FABRICATION PERFECTIONNÉE DES TUBES
tre eux ainsique sur le tissu. En se servant de fils de diverses couleurs, ou de dimensions variées , on peut fabriquer ainsi un grand nombre d’espèces d’étoffes rayées, côtelées, etc.
§ 3. On peut produire aussi un article mosaïque en disposant des fils de gutta-percha de différente* couleurs en série l’une sur l’autre, et en faisant adhérer les fils d’une série qui croisent celle qui est au-dessous, au moyen d’une solution de gutta-percha ou d’une autre substance propre à déterminer l’adhérence, puis en découpant la masse transversalement en feuilles de l’épaisseur voulue.
Les fils de gutta-percha peuvent aussi être employés à la fabrication des rubans et autres tissus étroits à la place de l'organsin de soie dont on se sert actuellement pour fairo la chaîne- de ces tissus, et surtout pour en fabriquer des galons, des lacets, du cordonnet, etc.
§ 4. On peut fabriquer un papier difficile à déchirer, et par conséquent très-propre aux effets qui passent successivement dans beaucoup de mains, et sont sous ce rapport, exposés à une prompte usure, tels que billets de banque, effets de commerce, inscriptions, tissus, etc. ainsi que pour enveloppes et emballage, en interposant entre deux feuilles de pulpe, des fils de gutta-percha croisés ou en réseau, et distants entre eux de deux à trois centimètres.
Les fils de gutta-percha servent également à faire, soit à l’état nu, soit couvert, des chapeaux, des casquettes, des sacs, des paniers, des fouets, des cravaches; ou bien à garnir des chaises, des fonds de lit, ou enfin, tordus avec des fils de lin ou de chanvre à fabriquer des cordages ou des cables.
Fabrication 'perfectionnée des tubes , boyaux , seringues , bougies ’ et autres articles analogues avec le gutta-percha, par M. H. Bewley.
24. § 1. J’emploie le gutta-percha, soit dans son état naturel liquide, soit dans un état artificiel de solution, ou sous ceux plastique, de feuille, granulé ou combiné avec une, deux ou plusieurs substances, d’après la méthode exposée par M. R.-A. Brooman. ( Voyez nos 22, 23.)
D’abord, je fabrique les objets flexibles dont il est question, en prenant le gutta-percha à l’état plastique, et en le soumettant à la pression, dans ou sur des moules ayant la forme ou la figure des articles que je veux produire, ou bien je l’applique à l’étàt liquide à la surface extérieure de moules convenables, en superposant successivement différentes couches, jusqu’à ce que j’aie atteint l’épaisseur requise,
en ayant soin de faire sécher chaque couche avant d’en appliquer une nouvelle. Dans ce cas^ j établis mes moules en plâtre ou argile ou en toute autre substance qu’on puisse briser après qu’on a obtenu l’article^ ou bien je verse le guttapercha à l’état liquide dans des moules, et je le laisse y prendre de la consistance; ou bien quand il esta l’état granulé, j’en remplis des moules que je soumets aune chaleur suffisante pour liquéfier le gutta-percha, lequel par le refroidissement, conserve la forme exacte de ces moules; ou bien enfin, je découpe le gutta-percha en bandes ou pièces d’une certaine largeur, ou suivant des formes données, qui, après avoir été combinées ensemble de diverses manières, produisent l’article demandé, lorsqu’on réunit ces pièces soit à joints recouverts, soit par juxtaposition, et soude tous les points de contact, soit à l’aide de la chaleur, soit en enduisant d’une solution de gutta-percha ou de caoutchouc, soit enfin au moyen d’une forte pression.
§ 2. Quand on veut faire des tubes, boyaux, sondes, bougies, ou autres articles semblables, on fait passer par compression le gutta-percha à l’état plastique a travers un appareil représenté dans la figure 125, pl. 3.
A est un cylindre ou corps contenant le gutta-percha ; B, un piston ; b , une filière qu’on maintient chaude à 1 aide de la vapeur, et consistant en un disque c1, percé d’un certain nombre de trous, à travers lesquels je tréfile le gutta-perehs par la pression d’un piston qui le fait passer dans une boîte c2, où il entoure un mandrin D, et descend ainsi sous forint tubulaire, dans un réservoir d’eau froide E, placé au-des sous.
Je fabrique encore les tubes, etc., en roulant de longue bandes de gutta-percha en spirale ou de toute autre manière autour d’un mandrin, et soudant soit par application de cha leur, soit avec du gutta-percha ou du caoutchouc en disso lution, soit en passant le mandrin chargé des tours de gutta percha dans des cylindres cannelés, soit enfin, en immergeai: le mandrin avec son enveloppe dans de l’eau chaude pendai un temps suffisant.
§ 3. Quand on désire produire des pièces présentant ui surface polie ou figurée, après qu’elles ont été fabriquées bruh ou unies à l’intérieur par les moyens précédents , on intr< duit des pièces dans un moule poli, ou portant en creux c en relief le dessin demandé, et on fait passer avec une pomj de l’eau chaude ou de l’air chaud à l’intérieur de ces pièce de manière à refouler leurs parois contre la surface interi
fabrication perfectionnée des tubes. 225
du moule jusque dans les cavités, les lignes ou les dessins qu’on y a tracés.
Le gutta-percha étant une substance qui n’est affectée que très-faiblement, s’il l’est même du tout, par les matières grasses, les huiles ou les liquides acides ou alcalins, est particulièrement propre à la construction des instruments de chirurgie, tels que cathéters, bougies, sondes, urinoires, etc. (Voyez la note du n° 8.)
§ 4. On peut aussi fabriquer le& articles en question avec le gutta-percha combiné avec des tissus, du cuir, ou mélangé avec du caoutchouc, du soufre, de la craie de Merdon, de l’émeri en poudre, de l’asphalte, suivant qu'on veut que ces articles soient plus flexibles ou plus durs, d’un prix plus modéré, ou pour y apporter telle ou telle modification qu’on juge convenable. Parfois aussi on substitue au soufre dans ces combinaisons une quantité égale de calamine réduite en poudre, ou on emploie la calamine par portion égale.
