‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 15 sur 109 · MODE DE PRÉPARATION DO CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

MODE DE PRÉPARATION DO CAOUTCHOUC

l’on fait fréquemment avec le noir de fumée. On peut enre, après la dessiccation, recouvrir l’enduit avec un vernis l’huile, ou avec une solution alcoolique faible de gomme- ]ue ordinaire, à laquelle on ajoute au besoin une matière orante. Cet enduit est parfaitement convenable pour une île d’applications utiles aux étoffes.

J’en ai préparé ainsi un très-grand nombre avec les mas-

> dont je viens de faire connaître la fabrication, etj’ai trouvé e c’était principalement pour la fabrication des tissus douiis que ces préparations étaient utiles. La plupart des obis fabriqués qu’on débite aujourd’hui ne remplissent pas jir but; ils ne sont rien moins qu’imperméables, et c’est jicisément lace qui s’oppose à leur débit étendu.

ù 13. Une grande partie des masses est employée à enj re les bâches qui servent à recouvrir les charriots et les dures, et à rendre imperméables les toiles qu’on étend sur j wagons de chemins de fer qui transportent les marchands. Ces couvertures consistent : les unes en toiles à voile. Ion enduit d’une couche épaisse de caoutchouc ; les autres Jn treillis double, avec un enduit intermédiaire. On donne préférence à ces derniers, attendu que les premiers periit considérablement de leur mérite parla négligence des i s de service, qui, au lieu de les suspendre pour les faire fier, les entassent au contraire encore humides dans des lis où, faute de circulation d’air, ils s’échauffent et se déillent du caoutchouc qui se dissout en partie. Au moyen l ae couche de vernis à l’huile, ce qui en élève de beaucoup prix , on peut rendre ces bâches ou couvertures à étoile l pie d’un aussi bon service que les autres.

14. On fait encore en Allemagne, sur les chemins de ï un autre usage avantageux de ces masses de caoutchouc.

> établit le tube, qui forme la communication entre la locoi.ive et le tender, en toile à voile qu’on enduit de plusieurs c:hes de caoutchouc dissous, et qu’on roule solidement sur 'lsieurs doubles, autour d’un fil en spirale.

es tubes ne le cèdent point en durée à ceux anglais famés en tissus, avec interposition d’une couche de caout- 1 ic (1).

Me de ‘préparation du caoutchouc, par W. E. Newton.

l. Il consiste à combiner ce corps avec du soufre et de la use, et à soumettre la combinaison ainsi formée à l’ac-

Tout ce mémoire est parfaitement clair et rempli de détails techniques qn’an fa« riit eipérimenté pouvait seul donner. Nous engageons nos lecteurs à le lire nrcj ion, et à méditer sur le» enseignement» iju'il renferme.

tion de la chaleur à une température déterminée. Cette c<i binaison et cette exposition à la chaleur modifient tellen ! les propriétés du caoutchouc, que cette substance ne se i mollit plus sous l’action des rayons solaires, ou d’une tu leur artificielle à une température au-dessous de celle à; quelle elle a été soumise dans cette opération, c’est-à-dire chaleur de 130° centig., et qu’elle n’est pas altérée par abaissement de température ; enfin, qu’elle résiste à l’ac des huiles grasses, à celle de l’essence de térébenthin autres huiles essentielles qui sont ses dissolvants ordinai au moins aux températures ordinaires.

§ 1. On peut employer des proportions variables de so et de céruse dans leur combinaison avec le caoutchouc; i celle qui a paru remplir le plus parfaitement le but est, v parties de caoutchouc, cinq de soufre et sept de céruse caoutchouc étant, comme à l’ordinaire, dissous dans l’esst de térébenthine, ou autre essence, on broie la céruse ; que le soufre à l’essence de térébenthine sur un ma: comme pour les couleurs. Ces trois ingrédients , ainsi parés, sont, quand on veut en former une table ou feuille, étendus aussi également qu’il est possible sur I surface unie ou sur une étoffe lisse dont on peut la sép facilement.

§ 2. On peut incorporer le soufre et la céruse avec le ca chouc sans le dissoudre à l’aide de cylindres chauffés ( calandrer qui le réduisent en feuilles d’une épaisseur q conque, ou bien on peut faire adhérer le composé ainsi foi à la surface des tissus ou des cuirs de diverses espèces. rj les manufacturiers connaissent d'ailleurs cette manière c? pliquer le caoutchouc en feuilles.

C’est en lavant la surface des produits avec une solutio! potasse, ou bien avec du vinaigre mêlé à une petite quai I d’une huile essentielle ou autre dissolvant de soufre, qu’o> fait disparaître l’odeur. Il ne faut souvent qu’un léger e( pour détacher le caoutchouc préparé et étendu sur les étoff sur les cuirs : cette combinaison, abandonnant les fibres ! établissent l’adhérence, c’est ce qui a contraint M. Newl imaginer un perfectionnement pour corriger cette tenda jy et à l’aide duquel la feuille de caoutchouc préparée, qi iS elle n’est plus fixée sur un tissu ou sur un cuir, de’d plus propre à diverses applications.

