à de l’eau qu’on y applique au pinceau, soit moule, soit au composé, ainsi qu’on le juge préférable. 3ans quelques cas, il est convenable d’enlever les articles i moules avant de les volcaniser, cas dans lesquels on les imet, un peu avant de les retirer, à une température qui ie de 105 à 110 degrés centigrades, suivant la dimension le volume de l’article, température qu’on produit de prébnce au moyen d’un bain d’eau ou de vapeur soumis à une !ssion suffisante. Quand ils sont refroidis on les enlève des ules et on les volcanise ensuite pour rendre les formes manentes. On peut avoir recoin s au même procédé pour enir des surfaces ornées avec des moules quand on eme du caoutchouc sans volcanisation.

2. Quant aux articles d’un volume peu considérable, on ad des feuilles composées de caoutchouc seul, on les imne avec des moules, comme il vient d’être dit, on les redes moules et on applique à leur surface une solution •idue de caoutchouc contenant une grande proportion de ire : ou bien, on les frotte avec du soufre en poudre et on les plonge dans un bain de soufre, ou bien, enfin, on re un dissolvant quelconque du caoutchouc avec du soust on l’applique comme une peinture sur ces artiedes, qu’on lanise après Th." dessiccation. Lies mêmes procédés peuvent suivis pour faire des articles identiques dans des moules des solutions de caoutchouc seulement, le dissolvant employé est préalablement saturé à dose ; de soufre, à une température de 150 à ICO degrés, ces fies seront suffisamment volcanisés pour quelques appliit ms sans pousser plus loin le procédé; mais il vaut mieux ,ei iquer la chaleur postérieurement, ut 3. J’emploie parfois une solution de caoutchouc ou de

caoutchouc ramolli et amené.à la consistance plastique, par l'addition d’une petite proportion de dissolvant, en y mélangeant un peu de soufre, puis je verse la solution ou je comprime la matière plastique dans des moules, formes ou modèles, je laisse sécher et je volcanise.

Les solutions les plus fluides sont les meilleures avec les moules creux dans lesquels on les verse en quantité suffisante pour couvrir toutes les parties. Alors on laisse égoutter la solution ; on place les moules dans une étuve, et lorsque cette première couche est sèche, on répète l’opération jusqu’à ce qu’on ait obtenu l’épaisseur désirée, et, quand le tout esl parfaitement sec, on volcanise. S’il est nécessaire on fait les moules de plusieurs pièces, ainsi qu’on le pratique communément. Dans quelques circonstances, on fait les figures sur ou dans des parties séparées du moule , on soude ces portions ensemble, on remet la pièce entière sur ou dans les moules et on volcanise.

Dans d’autres on donne la première couche avec la solution et on épaissit des portions ou la totalité de la pièce, avec la matière plastique dont il a été question ci-dessus.

§ 4. Au lieu des moyens précédents, il m’arrive parfois de faire de ces figures un composé fabriqué en feuilles de l’épaisseur désirée et de les souder suivant la forme du moule ; quand c’est pour un article creux je ménage une ouvertun et j’opère une pression intérieure, au moyen d’un robinet qu me permet d’admettre de la vapeur ou de l’air pour facilite le moulage sur le modèle, et je fais persister la pressioi pendant les procédés de volcanisation. Il m’arrive aussi dan : quelques cas, au lieu de vapeur ou d’air, de remplir Tinté i rieur de la figure avec du mercure ou tout autre métal en : trant en fusion à la température employée à la volcanisalio du l’article, attendu que la pression, dans ce cas, s’obtieu bien simplement par le poids môme du métal : les feuille de composé formant la pièce creuse doivent, du reste, étr minces proportionnellement, et il est nécessaire de faire d petits évents pour que l’air puisse s’échapper entre les paro du moule et l’article en moulage (1).

Toutes les fois qu’il faut appliquer une forte pression, j’; trouvé qu’un moulage grossier et approchant de la forme d moule suffisait avant d’introduire la pièce dans celui-ci, i

(i) Nous concevons la possibilité de cette opération avec le mercure qui reste quide. mais non avec les métaux qui se figent et qu’on no pourrait plus faire sor des creux, la chaleur de la vulcanisation devant’ difficilement suffire à 1a liquéfadi de masses considérables.

e la chaleur et la pression poussaient ensuite jusque dans parties les plus délicates; c'est ainsi que je fais des vases ustensiles creux, en ayant soin seulement d’avoir des moud’une force suffisante pour résister à la pression intéure.

§ 5. Le moulage sur planches plates, comme bas-reliefs gravures, s’exécute également en feuilles de composé qu’on t entrer dans les détails du moule par la chaleur et la ession, et qu’on volcanise ensuite. Ce mode est, entre autres, rticulièrement applicable à la production de surfaces imiinées. Je comprime les matières dans les moules, dans des [aux, des presses ou à l’aide de tout autre moyen mécanie ; et je cite ces exemples pour faire voir comment on met hs procédés en pratique.

On produit des figures, des moulures ou autres formes ana- [;ues en employant des moules cylindriques gravés en creux en relief sur leur surface convexe : alors, on façonne des iindres ou des tubes avec des feuilles de composé de dissions propres à s’appliquer exactement sur le moule, et

(enroule fortement autour une bande de toile de manière iroduire uno pression suffisante pour obtenir l’impression; is on volcanise, et en retirant l’article de dessus le moule I lë retourne : ce qui présente la face modelée à l’intérieur, j 'ai trouvé aussi qu’on pouvait obtenir des impressions assez ■[•faites pour quelques destinations et suffisamment prépas pour la volcanisation, au moyen de rouleaux gravés, |i rtfiés à 115 ou 120 degrés. La pression doit être aussi lée que le permet la nature de l’article, et le mouvement ;; rouleaux assez lent : il vaut mieux aussi leur donner un nd diamètre.

h 6. Quand on veut prévenir l’extension de ces sortes d’arâes, on mélange des matières filamenteuses au composé, et y colle au moyen de la solution sulfurée ci-dessus indiquée avant la volcanisation, un tissu convenable, principalement I toile ou en coton.