§ 5. Je me sers aussi du gutta-percha seul ou mélangé pour rendre les articles en question, dont le corps est en tissu, cuir, etc., imperméables aux liquides; ou pour leur permettre de résister a l’action des matières grasses, des huiles, des liqueurs acides ou alcalines. Je l’applique à l’intérieur ou à l’extérieur, ou sur l’une ou l’autre face. Les pièces peuvent être plongées dans une solution de guttapercha, ou cette substance portée sur les pièces avec un pinceau ou une éponge à l’état liquide, en une ou plusieurs couches, suivant que cela est nécessaire.
On peut l’appliquer en feuilles collées sur ces articles avec une solution de caoutchouc ou de gutta-percha , ou soudé sur les bords par l’un des moyens précédemment indiqués.
§ 6. On applique encore sur les tubes, boyaux, bougies, etc., un endpit continu de gutta-percha, sans soudure ou sans solution de continuité, par le moyen suivant. Ces tubes ou boyaux sont passés à travers les trous d’une filière chauffée à la vapeur, semblable à, celle dont on se sert dans le tirage des tuyaux de plomb. Ces trous qui sont de forme conique, avec l’ouverture la plus grande à l’intérieur, ont leur plus petit diamètre un peu plus grand que celui des tubes; la filière étant remplie de gutta-percha à l’état de mollesse ou presque de demi-fluidité, à mesure que les tubes sont tirés à travers dans la masse de gutta-percha, ils emportent à leur surface une couche plus ou moins épaisse de cette substance. Pour que le gutta-percha coule doucement à travers la filière, il faut que celle-ci soit maintenue à une température d’environ 100° centig.
226 deuxième partie.
§ 7. Quand on a employé le caoutchouc simplement comme enduit pour les pièces flexibles faites en toute autre substance que le caoutchouc, on les enduit à l’extérieur et à l’intérieur d’une couche de gutta-percha, ce qui les empêche de rester poisseux et les fait résister à l’action des matières grasses et des huiles qui attaquent le caoutchouc quand il n’est pas ainsi protégé.
Dans ce cas , lp meilleur moyen est d’employer le guttapercha à l’état liquide, attendu qu’une couche très-mince est alors sullisante.
§ 8. S’il est nécessaire que les articles indiqués ci-dessus, fabriqués par une des manières décrites, avec le gutta-percha seul ou à l’état de mélange, possèdent plus ou moins de flexibilité, on les soumet à l’état fabriqué, à l’action du soufre, soit en les plongeant dans un bain de soufre, soit en les exposant à la vapeur de ce corps en combustion.
Enfin, tous ces articles peuvent être teints de toutes les couleurs, en incorporant au gutta-percha, à l’état seul ou de mélange, les matières colorantes propres à donner toutes les nuances.
Traitement du gutta-percha et ses applications , par M. Th. Hancock.
25. § 1. Je propose des méthodes perfectionnées pour préparer le gutta-percha et le rendre propre à diverses fabrications.
Si le gutta-percha sur lequel on veut opérer n’est pas trèsimpur, on peut le soumettre de suite aux procédés ci-après décrits; mais s’il renferme un grand nombre d’impuretés, alors il vaudra mieux, dans la plupart des cas, le soumettre au procédé de purification de M. Brooman (voyez nos 22 et 23), ou à tout autre procédé analogue qui le débarrassera de ses impuretés les plus grossières. ,
Une des méthodes que j’applique à la préparation du guttapercha, consiste à le placer à l’état plastique dans une presse à vis, maintenue chaude par une chemise chauffée à la vapeur ou autrement, et ayant un fond perforé d’un grand nombre de trous. Sur ce fond perforé, on pose une, deux, trois ou un plus grand nombre de filières faites avec des plaques de métal percées d’un grand nombre de trous, ou en forte toile métallique et posées les unes sur les autres, chaque filière successive ayant un plus grand nombre de trous ou de mailles que celle qui lui est immédiatement inférieure, ou qui la précède, de façon que celle à perforations ou mailles les plus fines est toujours par-dessus. Alors on
abaisse le piston ou le plateau de la presse sur la masse de gutta-percha et on fait passer cette substance par la pression à travers les filières et le fond perforé, d’où elle tombe, amenée par ce moyen à un grand état de pureté.
Cette opération peut, si cela est nécessaire, être répétée une seconde fois; le gutta-percha étant, comme dans le premier cas passé à travers les filières.
Le gutta-percha ainsi purifié, est transporté dans un appareil de pétrissage semblable à celui qu’on emploie ordinairement dans la préparation du caoutchouc (voyez la table de la première Partie), appareil qu’on maintient à une température suffisamment élevée par des moyens convenables ; puis, travaillé et pétri jusqu’à ce qu’il soit amené à la consistance d’une pâte ou bouillie épaisse.
Suivant une autre de mes méthodes, pour préparer le gutta-percha, au lieu de le soumettre à la presse à vis, on prend une masse plastique qu’on passe une, deux ou un plus grand nombre de fois suivant qu’on le juge nécessaire entre un rouleau, et une, deux ou un plus grand nombre de jauges mobiles qu’on peut ajuster à hauteur et semblables à celles dont on se sert dans les fabriques de caoutchouc pour étendre et purifier les solutions de caoutchouc; les rouleaux et les jauges étant chauffés à l’eau chaude, la vapeur, ou tout autre moyen convenable.
Enfin, on peut prendre ençore le gutta-percha, tel qu’on l’importe, le dissoudre dans l’huile essentielle de térébenthine rectifiée ou autre dissolvant approprié, filtrer la solution à travers une flanelle, un blanchet ou une forte toile métallique pendant qu’elle est chaude, après quoi, distiller le dissolvant et évaporer le résidu à la consistance de pâte ou bouiriie épaisse.
Préparé parj’une des méthodes qui viennent d’être décrites, le gutta-percha est propre aux applications manufacturières ordinaires et peut être mis en blocs ou masses,, étendu en feuilles, ou recevoir telle autre forme qu’on désire.
§ 2. Je propose de former une substance composée, élastique et hydrofuge en combinant le gutta-percha avec d’autrés substances.
