OBJETS MYERS EN CAOUTCHOUC
irtque le gaz acide sulfureux, ou les produits de cette comustion se dégagent , on les introduit comme on va le dire mt-à-l’heure.
1,1 est un châssis pour suspendre les objets; ce châssis insiste en une barre centrale l, avec bras diamétraux V et es tringles C’est aux bras diamétraux qu’on suspend s objets', les feuilles ou fils de caoutchouc, ce bâtis peut :re en métal, mais protégé par un étamage contre l’acide dfureux, on] l’introduit dans la chambre, et on l’enlève au toyen d’un mouffle et de cordes.
La forme, la capacité et la disposition qu’on donne à la ïambre peuvent varier suivant les produits sur lesquels on 1ère communément. Voici la marche du travail :
Je Suppose qu’on ait introduit dans la chambre a le châssis I chargé des articles et des objets qu’on veut soumettre à jie opération, et qu’on ait fermé cette chambre. On ouvre h tiroirs i et j, et on fait à l’aide du volant circuler de l’air - aud, jusqu’à ce que la température^ l’intérieur de la chame soit élevée à 80° centig.; en cet état, on ouvre la soui 1 pe de gorge placée au-dessus de la coupe’ au soufre en comhstion, de manière que l’acide sulfureux gazeux, ou les "ioduits de cette combustion, soient introduits dans la charnue, et y circulent par l’effet du volant; on continue ainsi ^indant une heure et demie environ, puis on élève graduelü'nent la température de la chambre en injectant de la vaur d’eau dans la chemise jusqu’à ce qu’elle marque 150° itjntig., ce qui a lieu au bout de deux heures environ, après Mol, on fait évacuer la vapeur et on complète l’opération <H faisant de nouveau arriver de l’air chaud dans la charade, pour dessécher et durcir le caoutchouc.
'/alternent du caoutchouc et du gutta-percha pour en fabriquer des objets divers , par M. Goodyear.
46. Je vais faire ici un mode de préparation ou de traitei:nt du caoutchouc et du gutta-percha, qui fournit des cornai sitions propres à fabriquer les articles qui exigent de la >*jreté, de la force et de la durée, et dont on a vu de nomlitiuses applications à l’exposition universelle de 1851. Les l ‘impositions ainsi préparées possèdent quelques-uns des ca- («f tères de la corne, de l’ivoire et du jais, et peuvent, suivant ^couleur qu’on leur donne, servir à remplacer ces matières, it peut aussi les substituer aux bois d’un prix élevé et les appliquer au placage des objets d’ameublement.
Quand on veut traiter le caoutchouc pour cet objet, on 1 combine avec le soufre, et les proportions les plus avants geuses sont parties égales en poids des deux ingrédients. E combinant le soufre dans cette proportion avec le caoutchoui et en soumettant le composé à l'action de la chaleur, ain qu'on le décrira ci-après, on produit une matière dure et r< sistante. Mais on obtient un résultat encore meilleur en in tri duisant dans la composition de la magnésie ou de la chaux, c bien les carbonates ou sulfates de ces bases de craie, ou c terres magnésiennes. Dans ce cas, les proportions suivant sont éminemment avantageuses.
1 kilog. de caoutchouc.
500 grammes soufre, et autant de magnésie ou de chaux, < sulfates ou de carbonates de ces bases de craie ou de terre Les proportions spécifiées dans ces deux compositions peuve varier considérablement sans changer matériellement le r sultat; mais, dans tous les cas, il ne faut pas abaisser la pr portion du soufre au-delà de 250 grammes par kilog. de caot chouc.
§ 1. On peut, avec beaucoup d’avantage, combiner l’u ou l’autre de ces compositions décrites avec la gomme-laq dans le rapport de 500 grammes de gomme-laque par kilc de caoutchouc. Les résines, les oxydes ou les sels de ploi ou de zinc de toutes les couleurs, ou autres matières ana! gués, tant minérales que végétales, peuvent aussi être ajouti en petite quantité pour donner à ces compositions un poli une couleur convenables, ou pour les travailler plus aisérnei mais, à cet égard, on ne saurait donner de règles certain et le goût ainsi que le jugement de l’ouvrier doivent lui ser de guides.
Les composés produits par les moyens précédents, sont < suite traités de la manière qui va être décrite ; mais com pour les procédés au traitement d’autres compositions i mon invention, je ferai d’abord connaître en quoi celles-ci ci : sistent.
§ 2. Quand on se sert de gutta-percha au lieu de caoutcho i on prend certaines proportions de ce corps, de soufre, de gnésie et de chaud, etc., et on les mélange grossièrement • semble par un moyen quelconque. Les proportions qui * raissent mériter la préférence sont 1 kilog. de gutta-perci 360 grammes de soufre, 360 à 500 grammes de magnésie. 3 chaux, de sulfates, carbonates, etc., ou des combinaisons B ces dernières matières entre elles, toujours dans le rapt t de 360 à 500 grammes par kilogramme de gutta-percha. ‘ peut de même, à cette composition, ajouter comme quatriè 4
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grédiéht, la gomme-laque, qui produit une matière supéeure plus résistante et plus facile à travailler, dans le rapirt d'environ 250 grammes pour la quantité de gutta-percha diquée. Enfin, on peut y ajouter encore de la résine, des ydes de plomb ou de zinc de toutes les couleurs, et autres bstances analogues, minérales et végétales en petite quanié, de même que dans les compositions de caoutchouc.