!j 7. Il est parfois à désirer, dans quelques applications du ■nposé, que les articles qu’on fabrique soient perméables à retà la transpiration. Pour obtenir ce but avec les feuilles des articles fabriqués avec le composé, et qui ne sont pas ne forte épaisseur, on enlève au moyen d’emporte-pièces, ne forme appropriée, la quantité de substance que l’on juge essaire, et l’opération se fait soit avant, soit après la volisation ; mais mieux avant celle-ci.

\.u lieu de percer à l’emporte-pièce, on peut pratiquer P incisions dans les objets et maintenir ces incisions un peu

béantes ou ouvertes dans la direction requise, pendant la volcanisation. Ou bien on acupuncture la planche ou l’article et on suit le même traitement. Du reste, le percement des incisions ou l’acupuncture peuvent se faire à la main ou par machine, le principal étant qu’il n’y ait pas oblitération des ouvertures pendant la volcanisation.

Si les articles sont décorés d’ornements en relief et qu’il faille dissimuler ou faire disparaitre les perforations, on dispose le dessin de ces ornements de manière que les perfora* tions fassent partie du dessin. Si on désire rendre l’objet plus faible en certains points que dans d'autres, la perforation ou le perçage de la matière est un moyen très-commode pour atteindre ce but à tel degré qu’on désire; les parties ainsi affaiblies sont moins sujettes à se déchirer si les perforations sont exécutées avant la volcanisation ; enfin, si dans un but quelconque, il est nécessaire que les feuilles ou articles soient acupuncturés à une certaine profondeur, mais non pas de part en part, on prend deux feuilles, l’une acupuncturée et l’autre unie qu’on assemble face sur face avant la volcanisation.

Quand, pour certains objets, il est nécessaire que les articles soient cousus ensemble ou avec une autre matière, on rend le composé plus épais dans les parties que doit traverser l’aiguille, ou bien, avant de volcaniser on insère une bande de toile en lin, chanvre ou coton couverte de solution sur ou entre elles.

§ 8. Pour les articles à bon marché , on combine souvent le caoutchouc et le soufre avec du goudron de Stockholm, et après avoir étendu en feuilles ou modelé suivant toute autre] forme, on volcanise le composé. Les proportions doivent être très-variables, ainsi que la température à laquelle on volcanise ; mais celles ci-après réussissent généralement bien, savoir : 8 parties de caoutchouc, 2 de soufre, 3 de goudron ; oi bien 8 parties de caoutchouc, 2 de soufre, 1 de goudron qu’on soumet pendant une heure aune température de 140; 145 degrés. Afin de prévenir la formation de bulles ou vessies à la sui face et la porosité, on emploie, si cela est néces saire, la pression au moyen de petites presses à vis, de pla ques, etc., pendant la volcanisation. Cet article est applicabl à la constructien des chemins de fer et à des emplois gros siers.

Un combine et on volcanise aussi de la même manière 1 1 caoutchouc, le soufre et les résines, en donnant, à cause d son prix peu élevé, la préférence à la résine ordinaire du con) merce. Les proportions et la température varient comme dan

cas du goudron; mais les suivantes sont avantageuses dans grand nombre de cas, savoir : 16 parties de caoutchouc, le soufre et 6 de résine ; ou bien, 16 parties de caoutchouc, le soufre et 2 de résine. Ces composés peuvent être soumis même traitement que ceux au goudron, et sont applicas aux mêmes usages.

hmr quelques applications, je combine aussi le caoutchouc le soufre avec la sciure de bois ou le liège en poudre, ou n avec des matières filamenteuses telles que le chanvre, in et autres coupés en petits morceaux, et je volcanise ces nposés soit en bloc, soit étendu en feuilles, planches, etc.,

. modelés, soit, enfin, décorés d'ornements en creux ou en ef, ainsi qu'il a été expliqué plus haut.

9. Quand on désire obtenir avec le caoutchouc un haut ré d'élasticité pour amortir le choc de forces considéraî ou de corps très-pesants, comme dans le cas de ressorts voiture, tampons de véhicules sur chemins de fer ou autres ets analogues, on prépare la matière de manière à obtenir grand nombre de divisions, vides ou solutions de conti- ;té, afin d'exposer et de mettre en action une grande étendue surface motrice ou mobile; et on y parvient soit en dépant ou profilant une quantité donnée de ces matériaux, ant des formes parallèles ou autres, soit carrées, hexaes, octogones, soit en cylindres pleins ou creux, soit en lies cannelées ou autre forme ouverte, et en les assenait avant la volcanisation et les cimentant ensemble croiles unes sur les autres à angles droits, diagonalement ou ement, et laissant toujours assez d’espace entre les pièces semblage pour l’action libre des surfaces lors de la comsion. On colle parfois les cylindres creux ou autres formes ses, en les disposant longitudinalement les uns à côté des es, et, dans tous les cas, ou continue à élever et à conire ainsi jusqu'à ce qu’on atteigne les dimensions i#ces- ;’s pour produire le degré désiré d’élasticité. Des formes •ueture analogue peuvent être appliquées avantageuse- ;t à d’autres usages, et quand on veut qu’il n'y ait pas tension suivant une direction quelconque, on applique, le collage, sur et entre quelques-unes des couches sucves, pendant qu’on les monte, de la toile de force suffis recouverte de la solution, ainsi qu’on l’a expliqué prémment.

,e 10. J’ai décrit plus haut un mode de fabrication de fi- : sdans desmoulesd’ungrand creux, et j’emploie les mêmes iodes pour former des chambres propres à contenir de afin de résister à des pressions ou à des chocs quand on

s’en sert pour ressorts de voitures, tampons et autres sur faces élastiques pour chemins de fer ; pour rembourrer de lits, des sièges, des coussins ou autres objets ayant beseii d’élasticité. Dans quelques cas, comme celui de tampons pou chemins de fer, il est indispensable de se mettre en gard contre les chances de rupture accidentelle des chambres, c qui peut s’effectuer en les renfermant plusieurs les unes dan les autres. C’est à quoi on parvient en les faisant par parti avec collets sur les bords ou joints, et après la volcanisation en rivant, boulonnant ensemble les parties, ou par tout au tre moyen; les dimensions de ces sortes de chambres étan toujours réglées de manière à laisser un espace suffisant pou loger les collets.