Pour faire la substance composée élastique et hydrofuge propre à différents genres de fabrication, je combine le gutta-percha avec une substance élastique et hydrofuge ap- ! pelée jintawan, récemment importée pour la première fois ien Europe, des Indes orientales, et qui, à ma connaissance, et à ce que je présume, n’a jamais encore été employée dans les arts et dans les manufactures en Angleterre ; ou bien, je
228 Deuxième partie.
Combine le gutta-pereha avec du jinlawan et du caoutchouc.
Le gutta-pereha destiné à être ainsi combiné doit; si cela est nécessaire, être débarrassé de ses impuretés, et si on le désire préparé, comme il sera dit ci-après; le jintawan et le caoutchouc ont également besoin d’ôtre débarrassés de leurs impuretés, s’ils en renferment.
Je combine le gutta-pereha et le .jintawan, en plaçant ces deux, substances en proportions déterminées, et coupées en morceaux, dans un pétrisseur semblable à celui employé au pétrissage du caoutchouc; et, alors j’opère sur ces deux matières à" l’aide de cette machine, jusqu’à ce qu’elles soient intimement mélangées ensemble.
On opère la combinaison triple du gutta-pereha, du jintaxvan et du caoutchouc, à l’aide du pétrisseur et des mêmes procédés.
Pour faire ces combinaisons, je varie les proportions des deux ou des trois substances dont je détermine la dose, suivant les qualités que je désire donner à la combinaison, en employant une quantité plus grande de celle des substances qui entrera dans le mélange dont il importe de faire dominer les propriétés particulières. ,
§ 3. Je combine ces mélanges ou composés avec d’autres substances propres à en modifier les propriétés.
C’estainsi que je combine le gutta-pereha seul, ouïe guttapereha et le caoutchouc, ou le gutta-pereha et le jintawan, ou enfin, le gutta-pereha, le caoutchouc et le jintawan, avec de l’orpiment, du foie de soufre ou autres substances chimiques analogues, et propres à entrer en combinaison effective avec les matières indiquées ci-dessus, et soumettant ensuit* ces substances composées à la chaleur, ainsi qu’il sera di pour que le composé soit, dans tous les cas et indépendamment des propriétés hydrofuges du gutta-pereha, du caout chouc et du jintawan qu’il possède, rendu d’She manière plu permanente, flexible et élastique.
Les proportions dans lesquelles ces substances peuven être employées respectivement, varient suivant les qualité qu’on veut que l’article composé possède, et on augmente 01 on diminue la proportion de chacune d’elles, suivant qu’o; désire faire prévaloir la qualité particulière de cette sub stance dans le composé ainsi produit. Ainsi, dans le cas 01 on désire que le composé ait une grande rigidité, e’est-à-dir qu’il ne présente pas une élasticité ou une extensibilité bie sensibles, la portion du gutta-pereha employé dans la com binaison doit dominer celle des autres matériaux, d’après 1
Mosaïque.
Moulage.
Moulton , fabricant.
Muriate de chaux.
Numéros. Paragrap. Alinéas.
Naphte.
Nickels , fabricant. .
Noms divers du gutta.
— genre et prononciation.
Orpiment .
Os calcinés .
Oxalate de chaux. . .
Oxyde de zinc. . . .
— id. et 4e cuivre
Page, fabricant .
Paniers .
Pansement des blessés. . . , Papier .
Parquets .
Perte .
Perra, inventeur d’une colle. .
Pétrissage .
Photographie .
Pistons . .
— regarnis .
Plastique . . . .
il » »
230 bEUXIÊME PARTIE.
Dans quelques cas, on mélange simplement l’orpiment, ou autre sulfure au gutta-percha et caoutchouc, ou bien aù gutta-percha et jintawan, ou, enfin au caoutchouc, guttapercha et jintawan clans la machine à pétrir, et on supprime l’opération consécutive de chauffage décrite ci-dessus. La substance orpimentée ou sulfurée ainsi produite, n’est pas aussi durable que celle qui a été soumise au chauffage, et le sulfure n’y est pas aussi intimement combiné avec les autres ingrédients; mais, pour une foule d’applications où l’on n’exige pas une grande durée, on conçoit qu’elle suffira parfaitement bien.
§ 4. Je propose d’amener le gutta-percha et ses combinaisons à l’état poreux, et léger pour en faire diverses applications.
O11 peut donner au gutta-percha, ou aux combinaisons de cette substance avec le jintawan et le caoutchouc, une texture légère , poreuse et spongieuse, c’est-à-dire en former une espèce d’éponge artificielle propre à rembourrer les sièges, les coussins, les matelas, les selles, les colliers de chevaux, les tampons pour véhicules de chemin de fer et une foule d’autres objets.
Si le gutta-percha est combiné avec le jintawan et le caoutchouc , ou l’une de ces deux substances , les proportions doivent varier selon la nature de l’objet qu’on se propose de produire. La principale différence provient de la quantité plus ou moins grande de gutta-percha qu’on emploie, et toutes les fois qu’on désire produire une grande élasticité, la quantité de gutta-percha devra être faible, comme par exemple dans la confection avec le gutta-percha et ses composés de ressorts pour horloges, longes, boucles, stores, rouleaux, etc., ou des courroies, ceintures, jarretières, cordons, etc., tandis que lorsqu’on exigera que l’article poreux soit d’une nature plus raide et plus ferme, alors la quantité du gutta-percha, devra dominer sur celle des autres substances dans la proportion nécessaire pour produire le résultat demandé. Au gutta-percha qu’on désire rendre poreux ou spongieux, il faut ajouter 10 pour 100 d’essence de térébenthine rectifiée ou autre dissolvant ; et le tout mélangé comme il convient.
Si l’un des composés ci-dessus indiqués du gutta-percha -devait être traité, ainsi qu’il vient d’être dit, le caoutchouc et le jintawan qu’on emploierait alors avec lui, devrait être préalablement dissous dans un semblable dissolvant, dans la proportion de 100 à 200 pour 100, plus ou moins, suivant que le produit a besoin d’être plus ou moins spongieux et élastique. A l’article qu’on veut rendre tel, on ajoute de
TRAITEMENT DU GUTTA-PERCHA. 23t
l’alun et du carbonate d’ammoniaque, ou quelque autre substance facilement volatile, si cet article devait posséder d'une manière plus permanente de la douceur et de l’élasticité, on le combinerait avec l’orpiment, le foie de soufre, ou autre sulfure par le procédé indiqué ci-dessus ; enfin, on pourrait employer dans ce cas une proportion de soufre, mais on doit donner la préférence à l’orpiment, au foie de soufre ou à un sulfure par les motifs déjà indiqués.
