‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 67 sur 109 · En ajoutant de la cire végétale ou du suif, on donne · texte numérisé non relu

En ajoutant de la cire végétale ou du suif, on donne

Produits une plus grande souplesse.

. En les dissolvant dans l’essence de térébenthine, on ent un vernis qui peut servir à plusieurs usages.

8. Eu mettant sur une plaque très-mince d’or une coude gutta-percha et en soumettant le tout à une forte

pression, accompagnée d'une élévation de chaleur, il se p duit une adhérence des deux plaques telle, qu’on peut d que le gutta-percha est doré.

§ 9. On peut faire des cardes en étendant le gutta-p cha sur du drap, tandis qu’il est plastique, et on pique dents.

Enlin on peut étendre sur les étoffes un mélange de i produits gommeux avec des corps résineux.

Travail et application du gutta-percha, par M. R. -A Brooman.

22. § 1. Le gutta-percha est, comme on sait, une si stance éminemment combustible, soluble dans les huiles sentielles, se mélangeant aisément avec la plupart des mat res combustibles, inattaquables par l’eau et l’humidif ramollie par l’eau chaude, la vapeur d’eau ou l’air chai après quoi, on peut la pétrir à volonté; présentant une foi considérable d’adhérence sans être poisseuse , flexible à 1 tat sec ou solide, d’une ténacité extrême et élastique à certain degré, imperméable et inattaquable à l’air, presq inodore à l’état de pureté, et, enfin presque inaltérable j l’usage mécanique.

Elle diffère du caoutchouc ordinaire en ce qu’elle n’est p poisseuse à l’état sec, qu’elle est moins affectée par la ch leur de l’air ou par les huiles grasses, et en ce qu’on pe la travailler à l’eau chaude seule.

Ces propriétés m’ont suggéré l’idée d’employer le gutt percha soit seul, soit en combinaison avec d’autres substanc à divers usages que je vais indiquer.

§ 2. Combustibles artificiels. — On peut d’abord faire t combustible artificiel en mélangeant le gutta-percha avec ( menu de houille et du goudron des usines à gaz dans la pr portion de 10 à 20 pour 100 de ces matériaux. Ce combu tible artificiel, par sa durée et sa résistance aux influences > l’air et de la chaleur, est très-propre au service de la marii à vapeur dans les pays chauds. On peut encore le mélang à du menu de houille, du goudron, de la sciure de bois da: le rapport de 3 1/2 pour 100, pour donner un feu ardent soutenu , très-convenable dans plusieurs opérations indu trielles. En mêlant aussi 3 parties do gutta-percha à ui partie de goudron de houille rectifié, on obtient en brûla le mélange un noir propre à fabriquer l’encre d’impression.

§ 3. Mastics , colles et ciments artificiels. — Pour fai des mastics ou des ciments artificiels avec le gutta-perch voici comment il faut s’y prendre ; On débarrasse d’aboi

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l substance des matières étrangères qu’elle renferme or- [irement de la manière suivante. On la plonge pendant [ues instants dans l’eau chaude, afin de la rendre flexipuis on la passe cinq, six, ou un plus grand nombre de dans une machine à purger, représentée en coupe dans . 114, pl. 3. a est une auge à double paroi remplie jusr a’ d’eau chauffée à la température de 80 à 90° C., à ; de la vapeur ou de l’eau chaude qu’on introduit enes doubles parois b ; c, c’, deux rouleaux parallèles d’aou de fer d’égal diamètre, montés sur des coussinets, îmergés aux trois quarts dans l’eau, d d’, deux roues écs et montées sur les axes de ces rouleaux et engrenant ; dans l’autre pour leur imprimer le mouvement. La d’ a un diamètre double de celle d, afin qu’il y ait en ie temps frottement de glissement et de roulement d’un ;au sur l’aure f, pignon qui mène la roue e, laquelle comde les rouleaux c c’. Le gutta-percha, enlevé de l’eau de est passé entre les rouleaux jusqu’à ce qu’on en ait imé toutes les matières fibreuses et étrangères, et qu’il té réduit en une feuille plus ou moins mince; et, à cet , les rouleaux sont pourvus de vis de serrage disposées manière ordinaire. Le frottement de glissement que la d’ opère sur la roue d est nécessaire pour retarder la phe de la matière pendant qu’elle est laminée entre les paux. Les impuretés résultant de ce laminage, flottent à rface de l’eau, ou tombent au fond de l’auge.

; gutta-percha étant ainsi purifié, peut être appliqué me ciment, colle ou mastic, ou entrer dans de pareils posés sous un des trois états suivants à l’état plastique, tat granulé ou pulvérulent, à l’état de solution, soit seule, en combinaison avec d’autres substances.