Les compositions au caoutchouc ou celles au gutta-percha,, liquées ci-dessus, sont travaillées, dans une machine à pér, jusqu’à ce que tous les ingrédients en soient intimement ;orporés. Les corps minéraux qu’on y ajoute doivent être duits en poudre, et on obtient des résultats meilleurs quand sont amenés, avant le mélange, à l’état de poudre impalble. Lorsque le mélange est opéré, les composés sont roulés feuilles au moyen de laminoirs, pour les faire servir à la irication des articles auxquels ils sont propres, ou bien >ulés ou modelés par des moyens quelconques sous la forme sirôe.
§ 3. Ainsi roulées, modelées ou moulées, ces compositions it soumises à l’action de la chaleur. Ce travail s’exécute les exposant à un haut degré de chaleur artificielle proite par la vapeur d’eau, l’eau chaude ou l’air chaud. La npôrature à laquelle on les soumet et la durée de leur exiition à cette température dépendent de la dimension ou l’épaisseur des pièces; mais, dans les cas ordinaires, cette ipérature peut être portée à environ 125 à 130° centig., et îoinposé rester exposé à cette chaleur à peu près quatre ires. Toutefois, en thèse générale, on peut dire que cette ipérature peut varier de 125 à 150 degrés, et l’exposition deux à six heures. Les composés soumis à ce degré de leur ou à ce traitement acquièrent un caractère de dureté le raideur qui, sous plusieurs rapports, les font ressomi r à l’écaille, à la corne, à l’os, à l’ivoire, tans les compositions de caoutchouc, on peut substituer à p 'orps des proportions considérables de gutta-percha, et ré- É ’oquemont.
t 4. Venons maintenant à la manière d’appliquer ces compés à la fabrication de divers objets.
>ans un grand nombre de cas, il est évident que le mode $ iplication dépendra de la condition de savoir si la compoibn, après avoir été durcie, devra être travaillée comme le ; ou les os; mais, dans quelques circonstances, je conseille d mouler, de modeler, ou traiter du reste ces compositions d manière à les rendre plus propres au but qu’on se pro- J> e avant de les soumettre au procédé de durcissement,
Ainsi, quand on veut employer ces nouvelles compositions ( combinaisons avec du caoutchouc ordinaire vulcanisé (p exemple dans la fabrication des bracelets en jais artilicie: les portions qui ont besoin d’ètre durcies peuvent être uni par des pièces ou des bandes d’assemblage de caoutcho vulcanisé flexible, soit au moyen d’une colle ou enduit, si par la pression entre les surfaces qu’on veut réunir avant soumettre à l’étuve. Par ce moyen, pendant le passage à 1 tuve, les portions élastiques et celles non élastiques en ce tact se trouvent solidement unies les unes aux autres.
Un autre moyen consiste à traiter ces compositions pends qu’elles sont à l’état plastique, 4e manière à ce qu’elles durcissent sous la forme désirée ; c’est à quoi l’on parvii par l’emploi du sable, de la stéatite pulvérisée, ou quelc autre matière analogue en grains ou en poudre, pour assu et conserver aux compositions, pendant qu’on les chauffe forme suivant laquelle elles ont été d’abord moulées. A effet, les compositions de caoutchouc ou de gutta-percha dessus décrites sent prises à l’état plastique, découpées, r delées, moulées, ou autrement sons les formes exactes qu’e doivent conserver après la vulcanisation . Ainsi préparés, articles sont couverts de stéatite en poudre, ou autre pou analogue non adhésive, placés dans une boîte remplie de S6 fin ou de stéatite en poudre, de façon que chacun d’eux soit totalement, environné et recouvert. D’ailleurs, pour ces articles acquièrent une surface douce et unie, on doil environner complètement d’une couche de stéatite, mais tour de celle-ci on peut mettre du sable. Les articles aj été ainsi convenablement disposés dans la boîte, on soum la pression la stéatite, le sable, ou autre matière pulvt lente ; puis, à l’aide d’un couvercle, ou parfois seulement < poids, on maintient le sable ou autre matière ainsi rafft en contact intime avec les objets pendant tout le temps de pération du chauffage. Les articles ainsi empaquetés sont cés dans un four ou une étuve et exposés à la chaleur, a, qu’on l’a expliqué précédemment; et lorsqu’on les retir la boite, on trouve qu’ils ont acquis la dureté requise perdre la forme qu’on leur avait donnée avant de les pl 3 dans le sable. C’est ainsi qu’on peut produire, avec une nomie considérable de main-d’œuvre, une foule d’objet! j vers, tels que pièces d’ameublement et de toilette, cou tures de livres, boutons d’habits et de portes, manche! couteaux, jouets d’enfants, etc.