L’article qui doit être poreux ou spongieux est mélangé intimement à l’alun, au carbonate d’ammoniaque ou autre substance volatile dans la proportion de 10 à 20 pour 100 dans la machine à pétrir ou par tout autre moyen approprié.
La matière ainsi préparée peut être mise dans les moules, les formes, ou les auges, ou bien, travaillée de manière à lui faire prendre la forme qu’elle doit posséder. On l’introduit alors dans une étuve ou dans une chambre chauffée de 120 à 125° centig., température à laquelle on la maintient
Eendant une à deux heures suivant le résultat qu’on désire.
’effet de cette exposition à cette température élevée est de chasser le dissolvant avec lequel elle est mélangée, en même temps que l’alun, le carbonate d’ammoniaque ou d’alumine, ou la substance volatile qu’on y a ajoutée, la font gonfler et passer à l’état poreux et spongieux. Après que l’article a été ainsi exposé à la température indiquée , il a acquis son plus haut degré de porosité, et si l’on prolonge l’opération, il en ‘ résultera que les objets seront moins élastiques et plus rigides.
§ 5. Je communique au gutta-percha ou à ses combinaisons presque tous les degrés de dureté et de ténacité sans nuire à ses propriétés hydrofuges.
J Pour communiquer au gutta-percha ou à ses combinaisons ! diverses avec le caoutchouc et le jintawan, après que les 1 substances ont été orpimentées ou sulfurées, un degré à j peu près quelconque de dureté et de ténacité sans nuire à leurs propriétés hydrofuges, on prend le gutta-percha ou ses i combinaisons au moment où ses substances sortent de l’opéj ration indiquée ci dessus n° 3, et pendant qu’elles sont en- , core à l’état plastique, et on les comprime dans des moules li assemblés solidement avec des plaques de fer, des vis et j des écrous, et qu’on dépose dans une chambre ou des vases j! chauffés à la vapeur ou à l’air chaud à une température de j, 150 à 190° centig. pendant un temps de un à six jours, en faisant varier le degré de chaleur et le temps deTexposition suivant le degré de dureté et de ténacité qu’on exige, après
quoi on met les moules à part pour les laisser refroidir avec lenteur.
Le gutta-percha et ses combinaisons acquièrent par ce moyen un tel degré de dureté qu’on peut les travailler sur le tour comme le bois, et que ses produits deviennent applicables à un grand nombre d’objets auxquels ils n’étaient pas propres sous une autre forme : tels que décorations et ornements d’arcbitecture, cadres, manches de couteaux et poignées de sabres, boutons de portes et d’armoires, cannes, échecs, cachets, flûtes, clefs d’instruments de musique, boutons, poulies, vases, etc.
La matière peut être, soit moulée de prime-abord sous la forme ou la figure des articles, soit produite d’abord en blocs unis, puis découpée ou sculptée à loisir avec les instrutruments en usage pour ce genre de travail.
§ C. J’améliore la qualité du gutta-percha et de ses combinaisons, en ce qui touche sa douceur et son élasticité, par les moyqps que voici :
Supposons toujours que le gutta-percha, ou ses combinaisons avec le caoutchouc et le jintawan aient été préalablement orpimentés ou sulfurés, alors on soumet l’articlé soit simple, soit composé, soit à l’état de masses, planches ou feuilles, soit à celui de fils ou de toute autre forme à l’action de l’acide sulfureux, ou bien en le plongeant dans de l’eau imprégnée de cet acide, ou en répandant sur l’article une pâte faite avec de l’acide sulfurique et de l’ivoire ou des os en poudre, ou bien du charbon animal pulvérisé, et introduisant ensuite dans une chambre chaufl'ée à la vapeur.
§ 7. J’augmente la douceur et la flexibilité du gutta-percha et de ses combinaisons ainsi qu’il suit :
J’ajoute à cette substance ou à ses combinaisons pendant qu’elles passent à la machine à pétrir, qu’elles soient ou non mélangées avec de l'orpiment ou un autre sulfure, environ 10 pour 100 de cire végétale ou de suif, ce qui augmente notablement leur douceur et leur flexibilité.
§ 8. Je compose, comme il va être dit, certains vernis avec lesdites substances.
Pour composer ces vernis qui peuvent être appliqués pour rendre liydrofuges le cuir ou les tissus, ou étendus seuls ou mélangés avec des matières colorantes soit sur le gutta-percha et ses combinaisons, soit sur des articles qui en sont fabriqués pour leur donner une belle surface polie, ou bien pour faire disparaître l’odeur de certains ingrédients qu’on aurait pu y mélanger et qui pourrait être désagréable, celle du soufre par exemple, on opère ainsi qu’il suit : On prend le gutta-
percha ou ses combinaisons avec le caoutchouc ou le jin— tawan orpimentés ou sulfurés ainsi qu’il a été dit, ou sulfurés et dissous ; on introduit la masse dans un vase étanche à la vapeur et on place ce vase dans une chambre échauffée à la vapeur ou autrement, à une température de 150 à 190 degrés; ou bien on mélange le gutta-percha et le caoutchouc, le gutta-percha et le jintawan, employant ces substances indifféremment, du moins, en ce qui concerne leurs proportions respectives, avec le soufre ou l’orpiment, ou autre sulfure, dans la proportion indiquée précédemment, après que ces substances sont introduites avec 10 à 12 parties de cire ou de graisse végétale ou animale ; puis dissoutes dans l'essence de térébenthine rectiliée et évaporées comme précédemment.
Ces vernis se combinant aisément avec les couleurs, fournissent le moyen de rendre bon nombre d’articles, tels que bandes, bandages, anneaux, courroies élastiques, d’une application bien plus générale et plus marchands qu’auparavant. Mélangés à ces couleurs, ces vernis peuvent également être employés pour peindre et imprimer sur tissus, cuir et tout autre produit; on trouve de plus qu’ils sont excellents comme colle, surtout pour combiner le gutta-percha et ses combinaisons à la soie, au coton et aux autres matières textiles.
