PELOTES A COMPRESSION
27. Pelotes à compression. — Pelotes à compression rémittente (G).
Ces pelotes, dont les parois sont en caoutchouc vulcanisé, ntiennent une cavité dont la forme et le volume peuvent rier à l'infini.
Elles ont pour avantage de diminuer la raideur de la comession, sans lui rien ôter de son énergie.
Elles sont à air fixe ou à air mobile.
Les pelotes à air fixe sont celles dans lesquelles l'air est renu d'une manière invariable au moment de leur fabrica- >n : elles peuvent être garnies ou non garnies de rebords ; es trouvent une application fréquente dans les cas de hernie abilicale chez les enfants. (Voyez fig. 67.)
Les pelotes à air mobile sont celles dans lesquelles l’air ut être introduit à volonté et en quantité indéterminée; ses donnent naissance, dans un point de leur surface, à un fit tube de caoutchouc vulcanisé de 10 à 30 centimètres de îgueur. ( Voyez fig. 68).
C'est de ces pelotes que se sert M. le docteur Gariel, lors- <’il établit chez un malade, atteint d'abcès froids, de tueurs ganglionaires, etc., le système décompression auquel il donné le nom de compression rémittente, et des avances duquel nous avons déjà donné un aperçu à l’article Gejuiitère.
iVoici comment s'exprime M. le docteur Gariel, sur l’ap- ! cation de son procédé :
« Je place sur la tumeur la pelote vide d'air, et je la re- : couvre de quelques tours de bande, assez serrés pour donner ■ ieu à une compression 'efficace, assez lâche pour ne pas Jpro^oquer de douleur. Telle est la compression normale, ïuamtuelle que doit supporter le malade. Maintenant, une, lieux, trois fois, quatre fois ou plus par jour, j’augmente ijette compression autant et aussi peu que je le veux, en i ntroduisant de l’air extérieur dans la pelote. Cette introduction d’air peut se faire avec la bouche lorsqu'elle ne doit >aas être considérable; mais, ordinairement, elle est mieux
► aite au moyen d’un insufflateur (instrument représenté >ig. 60) ; l’air est maintenu dans la pelote, soit avec un petit
► ’obinet qui s’adapte au robinet de l’insufflateur, soit avec
► me serrefine (sorte de petite pince, figurée dans la figure 69) rendant tout le temps que le malade peut supporter cette exagération de compression. Lorsqu’il survient de l’en- ►gourdissement ou de la douleur, on fait cesser immédiai -ement et à volonté ces accidents, en donnant issue à l’air
» contenu dans la pelote, et sans qu’il soit nécessaire de <J » faire le bandage. »
§ 28. Pelote à tamponnement (G).
Métrorrhagie. — Epistaxis.
Sonde en caoutchouc, terminée à son extrémité fera: par un renflement ovalaire ou pyriforme, à peine sens!) dans l’état de vacuité, renflement qui, par l’insufflation, p< prendre un développement considérable, ainsi que cela indiqué par le pointillé. [Voyez fig. 70 )
Cet appareil, d’une extrême simplicité, est destiné tamponnement du vagin dans les cas d’hémorrhagie utérii Son application est des plus faciles et des plus prompt son efficacité des plus incontestables.
Manière de se servir de la pelote à tamponnement.
On introduit la pelote vide d’air ; alors, soit au moyen d insufflateur , soit avec la bouche simplement, on insuffle' pelote qui peut prendre un volume assez considérable p i remplir exactement et même refouler la cavité vaginale, laquelle elle se moule exactement, ainsi qu’il est représe dans la figure 71. 11 sruffit de fermer le robinet qui se tro> à l’extrémité de la sonde, ou de serrer cette extrémité a un fil de soie, lorsqu’il n’y a pas de robinet, pour que le veloppement de la pelote subsiste indéfiniment; mais av de fermer ainsi l’extrémité de la sonde, il est convenable déterminer, avec les doigts seulement, son occlusion pr< soire : souvent ce n’est pas du premier coup que l’on atti le degré exact d’insufflation nécessaire : trop peu insfjfl la pelote n’agirait qu’incomplètement; trop insufflée, pourrait être douloureuse. Au bout de quelques mintl d’examen, on est fixé sur le volume définitif qu’on doit laii I à la pelote.