4. Application à l’état plastique. — Pour appliquer le a-percha de cette manière, il faut d’abord le soumettre ravail d’une machine à pétrir, représentée suivant les ons transversale et longitudinale par les fig. 115 et 116. t un bâti ou une auge sur lequel est monté un cylindre er creux i, contenant à l’intérieur un cylindre cannelé l’un diamètre plus petit et dont l’axe passe par les touns h h du cylindre creux. La partie supérieure du cylink est mobile et forme un couvercle qui tourne sur une ’nière n, et qu’on peut clore quand il est rabattu au en de boulons o qui traversent les deux collets m’ m’, imprime un mouvement de circulation au cylindre can- : m, au moyen d’une roue p fixée sur un des bouts de axe, et qui mène un pignon mis en action par un moteur

quelconque. Le couvercle étant ouvert, on introduit une masse ou boule de gutta-percha purifiée, formée à la main dans l’eau chaude, et d’une dimension suffisante pour remplir environ un tiers de l’espace entre les cylindres l, m, ainsi qu’on le voit en q, puis on rabat le couvercle. On imprime alors un mouvement au cylindre m, dont les cannelures servent non-seulement à entraîner la masse de guttapercha, mais lui tont en même temps subir un pétrissage complet. L’opération est continuée jusqu’à ce que la masse soit devenue parfaitement ductile : c’est-à-dire pendant une heure ou une heure et demie suivant la qualité du guttapercha, quelques sortes étant plus rebelles que les autres.

La chaleur qui se développe à la fin de cette manipulation est considérable : mais, dans la plupart des cas, il faudra au commencement favoriser l’opération, en plongeant le bâtis k dans une auge remplie d’eau chaude ainsi qu’on le voit lig. 115, ou en introduisant de la vapeur dans le cylindre l au moyen d’un tube.

Quand on désire donner à la masse de gutta-percha un plus haut degré d’élasticité que celui qui lui est naturel, on y mélange et incorpore pendant le pétrissage, soit du caoutchouc, soit du soufre, soit ces deux substances en même temps. Voici de bonnes proportions moyennes : environ 3 parties de caoutchouc pour 6 parties de gutta-percha, ou 1 partie de soufre pour 8 parties de gutta-percha, ou 2 parties de caoutchouc et 1 partie de soufre pour 6 parties de guttapercha. Quand c’est du caoutchouc qu’on emploie pour accroître l’élasticité du gutta-percha, il faut un degré de chaleur qui ne soit pas moindre de 65 à 66 degrés pour effectuer le mélange des deux substances. Il convient d’introduire du caoutchouc dans la machine en même temps que le guttapercha ; mais le soufre ne doit être versé dedans que de temps à autre et par petites quantités à la fois, par de petites portes r r r percées dans le couvercle du cylindre l. Le guttapercha s’empare aisément de ces matières, et le tout constitue à la fin de l’opération un mélange parfait.

Si on désire colorer la masse de gutta-percha afin qu’il soit plus propre à certains usages, on introduit la matière colorante de la même manière que le soufre, c’e%t-à-direparles portes r, et toujours par petites quantités à la fois. La couleur pénètre toutes les parties de la masse et est parfaitement incorporée.

On peut aussi donner de la douceur au gutta-percha en y incorporant dé la craie et de la stéatite ou autre poudre très-douce, de la même manière que le soufre ou les cou-

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leurs. Ou bien, si on veut le rendre rude et mordant, on peut y incorporer de l’émeri, du sable ou autre Jcorps dur à l’état de grains.

Le gutta-percha sous l’un des états plastiques quelconque dans lesquels il a été ainsi préparé, peut être employé soit seul, soit combiné avec d’autres substances ou matières à recevoir de très-utiles applications. Seul et sous l’un ou l’autre desdits états, on peut le mouler, l’étamper, le modeler, le couler ou le travailler par tout autre moyen connu, servant à donner une forme, un relief, un modèle aux matières plastiques, afin d’en fabriquer divers objets d’un emploi usuel, tels que cadres de glaces, de gravures, décorations, parquets, mosaïques, boutons, billes, balles, étiquettes, bracelets, anneaux, ceintures, courroies, rênes, guides, etc.; ou bien, on peut s’en servir comme d’une substance élastique à l'abri des influences de l’air et de l'humidité, peu affectée par la température ordinaire ; par exemple, comme matière pour des dessins en creux et en relief; pour faire des couvertures de lit, des sommiers, des coussins, des bandes de billard, des ressorts, des plaques de coussinets pour chemin de fer, des soupapes sur chemins atmosphériques ou dans la construction des machines comme matière élastique et résistante.

