‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 12 sur 109 · TRAITEMENT DU CAOUTCHOUC ET DU GUTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU CAOUTCHOUC ET DU GUTTA-PERCHA

î caoutchouc ayant été enlevé de la solution , est susiu dans une étuve chauffée à environ 26 à 27° centig , orsque le dissolvant du caoutchouc a été évaporé, on bien celui-ci dans l’eau ou on le fait chauffer dans une ■ve caustique, qu’on prépare à raison d’un kilog. de po jî ou de soude caustique pour dix litres d’eau, en y fai bouillir le caoutchouc pendant une heure. Le caoutchouc, t ensuite séché, est propre aux applications et a reçu le igement dont il a été question.

j 3. Quand on veut produire le changement sur le caoutlic à l’état sec, on y mélange, dans la machine à pétrir, :U moyen de cylindres, ainsi qu’on le pratique ordinairet, le chloride de soufre dans la proportion de 1 kilog. hloride pour 8 à 10 kilog. de caoutchouc, ou bien une plusieurs des autres substances propres à produire le Lgement, et on continue l’action de la machine à pétrir, les cylindres, jusqu’à ce que les substances soient bien Ingéés, époque où le changement est effectué. Cette opén exige plus ou moins de temps suivant la vitesse de achine ou la quantité de matière qu’on travaille ; mais leut constater aisément l’état de la masse en en coupant emps à autre des échantillons peu épais qu’on examine, h trouve que la. force élastique est suffisamment augtée (ce dont il est très-facile de juger avec un peu d’expce), et aussitôt cpi’on s’aperçoit que le changement est tué, on enlève la masse de la machine, et, pendant le est encore chaude, on l’introduit dans les moules l’y comprimer, ou bien on lui donne d’autres façons, s proportions peuvent varier, et, en général, le temps is pour produire le changement sera d’autant moindre :1a proportion de la quantité de l’agent de changement a aura employé sera plus grande, ferai remarquer que j’ai trouvé que quand on opère ainsi je caoutchouc, il est à désirer qu’on applique de petites ftités d’un dissolvant de cette substance (ainsi qu’on l’a jusqu’à présent pour préparer le caoutchouc sous forme ique) ; mais, en même temps, j’ai remarqué que ce pron’était pas aussi parfait que celui décrit ci-dessus, et ïs agents du changement sont en solution.

,4. Après avoir décrit les moyens à l’aide desquels je uis le changement dans le caoutchouc, je dirai que je exactement le même procédé relativement au guttalia, avec cette différence, toutefois, que j’ai remarqué en ;ral qu’il convenait de n’employer qu’une proportion faible de chloride de soufre, ou autre substance et agent hangement.

Caoutchouc . 6

§ 5. Je combine aussi le caoutchouc et le gutta-pen dans les proportions requises, à l’aide de la machine à ] trir ou de tout autre moyen; et je traite la combinaisc ainsi qu’il a été dit relativement au caouchouc ou au gut percha pris séparément. ,

Un mélange semblable à celui décrit ci-dessus (consist en un . agent de changement, et un dissolvant formant t solution étendue ou faible) peut être incorporé avec les lutions ordinaires de caoutchouc et étendu sur le cuir, la s ou autres tissus de la manière dont cela s’opère avec caoutchouc ordinaire, et après la dessiccation le changerai aura été opéré. On peut préparer aussi des solutions caoutchouc et de gutta-percha avec les mélanges dont il vi d’ètre question, ou le nouveau dissolvant dont on va pari les étendre sur des tissus et obtenir le même résultat. ] couches successives peuvent aussi être appliquées à des j sus encollés, puis enlevés par les moyens bien connus di le travail ordinaire du caoutchouc, et pour l’obtenir en fer les de telle largeur ou épaisseur qu’on le désire.

§ G. Une autre partie de mon invention consiste dans l’i plication d’un procédé qu’on exécute en faisant paser du | acide sulfureux sur du camphre finement granulé, jusqu’à que le camphre soit devenu liquide par l’absorption de 1 eide sulfureux gazeux pour dissoudre le caoutchouc et gutta-percha, seuls, ou avec les substances propres à p duire le changement . Par ces moyens, je produis un nouv< dissolvant pour cet objet, applicable aussi à la solution i résines et des gommes-résines, et qu’on applique de la mê manière que les autres dissolvants pour ces matières.

§ 7. Je vais décrire maintenant les moyens dont je 1 usage pour appliquer une autre partie de mon invention, soumettant le caoutchouc à des matières sous forme gazeu les gaz dont je me sers dans ce but sont l’acide suifurei le chlore, l’acide azoteux, le fluor et les vapeurs de broi et d’iode. Voici, je crois, les meilleurs moyens qu’il convi< pour cela d’employer :

Je place le caoutchouc en feuilles ou sous telle autre fori dans une chambre close en fonte ou en plomb, revêtue l'intérieur d’un vernis à la gomme laque pour l’opposeï l’action du chlore ou autre gaz sur le métal. Le caouteho est suspendu ou disposé à l’intérieur de cette chambre , manière que le gaz injecté s’y trouve en contact parfait da tous les points. Pour que le gaz n’agisse pas avec trop d nergie sur le caoutchouc, j’emploie simultanément les i jpeurs d’un dissolvant du caoutchouc, vapeurs qui peuve