Lorsque, au bout de quelques heures, d’un jour, etc., li a lieu de penser que l’hémorragie est arrêtée, on ouvr 8 robinet avec précaution et l’on donne issue à une portioï 9 l’air contenu dans la pelote ; si l’hémorragie reparaît, on • insuffle la quantité d’air qu’on vient de retirer; si l’hénfi ragie ne reparaît pas, ce qui est le plus ordinaire, on (é tinue à laisser s’échapper l’air, et lorsque la pelote est v elle est retirée aussi facilement qu’elle a été introduite.
Lavée immédiatement, cette pelote peut être de noux 9 employée comme si elle n’avait jamais servi.
PESSAIRE a air fixe. 119
Elle est de si petit volume qu’elle trouve place sans peine ms le portefeuille d’une trousse chirurgicale.
La pelote à tamponnement qui a déjà été employée un and nombre de fois avec le succès le plus prompt et le us complet dans les cas d’hémorragie utérine, n’a pas rendu moins grands services dans les cas d'hémorragie nasale, iposée à l’épistaxis, la pelote à tamponnement est d’un las petit diamètre que la pelote à tamponnement opposée à raétrorrhagie.
Elle s’emploie de la même manière ; néanmoins, le modèle t e nous allons décrire paraît préférable pour les raisons que tus allons indiquer. (Voyez fig. 72).
Les fosses nasales étant étroites et constituées par des pals solides, qui ne permettent pas, comme le vagin, l’intro- Iction du doigt pour conduire l’appareil, il peut arriver que 1 pelote à tamponnement éprouve quelque difficulté pour nétrer seule jusque dans le pharynx. D’un autre côté, l’em- >i d’un stylet pourrait traverser ou entamer le caoutchouc, ur ces motifs, M. le docteur Gariel donne la préférence à pelote dont nous donnons le dessin, fig. 73.
! Le renflement a, au lieu d’être situé à l’extrémité de la ide, a son siège à 1 centimètre environ de cette extrémité, tte disposition a pour but de permettre l’adaptation, dans te extrémité , d’un petit dé en métal, destiné à recevoir ctrémité du mandrin nécessaire, dans le plus grand nom- ! de cas, à l’introduction de l’appareil. Ce mandrin, dont diamètre est calculé pour qu’il puisse passer dans l’œil du |>inet, est retiré lorsque l’appareil a traversé les fosses na- Sîs et est arrivé dans le pharynx. Le jeu de l’insufflateur b t ermine alors le renflement qui subsiste indéfiniment lorston a fermé le robinet. ( Voyez pour les détails de cette i ulflation le mot Pessaire à réservoir d’air.)
§ 29. Pessaire à air fixe.
' ..es pessaires à parois solides (pessaires en ivoire, en buis, «gutta-percha,) ont une inflexibilité qui rend leur introœtion douloureuse, leur retrait plus douloureux encore, S;s parler de leur séjour prolongé dans la cavité vaginale, it cause d 0 «nombreux accidents (inflammation des parties Citigucs au pessaire, tlueurs blanches, douleurs nerveus, etc.) .
-es pessaires à air fixe en caoutchouc vulcanisé n’ont aut:i des inconvénients que nous venons de signaler : ils sont pforessibles et prennent entre les doigts une forme allongée, <r qui facilite singulièrement leur introduction; lorsqu’ils
ont dépassé l’anneau vulvaire, ils reprennent leur forme pi mitive et s’adaptent parfaitement aux parties qu’ils so chargés de maintenir. Leur retrait s’effectue avec la mêi facilité que leur introduction, ce qui permet de les tei dans un état de propreté bien plus grande que les pessaii anciens.