§ 11. Quand on le juge utile, on réserve des ouverture dans ces chambres pour les gonfler d’air à tel degré requis ainsi que cela est bien connu dans ce genre de fabrication On peut coller ensemble une série de formes cylindrique propres à contenir de l’air, puis volcaniser en laissant béantes pendant la volcanisation, les ouvertures par lesquelles on in sufflera l’air. Pour les matelas, les lits, les scaphandres, h coussins, les bourrelets, les garnitures d’intérieur des voitu res, parties des selles et colliers de chevaux, ou autre usage on peut appliquer ces chambres à air cylindriques, en 1< renfermant dans des sacs de toiles ou de cuir, divisés en con partiments pour les recevoir, ou dans des boîtes ou sacs c matière volcanisée, soit unis, soit décorés d’ornements.

J’ai dit précédemment que je combinais le goudron et, di férentes autres substances avec le caoutchouc avant sa vc canisation, cette combinaison s’opère comme je l’ai dit pli haut, seulement, j’ajouterai que dans la combinaison du go clron et de la résine avec le caoutchouc, par voie mécaniqu il est utile d’introduire de l’eau dans la machine pendant 1’ pé ‘ “on.

Le? moules dont je me sers sont en verre, quand il < possible de l’appliquer, en étain ou en métal d’imprimerie, porcelaine et en caoutchouc fortement volcanisé. On peut faire aussi avec d’autres matériaux, mais ceux indiqués s( préférables. S’il s’agit de surfaces unies et polies, je me S' de verre à vitres ; si c’est pour des objets ornés, de mou en verre coulé ou soufflé que je fais profiler suivant les forni voulues.

Je viens défaire connaître la manière dont on fabrique d articles de caoutchouc, soit seul, soit combiné avec d’aqtL substances, et les moyens à l’aide desquels je donne à ces fi ticles de la permanence dans les formes et de la fixité d j

modelage, et de plus les substances employées dans les erses fabrications ; mais je l’ai fait seulement pour donner exemples : ces moyens et ces composés pouvant s’adapter ne grande variété là 'autres articles et recevoir d’autres ap- :ations, tels qu’ornements en relief pour parure et ornentation, bracelets, colliers, galons, broderies, ceintures, imitation de crêpe, de filets, de frange pour sellerie et rosserie, cadres à tableaux et autres (1).

3. Parmi les dernières applications de la force élastique caoutchouc, on mentionnera les suivantes :

1er. L’application de tubes de caoutchouc vulcanisé comme isorts de torsion aux rouleaux de stores, aussi bien aux s grands stores de fenêtres, comme aux plus délicats des .ures de chemins de fer ou de calèches. Ces tubes-ressorts vent également s’appliquer aux pendules et à diverses res machines, comme force motrice.

2. Une autre application est pour élever des masses pesan- ■ de courts morceaux de caoutchouc vulcanisé, nommés foracquises par l’inventeur (M. Hodges ), sont successivement [lus, étant tirés du haut ou du bas d’un point fixe, et accrois à tout poids ou fardeau quelconque qui doit être élevé : nd un nombre suffisant de ces forces acquises, ou porteurs paniques, est fixé au poids, leur force élastique combinée -lève de terre. Ainsi, dix de ces appareils, chacun ayant une ;e capable de 25 kilog., enlèveront ensemble 250 kilog. que porteur est long de 15 centim. et pèse environ 40 nmes de caoutchouc vulcanisé. Si ces dix porteurs étaient idus jusqu’à la limite de leur élasticité (non pas de leur le de cohésion), ils lèveraient 320 kilog. Cette puissance, unulation de force élastique, quoique obéissant à la loi mune des forces mécaniques, diffère assez cependant des les connues, expérimentées, calculées, pour être distinguée me une nouvelle puissance mécanique.

13. Le même principe est applicable au repiorquage des aux, pour les aider à remonter dans les passages rapides.

Nous avons conservé le mot vulcanisation dans tout cet article; mais il nous : que si l'auteur du Mémoire entend par ce mot l'emploi de la chaleur, comme dit au coramcnôetaent , le mot de vulcanisation , dont la majeure partie du 8e sert, était Jalus convenable. Nous nous servirons toujours du mot vulcanisa - 'squ’à ce qu’une autorité compétente, ou plutôt jusqu’à ce que la majorité qui est aine en ces sortes de matières en ait autrement ordonné. (V. plus loin la nota it le rapport de ftl. Jacquelain à la Société d’encouragement, No 48.)

48 Î'REMIÈRE PARTIE.

ou à passer sur les bas-fonds, où quelquefois la force mus culaire des hommes s’épuise en efforts impuissants ; il est en core applicable pour soulager les cables des bateaux, princi paiement lorsque plusieurs sont nécessaires au remorquag d’un gros bâtiment; l’on peut aussi les appliquer pour le ver l’encre, enfin pour mille usages.

§ 4. Par un principe inverse, les forces acquises de caoul chouc vulcanisé, peuvent aussi s’employer comme puissam de projection. Un certain nombre de ces agents peut ètr attaché à un tube de canon construit pour lancer les haï pons, ils exerceront une puissance collective de répulsioi proportionnée à l’agrégation de leurs forces partielles, s’i sont détachés soudainement par un moyen mécanique faci à appliquer.

§ 5. Dans la pêche de la baleine, où les hommes sont obi gés d’aller sur de frêles embarcations lancer le harpon à! main, en courant de si grands dangers, cette application d caoutchouc doit rendre d’éminents services; l’usage du can( chargé de poudre étant impraticable, puisque le bruit effra les baleines qui plongent et disparaissent.

