PROCÉDÉ POUR PRÉPARER LE CAOUTCHOUC
Sulfate de cuivre. ..... 250 gram.
Chaux vive. .' . 1 kil.
Eau . 5 —
'our lilas :
Sulfate de potasse neutre ou acide. 500 gram.
Sulfate de cuivre, . . . , . . 125 —
Sulfate d’indigo, . 125 —
Èau . quantité suffis.
i aire bouillir pendant un quart-d’heure ou une demiire. *
oici les matières colorantes qui se prêtent à la teinture caoutchouc :
our bleu, outre-mer artificiel, our rouge, ciimbrc, carmin ou laque de garance, our vert, vert de Brunswick ou vert-de-gris, our jaune, jaune de chrome.
our blanc, blanc de satinage, qui peut aussi servir pour es ces couleurs.
x teinture du caoutchouc doit se faire avant qu’on ait •,édé à sa sulfuration.
ous avons reproduit cet article extrait d’un journal nger, encore bien qu’il ne soit que la répétition de ce n a vu, et de ce qu’on trouvera plus loin; parce qu’il un assemblage, une réunion de moyens, disséminés ail- ;, et qu’on ne sera pas fâché de trouver réunis. Nous ons que nous n’avons pas une confiance absolue dans tous aits qu’il rapporte; mais pour celui qui veut approfonnn sujet, il est utile qu’il soit au courant de tout ce quih dit et écrit, ne fusse que pour être mis à même d’apùcr les bruits qui pourraient parvenir à son oreille. Nous = >ns passé soüs silence que ce qui ne présentait absolues aucun intérêt.
èdé pour préparer le caoutchouc afin de le rendre • istique à toutes les températures j par M. William
RKE.
• Ce procédé a été patenté le 26 avril 1849 , pour M. ' hi e, fabricant à Tottcnham (Middlesex). in de communiquer au caoutchouc pur ou allié au guttaia, la propriété de conserver son élasticité dans les, li,m s des températures atmosphériques, on l’avait jusque-là
vulcanisé, c’est-à-dire mélangé avec une certaine quantité c soufre. ‘
Cependant, ce produit a deux défauts :
1° Le soufre étant employé à l’état libre, une partie s’t fleurit constamment et vient recouvrir le caoutchouc sous forme d’une poudre blanche qui communique une odeur si fureuse aux différents objets qui subissent son contact;
2° Par cette effervescence, le soufre se sépare du caoi chouc et le désagrège en partie.
§ 1. Pour obtenir du caoutchouc élastique qui ne renfen pas de substance efflorescente, et qui reste constamment ds son état normal, l’auteur y incorpore du kermès minéra
On prend :
Sulfure d’antimoine en poudre fine. 1 partie.
Soude cristallisée . 25 — I;
Eau . 200 à 300 —
On introduit dans une chaudière en fonte, on fait bo; lir, pendant 30 à 45 minutes, puis on retire la chaudière feu, on laisse déposer pendant quelques minutes la pa qui ne s’est pas dissoute, on décante le liquide alcalin surnage et l’on ajoute ensuite un léger excès d’acide ch hydrique, ce qui produit un précipité orangé qu’on lave 1 avec de l’eau chaude pour éloigner l’acide libre et que fait dessécher ensuite. On le réduit en poudre et on le n au caoutchouc que l’on expose à une température de 2.' 280° F. (97 à 110° Réaumur) soit dans un four, soit dans chaudière sans pression.
Un caoutchouc ainsi préparé possède non-seulement de solidité et d’élasticité, mais encore il résiste à la cha solaire, et conserve sa mollesse et sa flexibilité , même 1 l’influence d’un froid considérable.
§ 2. Pour obtenir un bloc de caoutchouc , qui puisse ‘ suite être découpé en feuilles, lanières, fds, etc., l’auf prend, par exemple, 50 kilog. de caoutchouc du comm< lavé, il l’écrase sous des cylindres, puis il l’introduit dan pétrin à cylindre cannelé. On chauffe le pétrin et on tourner le cylindre. Puis on ajoute 2 kilog. 1/2 à 7 kilo? de kermès, suivant le degré de consistance ou d’élasticitt l’on veut donner au caoutchouc, on agite pendant ur® deux heures, puis on retire le produit et on le conq119 dans un moule en fer, au moyen d’une presse à vis ou ( 89 presse hydraulique.
Le moule en fer est long de 2 à 6 pieds, large de 1 ^ çt profond de 10 pouces (anglais).