Comme les pessaires anciens, ils sont ronds, ovales, pl larges ou plus hauts d’un côté que de l’autre, etc. ; ils pi sentent l’ouverture centrale affectée jusqu’ici à ces sortes d’a pareils. ( Voyez fig. 74.)
Ils sont inaltérables.
§ 30. Pessaires à réservoir d’air (G) .
Les pessaires à air fixe, que nous venons de décrire, frenf déjà de nombreux avantages sur les pessaires ancie Mais, nous n’hésitons pas à le dire, ces pessaires constitue une amélioration peu importante, si on les compare au p • saire à réservoir d’air qui fait l’objet du présent article. <
Ce pessaire se compose de deux pelotes à moitié rempli d’air, avec tubes qui viennent s’attacher au robinet. (Voi! fig. 75.)
Avant de s’en servir, il faut faire passer d’un seul c tout l’air contenu dans les deux pelotes, et fermer le j binet.
La pelote vide d’air (pelote-pessaire),- roulée sur ellc-mèl et réduite à un très-petit volume, est conduite sans résista i jusqu’au niveau du col utérin; c’est alors qu’on ouvre le • binet, et qu’en pressant avec la main sur la pelote remj> d’air (pelote-insufïlateur), on dilate aussi peu et autant qui le juge nécessaire la pelote précédemment introduite; il 3 s’agit plus que de fermer le robinet pour que cette dih* tlon persiste; la pelote restée à l’extérieur, vide à son tc( et réduite au volume de ses parois, se fixe aux vêtemeiq
Le retrait de la pelote-pessaire est aussi facile que son • troduction ; il s’exécute en faisant repasser dans la pelc insulllateur l’air contenu dans la pelote-pessaire; l’ouvert! du robinet suffît pour obtenir ce résultat; l’air est expi® par la pression < pi’exerce sur la pelote l’action combinée 5 intestins et des parois vaginales.
Nous allons extraire d’un Mémoire de M. le docteur Ga i quelques documents sur l’application de ce pessaire et r ses avantages:
«La pelote-pessaire peut être ronde ou ovalaire, ôtre ph® y> ou présenter une ouverture médiane, être conique, apls:> V sur deux sens (lorsqu’on veut ménager la sensibilité d a
PESSAIRES a réservoir d’air. 121
» vessie et du rectum) ; elle peut être surmontée d’un bour- » relet soit dans toute sa partie supérieure, soit d’un côté » seulement (antéversion, rétroversion) ; elle peut affecter la » forme des pessaires h cuvette, à bilboquet. (Voyez fig.76.)
w La forme générique que j’emploie dans tous les cas, et o que je modifie seulement dans quelques circonstances est » la forme conique, représentée fig. 77.
» Les pessaires à forme conique ne se déplacent jamais , » parce qu’ils remplissent le vagin selon sa hauteur et qu’ils » ne peuvent pas basculer. La grosse extrémité du cône se » trouvant à la partie supérieure du vagin qui est la plus » large, la gêne que produit l’appareil est nulle. Les cas les » plus défavorables sont ceux où, par suite de l’exaltation
> de la sensibilité, il faut employer plusieurs jours pour lia-
> bituer le vagin, par des degrés successifs de dilatation, au ) contact d’un corps étranger. Ces cas sont rares.
» Je regarde comme inutile l’ouverture médiane pratiquée
> dans les anciens pessaires dans le but de donner passage
> aux écoulements naturels et accidentels; jamais cette oua verture n’a rempli le but qu’on se proposait. Quelque mé- » thodique qu’ait été leur application, les pessaires se dépla- 1 çaient toujours, parce que le col de l’utérus, exécutant un
mouvement de bascule au premier mouvement de la malade, se trouvait reposer, non plus sur l’ouvertuÆ médiane, l mais bien sur les parois latérales du pessaire. •
» La facilité d’introduction et de sortie du pessaire à réservoir ne sont pas les seuls avantages que présente cet | appareil.