§ 3. La feuille de caoutchouc, préparée, comme il a t dit ci-dessus sur un tissu ou sur un cuir, on l’enlève. cJI la recouvre avec de la ouate de coton. On recouvre 'fl ouate d’une autre couche de caoutchouc, opération q}1

t'ERT'ECTIOÎîNEMENT DU CAOUTCHOUC. ftï

ut répéter deux à trois fois, suivant l’épaisseur qu’oi» ut donner au produit. De cette manière, on peut produire e matière d’une faible épaisseur, mais très-résistante, qu’o:^ îploie à recouvrir les boites, relier les livres, etc.

Qu’on l’ait employé seul sous forme de feuilles ou qu’on it appliqué à la surface d’une étoffe, ce composé de soufre de céruse sera complètement séché dans une chambre tiauffée, ou par une exposition au soleil ou à l’air. 11 faut umettre ensuite les produits à l’action d’une haute temrature qui peut varier depuis 100 jusqu’à 175° centig., mais li, pour mieux assurer le succès de l’opération, doit approer le plus près qu’il est possible de 130°. Ce chauffage peut ipérer en faisant passer les produits sur un cylindre chauffé; iis il vaut peut-être mieux les exposer à une atmosphère me température convenable : ce qui s’opère parfaitement in à l’aide d’un four construit convenablement, avec des vertures par lesquelles on introduit les tissus.

11 faut laisser sur les formes ou tissus les feuilles détachées i composé ci-dessus, quand le chauffage a lieu, afin que ces •mes et tissus sur lesquels on a moulé puissent les souter, attendu que le ramollissement qui a lieu pendant ce trail est tel qu’elles ne peuvent pas porter leur propre poids, la température excédait 130 degrés, il ne faudrait les exser à la chaleur que le temps rigoureusement nécessaire.

Perfectionnement dans la préparation du caoutchouc , par M. Newton.

§ 4. Ces perfectionnements consistent à combiner le caoutrouc avec la gomme-laque dans différentes proportions sui- *nt les applications qu’on se propose de faire de ces sortes de imposés. Parfois on combine une partie de caoutchouc avec te et jusqu’à huit parties de gomme-laque et parfois aussi fe partie de gomme-laque, avec une et jusqu’à huit paris de caoutchouc. Plus est forte la proportion du caoutrouc, plus le composé est élastique, et, plus est grande celle i la gomme-laque, plus il est ferme, raide et dépourvu de 1 lasticité.

Ces deux ingrédients sont mélangés ensemble par la tritui.ion, le pétrissage, ou par le moyen de la dissolution, tous pcédés bien connus des fabricants.

Parmi les avantages qui résultent de la combinaison delà

• mme-laque et du caoutchouc, il y a d’abord économie ■ns la fabrication et absence de cette odeur désagréable < ’on connaît en général aux composés do cette dernière

• bstance.

Caoutchouc , Z

§ 5. Quand le composé est destiné à être employé d; la fabrication des tissus minces et lins, on a trouvé qu’il él utile de le mélanger avec une petite quantité de soufre duit en poudre fine qu’on pétrit avec les matières, ou qu y mélange en solution, ou qu’on applique en poudre- imp pable à la surface des objets. La proportion de soufre, ai employée, est très-faible et d’environ 1 pour 100 du compc Les objets fabriqués avec le composé auquel on a mêlai du soufre, ou sur lesquels on l’a saupoudré doivent être posés aux rayons et à la chaleur solaire jusqu’à ee que objets cessent d’être poisseux.

§ 6. La gomme-laque, combinée au caoutchouc au mo; de la camphine ou de quelque autre dissolvant, constitue î composition utile pour cimenter ou réunir divers objets tre eux. Pour faire cette composition, on mélange une p tie de gomme-laque^avec deux parties de caoutchouc pai trituration et le pétrissage et à la manière ordinaire, puis c ajoute la camphine ou autre dissolvant du caoutchouc p amener la composition au degré convenable de résistance, mélange généralement une petite quantité de soufre à composé, par exemple de 6 à 12 pour 100.

§ 7 . Quand ou se sert du composé de gomme-laque qc a préparé avec de la fleur de soufre ou une dissolution ce corps pour faire des objets d’une forte épaisseur, ou masses, on le soumet à une chaleur artificielle élevée ( -exemple 130 à 132 centig.), én suivant, pour ce travail, les âtructions que j'ai données il y a quelques années pou préparation du caoutchouc et de la fabrication de divers ] duits. En général, je me sers de la chaleur pour vulcan ie caoutchouc, et avant de soumettre le composé ainsi ] paré avec le soufre, à l’action d’une forte chaleur artipcii je le mélange avec des ingrédients qu’on combine assez néralemcnt aujourd’hui au caoutchouc vulcanisé, tels soufre, terres, oxydes, carbonates, sels de plomb ou de z ou d’autres métaux dans les proportions employées par fabricants d’objets en caoutchouc.

Brevet d’invention, 17 abût 1847, au sieur Moulton,

New-York , pour la préparation du caoutchouc 1

canisé.

32. Le caoutchouc ordinaire , étant coupé en petits r ceaux et lavé, est passé entre deux cylindres en fer, chat intérieurement par la vapeur. Le caoutchouc se prenc

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