OBJETS AÉROFUCEÜ ET HYDROFUCES EN CAOUTCHOUC. 85
i.près avoir supporté cette pression pendant un ou deux rs, on l’expose pendant deux ou trois heures à la tempéure susdite, produite au moyen de la vapeur, après quoi peut le découper comme on le désire, j 3. Pour éviter de donner aux tissus qu’on veut rendre jerméables au moyen d’une dissolution de caoutchouc, aspect luisant et désagréable à l’œil, parce qu’il rappelle peinture à l’huile, l’auteur mélange une dissolution de utchouc préparé, avec de la bourre de coton, de soie ou laine; il en enduit l’étoffe ainsi préalablement préparée c la composition hydrofuge , et de cette manière le tissu uiert une parfaite ressemblance avec le drap.
e mémoire suivant, présenté également par M. W. Burke, Terme la répétition de beaucoup de faits contenus dans ;ui vient d’être donné. Nous avons cru néanmoins devoir ionner, parce que ces mêmes faits y reçoivent des dévelements plus étendus et que de nouveaux y sont consignés, seront très-bons à connaître.
le de fabrication des objets aérofuges et hydrofuges en loutchouc ou en gntta-percha seuls ou combinés , pat' I. W. H. Burke, fabricant.
7. Jusqù’ici, on a fabriqué le caoutchouc sulfuré, dit caoutuc vulcanisé , en mêlant à cette substance une grande ntité de soufre libre, ou, comme on le dit en terme de b ier, en pétrissant du soufre avec le caoutchouc, soumeta ensuite la masse à l’influence d’une température élevée ?ia pour effet de combiner une portion de soufre avec le Mchouc.
i unique les matières préparées avec le caoutchouc sulfuré fusent des qualités utiles, la substance dont nous allons [i .connaître la préparation est susceptible d’applications M variées encore et la préparation est plus facile et plus i. dans les résultats.
r le fait même du procédé employé pour préparer le a«tchouc vulcanisé, cette matière- présente deux graves é uts :
Le soufre étant employé à l’état libre, une portion de e )iq>s est continuellement à l’état d’efflorescence., et en euvrant la surfacè du caoutchouc d’une poudre blanche, U
Caoutchouc. 8
86 PREMIÈRE TARTIE.
communique une odeur de soufre à tous les objets qui l’a] prochcnt.
2° Le soufre, à cause de cette efflorescence, se sépare c caoutchouc, se dissipe et se perd, et il paraîtrait même qi la quantité que l’on suppose combinée sc dégage graduell ment, et se volatilise en laissant le caoutchouc en partie d térioré ou plutôt désagrégé.
§ 1. La matière fabriquée par le moyen suivant n’est p sujette à ces défauts, car elle n’est pas préparée avec le so fre libre, ce qui permet d’éviter le désagrément de l’effl rescence et laisse au caoutchouc, pendant un temps bien pl long, toutes ses qualités normales.
On réduit la substance connue dans le commerce sous nom d’antimoine cru, à l’état de poudre fine par la pulvé sation dans un mortier ou un moulin, et l’on ajoute 1 par de cette poudre à environ 25 parties de carbonate de sou; cristallise, ou 20 parties de carbonate de potasse dissous d; 250 à 300 parties d’eau. Le tout' est bouilli dans une ch; dière en fer pendantune demi-heure ou trois quarts-d’heu au bout desquels on arrête l’ébullition, et on laisse pend quelques minutes précipiter les matières non dissoutes, liqueur qui surnage est filtrée encore chaude, et l’alcali est turé par de l’acide chlorhydrique ajouté en léger excès, ce donne lieu aussitôt à un abondant précipité rouge-orangé précipité constitue le soufre doré d’antimoine, ou comme dit aussi, le kermès minéral, et c'est ce composé d’antime que l’on combine en mélange avec le caoutchouc.
Ce précipité rouge ou composé d’antimoine, ayant (1 été bien lavé avec de l’eau chaude pour enlever l’excès eide, est séché à une basse température , puis broyé e trouve alors propre à être employé. On le pétrit ou le lange avec le caoutchouc seul ou combiné avec le gr percha, suivant le degré d’élasticité qu’on désire obtenir: j le tout est soumis à une température élevée qui varie de • à 130° centig., soit dans une étuve, soit dans une chaud: i avec pression de vapeur, ou bien exposé aux rayons du s< i*
Le caoutchouc ainsi préparé est beaucoup amélioré, * seulement sous le rapport de sa force et de son élastiï mais encore de la faculté de résister à l’influence des'ra* solaires et de conserver sa douceur et sa flexibilité à une 1 * température.
§ 2. Pour mouler un bloc de caoutchouc, qu’on se pre sS de diviser ensuite en feuilles, fils, courroies ou bande: ,B prend une quantité donnée de cette substance, telle (J* Ja trouve dans le commerce , et suivant les dimençioi HJ