» Il maintient parfaitement l’utérus à la hauteur qu’il doit occuper, parce qu’il peut acquérir par l’insufflation un grand diamètre, sans que son introduction ou son retrait présen- : tent plus de difficultés.
» Il s’adapte exactement aux parties qu’il est chargé de maintenir et remplit l’office de coussin élastique sur lequel i le col de l’utérus repose mollement.
» 11 ne détermine aucune inflammation , aucune réaction sympathique sur les organes voisins , parce que , placé le matin , il est retiré chaque soir, lavé, et n’est replacé que le lendemain.
» Aucun corps étranger ne se trouvant interposé d’uns manière permanente entre le col utérin et les liquides injectés, l’ablution est parfaite, le séjour des mucosités vaginales impossible.
» Le pessaire, enlevé chaque jour et lavé à grande eau , Caoutchouc .
» ne peut contracter de qualités malfaisantes^ comme Cela » arrive infailliblement avec les pessaires ordinaires.
» Le col de l’utérus reste douze heures sur vingt-quatre » éloigné de tout contact : cette circonstance produit le ré- » sultat le plus avantageux, le retrait de la fluxion san- » guine que pourrait à la rigueur déterminer le contact con- » tinuel du corps le plus doux.
» Cette facilité de donner au pessaire à réservoir un grand » développement après son introduction, rend cet appareil » complètement efficace dans les cas de prolapses les plus « considérables, môme lorsque le col utérin a dépassé l’o- » rifice vulvaire de plusieurs centimètres.
» La déchirure, la destruction de la cloison recto-vaginale » sont les seuls cas dans lesquels son action soit douteuse ;| » l’addition d’une ceinture périnéale, remédie toujours ave< » succès à cette infirmité. (Voyez Ceinture périnéale).
» Les différents déplacements de l’utérus ne sont pas le; » seuls cas où le pessaire à réservoir est applicable : les fistu » les urinaires vaginales, dans certaines conditions, cessen » d’être une infirmité, en cessant de donner passage à l’urine » ce résultat s’explique facilement par l’application immé » diate de la pelote à air contre l’orifice fistuleux.
» Ces pessaires à deux pelotes réunies par un robinet com » mun som, ceux que je conseille généralement, parce que » la quantité d’air que doit contenir l’appareil étant inva » riable, il n’est pas à craindre qu’une insufflation exagéré j> vienne porter atteinte à la solidité de la pelote-pessaire » mais il est facile de rendre les deux pelotes indépendan » tes, en y mettant deux robinets dont les canons s’adapter » l’un sur l’autre, ou en fermant la pelote pessaire au moye » d’une serrefine construite ad hoc {voyez fig. 69); l’apps » reil en place ne se compose plus alors que de la pelott » pessaire.»
§ 31. Pyxide (G).
Cet instrument a pour but l’insufflation des poudres mi dicamenteuses sur les organes que leur profondeur ou 1er position ne permet d’atteindre qu’imparfaitement. Nous c ferons entre autres les amygdales, le col de l’utérus, le parties affectées d’ulcères chancreux, taillés à pic, dans 1( anfractuosités desquels les pansements secs ne peuvent pai • venir.
Il y a deux modèles de pyxide.
Le premier modèle est constitué par une petite vessie e caoutcliouç vulcanisé, fixée sur un tube flexible dç gomm
RÉDUCTEUR A AIR. 123
élastique, et dont la moitié libre doit être repliée dans la Moitié fixée sur le tube. On place la poudre dans le godet lue présente la vessie ainsi repliée et l’on approche l'instrument à 25 à 30 millim. environ de l’organe qu’on veut atteindre ; en soufflant alors dans l’extrémité libre du tube de romme élastique, on développe le repli et la poudre se trouve irojetée avec énergie sur la partie malade.