§ 9. J’ai perfectionné l’appareil employé à réduire le guttapercha et ses combinaisons en lanières.
Dans cet appareil représenté fig. 126, pl. 3 , a a sont deux cylindres en fer disposés entre eux à la distance convenable à l’épaisseur des lanières qu’on se propose de produire. La matière dont les lanières sont faites passe donc sous la forme d’une feuille plate et large entre ces cylindres, et est enroulée ensuite sur un tambour h. À mesure qu’elle s’enroule sur ce tambour, on applique sur la surface extérieure une toile de coton ou autre tissu qui se déroule sur le cylindre c, ainsi que l’indique le pointillé dans la figure, et qu’on a préalablement humectée de vapeur pour empêcher deux tours consécutifs de la matière de se coller ou d’adhérer l’un à l’autre. Quand le tambour b est suffisamment chargé de gutta-percha et de toile humide, on l’enlève pour laisser refroidir la matière : après ce refroidissement, on replace le tambour dans ses appuis sur le bâtis k k. e est une boite solide qui s’étend sur toute la largeur de ce bâtis parallèlement au tambour, et | porte une série de couteaux f fixés sous un angle déterminé ! avec le tranchant tourné du côté de la matière enroulée sur I 6; l’extrémité libre et pendante de la feuille est relevée et ! portée du tambour b sur le tambour opposé g , où on l’assu-
jettit après l’avoir fait passer sur ufl rouleau de renvoi h placé immédiatement sous ces couteaux. Imprimant ensuite un mouvement de rotation au tambour g, la feuille de matière se déroule sur le tambour b, et les couteaux, à mesure qu’elle passe, la découpent en lanières de la largeur pour laquelle ces couteaux ont été ajustés. Des traits de scie ou des gorges sont pratiqués sur le rouleau h pour loger les pointes de couteaux ainsi qu’on le voit dans la figure, et le bâti e porte des traits correspondants à ceux du rouleau h pour recevoir l’autre bout de la lame des couteaux et maintenir ceux-ci immobiles à leur place. Le tambour c sert dans le découpage à enrouler la toile humide à mesure qu’elle se déroule sur le tambour b; la vis i est employée à serrer la pièce de bois e sur le dos des couteaux, aiin de les maintenir bien ajustés. On pourrait se servir de couteaux ou de scies circulaires j mais je préfère les couteaux droits.
Dans quelques cas j’aime mieux faire des lanières en'étendant la matière ou gutta-percha sur la surface d’un tissu au moyen de laminoirs chauffés doucement, et après que les surfaces ont été ainsi assemblées, les faisant passer au laminoir l’une sur l’autre, j’en place dessus une troisième, puis une quatrième, jusqu’à ce que j’arrive à la force et à l’épaisseur désirées, en ayant soin que la température soit suffisamment élevée pour unir et taire adhérer ces surfaces. Si une élévation de température est nécessaire, indépendamment de celle du laminoir, pour assurer une union plus parfaite, je projette au moyen d’un soufflet ordinaire de l’air chaud sur la matière du gutta-percha. C<«tte matière est employée à l’état plastique et étendue de la même manière qu’on le pratique dans la fabrication des objets en caoutchouc ; puis découpée en lanières à l’aide de l’appareil décrit ci-dessus.
§ 10. Je revêts ou doublé le gutta-percha ou ses composés avec des lames ou feuilles de métal.
Pour cela on place une feuille très-mince de métal, par exemple une feuille d’or ou d’étain, sur une plaque métallique, ou sur des matrices ou des étampes, et on pose dessus une feuille de gutta-percha, ou de ses combinaisons, après quoi on chauffe la plaque de métal et on applique une forte pression sur les deux feuilles superposées , ce qui les fait adhérer entre elles intimement et d’une manière permanente.
§ 11. Je fabrique avec le gutta-percha, des cardes pour la laine, le coton et autres matières textiles.
Pour fabriquer ces cardes, on en confectionne le ruban ou la plaque soit en gutta-percha étendu seul à l’ctat plasti-
que, avec une épaisseur suffisante, ou sur un tissu, un feutre ou autre base semblable, soit en iftie de ses combinaisons, jouissant d’une flexibilité et d’une consistance suffisantes pour cet objet, et on insère, dans ces rubans ou plaques, les dents en métal, suivant les procédés les meilleurs, ou le plus généralement adoptés dans les fabriques de cardes.
§ 12. Enfin, je combine le gutta-percha préparé comme il a été dit, et encore dans la machine à pétrir, avec des matières résineuses et bitumineuses, et mélangé à la gommelaque, la résine, l’asphalte etc., et, lorsque ces matériaux sont qynplètement amalgamés, on étend le mélange encore à l’étOT coulant sur un drap, ou autre base propre à le recevoir.
Perfectionnements dans la préparation et les applications du gutta-percha, par Hancock.
26. § 1. Les perfectionnements dont il s’agit ont rapport aux objets suivants :
Méthodes et machines employées pour préparer le guttapercha à la fabrication des divers produits manufacturés.
Dans nos précédentes patentes à la préparation et aux applications de cette substance, j’ai annoncé que pour purifier le gutta-percha brut et le débarrasser des impuretés qu’il renferme dans l’état sous lequel il arrive en Europe, il fallait le réduire en petits morceaux, au moyen de scies, de couteaux, couperets ou autres instruments convenables, et j’ai -fait également remarquer que le découpage des masses ou blocs de guttapercha devenait beaucoup plus facile quand on le plongeait dans l’eau chaude jusqu’à ramollissement. Depuis, j’ai trouvé que par l’emploi d’une machine ( voy . fig. 127, 128, 129, pl. 3), le gutta-percha pouvait être découpé avec la plus grande facilité, en tranches très-minces, sans aucune immersion préalable dans l’eau chaude, et que les lavages, les purifications et le ramollissement de cette matière s’effectuaient d’une manière plus parfaite, en la faisant passer, après l’avoir toutefois préalablement coupée en tranches, dans la machine représentée fig. Ï30; toutes machines dont je vais don ■ ner la description, ainsi que la manière dont elles fonctionnent.