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produites par l’application de la chaleur à l’un quelle de ces dissolvants contenu dans un vase de cuivre ou

jr, séparé de la chambre où l’on a placé le caoutchouc. 1e sers de préférence à cet effet de bisulfure de carbone.

js, je fais passer l’un ou l’autre des gaz ci-dessus spécidans la chambre close, que je remplis en même temps ipeur de dissolvant. J’ai remarqué que lorsqu’on ne faiainsi passer qu’un seul des gaz ci-dessus, c’était le chlore ivait le plus d’elfet. Le caoutchouc reste ainsi exposé à u^nce de ces matières pendant une heure et plus, suil’épaisseur des pièces; un peu de pratique permettant aent de juger du temps suivant les circonstances.

1 peut aussi employer une combinaison de deux des gaz [ués ci-dessus, et le chlore, ainsi que l’acide sulfureux ix, agissent très-bien ensemble ; mais, dans tous les cas,

2 sert également avec leur combinaison, de vapeurs d’un lvant ainsi qu’il a été dit, afin de ramollir le caoutc et de permettre aux gaz d’agir. Dans cette circons- ■, on admet les gaz dans la chambre à raison de 10 vos de gaz acide sulfureux pour 1 volume de chlore.

3. J’ai remarqué que le caoutchouc pouvait très-bien combiné d’abord avec le soufre dans la proportion de •tie de soufre pour 40 de caoutchouc, par le moyen du ssage ou tout autre, puis être soumis à l’action du gaz, ne il a été dit précédemment.

n’ai pas trouvé, quand on applique les gaz, que les réts fussent aussi complets et aussi convenablement obtelans les opérations , lorsqu’on se servait des agents de gement en solution; et c’est pour cette raison que je e la préférence à l’emploi des solutions, ainsi que je de le dire; et je ferai remarquer que des articles, ablement manufacturés, partie en caoutchouc ordinaire .rtie en cuir ou soie ; par exemple, un tissu élastique ou s article, peuvent être soumis au changement, soit par le ;dé des solutions, soit par celui des gaz, comme on le convenable.

!?. Je combine avec le caoutchouc, ou le gutta-percha, is composés de ces substances, soit à l’état sec, soit à i de solution, et avant l’application du procédé dit chanint, soit la laine, le lin, le coton ou autre substance lise coupée en morceaux d’une faible longueur; soit la Ire de bois ou de liège, les oxydes des métaux, et j’exé- ! ces combinaisons au moyen de cylindres ou de maebir pétrir, par les moyens employés ordinairement à cet : e .

§ 10. Je mélange et combine aussi de la même manü avec le caoutchouc, le gutta-perclia ou leurs composés , d résines, des gommes-résines, et, en particulier, celle impc tée récemment de la terre de Van-Diémen' appelée gorm cvwrée, et une autre substance, aussi importée récemml du même pays, appelée gomme wood stree. Je traite toul ces substances et combinaisons avec les solutions et les g pour effectuer le changement.

§ 11. Souvent j’orne et décore les articles fabriqués caoutchouc et gutta-perclia, ou une combinaison de ces su stances, en les peignant ou en y imprimant, au moyen planches ou de rouleaux gravés, des dessins, modèles, et après leur avoir donné un fond en couleur par un des moye décrits ci-après ; ou bien, je combine différentes coulet avec ces substances ou composés, soit à l’état de sel, soii l’état de solution, et je les mélange de manière à ce qu’el présentent une espèce de marbrure; puis, après, je prod le changement par l’un des modes indiqués.

Je produis aussi des figures ou autres objets eh relief s ces substances ou leurs composés, en les soumettant à pression dans des moules ou des formes, immédiatemîj après les avoir plongés dans le mélange propre à produ le changement : ou bien je fabrique des articles de la mès manière avec les substances à l’état sec, immédiatemi après que le changement a été effectué et avant que la n tière ait perdu la chaleur qu’elle a acquise dans la mach à pétrir. Je produis les mêmes effets ou des effets semblât en employant des solutions de ces substances ou composé leur état ordinaire; et lorsque les articles ainsi façonnés s< secs, on y produit le changement par les solutions ou gaz. Enfin, je fabrique des articles par les mêmes moyens des moyens analogues avec des solutions de ces substam dans le mélange employé pour produire le changement, le nouveau dissolvant mentionné précédemment.

§ 12. Le caoutchouc, ou le gutta-perclia, ou les compo de ces substances qui ont éprouvé le changement décrit, sont, sous cet état, attaqués qu’en partie et faiblement ] les dissolvants, et difficiles à être travaillés par les moyi communément employés pour opérer sur la substance na relie, et par conséquent les rognures et les résidus de la brication ont été jusqu’à présent d’un emploi difficile; m si on veut les amener à un état propre à être manufactu de nouveau , on les traite ainsi qu’il suit :

On prend 10 kilog. de chlorhydrate de chaux, et on i chauffer avec 4 à 5 kilog. de rognures pendant un temps p J

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