Le second modèle (Voyez fig. 78, pyxide à réservoir d’air) liffère du premier en ce que l’extrémité du tube de gomme lastique opposée à la pyxide, au lieu d’être libre, reçoit ne seconde petite vessie semblable à la première, mais qui e doit pas être repliée. Avant de la fixer en place, on y in- •oduit un v^ume d’air suffisant pour remplacer l’insufflaon pulmoiipte, on détermine le jeu de l’instrument en présent vivement cette petite vessie entre les mains.
§ 32. Réducteur à air du docteur Alexis Favrot.
Nous extrayons du Mémoire de M. A. Favrot, sur la rétorsion de l’utérus, le passage suivant qui est relatif au mode application de cet appareil:
« Le réducteur à air consiste dans une tige en caoutchouc vulcanisé de 20 à 30 centim. de longueur sur 4 millim. de diamètre. Cette tige porte à l’une de ses extrémités un robinet en cuivre permettant de retenir ou de laisser passer ’air qu’on y a fait pénétrer, l’autre extrémité présente une sorte d'ampoule, qui rappelle les ingénieux appareils imaginés par M. le docteur Gariel , pour le tamponnement les fosses nasales et de l’utérus dans la métrorrhagie et ’épistaxis. Cette extrémité est susceptible d’une dilatation 1 onsidérable, et beaucoup plus étendue qu’il n’est, besoin, inême en supposant un enclavement très-résistant de l'orcane au-dessous de l’angle sacro-vertébral. Enfin, il confient d’ajouter à cet appareil si simple une pelote insuffla- ■ ur , destinée à s’adapter par son col au robinet extérieur t à remplir l’ampoule quand le réducteur à air a été in- ’oduit dans le rectum.
Le mode d’application de ce petit instrument est des us faciles. Lq réducteur étant vide d’air, et préalableent chauffé dans la main, est trempé dans une eau mu- 1 lagineuse; la femme est couchée sur le ventre, la tête
• ji peu basse; on lui interdit tout effort; on introduit alors jj 1 mandrin dans le réducteur , qui permet, en lui donnant
* ; fermeté, de le faire pénétrer dans le rectum jusqu’à " tumeur qu’on y rencontre ; le mandrin est alors retiré ;
# i adapte la pelote insuf flatteur } et, à mesure que le ré-
» ducteur se distend, on apprécie par le toucher vaginal le n mouvement que subit la matrice ; quand l’organe a repri: » sa position normale, on ferme le robinet de la tige.
» La malade reste couchée quelque temps sur le ventre » en évitant tout effort; et quand l’instrument doit être re » tiré, on le vide graduellement dans la crainte de voir s » reproduire l’accident en enlevant l’appareil tout d’u! » coup.
» Telle est la petite manœuvre qu’exige l’emploi du n » ducteur à air , manœuvre très-simple, nullement douloi » reuse, agissant lentement, sans violences, mais d’une me » nière continue et presque infaillible.
» Les figures achèveront de faire comprendra^mode d’a< ' » tion de cet instrument.
» Fig. 79. — a utérus rétroversé ; — b vagin ; — c vessi*
» — d réducteur à air; — e pelote insufflateur; — f symphi » du pubis.
» Fig. 80. — a utérus réduit; — b vagin; — c vessie; - » d réducteur dilaté; — e pelote insufllateur; — f symphi » du pubis. »
§ 33. Sein artificiel (G).
Les biberons employés jusqu’ici présentent de nombre inconvénients.
Ces appareils, destinés èPsuppléer à l’allaitement naturi sont fragiles et volumineux, quoique contenant peu de la en outre, le bouchon qui ferme leur ouverture étant en si stance non imperméable, contracte bientôt, quelque soin ci l’on prenne, une acidité qui dégoûte l’enfant et qui, le p> souvent, peut nuire à la santé en provoquant des coliqu : de la diarrhée, etc.
Le sein dont nous donnons le modèle ci-joint, n’a auO des inconvénients que nous venons de signaler; il a, de pL des avantages qui lui sont propres.
