‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 24 sur 109 · APPAREILS ET INSTRUMENTS DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

APPAREILS ET INSTRUMENTS DE MÉDECINE

l’hyposulfîte de zinc, qu’on prépare en ajoutant à une soon caustique et bouillante de chaux, de potasse ou autre ili, de la fleur de soufre jusqu’à ce que la liqueur soit irée, puis en faisant passer à travers de cette solution un rant de gaz sulfhydrique pour obtenir un hyposulfite aln. On laisse alors refroidir Ja liqueur et on la tire au r par décantation, en la faisant couler dans un vase rendant une quantité convenable d’une solution saturée d’aite de zinc ou d’un autre sel de ce métal. Au moment où mélange a lieu, il se précipite une poudre blanche qui est, •on, l’hyposulüte de zinc qu’on recherche. On lave sur ■filtre, on fait sécher et on broie dans un mortier à cou- ". 3 kilog. de cette poudre sont ensuite mélangés à 10 g. de caoutchouc et le tout chauffé pendant trois à quaheures à la température de 260 à 280° F. Le caoutchouc trouve alors, suivant l’inventeur, parfaitement vulcanisé l’exige pas l’emploi de soufre libre dans l’opération, ni avage avec les alcalis comme avec le mode ordinaire de canisation : ce qui rendrait ce procédé propre à en ence et rendre imperméable les soieries, les tissus délicats ■eux colorés.

[tans l’autre patente, le traitement est à peu près le même i précédemment, seulement on se sert du bisulfure de I; qui n’exige pas non plus de soufre libre ou de lavages I alcalis.

\ noire sur les appareils et instruments de médecine et de hirurgie en caoutchouc vulcanisé , fabriqués sous la diection immédiate de ili. le docteur Gariel, par MM. Varout et Galante, fabricants brevetés, seuls dépositaires en ’ rance des bandages élastiques {elastic spiral supporters) , lace Dauphine , 28, maison Lerebours.

2. Avant de donner la nomenclature et la description desapeils et instruments de médecine et de chirurgie en caoutluc vulcanisé, nous croyons utile de dire quels avantages tïaoutchouc présente sur le caoutchouc ordinaire. Nous férons prouver que le caoutchouc acquiert, par le fait ne de la vulcanisation, des propriétés qu’on ne retrouve 1 dans le caoutchouc ordinaire, et qui en font un agent ièrement nouveau.

•o parallèle suivant, entre les propriétés du caoutchouc i inaire et les propriétés du caoutchouc vulcanisé, mettra i s de doute ce que nous avançons ici.

Caoutchouc 2

pç PREMIÈRE PARTIE.

CAOUTCHOUC NON VULCANISÉ. |

Irrégulière.

Le caoutchouc qui a été distendu ne revient plus qu’incomplètement sur lui-même ; il diminue d'épaisseur, et reste affaibli dans tous les points qui ont subi la distension.

caoutchouc vulcanisé.

Régulière.

Une bande de caoutcho vulcanisé, à laquelle on a f subir un nombre indétermi de fois une distension de ci ou six fois sa longueur, i vient toujours et exacterae à son point de départ.

1° Elasticité.

2° Force de cohésion.

Peu considérable.

Une bande de caoutchouc •non vulcanisé, d’une épaisseur de deux ou trois millim., cède à une faible traction et se rompt.

Immense.

Il est impossible de roi pre, quelque traction que f opéré , une bande de caoi chouc vulcanisé d’un milli d’épaisseur.

3° Action des huiles, des corps gras.

Destructive. Nulle.

Un morceau de caoutchouc Un morceau de caoutcho non vulcanisé que l’on imprè- bien vulcanisé peut séjouri gne d’huile, ne tarde pas à longtemps dans l’huile ss se ramollir, à se gonfler et à éprouver de décompositioi se dissoudre.

4° Influence du froid et de la chaleur.

Considérable.

Le caoutchouc non vulcanisé, soumis au froid, devient dur comme la pierre.

Soumis à la chaleur, il se ramollit et se liquéfie pour ainsi dire.

C’est pour cette raison surtout que jusqu’ici l’emploi du caoutchouc a été impossible dans les pays chauds et dans les pays froids.

Nulle.

Le caoutchouc vuleati conserve sa souplesse et te tes ses propriétés sous l’i fluence des températures 1 plus opposées.

Il peut être exporté de tous les pays, traverser la gne ou les mers du Nord ss éprouver la moindre alté) tion.

Outre ces qualités spéciales, le caoutchouc vulcanisé possède d’autres qui lui sont communes avec le caoutchc prdinaire f ces qualités sont :

ALÈSE.