Des moyens analogues ont été employés pour lancer d' boulets à 200 mètres et plus, une pièce de quatre a lam un boulet à 120 mètres. Un arc fut construit sur ce mên principe, dans lequel (renversant la forme usuelle) la con seule était élastique : cet arc lança un trait de 76 centim. une distance de 170 mètres.

Le caoutchouc vulcanisé a encore été employé pourcont nir dés chevaux furieux, pour bander des chevaux ayant 1 jambes cassées, pour aider des personnes malades à se 1 ver dans leur lit, etc., etci

Cylindres en caoutchouc , sulfuré pour l’étirage et la fil ture des matières filamenteuses , par MM. T. Richard,! Taylor et J. Wylde, filateurs.

24. Les matières filamenteuses, avant d’être étirées et filéi renferment généralement quelques portions de sels déliquf cents qui s’incrustent àl’intérieur ou se déposent à la surfa du cuir ou de la peau dont on recouvre ordinairement 1 cylindres d’étirage et de laminage. Lorsque l’air devient h mide, ces sels attirent l’humidité et font ainsi happer . libres à la surface de ces cylindres.

Pour remédier à cet inconvénient, on propose de fab quer les cylindres étireurs des machines à fabriquer le j

ir, le feutre et la ouate, en les recouvrant à l’extérieur de mtchouc vulcanisé ou métallo-thionisé, au lieu de cuir ou peau, de manière à obtenir une surface répulsive et une bstance quîPn’étant pas susceptible d’absorber l’humidité, 'met d’éviter que les matières filamenteuses ne happent ou I s’enroulent sur les têtes d’étirage pendant qu’on les étire f qu’on les file, et par conséquent les délivre avec plus d’ubrmité, et sans les rompre ou les altérer, jes tubes en caoutchouc vulcanisé, dont on fait usage dans cas, sont préparés pour cet objet en les faisant bouillir jidant quatre à six heures dans une solution alcaline (de asse ou de soude caustique), à laquelle on ajoute de la ir de soufre. Le caoutchouc devient ainsi plus ferme par tion de l’alcali, le grain ou le dépoli qu’il acquiert ainsi a surface le rend plus propre aux opérations d’étirage.

ivet d’invention { patente anglaise du 25 mars 1846) , en '.aie du 1er octobre 1846, au sieur Parkes, de Birmingham Angleterre) , pour la préparation du caoutchouc vulcaisé.

5. On sait que les gommes, et surtout le caoutchouc, accent, traitées par le soufre, des propriétés très-remarquai qu’elles n’avaient pas, et qui rendent leur emploi plus éral et plus utile.

oici comment l’inventeur produit cette combinaison de fre et de caoutchouc.

prend . 40 parties de bisulfure de carbone auxquelles il ite 1 partie de chlorure de soufre ; le mélange a lieu dans vase de terre. Ce mélange doit être neutre. C’est dans le matière sulfureuse que l’on plonge le caoutchouc, et on laisse tremper plus ou moins de temps , suivant l’épaisp des feuilles.

énéralement, pour une feuille de 2 mülimètres d’épaisk la combinaison s’opère dans deux minutes, i l’épaisseur est très-forte, il faut mettre une plus petite oortion de chlorure de soufre, afin que le mélange attamoins vivement la surface en agissant plus lentement, n peut employer d’autres sels pour produire des effets togues, mais on réussit bien mieux avec le mélange qui a indiqué.

1. Le caoutchouc, après avoir été plongé dans la masse ureuse, doit être séché dans une étuve à 19 degrés. Après

Caoutchouc . 5

évaporation complète, on lave le caoutchouc dans de l’eatl où l’on aura mis 5 grammes de potasse pour 6 litres d’eau on fait bouillir pendant une heure environ.

§2. Pour produire cette combinaison, on ujfcut se servir d chlorure de soufre sec. Ce chlorure, est pétrravec le caout cliouc dans une machine convenable au moyen de rouleauï U faut 1 kilog. de chlorure sec pour lü kilog. de caoutchouc

afin que l’opération se fasse plus facilement .

§ 3. L’inventeur indique un nouveau dissolvant des gom mes, c’est une combinaison de camphre et d’acide sulfurique § 4. On peut obtenir la combinaison de caoutchouc et di soufre, en faisant agir sur des morceaux de caoutchouc, pla cés dans une chambre , des gaz renfermant du soufre. Oi fera bien d’introduire, en même temps que ces gaz, un de: dissolvants du caoutchouc qui, en ramollissant les surfaces facilite l’action.

26. Quand les gommes ont été vulcanisées, les dissolvant1 agissent difficilement, en sorte que les rognures des objeti vulcanisés sont perdues.

Pour leur rendre leur premier état, on les traite par di muriate de chaux. Dans 10 kilog. de muriate de chaux, on fai bouillir 5 kilog. de rognures ; on les lave dans une eau alca line chaude, et puis dans de l’eau chaude, et on a une gomm jouissant des propriétés primitives et dont les morceau peuvent se souder entre eux ou se dissoudre dans les dissol vants.

Brevet d’invention de 15 ans , 12 avril 1847, au sieur D Bergue, à' Paris, pour l’application de ressorts en caout ' chouc vulcanisé aux wagons et voitures des chemins d ! fer.

27. Pl. lrc, fig. 3, vue de côté d’une partie de voiture d voyageurs pour chemin de fer, représentant un nouveau sys tème de ressorts de suspension, et quelques modification dans le ressort de tampon appliqué extérieurement.

Fig. 4. Vue. du ressort de suspension. A

Dans cette combinaison, les guide-axes ordinaires dispii raissent et sont remplacés par deux pièces en fer forgé ao fixées solidement au châssis de la voiture, à une'distance d \ 50 à 60 centimètres de chaque côté de l’axe, et réunies l’un * à l’autre par une tringle d’écartement en fer ff, fixé à 1er ai extrémité inférieure.

A chacune de ces pièces est boulonnée une douille en font *

. deux, oreilles. Elle est représentée en coupe du côté gau- !, pour faire voir la forme conique des trous traversés par Ides bouts des tirants cc.

