RAPPORT SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC
D’après ce qui précède, vos comités, considérant M. Sollier mme un des plus habiles fabricants français, qui opt puismment contribué à perfectionner l’industrie du caoutouc, vous proposent : 1° d’adresser des remerciements à. Sollier, en lui exprimant toute l'importance que votre ciété accorde à sa communication et à ses inventions; d’insérer le présent rapport dans le Bulletin. — Signé squelain, rapporteur. — Approuvé en séance, le 27 juil-
49. On fait avec le caoutchouc des pois à cautère, doués de faculté de pouvoir être comprimés pour leur introduction ns la plaie, etqui présentent ensuite l’avantage de se gonfler r la chaleur. M. Le Perdriel, pharmacien distingué, qui a tenu une médaille de bronze à l’exposition des produits de adustrie en 1849, pour la confection des bas élastiques en autchouc, dont il sera parlé plus bas, fait, à l’occasion des is en caoutchouc , les remarques qui suivent : « 11 était à rretter, dit-il, que, parmi les substances employées, les es fussent inertes, comme les boulettes en cire, en ivoire, résine, ou présentassent, comme les pois formés avec de ■is et l’orangette, l’inconvénient de se déformer, de déchi-
• les tissus et de causer alors des douleurs souvent intoables. Aces agents, plus ou moins défectueux, j’ai substitué, uite M. Le Perdriel, avec avantage des pois en caoutouc. Pénétrés par la chaleur humide de la plaie, ils se nttent modérément, en conservant leur forme première.
caoutchouc leur donne l’élasticité nécessaire pour se préaux mouvements des muscles, et à la forme des parties, manière à éviter toute douleur. La guimauve et le garou i entrent dans leur composition, les rendent émollients et bpuratifs, en sorte que par l’emploi des uns ou des autres, iitinu ou alternatif, selon l'état de la plaie, on entretient (istamment une sécrétion salutaire, et plus ou moins abonn te.
< Ces pois, qui se prêtent à toutes les formes, permettent sa médecins d’établir, selon la gravité des cas, des cautères ssi larges et aussi profonds que la thérapeutique peut kiger et sans crainte que le malade en puisse être incomndé. »
Il nous a été remis deux chapelets de ces pois : un de chai e espèce, et nous avons pu nous assurer par nous-méme
• l’exactitude d’une partie des faits avancés par l’inven- I ir : ils sont bien faits , le trou est rentrant par chaque
orifice, ils sont doux au toucher, veloutés, élastiques, d’ui odeur très-agréable, des personnes qui en ont fait usag nous ont assuré en avoir été on ne peut plus satisfaites.
Bas pour varices , en caoutchouc, sans couture, avec i
sans lacet, par M. Le Pekdriel, pharmacien, à Paris.
50. « Ces bas (nous copions le factum de l’auteur) sont, l'aveu de tous les médecins, le bandage le plus convenal pour la compression méthodique des membres inférieut affectés de varices, d’ulcérations, d’engorgements œdématei suite de fractures, d’entorses, d’affaiblissement, etc.
» Ils sont en caoutchouc, c’est-à-dire qu’ils se prêtei par leur élasticité et leur souplesse extrême, à la forme i riable des membres, et même aux difformités, sans gêner mouvements musculaires et sans faire obstacle à la circu tion. Ils sont, suivant les cas, ouverts ou non, lacés ou ne fourrés ou non fourrés. Le tissu de ces bas, fabriqués métier, offre une régularité parfaite dans la disposition t mailles, sans qu’aucune couture vienne offenser l’épidern Comme ces bas sont faits à jour, et que dès lors, ils sont pi méables à l’air, ils n’ont pas l’inconvénient, inséparable tous les bas en peau, ou même en coutil, de provoquer
de retenir la transpiration qui amollit l'épiderme . (
bas peuvent être réparés dans toutes leurs parties. La co pression régulière et continue qu’ils exercent, dégorge pe peu les vaisseaux variqueux et lymphatiques, amène prompt soulagement, et souvent même, une guérison co plète....»
Les bas de M. Le Perdriel, sont de deux sortes : les u: très-rigides, peuvent opérer une très-forte compression, s< régulièrement faits, et susceptibles d’extension en largeur en longueur, les autres plus doux, plus fins, d’une mai moins apparente ne sont extensibles qu’en largeur et sont gides dans le sens de la longueur. Ces produits sont tr dignes d’attention, et nous doutons que les bas en hél {Voyez flg. 94, 95 et n° 42, § 46, 4°.), que nous n’avons i été mis à même de voir, puissent remplir plus efïicacenn le but que les fabricants se proposent d’atteindre.
Garniture en caoutchouc sulfuré pour les tuyaux de conduite d’eau et de gaz.
51. L’ingénieur de la compagnie des eaux de Londn M. Th. Wiclcsteed, a fait à cette société un rapport détail relatif à des expériences qu’il a entreprises sur un nouve mode de garniture des tuyaux de conduite d’eau et de gi