GOMMES-RÉSINES NOUVELLES
qui était exposée sous le nom de cattimundoo. Ce produit avenait de Vizianagram et paraît posséder en grande partie propriétés du gutta-percha. Nous manquons de détails sur .te matière, mais il faut espérer que le commerce ne tarra pas à l’importer en abondance en Europe.
( Technologkte .)
Gommes-résines nouvelles.
3. Dans la curieuse collection de gommes-résines qui a tiré à l’exposition universelle de Londres en 1851, on reirquait entre autres une magnifique résine rouge de xanirrhœa, provenant de la Nouvelle-Galles méridionale, qui qu’à présent, n’avait guère été connue que dans nos mu- 'S, et qui commence à s’introduire dans les manufactures, s belles yésines cowree, de la Nouvelle-Zélande, plusieurs ânes dammara, des Indes orientales, les beaux produits rs provenant de Goorg, môme pays, et plusieurs autres lantillons qui promettent à l’industrie (Jes matières d’une cellente qualité. (Idem.)
7. Ou espère que le commerce apportera bientôt à l’instrie une substance très-analogue au gutta-percha; les Holidais annoncent qu’elle se rencontre dans leurs possessions ientales, à Palembang. Cette espèce de gutta-pereba se tuve dans les contrées de l’intérieur et est nommée getahf ’tja. On a tout lieu de croire que la récolte en sera abonnte. Il paraît aussi qu’on a découvert up§ autre espèce aplée getah-mutah-buay, qu’on obtiendra ek grande quantité
saignant seulement les arbres, et qui, saûSravoir des appliàons aussi étendues que le gutta-percha, pourront cepennt, mêlées avec ce dernier, être d’une très-grande utilité.
8. La substance appelée gutta-percha, et quelquefois guttaban, a été signalée à l’attention de l’industrie, en 1848, par docteur Montgommerie. C’est le suc concret d’un grand bre forestier indigène dans l’ile de Singapore, qu’on obtient I pratiquant des entailles dans l’écorce, qui exsude alors •tte substance sous la forme d’un suc laiteux qui ne tarde
s à se coaguler. Ses propriétés chimiques sont, à fort peu ’ès, les mêmes que celles du caoutchouc, mais elle estbeauup moins élastique. Elle possède toutefois des qualités qui sont pas propres à cette dernière substance, et qui la ren- ■nt excessivement utile pour en fabriquer des bougies, des théters et autres instruments de chirurgie dont on a le plus .and besoin dans les pays chauds (1).
i(i) Il a clé depuis reconnu dans les hôpitaux à Paris, après de nombreuses expé-
§ 1. Le gutta-percha ou pertcha plongé dans de l’eau près que bouillante, peut aisément se coller et devient assez plas tique pour qu’on puisse, avant qu’il se refroidisse, vers 55 i 60° centig., lui faire prendre telle forme qu’on juge conve nable, et qu’il conserve à toutes les températures au-dessou de 45 'degrés. Dans cet état, il est extrêmement ferme e solide, au point qu’on s’en sert à Singapore pour manche d’outils, de préférence au bois et à la corne de bœuf. Il m semble éprouver aucune détérioration par l’effet du clima chaud et humide de la presqu’île de Malacca, tandis que le bougies, les cathéters, et autres instruments faits en caout chouc, ne tardent pas à se ramollir, à devenir poisseux, e à n’être plus bons à rien.
§ 2. Le commerce a livré jusqu’à présent le gutta-percli à l’état solide, et non-seulement l’eau chaude lui rend se propriétés plastiques, mais on peut en opérer la solution pa les mêmes dissolvants que ceux du caoutchouc, et alors ei faire, comme avec ce dernier, des blocs, des masses, etc. enfin, on peut le combinerai! caoutchouc lui-même, ave lequel il s’allie très-bien.
§ 3. M. F. Wishaw, secrétaire de 4a Société des Arts, ei Angleterre, a mis dernièrement sous les yeux des membre un assez grand nombre de jolis objets, tels qu’empreintes d médailles et autres objets qui avaient été confectionnés ei gutta-percha, aii^i qu’une bouteille renfermant un échan tillon de ce su<JÇ l’état liquide, tel qu'il avait été extrait d l’arbre, qu’il averti reçu de Singapore, et qui était enveloppa d’une couche de cette substance, laquelle avait préservé corn plètement le contenu de la bouteille de toute influence de 1; part des agents extérieurs. Cette enveloppe, qui paraissai dure comme un cuir, plongée pendant deux ou trois minute dans l’eau bouillante, a repris à l’instant sa souplesse et a pi être aussitôt pétrie en une balle solide de la grosseur di poing.
L’arbre qui fournit le gutta-percha est, du reste, très-com
rieuccs que le gutta-percha citait impropre à cet emploi , et qu’il était même dangt reux d’y avoir recours. Nous devons dire que ccs expériences out été faites avec d gutta-percha naturel, tel que le commerce nous le livre : il pourra se faire que, par I suite, au moyen de ses combinaisons avec d’autres corps, on puisse le rendre moir sujet aux ruptures que les chirurgiens des services publics lui ont reprochées. 31. Lero d Etiolles, au moyen d’un instrument de son invention, a extrait de la vessie d’un gé néral une portion de grosse bougie de gutta-percha qui avait résisté à plus de qunranf tentatives d extraction, faites par l'un des plus célèbres chirurgiens de cette spécialité ttiusi 4«q cela réiulie U* un mémoire lu récemment « l’Académie de Médecine,