DU GUTTA-PERCHA ET DE SES COMBINAISONS
ques ou globuleux et dans tous ceux analogues, l’injection et le refoulement de l’air ou de quelque autre fluide à l’intérieur de la matière peuvent suffire pour produire l’effet requis et fabriquer des articles de ce modèle, mais il arrivera plus fréquemment qu’il sera nécessaire d’employer quelques moules ou autres instruments pour donner à l’article le profil ou le galbe voulu.
Quand on a recours à un moule, on place la matière chauffée, ainsi qu’on l’a déjà indiqué, à l’intérieur de ce moule, puis on procède à la distension du caoutchouc et de la pièce de gutta-percha au moyen de l’air, comme on l’a déjà expliqué, jusqu’à ce que cette pièce en gutta-perclia ait pénétré dans toutes les cavités du moule et, par ce moyen, ai£ reçu la forme et se soit imprimée sur le modèle de la figure qu’on veut reproduire.
L’article ainsi façonné est ensuite maintenu dans cet état de distension jusqu a ce qu’il soit refroidi et redevenu ferme ; après quoi on le retire du moule et on enlève la pièce do caoutchouc à l’intérieur. L’orifice de l’article creux ainsi moulé, peut ensuite au besoin être clos ou raccordé de manière à permettre de compléter et terminer l’article.
Les moules en usage pour exécuter cette partie de travail peuvent avoir des dimensions, des formes ou des profils quelconques et capables d’imprimer sur les articles qu’on y façonne, les reliefs, les creux ou modèles qu’ils représentent ; on peut les fabriquer comme ceux des mouleurs en verre, ou de toute manière qu’on jugera plus convenable.
Dans quelques cas, au lieu de se servir des moules, ou indépendamment de leur usage, on peut employer d’autres instruments ou appareils analogues pour modeler et façonner à l’intérieur l’objet qu’on fabrique.
La pièce de caoutchouc qu’on a dit être introduite à l’intérieur de celle de gutta-percha dont on veut faire un article creux modelé, a pour but d’égaliser la pression inférieure de l’air, de manière à ne distendre le gutta-percha et à ne l’amener que peu à peu à la forme prescrite, à rendre cette pression égale dans. tous les points et l’empêcher, par conséquent, de sc dilater en certains points outre mesure et de crever.
Dans quelques cas, il peut être nécessaire de protéger aussi le gutta-percha à l’extérieur avant de le chauffer et de l’introduire dans le moule, alors on opère cette protection au moyen d’une enveloppe de caoutchouc qui aura pour effet de maintenir la matière dans la position convenable sur la pièce
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intérieure de caoutchouc, pendant qu’on chauffe dans le bair ou de toute autre manière.
§ 3. Le troisième point consiste en un mode pour durcii le gutta-percha et le rendre plus durable et plus apte à résister au frottement, ainsi qu’aux effets de l’exposition è l’air.
A cet effet on fait bouillir cette substance pendant une heure au plus dans un bain contenant en solution de l’alcali caustique ainsi qu’on l’a dit précédemment; et, en même temps, on y pétrit le gutta-percha avec un agitateur en bois, ou autrement, et on le mélange avec une portion d’oxyde dé fer appelé colcothar et d’oxyde de plomb dit litharge, ou l’ur ou l’autre de ces oxydes. Une partie de l’un ou l’autre de ces oxydes, ou de la combinaison des deux, avec sept parties de gutta-percha, semblent être la proportion la plus avantageuse pour le mélange des matériaux.
Néanmoins, les proportions de ces matériaux peuvent varier; mais, quelles qu’elles soient, on opère le mélange en introduisant la quantité de ces deux oxydes ensemble, ou de chacun d’eux séparément, dans une maçhine à pétrir, où l’on a, préalablement, déposé le gutta-percha, et on procède au pétrissage des matériaux contenus dans la machine jusqu’à leur incorporation parfaite.
On ajoute environ 10 pour 100 de colle animale, ou de matière bitumineuse qu’on a réduite de préférence en poudre et qu’on introduit pendant le pétrissage du gutta-percha pour en augmenter la ténacité (1).
(1) Le gutta-percha, ou mieux, gutta-tuban, comme il conviendrait de l’appeler suivant M. Oxley, puisque le percha ne produit qu’un article frauduleux, n’a pas naturellement une odeur désagréable qui en rende la purification nécessaire. U a bien, quand il est pur, une petite réaction acide , mais son odeur n’est ni forte ni déplaisante. Il est vrai que celui qu’on reçoit en Europe a souvent contracté de l’odeur'et une forte acidité par la fermentation ou des mélanges de substances végétales ; mais comme il est possible de se procurer ce produit à l’état pur, on conçoit qu’on épargnerait aux fabricants d’Europe un travail long et dispendieux, si le commerce n’en apportait que de cette qualité. Du reste, une simple immersion dans l’eau chaude et un pétrissage suffisent pour lui donner toutes les qualités nécessaires dans les diverses applications qu’on en peut faire.