Comme, avec d’autres matières , le gutta-percha peut, sous l’un de ses états plastiques ci-dessus, être employé à. réunir et coller ces matières et les rendre imperméables à l’air et à l’eau; sous ce rapport, il est principalement applicable à ces divers états, aux articles manufacturés que voici : tissus simples ou doublés de coton, de laine ou autres matières textiles, au cuir et autres substances à texture libreuse, à des dessus de table, des tapis, des toiles d’emballage, des blanchets d’imprimeur, etc. Dans ces applications, le gutta-percha est employé à l’état de solution sur ces articles au moyen d’une machiné représentée lig. 117 et 118, et à peu près semblable à celles dont on se sert habituellement dans les fabriques de produits hydrofuges.

1 1 est un bâtis, v v’ deux cylindres creux en fer, tournant sur des appuis et maintenus à une température d’environ 60° C. z, une jauge ou ldière qu’on alimente par derrière de gutta-percha, et z’ z’ des vis pour régler l’épaisseur qu’il convient de donner. Le tissu, pièce d’étoffe ou autre article qu’il s’agit d’enduire, est placé dans une cavité x d’où i( est tiré en avant sous la jauge zet sur les cylindres v v’ en se recouvrant d’une couche de gutta-percha à mesure qu’il passe sous cette jauge.

Caoutchouc. 19

lorsque J^e gutta-percha est appliqué à Tétât plastique, on peut faire usage d’une disposition semblable à celle représentée à droite de la figure 118 où s est un rouleau sur lequel le tissu à enduire est enroulé et qui le délivre ensuite au cylindre v’.

La balle ou masse de gutta-percha est placée sur le sommet du cylindre ^immédiatement derrière la jauge s ainsi qu’on le voit en w. La chaleur fait adhérer une portion du guttapercha au cylindre qui l’entraîne en le faisant passer sous cette jauge, laquelle le lamine et le réduit en une feuille ou couche de l’épaisseur correspondant à l’ajustement donné à cette pièce. Le tissu, partant du rouleau s, passe entre les cylindres v v’3 reçoit la feuille mince de gutta-percha apportée par le cylindre v et y adhère. Dans tous les cas, la jauge doit être maintenue chaude, et pour cela, il faut qu’elle soit construite avec un passage creux y qui la traverse pour recevoir l’eau çhaude ou la vapeur, ainsi qu’on le voit séparément fig. 119.

Toutes les fois que l’article auquel on applique le guttapercha doit être exposé à des variations considérables de température ou à des huiles grasses, il faut donner la préférence â celui quia été sulfuré. 1

Dans toutes les combinaisons décrites ci-dessus, le guttapercha à l’état plastique est superposé ou interposé entre des surfaces ; mais il y a d’autres combinaisons où il peut être sous çct état mélangé ou uni à d’autres matériaux. Ainsi on peut mêler à du gutta-percha qu’on travaille à la machine à pétrir de la pulpe de papier, de la sciure de bois, du cuir râpé, des poils, des soies, des étoupcs, etc., en ayant soin, quand ces matières ne sont point à un certain degré d’atténuation, de les couper menu , afin de pouvoir en fabriquer une foule de produits composés très-propres à daller, couvrir les maisons, revêtir des surfaces, etc.

§ 5. Applications à l’état granulé. — On prend du guttapercha de Tune des variétés ci-dessus, et on le réduit en poudre avec une râpe. Dans cet état, on l’applique pour prendre des empreintes d’objets sculptés en creux ou relief, découpés, etc. Quand ce sont des objets sculptés, on remplit le mouie de poudre de gutta-percha, et on chauffe jusqu’à ce que cette substance soit réduite en une masse suffisamment ductile pour pouvoir être chassé par la pression dans toutes les parties du moule. Lorsqu’on veut prendre des empreintes de surfaces en relief, en creux ou découpées, on pose ces surfaces sur une table, et on répand dessus une couche un peu épaisse de gutta-percha râpé ; on passe une règle pour

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remplir les cavités, et on enlève la partie superflue. En cet état, on soumet la pièce à une chaleur suftisante pour ramollir le gutta-percha, puis on étend dessus une peau, un tissu ou du papier, et on applique la pression au moyen d’un rouleau ou autrement. En cet état, le gutta-percha abandonne les cavjtés qu’il remplissait et s’attache au tissu, en présentant une copie exacte, parfaitement nette et durable du sujet original.

