‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 23 sur 109 · MÉMOIRE SUR LE CAODTCHOÜC ET LE GDTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SUR LE CAODTCHOÜC ET LE GDTTA-PERCHA

de matière soluble, de couleur ambrée, et 51 de matière soluble translucide retenant la coloration brune.

Des traces de matière résineuse dans l'essence suffisent pour idre adhésifs les deux produits et laisser longtemps viseux celui qui a été dissous (1).

L'essence en vapeur dirigée sur le caoutchouc, lui enlève e huile essentielle que l'on peut extraire du produit conisé, en chauffant celui-ci dans une cornue chauffée par un n-marie d’eau-bouillante.

[lette huile essentielle est incolore et douée d’une forte ;ur rappelant celle du caoutchouc normal.

: 8. Augmentation de volume. — Si l'on tient immergé t$ un grand excès du dissolvant le caoutchouc découpé s forme de prismes rectangulaires, on le voit se gonfler duellement de la superficie au centre, et l’on peut détefter l’augmentation de volume sur la partie non dissoute, que le gonflement est arrivé à son terme : les dimensions deux côtés se sont triplées sensiblement dans la ben- -, dans l’éther anhydre, dans l’essence de térébenthine , ■i que dans un mélange de 100 sulfure de carbone, avec éther hydraté ; le volume total était donc alors égal à 27 le volume primitif, bien que cette augmentation portât la partie non dissoute, l’autre partie s’étant disséminée s le liquide.

n mélange de 6 volumes d’éther avec 1 volume d’alcool ydre gonfle le caoutchouc , au point de quadrupler son me, et ne dissout sensiblement que la portion moins :gée, peu tenace, mais très-adhésive. n avait observé une augmentation de 30 fois son volume hd , dans l’huile de pétrole rectifiée, mais sans tenir pte de la partie dissoute.

i portion de caoutchouc qui résiste le plus aux dissols, observée sous le microscope, à l’aide d’un grossisset de 300 diamètres, offre une texture réticulée dont les lents anastomosés s’étendent et se gonflent en absorbant liquides précités, et se rétrécissent à mesure que l’évapo- I n s’effectue.

os solutions du caoutchouc, surtout la dernière, posées e porte-objet, affectent elles-mêmes, en se desséchant,

!{ rest en épurant de toute matière résineuse l’essence de térébenthine par une Rl tion dans un appareil rectitiontenr à cases multiples, que M. Fritz-SolUr parviens ur les enduits souples et Jes grandes feuilles unies qui caractérisent son indus* fie erféciioùnee, d'ailleurs, par plusieurs inventions remarquables. (Voyez, ci-après, Jort tle M. Jacquclin,)

cette texture curieuse, que l’on rend, dans ce cas, plus évi dente en hydratant le résidu.

§ 9. Le meilleur dissolvant du caoutchouc, parmi ceux qui j’ai expérimentés, est un mélange de 6 ou 8 parties d’alcoo anhydre, avec lüO parties de sulfure de carbone : en effet si l’on ajoute cette proportion d'alcool ou sulfure de carbone contenant assez de caoutchouc pour se maintenir depuis plu sieurs jours à l’état d’une gelée légèrement consistante, trou ble ou opaline , on voit s’opérer une liquéfaction et un clarification rapides; ces changements dépendent de la dis solution de la matière grasse, par l’alcool et de la divisio plus grande de toutes les parties : toutefois, les première portions dissoutes sont plus fluides, et les dernières graduel Jement plus visqueuses.

Si l’on ajoute à ce liquide visqueux deux fois son voluin d’alcool anhydre, tout le caoutchouc se précipite, lasolutic contient la plus grande partie du sulfure de carbone, de l’a cool, des matières grasses et colorantes. On comprend que précipité, consistant et tenace, tout imprégné d’alcool et t sulfure de carbone, se redissolve aisément par une additio de ce dernier liquide, donne une solution plus complète, qu’en réitérant plusieurs fois le même traitement, on pa vienne à mieux épurer le caoutchouc et à rendre sa soli tion plus transparente.’

§ 10. Dans l’ingénieuse industrie de l’étirage du caou ^ chouc en fils cylindriques, fondée par M. Gérard de Gr nelle, on prépare une pâté en employant le sulfure de ca 5 bone mêlé avec 5 centièmes d’alcool ordinaire ; celui- ’ contient 16 centièmes d’eau qui s’opposent à la dissolutio on réunit ainsi les conditions favorables d’un gonflement i . caoutchouc qui aide à le malaxer et facilite le passage à r filière sans opérer une véritable dissolution qui diminuer! beaucoup la ténacité du produit.