Constitué par une cavité dont les parois en caoutcfa! vulcanisé ne se dilatent que lorsqu’on y introduit du lai’ I est très-peu volumineux lorsqu’il est vide; roulé sur même il représente à peine le volume de deux doigts d! main ; mais lorsqu’on le remplit de lait, il prend un dé a loppcment considérable, et peut tenir facilement 6 à ) grammes de liquide.
Les parois étant élastiques, il n’est pas sujet à se bi r comme les biberons en verre.
Le bout du sein fe, fig. 81, également en caoutchouc >u •nisé, participe à l’imperméabilité de l’appareil; lavé itgra 8
SONDE URÊTRALE. 125
eau , il ne donne jamais lieu à l'acidité du lait que nous avons signalée plus haut.
La partie du dessin représentée en relief figure le sein vide de lait; c,c,c, représentent les développements successifs de l'appareil lorsqu'on y introduit un liquide par la partie évasée du tube d’introduction a, bouchon destiné à fermer le tube pendant l’allaitement.
Pour introduire commodément le lait dans l’appareil, il faut avoir soin de tenir la partie évasée du tube plus haut que le niveau du haut du sein.
, Le sein artiticiel présente une disposition nouvelle qui ne manquera pas d'ètre appréciée.
Sa partie inférieure présente au centre, même dans le plus grand développement de l'appareil, un enfoncement destiné i loger le mamelon, dans le cas où la nourrice voudrait appliquer le sein artificiel sur sa poitrine, position la plus naturelle pour la mère et la plus commode pour l’enfant. (Voyez ig. 82.) ■
§34. Serre-bras, serre-cuisses (G).
Bracelet en caoutchouc vulcanisé, destiné à remplacer les erre-bras et les serre-cuisses avec plaque métallique et agraj es, dans le pansement des cautères et vésicatoires.
; Ce bracelet représente un cylindre sans solution de contiuité, plus large dans le point correspondant à l’exécutoire u’il doit recouvrir entièrement ; il s’introduit par la main serre-bras) ou par le pied (serre-cuisse) et présente de grandes facilités pour le pansement.
1 Lorsqu’il est taché de pus ou de sang, il suffit de le tremer dans l’eau et de l’essuyer, pour que sa réapplication (fisse être faite immédiatement.
! Cet appareil a le grand avantage de ne se déplacer jamais , loique la compression qu’il exerce soit inférieure à celle ;s serre-bras et serre-cuisses employés jusqu’ici ; c’est surut dans le pansement des vésicatoires et cautères de la lisse que cette absence de déplacement est remarquable, cause de la forme conique de cette partie. ( Voyez fig. 83.) La figure 84 représente un serre-bras avec coussin à air ; coussin rend la compression plus douce encore, en même
Imps qu’il garantit des chocs extérieurs la partie qui est le ■;ge de l’exécutoire.
§ 35. Sonde urétrale.
La sonde en caoutchouc vulcanisé s’introduit sur un
aiidriü dont l’extrémité est reçue dans un petit dé en cyfe
vre ; lorsque le mandrin est retiré, elle se moule exacte ment sur les sinuosités du canal de l’urètre ; elle est telle ment souple, qu’on peut, avec avantage pour le traitemen et sans douleur pour le malade, la laisser à demeure.
Les numéros des sondes en caoutchouc vulcanisé sont le mêmes que ceux des sondes en gomme élastique.
§ 36. Sonde urétrale avec renflement. — Sondes œsophc gienne , rectale, vaginale, avec renflement (G).
La sonde urétrale avec renflement diffère de la sonc ordinaire en caoutchouc vulcanisé, en ce qu’elle est dilatab par l’insufflation dans un point donné de son étendue.
La figure 85 la représente dans l’état de non-dilatation, av le mandrin nécessaire pour [l'introduction. La ligure 86 représente avec son renflement produit par l’insufflation. J mandrin a été retiré pour que le robinet puisse être ferr et l’insufflateur ajusté.