F. Malepeyre,
FABRICATION DE DIVERS ARTICtES EN GUTTA-PERCHA. 251
Fabrication de divers articles en gutta-percha seul ou combiné à diverses substances, par M. C.-Il. Hancock.
28. §1. Pour faire des chaussures imperméables en gutta- >ercha, on commence par introduire cette substance dans des noules sous forme de morceaux, de pièces, de blocs ou toute mtre convenable pour cet objet.
Les figures 135 et 136, pl. 4, représentent en plan deux de es moules où on a enlevé la pièce supérieure, et les figures 37 et 138 sont des sections transversales de ces mêmes noules, mais sur lesquels la pièce supérieure a été replacée. )ans les figures 135 et 137, le gutta-percha est moulé en lièces parfaitement planes mais plus épaisses au centre a , [ui doit constituer la semelle, que sur les côtés et aux extrénités b b , qui formeront l'empeigne. J) an s les figures 136 et 38, la pièce est relevée sur les côtés et aux extrémités, et menée ainsi en partie à la forme qu’elle devra prendre défiitivement. A B sont, dans chacun de ces cas, les pièces suérieures et inférieures du moule, et G la pièce de guttaereha. La dimension et la courbure de ces moules admettent ddemment toutes les modifications dont on peut avoir be- >in, de manière qu’on puisse produire en blanc, par exemple, îs chaussures pour des personnes de tout âge, pour le pied mit ou le pied gauche, etc.
Pour terminer ces chaussures, on prend une forme du edèle qui convient, et on le recouvre sans pli ni duplicature ec quelque matière élastique et douce qui sert de doublure gutta-percha, tel qu’un tissu de coton ou de laine, ou tricot de soie ou autre matière, puis on enduit la surface térieure de cette matière avec une solution de gutta-pera ou de caoutchouc et on laisse sécher.
On choisit alors un blanc en gutta-percha le mieux ap-
Ioprié au profil général de la forme, puis, le chauffant au gré convenable, on l’amène à un état d’élasticité propre ouvoir le mouler facilement à l’aide des mains. On chauffe isi la forme avec la doublure , mais à un degré insuffisant ir décomposer la solution de gutta-percha ou de caout- >üc étendue dessus.
les préparatifs terminés, on place la forme sur la pièce en me, on ajuste à la main l’une sur l’autre, puis on presse gutta-percha qui constitue ce blanc de manière à le comler entièrement avec la doublure élastique qui couvre la ine. La chaussure prend alors la forme représentée dans ligure 139; mais, comme pendant le cours des manipula- I .s précédentes, il a dû se produire inévitablement quelques
inégalités à la surface, ou comme les limites entre la semell et l’empeigne n’ont pas été suffisamment arrêtées, on amèn de nouveau le tout à l’état plastique en plongeant la chaus sure, avec la forme dedans, dans l’eau chaude , ou bien , e exposant à la vapeur d’eau ou à l’air chaud, puis on uni soigneusement toute la surface.
Lorsque la pièce est refroidie, on pousse une roulette o une molette sur les lignes qui marquent les contours, aprc quoi on retire la forme qui donne ainsi un article termin< Parfois, aussi on emploie des formes qui sont creusés, e métal, eu verre, ou en terre, et chauffées par la vapeur, l’a chaud ou l’eau bouillante.
Fabriqué comme il vient d’être dit, l’article est bien in perméable ; mais il a un aspect brut et terne qu’on remplac par un beau poli en l’introduisant dans des moules de veri ou de porcelaine après qu’il a subi la dernière opération doi il a été question ci-dessus et pendant qu’il est encore chau ët susceptible d’impression. Les moules 9ont un fac-sirni èn creux d’une partie seulement de la forme (la semelle p; exemple ou l’empeigne), et on ne les enlève, après qu’ils 01 été appliqués, que lorsque les matières qu’ils touchent soi entièrement froides.
Les chaussures fabriquées ainsi en gutta-percha sur bai ou doublure en tissu flexible et élastique, comme on vient t l’expliquer, présentent sur les autres ce grand avantage qi cette doublure pompe et dissipe l’humidité provenant de transpiration du pied, et empêche sa condensation, qui h lieu qu'au grand détriment de la santé et du bien-être « l’indiviclu.
On a reproché aux chaussures en gutta-percha de manqu de ressorts ; mais on parvient à remédier à ce défaut en fc saut le blanc dont se compose la semelle et l’empeigne < deux feuilles de gutta-percha et interposant entre elles, pe clant qu’elles sont encore chaudes ou à l’état plastique, u lame mince en acier légèrement courbée dans la direct! du talon à la pointe ; on presse fermement le tout enseml pour <pie le ressort métallique devienne fixé, combiné i noyé d’une manière permanente dans la matière.
§ 2. Quand on substitue le gutta-percha en tout ou pari au bois ou autre matière pour faire le dos aux pattes d brosses, on procède comme on va l’expliquer.
Supposons que la brosse doit avoir un dos plat, on prei deux, trois, ou un plus grand nombre de pièces de gutf percha, ou d’un composé de gutta-percha et de càoutcho (le nombre dès pièces dépendant de leur épaisseur et de ce