On doit à M. Gérard (voyez Chap. 1, n° 15 § 2), une c servation nouvelle et qu’il a su mettre à profit pour obtei des fils d’une ténuité extrême. Ayant soumis à la tempé: ! turc de 100 degrés des fils assez tendus pour que leur le gueur fut sextuplée, cette extension devint permanente, * les fils se prêtèrent à une deuxième extension semblât En sextuplant cinq fois de suite l’extension acquise, on co prend que la longueur primitive dût se trouver augmen dans le rapport de 1 à 166.25, et que’ le diamètre étant * minué en proportion de cet énorme allongement, les fils f 11 sent parvenus à un degré de finesse inconnu jusqu’alors.

trflMOinE Sun LE CAOUTCHOUC ET LE GUTTA-PEHCIU. 95

priété nouvelle découverte parM. Gérard, devait trouver :e ici ; elle figurera désormais parmi les plus curieuses priétés du caoutchouc.

I 11. Les faits ci-dessus exposés me semblent permettre considérer le caoutchouc comme une de ces substances int, dans ses différentes parties, des qualités interméres entre celles des corps solubles et des matières inso- ,es, ou près des limites de la solubilité, fférant beaucoup, parles propriétés physiques, des priu- 5 immédiats dont la solubilité rapide et complète ne se e pas à ces curieux changements de formes qu’offrent lins matériaux plastiques de l’organisme végétal, tels que illulose et les substances amylacées d’une part, et d’un 3 côté le caoutchouc et le gutta-percha.

12. Les résultats qui précèdont démontrent, en outre, le caoutchouc livré au commerce renferme constamment, en proportions variables :

Le caoutchouc facilement soluble, ductile, adhésif.

Le principe immédiat, tenace, élastique, dilatable, peu »ie;

Des matières grasses (1) ;

Une huile essentielle ;

Une substance colorante ;

Des matières azotées (2) ;

De l’eau en doses qui peuvent s’élever jusqu’à 0.26. rsqu’on sépare ces différents principes immédiats, aucun ne garde les propriétés élastiques et extensibles au i degré que l’ensemble ; cela parait tenir à l’adhérence les filaments que la matière grasse lubrifiait, et que la >n soluble et molle rendait plus souples.

échantillons que je présente à l’Académie montrent E ement quelques-uns des caractères nouveaux indiqués i ce mémoire : on y remarquera les différences que j’ai j ées entre l’aspect, la coloration, l’adhérence et la tei de la partie soluble et de la portion non dissoute, en-

jprès la considération que le gluten doit son élasticité il l’eau interposée, que aide n'était pas susceptible de s'évaporer, le gluten aurait une élasticité prrl ( comme le caoutchouc, M.Cbevreui avait, en 1815, émis la pensée que « le caoutatfc urrait bien être formé d'une substance solide particulière et d'une substance Ü£i liquide.» (Eléments de Botanique de Mirbel, 1815.)

{une de ces matières est enlevée avec les substances grasses par I alcool anhydre . tare du résidu desséché à l'aide de l’eau qui la dissout, et on l'épure en la te- ' t dans l'alcool qu'on évapore epsuite.

tre le caoutchouc anhydre et celui qui est hydraté ; on c tinguera, sans peine,, le caoutchouc gonflé de 2,7 fois le volu: primitif, conservant, au milieu du dissolvant en excès,, formes planes et anguleuses des lanières découpées.

J’y ai joint des spécimens de gutta-percha, plus facilemi encore séparée par les mêmes procédés, en deux parties <j tinctes, l’une insoluble retenant les matières colorant l’autre incolore, lors même qu’elle est extraite des matià et produits bruns du commerce ; d’ailleurs tenace, duct douée, en un mot, des propriétés utiles de la matière p mière (1).

Cette analogie dans l’analyse ef la composition immédi paraîtra bien digne d’intérêt si on la rapproche de l’analq de composition élémentaire, coïncidant, en outre, avec caractères différents si tranchés et les applications distinc si nombreuses de ces deux singulières substances.

Gants en caoutchouc pour les ouvriers , par M. W. Gau

40. Parmi les applications multipliées du caoutchouc, j indiquerai encore une qui ne manque pas d’importance, c la fabrication de gants imperméables et inattaquables à plupart des corps corrosifs , à l’usage des chimistes, 1 teinturiers. Ces gants, qui viennent d’Amérique, consist en un tissu ordinaire de lin ou de coton, enduit à l’intéri d’une couche de caoutchouc qui ne s’oppose en aucune çon, au mouvement des doigts, mais empêche la pénétrât des liquides. Pourvus de ces gants, les ouvriers peuvent, > danger, plonger la main et travailler dans les bains cône très des acides, des alcalis et des sels qui attaquent le-j vivement la peau.

Modeé de sulfuration du caoutchouc.

41. Il a été pris l’an dernier aux Etats-Unis, deux pal tes pour la sulfuration du caoutchouc : toutes deux à li d’une combinaison du soufre et du zinc.

Dans la première de ces patentes, on propose de se se

(i) Le sulfure de carbone, et mieux encore ce liquide mêle à G ou 8 centièmes cool anhydre, fractionnent ainsi le gutta-percha en en dissolvant la plus grande i (de 85 à 90 centièmes). Le nnphte, l’alcool, la beuzine, l’éthcr ni l’ossence de té* tblne, ne paraissent pas le dissoudre à froid, mais lui enlèvent son autre pf immédiat ; l'eau le pénètre lentement et peut augmenter son poids de 3 ccntièwt

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