La sonde urétrale avec renflement est destinée : 1° à compression des tumeurs de la prostate et des fongosités col de la vessie ; 2° à la dilatation des rétrécissements du cai : de l’urètre.
Dans les deux cas, le renflemement a un siège qui lui propre.
Dans le premier cas, lorsque la sonde vide d’air est par nue dans la vessie, on retire le mandrin et l’on produit, moyen de l’insufflateur, le renflement qui se développe t jours et invariablement dans le point préparé au momeffl la, fabrication par une insufflation préalable ; on ferme le binet et l’air ne peut plus s’échapper; en exerçant alors mouvements de traction de dedans en dehors, on tend à gager dans le col de la vessie le renflement qui prend j forme conique sous l’influence de la traction et détera* l’affaissement par la compression des vaisseaux engorgés i le refoulement de la prostate. L’opération terminée, l’on i1 vre le robinet, l’air s’échappe, et la sonde, reprenant ai 1 veau du renflement son diamètre primitif, est retirée ;S facilement qu’une sonde ordinaire.
La sonde à renflement, appliquée au traitement des r<> cissements de l’urètre, agit d’une autre manière.
Le siège du renflement doit être tout à fait à l’extré 1 de la sonde, que l’or introduit jusqu’à ce qu’elle renc< r 1 obstacle. L’insufflation, en produisant le renflement, tpj le canal immédiatement au-devant du rétrécissement q 9 trouve ainsi participer en partie à la dilatation. La nllf manœuvre, répétée plusieurs fois dans la même séance, ^
SUSPENSOIR. 127
duit les résultats les plus avantageux. (Voyez Compression rémittente , § 18, fig. 55, et § 27.)
La sonde à renflement est également applicable à la dilatation des rétrécissements de rqesopliage, du rectum, du vagin, etc.
Dans les rétrécissements du rectum en particulier, l’on peut, pour arriver à la dilatation du point rétréci, soit suivre un des deux procédés qui viennent d’être décrits soit mettre le renflement au niveau du point rétréci lui-meme, et obtenir une dilatation directe. La sonde affectée à la dilatation du i rectum est connue sous le nom de suppositoire dilatateur.
§ 37. Sous-cuisses.
Ces sous-cuisses sont formés par des tubes en caoutchouc ■Vulcanisé; lavés él essuyés, ils peuvent être réappliqués imnédiatement, circonstance importante si l’on considère combien les sous-cuisses en étoffe ou en peau sont sujets à se alir promptement. Ils restent toujours ronds, et ne peuvent ias se mettre en corde et blesser les malades, comme les bus-cuisses employés jusqu’ici.
Us sont le complément indispensable des bandages heriaires, ceintures hypogastrique, périnéale, suspensoir, etc., te.
§ 38. Suspensoir.
Le suspensoir en caoutchouc vulcanisé offre plusieurs avanliges importants :
1° Il présente aux parties qu’il est chargé de maintenir ne surface lisse et tomenteu.se, qui prévient la, formation ses ulcérations, presque toujours consécutives aux pressions rolongées ; '
i 2» Trempé clans l’eau et essuyé avec soin , il peut être rappliqué immédiatement, sans conserver ni mauvaise odeur
ii humidité ;
, 3° Dans les cas de maladies du testicule où les applications ’un liquide ou d’une pommade sont indiquées, il garantit » e toute souillure les drap et les linges du malade ; i i° L’exactitude de la compression le rend précieux aux | ersonnes qui se livrent à l’exercice de l’équitation.
I Ce suspensoir est garni des sous-cuisses décrits dans l'arti- ’b précédent.
L’addition d’une poche, d’une espèce de gousset pour ücevoir la verge, rend cet appareil précieux dans le traitement de la blennorrhagie pour garantir le prépuce et l’orifice •® l’urètre contre les frottements du linge, continuellement
sali et raidi par la matière de l’écoulement. ( Suspensoir llennorrhagique.)
§ 39. Urinai simple.