La figure 127 est une élévation latérale de la machine à découper la matière.
La figure 128 est une élévation par devant.
La figure 129 est une section par la ligne a' b’, fig. 128.
a a, le bâti ; b b, un plateau circulaire en fer d’environ lm.5 de diamètre, dans lequel sont pratiquées trois fenêtres pour
l'introduction d’un nombre égal de lames ou couteaux placés dans la direction des rayons, à peu près comme dans les coupe-racines pour les bestiaux, b’ est un arbre à l’extrémité duquel le plateau b est calé, et à l’aide duquel on fait tourner avec telle vitesse qu’on désire, en lui communiquant le mouvement engendré par une machine à vapeur ou autre moteur, par le secours d’engrenages, de courroies, tambours, etc. d est un plan incliné sur lequel les morceaux de guttapercha brut sont poussés sur les couteaux du plateau tournant b, qui les découpe en tranches d’une épaisseur(|jjîrrespondante au degré de saillie qu’on donne aux couteaux. Ces tranches sont ensuite recueillies et jetées dans un vase rempli d’eau chaude, où on les laisse tremper jusqu’à ce qu’elles se ramollissent et deviennent plastisques sous les doigts.
Au lieu de faire usage d’un découpoir circulaire tel que celui qui vient d’être décrit, on peut se servir d’un couteau vertical à mouvement alternatif d’élévation et d’abaissement, en modifiant en conséquence les autres pièces de la machine ; mais je préfère le premier comme plus simple et aussi efficace.
Les couteaux ont été représentés droits dans les figures ; mais lorsque le gutta-percha qu’il s’agit de découper est d’une dureté plus qu’ordinaire ou d’une qualité intraitable, j’ai trouvé qu’il était avantageux d’y substituer des couteaux courbes ou en forme de faucille, à cause de leur mode d’action, ijui est plus gradué.
La figure 130 est une section longitudinale de la machine, au travers de laquelle on passe le gutta-percha, après l’avoir plongé dans un vase rempli d’eau chaude, jusqu’à ce qu’il soit ramolli et qu’il devienne souple et flexible, t est une grande pile ou bassin qui est divisée en trois compartiments f”, dont deux, f et t” , sont remplis d’eau jusqu’à la hauteur de la ligne xy, et f” jusqu’à la hauteur de la ligne xz.
f f’ f ” sont, trois dérompoirs aux rouleaux, armés de lames de scie qui y sont insérées dans une direction parallèle à leur longueur. Ces rouleaux sont montés transversalement sur la pile t, et roulent sans toucher le liquide. En avant de chacun de ces dérompoirs, il y a une paire de cylindres cannelés alimentaires g g’ g”, h est un guide en forme d’entonnoir par lequel les morceaux ramollis de gutta-percha passent, après être sortis du vase à eau chaude, entre les cylindres alimentaires g du premier dérompoir f. h’ est une toile sans fin, inclinée, qui tourne sur les deux rouleaux aa, et plonge dans l'eau par sa partie inférieure, tandis que sa partie supérieure arrive au niveau du point de pincement des cylindres ali-
mentaires du dérompoir f’. h’’ est une seconde toile sans fin qui remplit les mêmes fonctions vis-à-vis du troisième dérompoir f”.
k est un cylindre affineur à lames radiales et semblable à ceux dont on fait usage dans les fabriques de papier pour convertir les chiffons en pulpe. Ce cylindre est monté transversalement sur le troisième compartiment t’” de la pile, mais à une élévation moindre que les dérompoirs f f’ f ”, de manière que la moitié de son diamètre est constamment immergée dans l’eau de ce compartiment. I est une platine disposée pour que les lames du cylindre k, pendant leur mouvement de rotation, viennent en contact immédiat avec les languettes qu’elle porte, de manière à produire par leur rencontre mutuelle une action semblable à celle des ciseaux sur les matières qu’on peut engager entre ces pièces. Le cylindre affineur k, de même que les dérompoirs f f’ f”, a une toile sans lin, h’” et une paire de cylindres alimentaires g’”.
m est un agitateur entièrement immergé dans le compartiment f”. n, une toile sans lin s’étendant obliquement jusqu’au fond de la pile et partageant ce compartiment f”’ en deux subdivisions, rrrrrr, une série de paires de rouleaux montés transversalement au-dessus du compartiment à une élévation telle que les rouleaux inférieurs tournent dans l’eau et les supérieurs dans l’air, s s, une série de tables ou bancs placés entre les couples de rouleaux pour soutenir le güttapercha dans son passage des uns aux autres.
Le jeu du mécanisme, en tant qu’il a été décrit, est le suivant :
Les cylindres alimentaires g g’ g” g’”, les rouleaux qui font marcher les toiles sans fin h’ h”*h‘” et les rouleaux rr r tournent tous de la gauche à la droite de la machine, comme on l’a indiqué dans la figure 130; tandis que les dérompoirs ff’ f ”, le cylindre affineur k et l’agitateur m tournent dans une direction contraire. Les commandes ou dispositions mécaniques propres à communiquer ces mouvements ont été omises dans la figure, parce qu’elles ne présentent rien qui ne soit bien connu.
Les dérompoirs et le cylindre affineur circulent à raison de 600 à 800 tour§ par minute; mais les rouleaux alimentaires et les toiles sans fin ne marchent qu’avec une vitesse qui en est environ le 6e. La première paire de rouleaux rr tourne au taux de 15 à 20 tours par minute, et les autres sont disposés pour produire un étirage ou étendage sur les matières qui passent entre eux, en faisant tourner une, deux, ou un
plus grand nombre des dernières pièces avec une vitesse plus grande que les précédentes.
A mesure que le gutta-percha brut est amené par les cylindres alimentaires sous l’action du premier dérompoir, il est rompu ou brisé en petits morceaux ou fragments., et débarrassé ainsi d’une quantité considérable de terre et de substances étrangères, le tout tombant dans la masse d’eau audessous, c’est-à-dire celle contenue dans le compartimenté de la pile. Là, les matières s’assortissent d’elles-ipèmes d’après leur poids spécifique ; les morceaux qui consistent en guttapercba pur montent et flottent à la surface de l’eau, tandis que la plupart des matières terreuses et étrangères tombent au fond.