'autre extrémité de ces tirants se termine par une chape reçoit entre ses deux joues une des oreilles fondues de ;que côté de la boite d’essieu d, à laquelle les tirants sont jais par un tourillon traversé d'une clavette.

'objet des trous coniques dans les douilles, et des chapes jxtrémité des tirants, est de permettre à ces dernières ■es d’osciller dans toutes les directions et de suivre ainsi mouvements de la boite d.

g , sont des ressorts composés, ainsi qu’on le voit par la ion du côté gauche, de plaques en fonte de la forme iniée , espacées de rondelles .en caoutchouc vulcanisé. Le ibre des rondelles varie suivant le plus ou moins d’aeque l’on veut obtenir du ressort, es bouts extérieurs des tirants cc traversent les centres plaques et rondelles, et reçoivent à leur extrémité un u serré plus ou moins contre la plaque extérieure , qui prime les rondelles entre les plaques extérieure et intére; celle-ci étant retenue par la douille 6,1a compression rondelles en caoutchouc laisse aux tirants cc un certain i'é d’élasticité, mais qui n’est rendu sensible que par une éme puissance.

ferai observer que la plaque extérieure porte un large rd cylindrique qui recouvre tout le système de rondelifin de les protéger contre tout accident, tte combinaison a pour but de réunir la boîte d’essieu voiture , tout en lui conservant quelque peu d’action ique en tout séns.

i système peut seul suffire pour les ressorts de suspenet notamment pour les voitures légères; mais lorsqu’ils ont supporter un poids considérable , celui des voitures iiemin de fer, par exemple, je préfère combiner avec Iles deux colonnes élastiques en, qui vont être décrites, est une plaque en tôle lixée par des vis au-dessous du iis de la voiture.

[sont deux broches en fer tournées, cylindriques, et ayant bllet ou tête au sommet qui sert à les suspendre à la ie h, à travers laquelle ces broches passent librement t’à la tête, pour laquelle unç entaille suffisante est faite le bois du châssis.

plaque h étant fixée à sa place, les broches ii auront de jeu pour osciller en tous sens dans un rayon de Ci mètres environ de la verticale.

La boite d’essieu d porte de chaque côté un rebord ei forme d’équerre, percé de deux trous dans lesquels passen librement les extrémités inférieures des broches i i. Ces trou sont coniques, pour permettre les oscillations des broches pour les empêcher de jouer, on pourrait garnir l’intérieu des trous qn cuir ou en gutta-percha. Les rebords, à trou coniques, présentent une surface horizontale qui supporte le; colonnes ee composées de rondelles élastiques divisées pa des plaques métalliques à centre conique; le nombre et le dimensions des unes et des autres pourront varier suivant 1 poids à supporter; les broches ii forment le centre de ces co lonnes. ' s

La voiture est représentée avec une charge ordinaire, le tirants cc étant dans ces conditions, sur un plan horizontal L’épaulement, que l’on remarque sur les tirants e e, en ca de bris du tirant opposé, viendrait appuyer contre la douilli b , empêcherait un trop grand déplacement de l’axe des roue et préviendrait ainsi tout accident.

Sur la ligure 3 se trouve aussi représenté un tampon di voiture de voyageurs avec application extérieure des ressort en caoutchouc vulcanisé. Ce système de tampon ne diffèn de celui que j’ai déjà breveté, que sur deux points :

1° L’encaissement de l’appareil pour le protéger contr tout accident ou cause de détérioration.

2° La forme peu différente des plaques métalliques.

m fait voir, en section, un tube en fonte de forme cyliD drique à l’intérieur et conique en dehors, avec une bas carrée, fondue de la même pièce, qui se fixe à l’extrémité d châssis au moyen d’un boulon à chaque angle du carré. I longueur de ce tube est égale à environ la moitié de! longueur des ressorts, et son diamètre intérieur est suffisai pour recevoir le tube n, en laissant du jeu entre les deir Cette dernière pièce, en fer forgé ou en tôle est brasée fl rivée à la tête des tampons, et enveloppe l’autre moitié « ressort; ce tube entre, comme je l’ai déjà dit, dans l’encai: sement m; l’ensemble formant ainsi une espèce de télei cope qui protège complètement le ressort sans lui ôter': liberté d’agir.

L’amélioration que j’ai introduite dans la forme des pli ques d’intersection, fig. 5, consiste dans le raccourcissemei du cône, qui permet de supprimer la cavité qu’il était n cessaire de réserver dans chacune des plaques, pour receve le sommet du cône de la plaque précédente, puis dans nervure ou bourrelet que j’ajoute à la circonférence d plaques, et dont le but est d’obtenir une plus grande for

ns ces pièces avec moins d’épaisseur, comme aussi d’imser une certaine limite à l’expansion des rondelles en cas collision.

La tige conductrice du tampon p, est, comme d’usage, en ■ forgé.

La figure 6 représente, en élévation, une partie du wagon tir marchandises, avec application de mes nouveaux res- •ts de suspension et de tampon.

La figure 7 est ufte vue de bout du même, avec la laune du châssis, figurée en section.

^a figure 8 représente en élévation l’extrémité du châssis se une section du ressort du tampon faite suivant a b de la ire.

,a figure 9 est une section faite suivant cd de la figure 10. .,a figure 10 est une section suivant ef de la figure 6.

.a figure 11 est une coupe des plaques métalliques à reivrement.

)ans la figure a est une boite d’essieu qui porte de chaque ,é une forte projection d, sur laquelle le poids du wagon trouve supporté par deux colonnes de rondelles en caoutuc vulcanisé, séparé par des plaques métalliques; on nprendra facilement que, dans le présent arrangement, les des des essieux sont formées par les deux tiges verdis en fer b b, qui servent en même temps de guides pour rondelles et plaques; ces broches sont d’une force sulfijte et sont rendues solidaires avec la plaque boulonnée au ssis. Les extrémités inférieures des broches liassent librent dans les trous percés au centre des épaulements dd, et t réunies ensemble par une bande de fer plat, e, qui nit, en outre , les unes aux autres les gardes des deux js, et pourrait, au besoin, se recourber verticalement à que extrémité pour être fixée au châssis.

