GARNITURE EN CAOUTCHOUC SULFURÉ
le l’invention de M. Brockedon. Nous ne pouvons rapporter :es nombreuses expériences, concernant en grande partie, es prix relatifs du caoutchouc et du plomb; elles seraient aeu concluantes en France, les prix n’étsmt pas les mêmes ju’en Angleterre, ce sont les conclusions quTil importe surtout je connaître.
« Pour les conduites de gaz, M. Aikin a démontré que le caoutchouc sulfuré est une matière durable, qui n’est pas attaquée par les produits de la houille qui se rassemblent dans es tuyaux : la garniture en caoutchouc pouvant résister à. une morme pression est, à son avis, la meilleure substance qu’on misse employer pour assembler les tuyaux à gaz : il assure qu’elle vaut mieux que celles en plomb, en bois ou en cijnent.
i » Aucun des produits des égouts n’affecte sensiblement le aoutchouc sulfuré.
» Les substances principales abandonnées à la distillation par la houille sont : l’hydrogène carburé, et le gaz oléifiant, l’hydrogène sulfuré, l’ammoniaque et le goudron. Ces produits sont-ils capables d’agir sur le caoutchouc vulcanisé ! e rapporteur, qui se fait cette question, y répond : «je suis disposé à croire qu’au bout d’un temps très limité, l’extré- [nité, ou surface antérieure des boudins (comprimés entre le uyau mâle et le tuyau femelle), doit se couvrir d’une couche nince de goudron qui s’oppose efficacement au contact des autres matières qui n’ont pas même, une action bien contatée sur le caoutchouc vulcanisé.
» Le naphte, produit de la rectification du goudron de îouille, est capable de dissoudre le caoutchouc; mais le seul effet qu’il produise, même à la température de l’ébullition, onsiste, lorsqu’il est vulcanisé, à le faire gonfler. Si le goudron brut produisait un semblable effet, ce qui est douteux, b, conséquence en serait que l’extrémité du boudin de garùture exposée se gonflerait et rendrait ainsi plus efficace a garniture qui l’était déjà suffisamment auparavant.
» L’ammoniaque la plus concentrée n’a pas exercé la noindre action dissolvante,' même sur le caoutchouc naturel rendant une digestion qui a duré plusieurs mois.
» L’hydrogène sulfuré n’a pas eu non plus d’elfet sensible sur le caoutchouc ordinaire qu’on y a plongé pendant plusieurs jours. Si, par suite d’une action longtemps prolongée sur le caoutchouc sulfuré, il y avait une petite quantité de soufre d’enlevée, il n’en résulterait aucun dommage pour e boudin; car le caoutchouc vulcanisé peut renfermer un ?rand excès de soufre, sans perdre rien de son élasticité et le ses autres propriétés précieuses.
» Comparativement aux deux seules substances employées, le bois ou le plomb, il convient de prendre en considération, relativement à la durée, que le bois éprouve, pour être cbasst à sa place , une compression dont la violence endommage plus ou moins s^contexture et affaiblit la cohésion latéral! de ses libres, le caoutchouc n’ayant aucune porosité sensible, et jouissant d'une consistance et d’une contexture parfaitement homogènes , qui excluent , non-seulement tout( introduction d’air et d’humidité, de la capacité que la substance occupe; mais ne sont sensibles à aucune altératior mécanique, même à l’aide de la compression la plus violente.
» Le plomb n’est pas plus poreux que le caoutchouc ; mais comme il est presque totalement dépourvu d’élasticité, or conçoit que, sous ce rapport, il est moins efficace pour s’opposer aux fuites. Il se manifeste probablement quelque action galvanique, entre le plomb et le fer qui tend à oxydei ce dernier; et lorsque cette action galvanique a cessé pai suite de l’interposition d’une couche d’oxyde de fer entrl les deux surfaces métalliques, le plomb lui-même s’oxyde i la superficie par l’effet combiné de l’air et de l’humidité.
» Je ne vois donc aucune raison pcfnr douter que les boudins ou anneaux de caoutchouc sulfuré, employés à l’assemblage et à. la garniture des tuyaux en fer pour la conduite des eaux ou du gaz d’éclairage, n’aient au moins une aussi longue durée que les meilleurs moyens mis actuellement en pratique, tout en fournissant probablement des conduites bien plus étanches. »
Exposition des produits de l’industrie de 1849 (1).
Rappel de médaille d’or , par MM. Rattier et Guibal, rue des Fossés-Montmartre , 4.
52. L’industrie des tissus imperméables a reçu un nouvel élan, par la découverte des propriétés particulières qu’ac-
(») Nous ne donnons pas de cette exposition nn rapport aussi détaillé que des précédentes, parce que le livret n’a pas, comme jadis, été délivré aux exposants, on n’a donné qu'un catalogue tellement abrégé qu’il n’a pu être d'aucune utilité polir personne* Mais, d’ailleurs, la nouvelle composition du jury avait apporté quelque trouble dam l’ensemble de ses opérations, et nous croyons qu'il est plus prudent à nous de cite* purement et simplement les noms des fabricants qui ont exposé. On appréciera noire réserve à cet égard, en lisant attentivement le rapport sur l'industrie de MM, fi c G, que nous avons relevé seul et comme spécimen.