MÉMOIRE SUR LE CAOUTCHOUC ET LE GUTTA-PERCHA
masses plus plus ou moins volumineuses ; 2° celui qui est feuilles bu latries irrégulières légèrement jaunâtres" et tnslucides; 3° une autre sorte, en feuilles épaisses ou masi globuleuses, creuses ou pleines, de teinte brune grisâtre opaque; 4° enfin, sous les mêmes formes, le caoutchouc an, plus ou moins translucide et jaune-faüve lorsqu’on le coupe en tranches minces.
5 2. Structure interne. — En examinant sous le microupc des lamelles très-minces de ces échantillons, on y obve des pores très-multipliés, arrondis irrégqlièrement, nmuniquant entre eux, qui se dilatent même sous l’inence capillaire des liquides, sans pouvoir dissolvant sur la i istanc'e elle-même.
5 3. Action de Veau. — La porosité du caoutchouc expliî sa pénétrabilité facile par différents liquides dépourvus ction chimique notable sur lui : l’eau offre un des exemples plus intéressants de ce phénomène ; des tranches minces caoutchouc sec, des deux premières qualités, immergées idant trente jours dans l’eau, en ont absorbé, pour 100 lies, les unes, 18.7, les autres 26.4; les premières avaient ;menté en longueur de 5, et en volume de 15.75 pour t.
Jne semblable pénétration du liquide peut, à la longue, i ir lieu dans les masses ou feuilles épaisses du caoutchouc, ’on conçoit qu’ensuite un temps considérable soit néeese pour l’éliminer complètement; càr les couches superfiles se desséchant les premières, resserrent considérableat leurs pores, et s’opposent à la dessiccation ultérieure s parties centrales.
: ln devra tenir compte de cette sorte d'hydratation méeab ue dans les transactions commerciales, puisque, par ce fait * t, la valeur réelle peut être amoindrie de 18 à 26 pour et, tandis que la nuance plus blanche annoncerait une lité supérieure purement illusoire. D’ailleurs, la présence l’eau s’oppose à la pénétration des liquides employés dans :,lustrie, pour dissoudre ou gonfler le caoutchouc, et dil]Lue sa ténacité comme sa ductilité (1).
On sait, depuis longtemps, que la ductilité et l’élasticité du caoutchouc augmente' avec la température, diminuent lorsque la température s'abaisse, «t soht presque aii Uiei à zéro degré; que des dis ou lanières, tendus à -j- ]5ou 2o degrés, et refroidi* 3 o ^egré, conservent leur extension et leur raideur à la température ordinaire; W se contractent subitement et reprennent leur élasticité première, dès qu'on porte le. empérature à 35 à 4Ô degrés. On se rappelle les utiles applications qu’ont faite* Be * propriétés Mm, Uautëf et Guibal, pour la confection dés tissus élastiques.
La blancheur apparente et l’opacité n’ont pas, en général d’autre cause que l’eau interposée, car une dessiccation con> plète suffit pour faire apparaître la coloration et la translucl dité.
§ 4. Action de l’alcool. — L’alcool anhydre pénètre fac lement aussi le caoutchouc, surtout à la température de + ? degrés ; des tranches minces, sèches, translucides, chautTéi dans ce liquide à plusieurs reprises, durant huit jours, soi devenues opaques ; leur longueur était augmentée de 46 mi lièmes et leur volume de 94 millièmes ; elles avaient acqu une propriété adhésive notable, même au sein de l’alcoc Leur poids était accru; dans le rapport de 100 à 118.6 ; c pendant elles avaient cédé à ce liquide 21 millièmes d’une m tière grasse, fusible, colorée en jaune-fauve. Ces tranche après l’évaporation de l’alcool, étaient plus transparentes plus adliésives entre elles, qu’avant ce traitement.
§ 5. Action des dissolvants. — L’éther, la benzine, l’e sence de térébenthine, le sulfure de carbone et plusieu mélangés entre eux ou avec d’autres liquides, s’insinue rapidement dans les pores du caoutchouc, le gonflent bea coup et semblent le dissoudre; mais ce que, dans ce cas, t considère généralement comme une dissolution complète, e; en réalité, le résultat d’une interposition de la partie dissou dans la portion fortement gonflée, celle-ci ayant conservé 1 formes primitives amplifiées, et étant alors très-facile à dés gréger.
On peut, à l’aide d’une quantité suffisante de chaque diss» vant, séparer presque complètement ces deux parties, renouvelant le liquide sans agiter et sans désagréger le rési« très-fortement gonflé, mais non dissous.
Les proportions facilement dissoutes varient entre 0.3 0.7, suivant les qualités des échantillons et la nature du d solvant, mais les propriétés des deux parties restent d tinctes apès leur séparation et l’évaporation du liquide.
La substance non dissoute est moins adhésive , mais p! tenace ; elle retient la plus grande partie de la matière ( lorante brune. La substance soluble , surtout la premi» dissoute, est notablement plus adhésive, plus molle, mo élastique, moins tenace et moins colorée.
§ 6. L’éther anhydre extrait du caoutchouc transluci» de couleur ambrée, 66 centièmes de substance soluble bit che, et laisse 34 parties de nuance fauve.
§ 7. L’essence de térébenthine anhydre et bien rectifié'
séparé nettement de la variété commune de caoutchouc bri