(.e ressort de suspension se compose d’un nombre variable rondelles en caoutchouc formant deux colonnes, une de que côté de l’axe, la rondelle supérieure de chaque cône est protégée par un cercle conique, fondu avec la pla- , c, et chacune des plaques intermédiaires, représentées,

1 11, porte un cercle pour protéger la rondelle qui vient ïctement sous elle et qu’elle recouvre. La rondelle inféire, plus exposée que les autres à l’huile ou à la malproté, pourrait être faite en bois, ou bien encore elle pourrait e en fonte et ferait partie de la boîte d’essieu a.

, lig. 8 et 9, est une boite en fonte rectangulaire s’emdchant librement sur l’extrémité de la longrine du châssis.

dont les angles sont protégés par un encaissement en fer forgé ou en tôle.

b, fig. 9, est une forte barre en fer plat, servant de guide à la boite A, à laquelle elle est solidement rivée, l'autre extrémité de la barre faisant coulisse dans la gâche C. L'intervalle entre la barre b et le châssis est rempli par une épaisseur de bois qui laisse cependant la liberté d'action à la barre parallèle b.

La barre b se termine par un talon qui, venant porter contre la gâche C, empêche le tampoa de rétrogader audelà du point convenable.

d’ est un gu ide semblable à b, mais de moindre dimension, et placé au-dessous du châssis, ainsi qu'il est représenté en élévation, fig. 6, et en section, fig. 8.

eeee, sont quatre plaques oblongues en caoutchouc vulcanisé, mais d'une nature particulière, les surfaces en sont inégales et hérissées d’aspérités et de parties creuses, ressemblant assez à la contexture de l’éponge. Entre chacune de ces plaques est une plaque en fer forgé, de forme oblongué et de dimension suffisante pour se mouvoir librement dans la boite A. Les plaques en fer et celles en caoutchouc, sont traversées et retenues à leurs places par les deux tiges cylindriques ff , en fer forgé, le long desquelles elles glissent avec aisance.

Ces tiges sont rivées par un bout au fond de la boîte a, et l’autre extrémité entrant dans des trous de même diamètre, percés dans les longrines du châssis suivant leur axej Une pièce de bois forme, comme à l’ordinaire, la tête du1 tampon.

Les figures: 12 et 13 représentent un autre système dfl tampon applicable aux locomotives, tenders, wagons de marchandises ou autres véhicules de chemin de fer.

a, fig. 12, est la section d’un cylindre en fonte portant \\ un bout une forte embase, dont la forme sera déterminée de manière à s'ajuster le plus commodément possible sur le wagon auquel elle sera fixée par des vis ou boulons.

La figure 13 en représente une moitié de forme carrée. Une petite saillie intérieure, fendue à l’orifice du cylindre a en rétrécit l'ouverture , cette saillie est alésée au diamètre convenable pour recevoir le plongeur b.

L'embase du cylindre a est percée au centre d’un trou qu admet librement la tige en fer c. Cette tige est tournée par faitement cylindrique, depuis la tête, jusqu’à l’épaulemen contre lequel vient porter le plongeur b, qui se trouve serri entre l’épaulement et l'écrou taraudé à l’extrémité de la tige

tête de cette tige ou boulon , qui se trouve au-delà de nbase, en venant porter contre, empêche le plongeur de tir complètement du cylindre a.

^e plongeur b est une pièce circulaire en fonte, tournée ndriquement à l’extérieur, de manière à entrer juste , is librement, dans la saillie alésée du cylindre a ; cette ne porte à l’autre bout une bride ou embase circulaire aillée en partie dans le bois de la tète du tampon, auquel est fixée par des vis et boulons.

hhh sont des rondelles de caoutchouc vulcanisé, sépas par trois plaques métalliques formant le ressort du ipon.

i.a figure 14 n’est qu’une modification du ressort reprété, fig. 12, et peut s’appliquer également aux tenders , imotives , wagons, ou autres voitures de chemin de fer. !»an s cette disposition, l’encaissement circulaire a, portant rebord à sa base, et boulonné au tampon, avance avec lui que la pression a lieu.

est une pièce de fonte portant, d’un bout, une embase .angulaire qui se fixe par quatre boulons à l’extrémité longrines du châssis. L’autre extrémité do cette pièce se nine par une plaque circulaire qui se trouve entourée l’encaissement a, dans lequel elle entre librement; une tie cylindrique et creuse et quatre nervures extérieures Tient l’intervalle entre la plaque circulaire et l’embase ir fig. 15, section de cette pièce.)

je collet de la tige cylindrique c porte au fond de la je ou encaissement a, et une rivure extérieure la rend idaire avec cette pièce, dont elle suit, par conséquent, js les mouvements. Deux trous, de diamètre différent, sont bés, l’un dans la plaque, l’autre dans l’embase de la 'e b, pour recevoir la tige c, un écrou taraudé à l’extréé de cette tige, et serré en dehors de l’embase, empêche tampon de rétrogader au-delà du point déterminé. Les jdelles en caoutchouc et les plaques sont dans l’intérieur la boite a, et portent contre la plaque cylindrique de la ce b. Un trou longitudinal est pratiqué au centre deslonpes pour admettre la tige c et son écrou.

La figure 16 représente en élévation la partie postérieure n tender avec un axe et son ressort de suspension, i est le bout du réservoir.

?c, les longrines supérieure et inférieure du châssis, tenues îtervalle par les montants dd.

