‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 8 sur 109 · MOYEN DE DISSOUDRE LE CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

MOYEN DE DISSOUDRE LE CAOUTCHOUC

uide, tel qu’il sort de l’arbre et dégagé de toutes ses parties ures qui peuvent former des aspérités.

Pour l’obtenir ainsi, on le passe au tamis.

Après cette opération, on plonge dans le caoutchouc liuide, le mandrin ou forme de l’instrument que l’on veut tablir ; puis on l’unit superficiellement avec les doigts ou rec tout objet susceptible de polir.

Le mandrin peut être établi indifféremment avec toute esèce de matière solide ou pouvant se solidifier.

S’il est fait avec du bois ou toute autre substance qui ne se uisse pas broyer sous la pression extérieure après l’opéraon, il faut le recouvrir d’un tissu, qui reste attaciié à l’inrument en caoutchouc et fait corps avec lui.

. Dans le cas contraire, le mandrin se plonge à nu sans au- ,e préparation.

Ce procédé appliqué spécialement à la fabrication des inruments de chirurgie, peut être appliqué au moulage de ut autre objet.

Moyen de dissoudre le caoutchouc.

15. §1. L’emploi de l’éther, de l’huile volatile de térébenine, de l’huile volatile tirée du caoutchouc, des huiles des briques de gaz pour l’éclairage, a l’inconvénient d’ôtre coûux et de donner lieu à des vernis qui se dessèchent diflicileent. On se sert' depuis quelque temps, et avec avantage, de mmoniaque pour aider à la dissolution de cette gomme, î prend de la gomme élastique, coupée en morceaux, on l’in— )duit dans un vase de verre, on le recouvre d’ammoniaque ustique, et on ferme le vase à l’aide d’un bouchon à l’é- 3ri ; on abandonne le tout pendant plusieurs mois. L’ammiaque se colore, la gomme prend une apparence brillante soyeuse, semblable à des nerfs frais; le caoutchouc ainsi nflé, est encore élastique, et ressemble tout-à-fait à de aux fils soyeux lorsqu’on l’étire ; mais il se brise plus faement que le caoutchouc brut. En traitant par l’huile de •ébenthine le caoutchouc gonflé dans l’ammoniaque, il se .nsforme aisément par l’agitation en une émulsion, et, au ut de quelque temps, il vient nager à la surface, comme le urre sur du lait; ensuite il se comporte comme un vernis. Ce qu’il y a d’avantageux dans ce procédé qui est long, à, 1 )ins qu’on n’ait uni d’avance du caoutchouc avec l’ammonia- ‘ e, c’est qu’il faut une faible quantité d’huile de térébenthine ur le dissoudre, ce qui n’a pas lieu lorsqu’il n’y a pas eu ramollissement par l’alcali volatil.

Nous donnerons tout ce que nous trouverons de relatif à la dissolution du caoutchouc; parce que l’opinion des chimistes et des fabricants n’est point fixe et arrêtée sur ce sujet, et qu’il est bon de mettre sous les yeux du juge, le public, toutes les pièces du procès.

Procédé perfectionné pour dissoudre le caoutchouc , par M. G. Gérard.

§ 2. Les dissolutions de caoutchouc, épaisses ou coulantes, possèdent en général une grande cohérence et une grande viscosité.

Quel que soit le dissolvant que l’on emploie, le caoutchouc se gonfle beaucoup , et la dissolution ne commence qu’après que le gonflement est opéré. G est ce qui exige uni quantité considérable de dissolvant.

Pour parer à ces inconvénients, et pour obtenir néanmoini une dissolution épaisse, on fait d’abord gonfler le caoutchouc puis on le comprime avec des rouleaux. D’après ce procédé la dissolution obtenue possède encore une viscosité considé rable, que l’on peut éviter par le moyen suivant, qui perme d’obtenir des dissolutions aussi épaisses qu’on peut les dési rer sans que ces dissolutions possèdent 1 élasticité des pré cédentes, et quand le dissolvant est évaporé, le caoutchouc s réunit en pâte, et acquiert de nouveau toutes les propriété qu’il avait à l’origine.

Voici ce moyen:

Quel que soit le dissolvant que l’on emploie, on y ajou une certaine quantité d’alcool, et ensuite, on fait macérer caoutchouc dans ce liquide : dans ce cas, le caoutchouc se d lato peu, et au bout de vingt-quatre heures, il se trouve so' la forme cl’une pâte qui se prête aux opérations ordinaire

Les dissolvants à employer peuvent être le sulfuré de ca bone, le chloroforme, l’éther sulfurique, le naplite, les hui! de naphte éthéiées, l’essence de térébenthine que l’on ade tionne de cinq à cinquante pour lüO d’alcool. Suivant la, co sistance que l’on veut donner à la dissolution, on traite caoutchouc par son poids de dissolvant alcoolique, et on pe même aller jusqu’à 30 parties de dissolvant pour une caoutchouc. . . ■

Au bout de un ou deux jours on introduit la pâte d; le pétrissoir à chaud quand on veut obtenir une dissolut homogène, ou quand la pâte a été obtenue avec de peti quantités de dissolvant. Dans le cas contraire, il est inu de chauffer.

Ce procédé a été patenté 5 l’invention consiste dans le

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