§ 5. Un autre moyen d’appliquer ces compositions, con tt à les unir, quand elles sont encore à l’état plastiqué, av JJ
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r ou autres métaux, ou avec des matières liquides suscepales de supporter sans altération un haut degré de tempéture. A cet effet, l'objet en fer ou autre matière est rendu gueux dans les points de sa surface qu’on se propose de ettre en contact avec la composition de caoutchouc ou de îtta-percha; puis ce^e composition est appliquée sur cette rface rugueuse du métal. Quand on veut que la composition rve d’enduit ou d’enveloppe à ce métal, une feuille mince i celle-ci, d’une épaisseur d’un millimètre, et moins encore, t pressée avec soin sur cette feuille pour chasser tout l’air itre les surfaces adjq^entes ; et pour établir un contact enre plus intime, on entoure l’objet de bandes de toile, de ap ou autre matière analogue. Les matériaux ainsi traités 'ssèdent toutes les qualités recherchées; le fer ou autre étal donne la force, et la composition une surface dure et sistante. On peut produire ainsi un grand nombre d’articles opres à la sellerie et à la carrosserie, tels que : arçons de le, bricoles, mors, étriers, martingales, garde-crotte, etc., s objets d’ameublement très-variés.
Quand on veut combiner ces compositions au bois, il faut e celui-ci soit pendant plusieurs heures préparé et traité par vapeur ou par quelque autre moyen, de manière à ce qu’il se voile pas ou n’éclate pas à la haute température à laelle on le soumettra ensuite.
Nouvelle combinaison du caoutchouc , par M. Goodyear.
i7. On a déjà proposé de combiner les goudrons, la poix nérale ou végétale, ou les bitumes avec le caoutchouc et soufre à l’aide de la chaleur; mais jusqu’à présent on ne rait pas avoir réussi dans cette opération. Voici comment ai procédé avec succès.
Le produit du goudron de houille, ou la poix végétale ou nérale que j’emploie, s’obtient en faisant bouillir le goum des usines à gaz pendant deux heures et demi à trois -ires, ou jusqu’à ce qu’il ait acquis la consistance de la poix t Bourgogne ou mieux d’une résine molle. Les parties aqueu- S et les matières gazeuses ayant ainsi été chassées, le résidu Sterdu son état poisseux, et peut être travaillé presque avec I nême facilité que le caoutchouc sans adhérer aux machines.
Ce résidu du goudron de houille peut être employé en importions considérables avec le caoutchouc, et procurer «isi une grande économie dans la fabrication du caoutchouc [ci vulcanisé, ou dans celles de matières dures présentant les
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caractères de la corne et de la baleine ; de plus ces produit peuvent se combiner avec la céruse, les matières colorantes ainsi qu’on l’a fait jusqu’à présent pour ces sortes d’articles On peut les appliquer aussi à la fabrication des tissus impei méables grossiers dans la proportion de deux parties de gou dron pour un de caoutchouc, les matières pouvant être broyée et pétries ensemble comme à l’ordinaire ; seulement on em ploie une quantité de soufre plus forte que celle qu’admettrai le caoutchouc seul qui entre dans le mélange si l’on voulai le vulcaniser.
Le travail de la vulcanisation des maftriaux combinés s’exé cute à l’aide d’une élévation de température, comme quan on opère sur le caoutchouc et le soufre seulement.
Quand on veut fabriquer des articles d’une qualité supt rieure, on emploie moins de goudron, mais toujours une pr( portion de soufre un peu plus forte que celle qui serait mi cessaire pour vulcaniser le caoutchouc.
L’addition d’une grande quantité de goudron diminue Y( lasticité du caoutchouc, et quand on fabrique une rnatièi analogue à la corne ou à la baleine, on emploie un peu pli d’une partie en poids (6 à 7 pour 100) de soufre pour deux c caoutchouc, et on chauffe comme pour fabriquer du caou chouc vulcanisé ; mais dans cette fabrication, et avec du goi dron, il vant mieux avoir recours à une chaleur sèche qu’à vapeur d’eau ou une chaleur humide. Du reste, ces articl ! sont soumis à cette vulcanisation, comme à l’ordinaire ; set lement, pour les objets qui doivent rester durs, on chaui pendant environ six heures, en élevant seulement la temp rature jusqu’à 110° centig. pendant la première demi-héur soutenant cette température pendant une heure et demie, élevant peu à peu pendant le reste du temps jusqu’à 150 160° centig.
> Les feuilles ainsi fabriquées peuvent être unies et réduit d’épaisseur en les passant entre des cylindres polis d’aci chauffés à 90° centig., et ces feuilles, introduites dans d moules chauffés, reçoivent et conservent des formes pure nettes et délicates.
Dans la description ci-dessus, on n’a parlé que du soûl pour produire, à l’aide de la chaleur, ce qu’on appelle le cha gement d,e la matière ; mais tous les corps qui laissent d i gager du soufre par la chaleur peuvent être employés au mêi usage.
On peut fabriquer d’excellents produits en laminant e ; semble ou unissant des couches alternatives de tissus ou nappes de matières filamenteuses avec le composé ci-dess<