• est la boîte d’essieu qui se meut verticalement dans la disse en fonte f, servant de chaque côté , de guide-axe.

et se terminant dans la partie supérieure, par une plaque qui s’applique sous la longriilfe inférieure. Les boulons g g traversent les deux longrines et la plaque, et réunissent le tout ensemble.

h est une rondelle en fonte, percée au centre, au diamètre de la tige i, et entrant juste dans l’extrémité supérieure de l’enveloppe en tôle j, qui remplit en hauteur l’intervalle entre les deux longrines et garantit les rondelles en caoutchouc. • k est une forte rondelle en fonte, du même diamètre que les plaques d’intersection et portant, comme elles, une partie conique au centre. L’extrémité inférieure de la tige i, porte sur la boîte d'essieu e, et le surcroît de diaôaètre de la partie intermédiaire forme un épaulement qui porte la rondelle k et la fait agir contre les rondelles en caoutchouc, lorsque la voiture prend sa charge.

La figure 17 représente, au repos, une barre de traction, rigide, c’est-à-dire qu’elle ne s’allonge pas sur elle-même, bien qu’elle n’ait de communication avec la voiture qu’elle met en mouvement que par un intermédiaire élastique.

La ligure 18 représente la même barre pendant qu’elle est en action, la force de traction venant du côté droit.

a a sont deux traverses en fer qui réunissent les longrines à l’intérieur du châssis, ou de simples plaques de fer, dans le cas où ces traverses sont en bois.

b est une tringle cylindrique en fer forgé, dite barre de traction, et terminée à chaque bout en dehors des traverses extrêmes du châssis, par le crochet ordinaire qui sert I réunir les voitures entre elles.

cc sont deux bagues en fonte, terminées extérieurement par une partie conique, qui s’emboîte exactement dans les traverses aa; l’une de ces bagues portant aussi intérieurement un cône plus petit et conforme à celui des plaques d’intersection; c’est entre ces deux bagues que se trouvent placées les rondelles en caoutchouc vulcanisé et les plaques d’intersection auxquelles la tringle b, qui les traverse, sert de guide.

dd sont deux manchons en fer qui portent contre les bagues cc et sont rendus solidaires avec les tringles, au moyen de clavettes qui traversent les deux pièces.

On comprendra facilement que, lorsque la traction vient du côté droit, le manchon de ce même côté quitte la douille qui l’avoisine et qui se trouve retenue par la traverse droite, tandis que le manchon de gauche entraîne, au contraire, avec lui, la bague contre laquelle il appuie, la fait quitter la traverse gauche et comprimer les rondelles élastiques.

/effet, contraire a lieu d’une manière symétrique, lorsque, traction s’opère du côté opposé.

.es figures 19 et 20 représentent deux barres de traction stiques, c’est-à-dire qu’elles s’allongent lorsque la traction

eu.

, Certificat d’addition , en date du 23 juin 1847.

’ig. 21, tampon disposé principalement pour des wagons, qui ne diffère de ceux représentés, fig. 12 et 14 du bre- L que sur les points suivants.

'° La forme des plaques d’intersection A est un peu moée à leur circonférence, et à la projection conique qu’elles taient au centre, d’un côté seulement, et répétée de !itre, de telle sorte que, les deux côtés étant uniformes, ’y a plus à rechercher un sens particulier pour les mettre place; il en résulte encore l’avantage que la rondelle en ütchouc se trouve supportée des deux côtés et maintenue conséquence dans une position plus concentrique, p La tige conductrice des plaques b, au lieu d’être en forgé et fixée au plongeur par un écrou , sera en fonte t la même place que le plongeur ; un trou conique, pralé au centre, lui donnera de la légèreté sans lui rien reir de sa force.

° La course des tampons est limitée, lorsque le ressort est îprimé, par l’embase circulaire c, tournée sur la base du hgeur, et lorsque le ressort se détend, le plongeur est mu à la fin de sa course par un simple anneau en fil lier d. qui se loge dans la rainure circulaire, tournée à trémité de la tige ; il est retenu dans cette rainure par les ois intérieures de la cavité e, pratiquée dans le centre du ndre pour le recevoir. Cet anneau est fendu sur un point la circonférence, de manière à pouvoir l’entr’ouvrir pour oger dans sa rainure ; lorsqu’il est en place, son élasticité ait se refermer sur lui-même.

j,a figure 22 est une modification de la figure 21, en ce s que la tige b est en fer forgé; mais elle sera placée s le moule, lorsque l’on coulera le plongeur, les rainures ulaires tournées dans la partie conique de la tige, et que fonte vient remplir, unissent mieux les deux pièces qui, igré la nature différente du métal, n’en font réellement s qu’une seule.

Ce même tampon, modifié dans ses dimensions, peut s’apjuer également aux locomotives et aux tenders.

.a figure 23 représente un tampon de voiture de voyais ; il ne diffère de celui désigné, fig. 3, du brevet prin-

cipal, que par la tige conductrice a et la disposition particulière du plongeur b. Dans le dernier brevet, cette pièce était un simple tube en tôle brute, dont le seul but était de garantir les rondelles en caoutchouc ; aujourd’hui, ce plongeur est en fonte, tourné cylindriquement à l’extérieur, et de diamètre convenable pour entrer juste dans la partie alésée à l’orifice du cylindre en fonte, c, qui se fixe, comme auparavant, à l’extrémité des longrines du châssis. Un trou conique, alésé dans le fond du plongeur, suivant l’indication du plan, reçoit une des extrémités de la tige a, qui s’y ajuste avec précision et s’y trouve serrée et maintenue par les écrous et le contre-écron cl cl. Une rondelle e, serrée contre l’épaulement de l’autre extrémité de la tige, par les écrous et contre-écrous ff, limite la course rétrograde du plongeur.

11 va sans dire qu’un trou longitudinal est pratiqué au centre des longrines, pour admettre la tige a avec sa rondelle et ses écrous, lorsque le tampon est 'hais en action.