A. L’imperméabilité.

ette imperméabilité est si complète qu’il suffit d’éponger feuille de caoutchouc, mise en contact pendant plusieurs res avec un liquide animal quelconque, pour que toute llure disparaisse à l’instant.

La résistance à l’action des agents chimiques employés en médecine.

trate d’argent, acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique, ite acide de mercure, etc.

isistance plus complète néanmoins dans le caoutchouc misé.

ius ne terminerons pas cette rapide exposition des prolés du caoutchouc vulcanisé, sans mentionner une de ses tés les plus importantes :

Le velouté , le poli tomenteux de sa surface. ns ce rapport, il est supérieur à toute autre substance, t autre tissu, quel que soit son degré de finesse, fin le caoutchouc vulcanisé, mis en contact immédiat une partie du corps, entretient cette partie dans un de fraîcheur remarquable.

us ne parlons ici que pour mémoire de ses propriétés iques qui seront mises en lumière dans le courant de jSmoire.

audrait consacrer un plus grand nombre de pages que le pouvons à la description complète des appareils et ments de médecine et de chirurgie en caoutchouc vnlt, dont l’introduction dans la science est due aux traide M. le docteur Gariel. Nous ne mentionnerons ici que us usuels et ceux que la nouveauté de leur destination tait inintelligibles sans quelques mots d’explications.

§ 1. Alèse (G) (1).

pareil en caoutchouc vulcanisé, destiné à préserver des es au sacrum les personnes atteintes de maladies qui |it un long séjour au lit. «

tut citer particuliérement parmi ces maladies, les frac- ! les tumeurs blanches, les abcès froids, les maladies t ques de l’utérus et du rectum, les suppurations de la v te vertébrale, la fièvre typhoïde, la variole grave, le B it, la paralysie des vieillards, la paralysie générale des éis, etc., etc.

I ('s appareils ilonl le litre est suivi île la lettre G, sont 4e l’invention de ÎU, I»

IdSariel,

a, fig. 33, pl. 2. Corps de l’alèse ; pièce de caoutchouc vu canisé de 60 à 80 centim. carrés. — b. b. Baguettes passé dans deux replis que présente latéralement l’alèse, b. c. c. Extrémités de ces baguettes sur lesquelles s’attachent 1 lacs destinés àv fixer et à tendre l’alèse dans le lit.

Cet appareil présente pour principaux avantages :

1° D’offrir aux parties avec lesquelles il est en contact, ui surface lisse, tomenteuse et ne faisant jamais de plis, circo stance éminemment propre à empêcher la formation d’esca res au sacrum et à déterminer leur guérison lorsqu’elles exi tent déjà au moment de l’application de l’appareil;

2° De pouvoir être lavé et nettoyé en place avec la pl grande facilité. Une éponge imbibée d’eau suffît pour enlet toute souillure, une éponge sèche ou un linge pour faire d paraître à l’instant l’humidité résultant du lavage ;

3» D’éviter, par conséquent, les secousses inévitables pc dant le changement des draps, etc.

§2- Alèse avec ouverture médiane et ballon obturateur (1

a. a. b. b. c. c. c. c, fig, 34. — Parties semblables au p mier modèle. — d. Ouverture médiane destinée au passa de l’urine et des matières fécales. — e. Ballon obturati destiné à être placé sous l’ouverture médiane hors le ten des excrétions naturelles, et à compléter ainsi le plancl formé par le corps de l’alèse. — f. Bouehoh ou robinet en c vre doré, fixé à l’extrémité du tube g, en caoutchouc val nisé. Ce tube, destiné à l’introduction de l’air dans le bail doit être assez long pour dépasser le lit latéralement et fs liter l’insufflation en place.

Ce second modèle doit être employé de préférence dans cas qui réclament une immobilité complète, dans les cas fractures, par exemple, où le moindre mouvement peut términer un cal vicieux, dans les cas de pertes utérines, la plus légère secousse peut déterminer une hémorito mortelle, etc., etc.

Pour se servir de ce second modèle, il faut disposer le d’une manière particulière, les matelas pliés en double, 1 à la tète, l’autre au pied du lit, de façon qu’il reste et ces deux matelas un intervalle suffisant pour donner pass ou à un bassin ou à un ballon obturateur. Chaque mat doit être entouré d’un drap séparément.

L’alèse étant alors tendue dans le lit (son ouverture i diane correspondant à l’intervalle qui sépare les deux ni; las) et le ballon obturateur étant insufflé en place (voyez 35), on couche le malade qui se trouve reposer sur un-j

Page 1