Dans cet état, la toile sans fin h’ attire à elle, en tournant, les fragments de gutta-percha qui flottent à la surface, les charrie et les fait monter entre la seconde paire des cylindres alimenteurs g’ établis sur le second compartiment t’ de la pile qui les livre au second dérompoir f’ pour y subir de nouveau une opération semblable à celle qui vient d’être décrite, afin de les réduire en fragments plus petits et de les amener à un plus grand état de purification.
En flottant à la surface de l’eau du compartiment t’, le gutta-percha est transporté sur la toile sans fin inclinée h”, aux cylindres alimentaires g”, qui le délivrent au troisième dérompoir f” placé sur le troisième compartiment t”, qui le brise ou rompt une troisième fois pour le débarrasser enfin de toutes les impuretés qu’il peut encore renfermer.
C’est alors que la toile sans fin h’” s’en empare et le transporte aux cylindres alimentaires g”’, qui le présentent au cylindre affincur k, lequel, au moyen des tamis dont il est armé, et de la platine sur laquelle il tourne, le découpe et le hache en une multitude de brins très-déliés qui, à mesure qu’ils tombent dans l’eau du compartiment t”, sont projetés en avant dans la direction de l’agitateur in. Or, comme cet agitateur tourne dans une direction opposée à celle dans laquelle est projetée la masse de gutta-percha, il force cette matière à plonger dans l’eau et à prendre uno route circulaire autour do lui, vers la grande toile Sans fin n, où il arrive débarrassé de toute la boue qu’il a pu ramasser en passant par les antres opérations.
Ce gutta-percha ainsi lavé est ensuite transporté en avant par la toile sans fin n à la série des rouleaux r r, et en quittant la dernière paire, il est enlevé par une toile sans fin o pour être livré à une couple de cylindres presseurs et finisseurs en métal y et y’, ajustés au moyen de vis à une
distance l’un de l’autre égale à l’épaisseur de la nappe ou bande dans laquelle on veut que cette substance soit alors comprimée.
Après avoir passé entre les cylindres y et y’ , la nappe ou bande de gutta-percha est ramenée sur le cylindre supérieur y’, puis sur le tambour de bois u, afin de pouvoir s’enrouler sur l’ensouple v. Au moment où il est ramené sur le cylindre y’ on peut lui adjoindre un tissu ou toute autre matière propre à s’unir avec lui, ainsi qu’on l’a représenté en w, et ce tissu, soumis en même temps à la pression entre le cylindre y’ et le tambour u, fait solidement corps avec lui.
L’eau, dans tous les compartiments du bassin ou pile t, doit être employée froide. Lorsque le gutta-percha a une odeur fétide, ainsi qu’il arrive souvent, on mélange à l’eau une solution de soude ordinaire ou de chloride de chaux, indiqué dans une précédente communication.
Les appareils perfectionnés que je viens de décrire sont également applicables au nettoyage, à la purification, aussi bien qu’à la préparation des bouteilles de caoutchouc et de jintawan à leur état brut.
Ce mode de purification du gutta-percha* basé sur la pesanteur spécifique des matières hétérogènes, ne nous semble pas devoir remplir entièrement le but que l’auteur se propose d’atteindre en l’employant. Les matières pierreuses, terreuses, se précipiteront nécessairement au fond des auges ; mais ce ne sont pas ces matières qui, le plus souvent, altèrent la pureté du gutta-percha. Ce qu’on y rencontre en plus grande abondance, ce sont des parcelles de bois noir plus ou moins pourri. Assurément ces bois seront coupés par les couteaux, rompus, brisés, pulvérisés entre les cylindres; mais surnageant comme le gutta-percha, ils seront ramassés avec lui par les toiles sans fin, et incorporés par les rouleaux dans la masse. 11 conviendrait peut-être mieux, avant de soumettre le gutta-percha à ce genre de purification, de l’amollir, de le pétrir, afin d’extraire plus facilement les bois lorsqu’ils sont encore en morceaux assez volumineux pour être vus, . sentis et extraits ; réduits en poussière, il nous parait pres- . que impossible d’en débarrasser le gutta-percha, et cela, . d’autant plus que ces matières ligneuses ou fibreuses ne sont pas plus que lui solubles dans l’eau.
s § 2. Dans le précédent mémoire, j'ai recommandé, pour
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sulfurer le -rutta-pereha. d’employer les sulfures métallique* de préférence au ' ouf ré lui-même, et j'ai annoncé qu'une portion de soufre pouvait être employée pour remplacer une portion enraie de sulfure, je considérais cependant l'emploi du soufre comme sujet à objection, à cause de l’odeur désairreable de ce corps et de sa tendance à l'efflores ence. Depuis, je me suis assuré que si. à un sulfure métallique, on ajoutait une tres-petite proportion de soufre, on obtenait un meilleur résultat de la combinaison de ce s deux corps que de chacune de ces substances employée seule.
Les proportions que j 'ai trouvées être les meilleures dans la pratique sont les suivantes : à 4S parties de gutta-percha, j’ajoute 6 parties de sulfure d'antimoine, ou d'hydrosulfate de chaux ou autre analogue, et 1 partie de soufre. Lorsque le mélange de ces matières est effectué, je dépose le compost dans une chaudière et j’éleve avec pression sa température de 125 à 150* centig.. état dans lequel je le laisse pendant ur temps qui varie depuis une demi-heure jusqu'à deux heures, temps pendant lequel il devient complètement sulfuré, ou. en d’autres termes. metaUo-th ionisé.
J'applique exactement la même combinaison de matière; que celle -qui vient d’être décrite à la sulfuration du caoutchouc et du jintawan et de la mém manière. Dans le mod. ordinaire de sulfuration du caoutchouc, il ne faut pas moin d une partie en poids de soufre p-our six à huit parties d caoutchouc ; mais en substituant on sulfure à la dose ci-dessu indiquée, la quantité de soufre peut être réduite à moins d m cinquantième, tout en produisant un article meilleur.
