‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 18 sur 109 · PROCÉDÉ POUR PURGER LE CAOUTCHOUC VULCANISÉ · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ POUR PURGER LE CAOUTCHOUC VULCANISÉ

ent. On retire ensuite du bain, et on lave avec de l’eau ;aline chaude, et puis on dégorge l’eau pure.

Ce caoutchouc peut alors servir de nouveau, et il est susptible de se modifier comme précédemment.

Les résidus de caoutchouc soufré d’après le procédé Hanck, peuvent être traités de la même manière et avec le même ccès.

Voici, d’ailleurs, un autre document concernant cette opétion si importante de la désulfuration.

'océdé pour purger du soufre ou autres matières le caoutchouc vulcanisé, par MM. W. Christophe et G. Gidlev.

11 est nécessaire, dans bien des cas, dans la fabrication du outchouc-vulcanisé ou d’articles fabriqués avec cette matière, après que le travail de la vulcanisation a été opéré, d’exlire ou de séparer quelques portions du soufre ou l’excès ce corps, qui reste interposé dans les pores du caoutchouc,

. qui est combiné avec lui, en un mot, de régler les proirtions relatives entre le soufre et le caoutchouc dans la atière vulcanisée pour les adapter aux applications spéciales xqueljes on* destine celle-ci.

Il faut ausfi pouvoir utiliser ou employer les débris ou > rognures de caoutchouc vulcanisé qui s’accumulent dans i fabriques de ce produit, et par quelque procédé facile économique de traitement, extraire le soufre de ces romres, ou du moins suffisamment de la quantité de soufre t’ellcs renferment pour laisser le caoutchouc dans un état opre à être attaqué par les dissolvants ordinaires, et par conquent à le rétablir et le mettre dans un état à être travaillé : nouveau sous un état quelconque, lui rendre sa qualité Ihésive qu’il a perdue par la vulcanisation, et enfin le rendre •te à être vulcanisé de rechef avec le soufre ou autres ma-

iires.

Pour atteindre le but proposé, on fait macérer le caoutiouc vulcanisé dans une solution chaude d’un carbonate câlin ou dans une solution d’hydrate de chaux , ou enfin 'ms de l’eau chaude tenant en suspension de la chaux causée, jusqu’à ce que, par l’action de l’alcali ou de la chaux, i ait extrait la quantité de soufre requise, c’est-à-dire qui duit les proportions relatives du soufre et du caoutchouc à dles nécessaires pour les applications particulières, ou pour Je ce produit résidu puisse être redissous par les dissolvants •dinaires, et au besoin vulcanisé de nouveau.

Si le caoutchouc ne consistait pas en rognures, il faudrait réduire en morceaux menus pour faciliter l’action de l’ai-

cal! ou de la chaux, et plus est élevée la température et la solution ou de l’eau, plus l’opération est rapide. Nous em ployons ordinairement la chaleur de l’eau bouillante, et . raison d’économie, nous faisons d’abord bouillir avec la chaux qui enlève le soufre à la surface ou à une faible profondeu au-dessous de la surface du caoutchouc, puis nous évacuon la solution et la chaux, et nous faisons bouillir dans la solu tion de carbonate de soude. Au bout de peu de temps, tou l’excès de soufre ou le soufre non combiné est extrait e rendu soluble, ainsi que d’autres matières qui contienne!) des impuretés, et qui se sont introduites dans le caoutchoü pendant la sulfuration ou après la fabrication. Dans cèt état ce caoutchouc désulfuré est soluble dans l’essence de téré benthine, le naplite, le chloroforme et autres liquides em ploÿés ordinairement pour dissoudre ou amollir le caoul chouc.

On peut employer à cette désulfuration le carbouate d potasse, mais celui de soude est plus économique.

Quand on traite le caoutchouc vulcanisé parla solution d carbonate de soude, il se dégage de l’oxyde carbonique, « il se forme graduellement un sulfuré où polysqlfure dé l’ai cali, qu’on peut utiliser. Mais si on trouve que les composi sulfurés, qui se forment ainsi et qui se dissipent en partie dài l’atmosphère pehdant l’opération, donnent lieu à quelqi objection, on ajoute à la solution bouillante un oxyde méta lique, par exemple celui de cuivre ou un carbonate méta lique susceptible de former, avec Je soufre enlevé par l’alca un sulfure insoluble qui ne se dissipe pas dans l’air.

Teinture du caoutchouc.

§ 16. Pour teindre en noir du caoutchouc seul ou mêla») avec le gutta-percha, on le fait bouillir pendant un quar d’heure ou une demi-heure dans le bain qui suit :

Sulfate de cuivre. . ; . . . 500 gram.

Sel ammoniac, ou ammoniaque. . 500 —

Caustique . 500 —

Eau. . . . 5kil.

On peut encore prendre :

Sulfate de potasse neutre en acide. 500 gram.

Sulfate de cuivre. ..... 250. —

Eau . 5kil.

Pour vert, on fait bouillir le caoutchouc pendant un quai d’heure ou une demi-heure dans un bain composé de :

Sel ammoniac. . . 500 gram.

Page 1