Appareil destiné à remédier-aux inconvénients de l’incontinence d’urine ; il a l’avantage d’être en même temps trèsléger et peu volumineux, quoique pouvant contenir 4 à 501 grammes d’urine.
lise compose : 1° d’une partie supérieure, qui doit recevoi la verge; sur les côtés sont, deux petites anses dans lesquelle on passe un fil ou un ruban qu’on attache, d’autre part, su un suspensoir ou bandage de corps; 2° d’une partie infé rieure qui sert de réservoir à l’urine, et qui présente inférieu rement un robinet pour l’écoulement facultatif de ce liquide Cette partie peut être garnie de cordons semblables à ceu décrits à, la lettre g de l’urinal composé décrit plus loir Fig. 89.
A l’intérieur du col qui réunit les deux parties de l’urine se trouve une soupape, dans le but d’empêcher l’urine de sort: du réservoir, lorsque le malade est dans la position horizoï taie. (Voyez fig. 87.)
§ 40. Urinai à ceinture.
Ce modèle (fig. 88), peut être porté sans bandage de corj et sans suspensoir.
Entre les deux parties existe un pas de vis en cuivi doré a, b, qui permet de laver ces deux parties séparémei et à fond.
Cet urinai, dont le modèle nous appartient, convient su 1 tout aux personnes qui sont prises subitement d’envies insu ; "montables d’uriner (névralgie du col vésical, pierre de vessie, gravelle, etc.), aux personnes qui voyagent, etc.
§ 41. Urinai avec ceinture et suspensoir.
( Urinai composé.)
Spécial aux paralytiques et aux personnes qui ont, en mèn temps qu’une incontinence d’urine, un varicocèle ou tou maladie du testicule exigeant l’emploi d’un suspenso Fig. 89.
a, suspensoir avec sous-cuisses f ; — b , partie qui di recevoir la verge ; — c, réservoir de l’urine avec cordons qui s’attachent à la partie externe de la cuisse, et empêche ce réservoir de balloter; — d, robinet pour l’éCQWlewent
i’iu’iue \ — : e, ceinture abdominale.
§ 42. Urinai pour femmes.
II a une grande analogie avec le précédent; sa partie supérieure présente seule une modification.
a, fig. 90, large poche en forme d’entonnoir, s’adaptant exactement aux parties; elle présente en avant et en irrière un anneau pour fixer l’appareil à une ceinture hypogastrique ou même au corset de la malade ; — d, d, bandes plastiques qui, après avoir fait le tour des cuisses, viennent ie fixer sur un bouton que présente cette poche à son tiers intérieur.
b, c, e, e, parties semblables à celles du dessin fig. 89 (1). Outre ces trois formes principales d’urinaux, il en est plu-
ieurs autres, composés sur des indications particulières, et lont il serait superflu de donner ici la description détailée. '
§ 43. Vessies imperméables . Fig. 91.
L’emploi de ces vessies est indiqué dans un grand nomre de cas, soit qu’on les remplisse de glace ou d’eau glacée Sèvres cérébrales, pertes utérines, refroidissement local pour roduire l’insensibilité limitée à une partie) , soit qu’on les emplisse d’eau chaude (douleurs rhumatismales, péritonites, jutes les maladies, en un mot, où il est nécessaire de prouire une chaleur durable sans humidité), i On peut facilement établir dans ces vessies un double 'ourant, au moyen du procédé indiqué fig. 36 et 61.
Le volume de ces vessies est très-variable ; les plus grandes peuvent couvrir le ventre, ou même un membre entier, •S plus petites sont employées dans le traitement de cerùnes maladies des yeux.
§ 44. On fait également en caoutchouc vulcanisé tous au- •es appareils de médecine et de chirurgie.
1. Les acoustiques (cornets), fabriqués entièrement en loutchouc vulcanisé ; simples, ou garnis d’un coussin à air, ui, par son application immédiate, dirige la totalité du son ans l’oreille ; le tube de transmission du son au pavillon a ne longueur suffisante pour que la communication puisse voir lieu à distance.