Je n’ignore pas que les proeedrs pui consistent à soumettr le caoutchouc combiné au soufre seul a une haute température ainsi que diverses autres modifications analogues, ont et précédemment mis en usage et publiés en Amérique; mal il est toujours bon de consigner ici ces observations.
§ 3. Modes perfectionnés pour combiner le soufre el ie
sulfures avec le gutta-percha , ainsi qu’avec le caouichou
et le jintawan.
J’ai dit dans mes précédentes communications que ce combinaisons devaient s'effectuer au moment où le gutta p-ercha , le caoutchouc ou le jintawan passaient à la machin à pétrir : mais maintenant, je trouve qu’on peut y p-aneni plus facilement, et d’une maniéré aussi p-arfaite par i'un de quatre modes suivants.
a. J'expose le gutta-percha, le caoutchouc et le jintawan après qu’ils ont été nettoyés et réduits en feuilles ou nappes
à l’action combinée de la vapeur d’eau à une haute température, et des vapeurs d’orpiment ou autre sulfure volatil, mélangés dans les proportions ci-dessus dans un appareil représenté par la figure 131.
Une chambre très-forte en métal, a , est établie sur la maçonnerie en briques b b, et dans laquelle on place les matières qui doivent être sulfurées; c, couvercle imperméable assujetti au sommet de cette chambre, par des boulons à écrous, de manière à pouvoir être enlevé quand cela est nécessaire; d, chaudière ordinaire à haute pression ; e, pot solide en métal , dans lequel on place l’orpiment ou autre sulfure et le soufre; d’, couvercle qu’on enlève pour introduire les matériaux ; e', foyer pour chauffer le pot; f, tuyau partant de la chaudière et débouchant dans le couvercle de ce pot ; et a’, robinet pour le fermer et l’ouvrir ; g, tube en plomb qui part du sommet du pot e et se rend dans la chambre a; b’, robinet qui sert à l’ouvrir ou la clore; h, la soupape de sûreté de la chaudière ; k , celle disposée sur la chambre; i thermomètre pour indiquer la température. Voici comment on opère avec cet appareil :
Le feu est d’abord allumé sous la chaudière, et lorsque la soupape de sûreté indique qu’on approche de 140° centig., on allume l’autre foyer e’ pour volatiliser l’orpiment et le soufre; les robinets a’ et b’ sont alors ouverts, et la vapeur d’eau passe à travers les tubes fa t g, ainsi que dans la partie supérieure du pot e, pour se rendre dans la chambre a qui renferme les matériaux, afin qu’ils soient complètement chauffés avant d’être sulfurés. Au bout de quelque temps, il commence à s’élever quelques fumées de l’orpiment qui montent et se mélangent à la vapeur. Dans cet état, on laisse les matières pendant une période de temps qui varie d’une demi-heure à deux heures, suivant l’épaisseur des objets sur lesquels on opère; au bout de ce temps, on ferme en tournant, le robinet b, le passage dans la chambre a, on éteint le feu, on soulève la soupape de sûreté, et lorsque la chambre est débarrassée de vapeur, on enlève les objets sulfurés.
La soupape de sûreté h est maintenue pendant tout le temps qu’on opère la sulfuration, à une pression un peu plus i considérable que les soupapes, k, afin qu’il puisse y avoir un f courant dans la direction de la chambre A’. I est un robinet I par lequel on soutire l’eau condensée qui s’accumule au fond i de cette chambre.
b. Je prends le gutta-percha, le caoutchouc et le jintavan dans l’état parfaitement sec, et je les frotte avec le sulfure et
Caoutchouc. 21
le soufré Combinés dans les proportions indiquées, et sou deux réduits à l’état de poudre très-fine, après quoi je plae dans la chambre a de l’appareil ci-dessus, et soumets pen dant une période de temps variable, comme précédemmec à l’action de la vapeur à 140 degrés de température , san faire usage du fourneau de volatilisation ; ou, au lieu d’ex poser à la vapeur , je plonge pendant le même espace d temps dans de l’eau chauffée à 140 degrés.
c. Je prends les matières après les avoir frottées à se comme il vient d’être dit, et les fais passer par le premie procédé tout entières ; c’est-à-dire que je les expose , tar à la vapeur d’eau à haute température, qu’aux vapeurs d l’orpiment et du soufre volatilisés.
d. Je fais une pâte avec le sulfure et le soufre, et une légèr addition de gutta-percha ou de caoutchouc, j’étends à 1 brosse sur les articles à sulfurer; puis je soumets ceux-ci l’un ou à l’autre des trois procédés décrits précédemment
J’ai dit que l’orpiment ou autre sulfure dont on se sei dans ces procédés, devaient être employés dans les propor fions spécifiées. C’est-à-dire que les nouvelles proportion recommandées sous le second chef de ces perfectionnements étaient préférables aux autres; mais il est évident que le procédés peuvent être adoptés avec plus ou moins d avantage soit qu’on se borne rigoureusement à ces proportions, soi qu’on s’en écarte.
§ 4. Moyens pour améliorer la qualité du gutta-percha tant à l’état sulfuré , métallo-thionisé, que non sulfuré , e application de ces moyens au caoutchouc et au jintawa ; de même sulfurés ou non.
J’expose pendant une minute ou deux, les matières à l’ac lion du deutoxyde d’azote gazeux, obtenu à la manière or dinaire, en dissolvant un métal tel que le zinc, le cuivre o le mercure dans l’acide azotique ; ou bien, je les immerg dans une solution bouillante et concentrée de chloride d zinc, pendant une période de temps qui varie de 1 à 5 mi nutes, suivant la force de la solution. Dans l’un ou l’autr cas, je lave ensuite avec soin ces matières dans quelque so lution alcaline, ou dans de l’eau de pluie.
On peut appliquer le deutoxyde d’azote gazeux aux ma tières, soit en les plongeant dans l’acide pendant que le mé tal se dissout et que le gaz se dégage, soit en les introduisan dans une chambre où l’on a recueilli le gaz. pour cet objet Le gutta-percha qu’on a traité ainsi , qu’il soit métallo gull'uré ou non, devient extrêmement doux au toucher, ave