‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 16 sur 109 · TRAITEMENT DU CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU CAOUTCHOUC

ppe plus ou moins épaisse. Dans cet état, on le fait passer tre des cylindres, après l’avoir couvert d’hyposulfite ou sulfure de plomb artificiel, ou des deux. Si on veutoblir beaucoup de ténacité, on ajoutera du carbonate de ma* ésie calcinée. Le mélange se fait entre les cylindres qui it chauffés à la vapeur ; il passe encore dans un autre sÿs-1 ne plus serré de cylindres, et ainsi jusqu’à quatre fois. La nbinaison est alors complète, et le caoutchouc a acquis nouvelles propriétés qui caractérisent le caoutchouc vulîisé.

de de traitement du caoutchouc , par M. M.-S. Moulton.

i>3. Ce nouveau mode consiste à combiner au caoutchouc lia magnésie calcinée ou du carbonate de magnésie, de jvposulfate de plomb et de sulfure artificiel de plomb, et à ' (mettre la combinaison à la chaleur ainsi qu’on va le déj e ; de cette manière, on se dispense de dissolvants liquides,

| n peut fabriquer une foule d’articles, qui sont ainsi exempts

I odeurs fortes et désagréables que possèdent tous ces disîants. Voici comme on procède :

:: 1. Le caoutchouc, après avoir été décapé et nettoyé, est Unis par petites portions à la fois à l’action d’une paire i ylindres tournants, dits cylindres mélangeurs et chauffés

II vapeur. Par suite de l’action de ces cylindres, le caout- ;Mc ne tarde pas à présenter l’aspect d’une nappe ou feuille it est alors propre à être mélangée aux ingrédients sui- -ts.

j les articles qu’on veut fabriquer avec, le composé qu’on I H vqe, doivent être élastiques, et la chaleur ou le froid ■ii action sur eux; on y mélange parkilog. de caoutchouc »s 65 jusqu’à 500 grammes d’hyposulfate de plomb et sulfure artificiel de ce métal, ces deux sels ensemble ou 3 ment l’un d’eux; mais il vaut mieux les employer en portions égales, et si on les applique séparément, en met- (a dose entière indiquée ci-dessus.

2. Lorsque les articles doivent être fermes, d’une tenat plus grande et moins élastiques, 65 à 550 grammes de unésip calcinée ou de carbonate de magnésie, sont mé- 'Ués à un kilog. de caoutchouc, et à cette combinaison on l^te tant de l’hyposulfate que du sulfure de plomb, ou ■'iment un de ces sels de la même manière et dans les .Uies proportions qùe pour les articles élastiques.

3. Les matériaux ci-dessus indiqués, et le caoutchouc ■5' t ®té passé à plusieurs reprises entre les cylindres mé-

-W*eurs, de manière que tout le composé soit bien hom chose que les ouvriers habitués à travailler le caoi *λhc reconnaîtront aisément. On transporte sous uneaul *-dirc de cylindres dits fouleurs, où on travaille de la mêi manière. Ces cylindres sont plus rapprochés entre eux q les précédents, afin d’opérer un mélange plus intime du co posé. Après cette seconde opération, ce composé est sour à une troisième paire de cylindres dits adoucisseurs, au chauffés à la vapeur, au moyen desquels il est foulé ou n langé de nouveau, et rendu propre à être porté à la mach à étendre.

Cette machine à étendre se compose de deux ou d’un p grand nombre de cylindres en fer, chauffés à l’intérieur ] de la vapeur, ou mieux de trois cylindres les uns sur les très, dont la surface est beaucoup plus unie et plus pi que celle des cylindres précédents. Le caoutchouc ainsi p paré est placé entre les cylindres supérieurs et revient celui inférieur, sur lequel passe le tissu qui doit recevoi feuille préparée. C’est de cette manière que ce tissu re< à la surface les différentes couches de composé dont on a soin. Si on veut une feuille de caoutchouc, le composé placé de même; mais on se dispense de l’emploi du tissu la feuille est enlevée sur le rouleau inférieur. Le tissu ga de même que la feuille de caoutchouc, quand ils aband nent le cylindre inférieur, doivent être enroulés avec tissu bien sec, entre les tours, pour empêcher le contact surfaces.

§ 4. Dans la fabrication des articles avec les comp' ainsi préparés, il sera nécessaire de saupoudrer les surf avec de l’argile bien purifiée réduite en poudre, afin d< empêcher d’adhérer les unes aux autres, mais le compost toujours sensible à l’action de tous les dissolvants et au influences qui affectent le caoutchouc , et par conséquei devient rigide par le froid, doux et poisseux pendant les te chauds. Pour se débarrasser de ces caractères , on le ti par les sels de plomb, ainsi qu’on l’a dit précédemmen les produits fabriqués avec ce composé doivent ensuite t soumis à la chaleur, dans une chambre ou un cylindre <if venables, et chauffés soit par la vapeur, soit à la chaleur che (la première de préférence) jusqu’à la température f 104 à 140 ou 150° c., suivant la quantité des objets q 1 chauffe à la fois, et aussi d’après l’épaisseur du composé 1 entre dans les feuilles ou qui est appliqué sur les tissus.

La durée du chauffage des articles, varie également sui 1 les circonstances; quelques produits peuvent exiger IP

CAODTCHOÜC VULCANISÉ. 77

îures de chaleur, et quelques autres cinq heures ou à peu -ès; c’est du reste ce qu’il est facile de déterminer quand i a la pratique de ce genre de fabrication.

Après que les produits ont été chauffés comme il vient être expliqué, ils sont devenus élastiques et imperméables.

''Cvet d’invention de 15 ons^ en date du 14 mai 1847, aux sieurs Rattier et Guibal, à Paris , pour des applications du caoutchouc vidcanisé.

34. Le caoutchouc vulcanisé peut s’appliquer en bandes, x gants, aux caleçons en tricot, au bonnets de coton, aux ets et aux pantalons, pour remplacer les boucles, etc.

Il suffît, dans presque tous les cas, d’étirer la bande d’une antité convenable et de la fixer dans cet état à l’objet auel on l’applique; lorsqu’on la laissera revenir sur elle- Ime, elle resserrera l’objet et le rendra élastique.

Les fils de caoutchouc vulcanisé peuvent entrer dans la contion des tissus, comme on l’a fait pour le caoutchouc ortaire, sur lequel il présente de grands avantages, ïnfin, on peut l’appliquer à la confection des tuyaux, des ides de billard, etc.

)ans un certificat d’addition en date du 10 août 1847, les enteurs insistent sur les applications qu’on peut faire des de caoutchouc.

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