La figure 24 représente un ressort de suspension modifié a est une partie de châssis au-dessous des roues, b b, les guide-axes ordinaires, tels qu’ils se trouvent dans la pluparl des voitures de chemin de fer.

c, la boite d’essieu.

d est une pièce eu fonte, dont la forme sera mieux indiquéeen plan, fig.25 ; aux points aa, elles porte deux entailles remplies par les guide-axes, qui empêchent la pièce de varier en aucun sens, et v sont deux oreilles traversées par les boulons ce, qui fixent la pièce cl au châssis ; les autres parties sont circulaires, la plus centrale u, destinée à soutenir la compression des rondelles élastiques, et la partie extérieure] servant de recouvrement pour garantir la rondelle supérieure, f est une plaque d’intersection à double cône au centre et à recouvrement inférieur seulement.

h est une bague en fonte placée entre la boite d’essieu el la première rondelle élastique; cette bague porte un petil cône dans sa partie supérieure, pour maintenir la concentre cité de la première rondelle, et, par dessous, une projection circulaire qui entre dans la boite d’essieu, pour maintenir sa propre concentricité.

Les pièces d fgh sont en fonte brute, avec le jeu nécessaire pour pouvoir se mouvoir, sans obstacle, les unes dans les autres, lorsque le ressort est en action.

28. Comme on le voit, la découverte de M. Hancock n’a. pas tardé à raviver l’ardeur des fabricants et des expérimenta'

rs. Mis sur la voie, chacun, dans des vues diverses, les uns • intérêt, les autres désireux d’attacher leur nom à cette iouverte, quelques-uns par amour de la science et stimulés la louable ambition de se rendre utiles, a voulu coopéà l’œuvre, et les essais ont été variés à l’infini. Cepenit, faisons cette remarque qu’à l’exposition de 1844, bien il y eût déjà une année que la patente de M. Hancock fût se, personne encore n’en expose sous les yeux du jury, et not vulcanisation ne se trouve encore nulle part, en France | moins. Nous allons continuer à donner le résultat des vaux des uns et des autres ; car bien que presque tous Olissent leurs essais sur les données de M. Hancock, il se contre toujours dans ce qu’ils livrent à la publicité de veaux aperçus, la mention de nouvelles substances, qu’il jorte de connaître. Celui qui fait sa spécialité de la maniition du caoutchouc, ne nous accusera pas d’avoir consides redites. Et, en effet, la lecture de tous ces procédés ■essemblant au fond , mais offrant partout des variantes jortantes, pourra lui être d’une grande utilité, et lui épar- |r des dépenses, des peines et du temps. S’il ne sait pas telle substance a été employée, que tel ou tel degré de leur a été atteint, il pourra se faire que l’idée lui vienne si d’essayer ces substances, et donner aussi un même dede température ou de l’élever davantage; mais s’il voit s ces brevets que nous lui transcrivons, dans ces mémoique nous analysons, que la même idée est venue à d’au- , avant lui, il ne dirigera plus ses pas dans une route i explorée ; son activité se dirigera vers les voies nouvelet il pourra se convaincre, en suivant attentivement la The des autres, que la marche qu’il veut suivre est véblement nouvelle, et que les perfectionnements qu’il pourra bnir lui seront dus. Telles ont été les considérations qui s ont déterminé à ne reculer devant aucun travail, et à tinuer notre exposition pour la rendre aussi complète que "«ible.

ous aurions pu assurément mettre plus d’ordre dans noitravail, en analysant chaque mémoire ou annonce des maux industriels français ou étrangers, et en en formant tout homogène; mais cette façon d’agir, plus brève, avait grave inconvénient; celui de substituer notre manière sonnelle d’envisager les choses à celle des chimistes et industriels. Il aurait pu arriver alors que telle chose, tel i, qui nous eussent paru n’avoir que peu ou point d’imtance, auraient été supprimés, et que, tout justement, -0 chose et ce fait étaient ce qu’il importait le plus aq

lecteur de connaître. Nous avons donc pensé qu’il était pli prudent de conserver les termes exprès employés par les é'et vains ou les fabricants dans leurs mémoires ou dans leB brevets, parce qu’ils exprimaient bien mieux' la pensée à auteurs que nous n’aurions su le faire.

Procédés pour le traitement du caoutchouc et du gutta

percha , publiés par M. A. Parues, de Birmingham, i

29. Pour mettre en pratique les nouveaux procédés que propose, j’emploie le bisulfure ou le sulfure de carbone, bien je me sers du naphte de houille, ou de l’essence térébenthine ou autre dissolvant convenable du caoutchoi Je dissous dans l’un d’eux, en donnant la préférence au sulfure de carbone, les autres matières décrites ci-après, produis ainsi, à un plus ou moins haut degré, les perfectii nements qui font l’objet de cette invention; et que, p< abréger, je désignerai par la suite par le nom de chan ment (1).

§ 1. Je prends 40 parties de bisulfure de carbone et ajoute une partie de chloride ou hypochloride de sou préparé, aussi neutre qu’il est possible, et je mélange d faitement dans des vases en terre ou autres convenableslj plonge alors le caoutchouc en feuilles, ou sous toute ail forme, dans ce mélange, où je le laisse plus ou moinsf temps, suivant l’épaisseur de la substance de l’article ; m a en général, pour les applications usuelles, une feuille! lmm.5 d’épaisseur est suffisamment changée en une ou diï minutes.

Dans le cas où le caoutchouc est d’une épaisseur cons il rable, on emploie une proportion plus faible de chloridè soufre, afin qu’il agisse avec plus de lenteur sur la maéài attendu que j’ai remarqué qu’une solution concentrée en cJi tact pendant une longue période agissait d’une mani| nuisible sur la surface.

§ 2. J’emploie des mélanges d’autres substances avec dissolvants ci-dessus pour opérer le changement, tels soi les chlorides, azotites, azotates, fluorides, bromides, iodid sulfures, phosphures terreux et métalliques, en doûnant préférence à ceux de soufre, d’antimoine, d’arsenic ou carbone, quoique je pense que les chlorides soient, d; l’ordre indiqué ci-dessus , les meilleurs composés pour objet.

(i) M. Porkes n’emploie ni le mot vulcanisation, ni celui vulcanisation , mai» celui changement. Nous ne l’avons mis on italique qu'une seule fois, ne pensant qu’il «oit nécessaire de le souligner dans tout le cours de la démonstration.

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