§ 6. Application à l’état de solution. — Le gutta-percha se dissout dans la plupart des huiles essentielles, à l’aidé d’une douce chaleur ; mais il vaut mieux opérer cette dissolution dans le naphte rectifié ou l’essence rectifiée de térébenthine. On peut l’employer sous cet état, soit seul, soit mélangé au soufre, au caoutchouc, à des couleurs, à de la craie ou toute autre substance indiquée plus haut pour augmenter sa plasticité , son élasticité, sa douceur ou sa rigidité, ou pour la colorer. On peut encore s’en servir pour rendre imperméable à l’air ou à l’eau, ou pour unir diverses matières entre lesquelles on l’interpose, U h bon moyen d’en faire des feuilles sous cet état, est de le couler sut des plaques de verre ou des dalles, le chauffant pour le répandre uniformément partout ; puis le laissant refroidir et sécher. On peut aussi transporter ainsi sur le gutta-percha les dessins que porterait la plaque sur laquelle on coule. A l’état de solution, le gutta-percha peut servir à enduire et protéger d’une manière plus complète les articles qui ont déjà ôté traités par le caoutchouc soit naturel, soit sulfuré, afin de s’opposer à l’état collant et poisseux du caoutchouc non sulfuré. On peut encore l’appliquer à cet état de solution à saturer des cordages de toute sorte pour accroître leur force et leur imperméabilité, et comme matière à encoller, apprêter et augmenter la fermeté des soieries, rubans et autres articles. Enfin on peut s’en servir à l’état liquide mélangé à des couleurs pour imprimer sur soie, cuir, tissus, etc.

Le degré de consistance qu’il convient de donner à la solution, varie nécessairement suivant l’objet auquel on veut l'appliquer et le mode d’application. Quand on veut qu’après le refroidissement elle forme une couche solide, et qu’on l’a déposée avec une spatule et passée sous la jaüge, comme on le fait ordinairement dans les fabriques de caoutchouc, la proportion doit être d’une partie de dissolvant pour environ deux parties de gutta-percha ; mais lorsqu’on 11e veut qu’une très-légère application, comme lorsqu’il s’a- ,git d’encoller et d’apprêter les soieries et les rubans, et qu’on l’applique à la brosse, alors la proportion peut étrè

augmentée jusqu’à 8 parties de dissolvant pour une de guttapercha.

Dans tous les cas, la solution doit être appliquée chaude, surtout lorsqu’elle est mélangée à des couleurs et employée par impression. On peut fabriquer un produit très-propre f revêtir ou couvrir des surfaces ou des bâtiments, ^n collan et unissant ensemble des matières fibreuses au moyen d’une solution de gutta-percha, ou de gutta-percha et de caout chouc, ou, enfin, d’un mélange de gutta-percha, de caoutchouc et de goudron de houille.

La figure 120 représente une machine à enduire et encol 1er ensemble les matières fibreuses.

La figure 121, une machine pour les saturer de solution

« a est une auge à double paroi chauffée à la vapeur e remplie jusqu’à la ligne a’ a d’eau, dans laquelle on a dis sous un peu de gélatine, de gomme ou autre substance gé latineuse ; b b b et c c, des séries de rouleaux autour desquel s’enroulent des toiles ou gazes sans fin rr ; g, un cylindre su lequel est enroulée une nappe de laine cardée ou autre ma tière fibreuse, de l’épaisseur requise. À partir de g, cett nappe descend et passe entre les rouleaux b b qui l’aplatis sent et la compriment ; puis entre deux cylindres creux g’ i chauffés par la vapeur ; après quoi elle s’enroule sur le rou leau d’. Parfois, on mélange de la pidpe de papier à l’ea de gélatine ou de gomme dans l’auge a, et on met en mou vement un agitateur qui projette cette pulpe sur la toile o gaze sans fin r, laquelle Se transporte sur la nappe.

La machine, fig. 121, où la nappe est ensuite portée, cor siste aussi en une auge à doubles parois, semblable à précédente et remplie jusqu’en b b , de la solution de gutt; percha, ou autres solutions indiquées ci-dessus et chauffé» à la vapeur, nnn sont trois laminoirs portant des toifi sans fin g g; m, un cylindre sur lequel est enroulée lanapi préparée , après avoir été soumise à la machine d'encollai précédente. A partir de ce cylindre, cette nappe passe ei tre les cylindres n, et, après avoir été complètement satur» dans sa marche avec la solution de gutta-percha ; elle l’ei roule sur le cylindre r, chauffé à la vapeur pour y sèche On peut obtenir un produit très-bon de ce genre, en passa: la nappe tout d’abord par la machine, fig. 121, et sans ei collage préalable.

En indiquant précédemment les diverses matières av lesquelles le gutta-percha pouvait être combiné, j’ai dit qi le soufre devait y être ajouté, soit pendant le pétrissage, sc à l’état de solution; mais si on a oublié cette addition, c

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