GUTT A- PERCHA
N° 1. Nous nous conformons à l’usage en écrivant guttarcha au lieu de gutta-pertcha, ou même pertscha; parce e, dans ces difficultés orthographiques, l’usage le plus géralement suivi fait loi pour nous jusqu’à ce qu’une autorité iinpétente ait prononcé après consciencieux examen, et ait i ministre la preuve que l’usage a tort. La note, très-logique i partaitement motivée, que M. F. Malepeyre a mise au bas jin rapport de M. Payen ( voyez plus loin, n° 35), nous nble tout-à-fait concluante; surtout, relativement au nre. Elle est aussi très-rationnelle quant à la prononciation ch qui ne doit jamais prendre le ton dur du k que dans ; mots empruntés à la langue grecque ; et encore, avonsus dans le français beaucoup de mots tirés de cette langue, is que charte , charité, et une foule d’autres qui se prononat c ha et non ka. Plusieurs personnes ont cru devoir écrire l tta-perça : nous avons également écarté cette prononcian, qui n’est, à notre connaissance du moins, fondée sur cune raison plausible. Que le lecteur nous pardonne cette îression ; mais, sans être puriste, nous tenons à bien étar les noms des matières premières, par les raisons que us avons précédemment données dans la note qui se trouve bas du rapport de M. Jacquelain [voyez lre partie, chap. ' n° 48). Ainsi, dans tout le cours de ce chapitre nous écrits le gutta-percha , entendant bien donner au ch le son ' ’il a dans notre langue dans les mots chat, chapeau , et aubs. Passons maintenant à des choses plus importantes.
Le gutta-percha est une substance nouvellement connue, ' déjà, pourtant, très-bien étudiée. On en a fait de nom- — uses applications, ainsi qu’on va s’en convaincre; mais, ■s-probablement, elle est appelée à en recevoir bien d’au- -*s, et à entrer dans des combinaisons non encore tentées, qui pourront, par la suite, jouer un très-grand rôle dans
l’industrie. En la manipulant, nous avons cru rencontrer en elle certaines qualités dont les expérimentateurs n’ont pas parlé. Exposer maintenant ces qualités, ces propriétés présumées, ce serait peut-être un peu prématuré et commettrc une imprudence; car, ainsi que nous venons de le dire nous avons cru, et en dirigeant les idées du lecteur de et côté, nous nous exposerions à lui faire faire fausse route e à le détourner de celle plus sûre peut-être, qu’il pourrai suivre. C’est à nous à poursuivre nos essais à nos risques e périls, sauf à lui faire connaître ensuite ce qu’ils pourraien avoir produit d’avantageux. Ce que nous avons de mieux) faire maintenant, c’est de mettre sous ses yeux le relevé auss complet que possible, de tout ce qui a été dit et tenté su ce sujet, en commençant par ce qui a rapport à la découvert de cette substance, et aussi, tout ce que les voyageurs, le naturalistes, les savants, en ont pensé. Sans doute, on trou vera des contradictions entre çes dires divers ; mais la lu mière naît du choc des opinions; et nous l’avouons franche ment, nous ne sommes pas de force à prendre parti pou tel ou tel écrivain : c’est au public à juger; notre tâche nous, est de le mettre à même de prononcer avec connais sance de cause.
Nous avons, lorsque nous l’avons cru indispensable, ajout quelques mots d’explication au bas des rapports, en nou imposant toutefois la loi de ne point émettre d’avis. Si nou étions en situation de rallier tout le monde, nous aurion tort de ne pas le faire ; mais n’étant pas, il s’en faut d beaucoup, une autorité en cette matière, notre façon d’en visager la chose pourrait n’ètre qu’un embarras de plus qu’une complication inutile, et par conséquent nuisible.
Il ne faudra pas que le lecteur pense, lorsque le même fai se trouvera plusieurs fois répété, que c’est par suite d’un négligence ou manque d'attention de notre part : nous avon respecté ccs redites ; nous les avons reproduites, parce que venant d’écrivains de pays divers, s’ignorant très-souvent le uns les autres, parlant une autre langue, ces faits similaires ces mêmes observations, font naître une présomption plus as surée relativement au fait avancé, et plus il se rencontrera d témoignages identiques de ce fait, plus sûrement la convictioi sera acquise sur ce qui le concerne. C’est du moins ce qu nous est arrivé.
Note historique de M. F. Malepevre sur le gutta-percha
2. Voici quelques détails intéressants que M. W. Montgom merie , auquel on doit l’importation en Europe du gutta.